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Les États d’esprit du vendredi 07/09/2018

 

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 07 septembre 2018  – [heure 09:42]

fatigue : intense
humeur : mieux
estomac : café en cours+ madeleines
cond. phys. : à part la fatigue, j’ai connu bien pire
esprit : inquiet
boulot/projet : je sais pas quand, je sais pas avec qui, ni comment mais je vais repartir quelques jours avant la fin 2018. Elle n’a pas dit son dernier mot, Elisa.
culture : Eloge de la faiblesse de Alexandre Jollien (belle surprise), Chocolat, No tomorrow, Nos futurs, La source des femmes…euh, y’a pas eu grand chose en fait cette semaine…La rentrée m’a bouffée

Avis: Je suis à court. ça m’étonne haha

Sorties: Salon bio à Namur avec V., brocante avec A., cercle des voyageurs avec Z. et puis encore avec J. (si vous êtes de passage à Bruxelles, je vous conseille cet endroit)…

penser à : y’a trop de choses pour le moment, je ne sais pas où donner de la tête

loulou : est rentré en 2ème primaire, sans larmes ni drame. C’est une vraie victoire. La première fois depuis le début. Y’a plus qu’à reprendre le rythme maintenant.

msg perso : merci pour tes mails 😉

msg perso 2: merci de venir mardi t’occuper du petit pendant la réunion

msg perso 3: rentrer à l’hôpital parce que tu ne dors pas? c’est vraiment celle-là la raison? parce qu’à part te bourrer de médocs, je vois pas bien ce qu’ils vont te faire…

amitiés : présentes, je suis contente (mon cerveau fait des rimes depuis quelques temps)
essentiel : crever l’abcès quand il y en a un
courses : galettes de riz au chocolat, légumes, couvertures en plastique, set de table
envie de : légèreté
‘zic :

Clap de fin: 9h55

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Comment j’ai surmonté ma dépression? #3 La culpabilité de s’en être sortie vivante

se-sentir-coupable-de-sen-sortir-vivante

Dans mes précédents articles sur le sujet, je vous ai parlé de comment j’avais appris à m’écouter et de l’arrêt des médicaments. Celui-ci et les suivants seront consacrés au sentiment de culpabilité dévorant que j’ai éprouvé pendant près de 20 ans. Je vous assure que s’ils avaient mis une photo à côté du mot « culpabilité » dans le dictionnaire, ça aurait été celle de ma tête, tant ce sentiment était puissant chez moi.

Pour plus de clarté (et parce que je me suis rendue compte en commençant à rédiger que le texte allait être bien trop long), j’ai décidé de diviser cette partie en plusieurs sous-parties.

Celle-ci sera consacrée à la culpabilité de s’en être sortie vivante.

Lorsque je suis tombée malade, les infirmiers et l’entourage m’ont vite fait comprendre que j’étais trop grande pour me plaindre, que je devais tout supporter parce que parmi les enfants, j’étais dans les plus grands.

Ce  message a eu des conséquences dramatiques sur ma personne. Comme autour de moi, je voyais s’éteindre des gamins que je trouvais tellement plus courageux, tellement plus lumineux que moi, je me suis mise à penser que je ne méritais pas cette seconde chance qui m’était offerte et que, visiblement, je n’avais pas reçu le mode d’emploi de la vie. Oui, rien que ça.

Ce sentiment, je l’ai ressenti très fort jusqu’à 26-27, voire 28 ans. A 27 ans, j’ai commencé une thérapie et ma psy (une pro vraiment bienveillante et généreuse, je tiens à le souligner) m’a fait comprendre que je souffrais d’un syndrome post-traumatique jamais diagnostiqué et par conséquent, jamais traité. J’ai accepté son diagnostic et ai commencé à parler de ma maladie plus facilement (jusque-là, j’en avais fait un véritable tabou). Cependant, je me suis vite aperçue qu’il manquait quelque chose à ce diagnostic parce que d’accord, j’en parlais plus facilement mais je continuais à me sentir coupable d’avoir éprouvé un mal-être et d’avoir fait une dépression alors que j’avais réussi à me sortir d’une maladie très très mortelle.

En 2016, la chance ou la providence, je ne sais pas, ont mis Magalie Mertens du blog vie et cancer sur mon chemin. Magali, c’est une fille qui a attrapé un cancer des glandes salivaires (oui, oui, ça existe) alors qu’elle avait tout juste 30 ans et était, vachement, enceinte. C’est une fille qui comme moi est tombée dans un espèce d’abysse après avoir terminé tous ses traitements et être déclaré en rémission. Elle, ce qu’elle a fait, c’est chercher pourquoi on ressentait ça alors que merde, vu qu’on était en rémission, on aurait du se sentir bien, non? Grâce à ses recherches, elle s’est aperçue que ce sentiment et la dépression post-traitement étaient quelque chose de très fréquents. Pourquoi? parce que lorsqu’on est en traitement, on subit, on est tout le temps le nez dans le guidon, on a 10000 rendez-vous médicaux, on est souvent très entourés. On n’a pas le temps de réfléchir à ce qui nous arrive. Or, à partir du moment où l’on est déclarés en rémission et qu’on termine la phase de traitements lourds, il nous est, non seulement, donné tout le loisir de penser mais en plus, beaucoup de gens qui étaient là pendant le pire disparaissent avant le meilleur. « Ben oui, puisque vous êtes sortis d’affaire, rien ne sert de s’inquiéter et puis, faut pas se plaindre surtout, car d’autres n’ont pas votre chance et sont restés sur le carreau ».

Un poids est tombé lorsque je l’ai rencontré et que j’ai compris que je n’étais pas la seule à avoir éprouvé ce genre de sentiments, que limite, c’était normal et plus que courant car lorsqu’on vit ce genre d’épreuves, notre vie s’en trouve transformée à jamais et il n’est pas si facile de se remettre sur des rails qui se dirigent dans la direction qui nous correspond le mieux. D’ailleurs, en ce qui me concerne, je n’avais que douze ans et pas encore les armes dont disposent les adultes pour affronter tout ça.

Je ne le dirais jamais assez:

sentiment-de-culpabilité-de-sen-sortir-vivante

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Les états d’esprit du vendredi 31/08/2018

 

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 31 août 2018 (dernier jour d’août, i can’t believe it] – [heure 10:23]

fatigue : que dire? après avoir dormi comme un humain normal pendant une dizaine de jours, me voilà replongée dans les affres de la plus vile des insomnies .
humeur : moyenne (pour autant que ça veuille dire quelque chose)
estomac : café+ galettes de riz au chocolat
cond. phys. : naze
esprit : embrouillé, angoissé, une histoire de vieux schémas qui se reproduit
boulot/projet : m’inscrire à un cours de webdesign, inscrire loulou à l’académie
culture : Toy story 2 et 3 (je me demande qui aime le plus, le petit ou moi?), The Affair 4ème saison (j’ai surkiffé, par contre: « mais pourquoi ils ont tué le personnage de »…vais pas spoiler), Vivre sans pourquoi d’Alexandre Jollien (un peu trop de Dieu et Jésus à mon goût mais fond intéressant),

Sorties: festival des Solidarités, shopping chaussures pour le loulou, razzia de livres aux Petits Riens

penser à : 1000 choses…oh shit, c’est la rentrée

loulou : a fait un stage d’une journée à la ferme (il a adoré et était tout fier du pain qu’il avait fait (c’est vrai qu’il était réussi)), est trop marrant, a été heureux de passer un jour et une nuit avec papi et mamie, semble être un peu plus résigné à son sort.
msg perso : Je crois que c’est cuit, malheureusement.
amitiés : réapparition d’une « ancienne » amitié, on se voit demain pour la brocante et dimanche pour le salon (on va devenir namuroises si ça continue)
essentiel : niquer (passez moi l’expression, c’est la rage qui parle) tous ces vieux schémas pourris.
courses : je sais pas
envie de : de devenir zen et de le rester
‘zic : je l’ai vue dimanche au festival et j’ai cette chanson dans la tête depuis

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La médecine à deux vitesses? Ben non, c’est pas un mythe

médecine-deux-vitesses

J’écris un peu cet article pour me défouler. Me défouler de ce que j’ai, vraiment, fini par comprendre hier.

Hier, j’avais rendez-vous avec un nouveau médecin . Mon but était de passer un check-up, de voir où en étaient mes carences et de découvrir d’où venaient tous mes symptômes physiques pour enfin retrouver la santé. Ce docteur m’avait été conseillé par une amie qui m’avait dit: « elle est chère (80€ la consultation!) mais tu verras, elle t’écoute et te fera passer un bilan ».

Arrivée à l’adresse de consultation, je trouve l’ambiance un peu trop bobo, baba cool. Deux personnes attendent en même temps que moi dans la salle d’attente. Un monsieur d’environ 50 ans commence à me parler. Il me dit que je suis tombée entre de bonnes mains, que je vais en ressortir apaisée, avec des solutions. Je précise que je ne lui ai rien demandé, rien raconté de mes soucis de santé .

Le docteur me reçoit. Son cabinet ne ressemble pas à un cabinet classique. Il y a des tas de pierres, grigris sur son bureau,. Elle ne ressemble pas à un médecin classique. Elle est habillée en hippie. Je tente de me rassurer, me dis que je suis parano, que je dois être plus ouverte, mais déjà, j’ai envie de m’enfuir.

Je lui raconte mon parcours médical. Elle me pose des questions mais je ne la sens pas empathique. Dans ses propos, je la trouve même assez condescendante vis-à-vis de mes démarches passées, de l’attitude des médecins que j’ai vus avant elle, du déroulement des thérapies que j’ai faites. Par contre, je sens qu’elle en a sous le pied, qu’elle connait beaucoup de choses et ses connaissances s’accordent avec celles que j’ai sur mes propres ennuis de santé et les traitements possibles.

Elle m’examine, me pèse et ne fait aucun commentaire.

On va se rassoir et là, elle me sort qu’étant donné ma situation financière, elle ne pense pas que je puisse me payer la prise de sang complète qu’elle préconise mais qu’elle ne croit pas s’avancer en disant qu’étant donné les symptômes que je lui ai décrit, il est presque certain que je dois avoir cette carence ci, celle-là et puis encore celle-là. Elle ne me propose aucun examen, rien. En revanche, elle me tend une prescription de pas moins de 7 compléments alimentaires et me demande si je veux déjà les prendre chez elle. En calculant, je me rends compte que j’en ai pour au moins 200€ +les 80€ de la consultation. Je lui réponds que je n’ai pas cette somme d’argent sur moi et elle me donne les coordonnées des labos où je peux aller les chercher. On fixe un nouveau rendez-vous (que je vais annuler) pour dans un mois.

Je prends les papiers, paye et en ressort abêtie (oui, c’est bien le mot). A dire vrai et c’est ce qui m’a choquée, c’est que j’ai bien vu qu’elle savait. Je veux dire qu’elle avait des clefs pour me faire aller mieux, voire bien, qu’elle était intelligente, douée dans ce qu’elle faisait mais qu’elle ne me soignerait pas parce que je n’ai pas les moyens de m’offrir ce qu’elle a à me proposer et qu’elle ne va surtout pas se casser la tête pour m’aider à trouver des solutions moins chères mais peut-être, tout aussi efficaces (je suis sûre qu’elles existent). Elle propose un type de compléments et une prise de sang, voire des examens spécifiques à ceux qui semblent en avoir les moyens. Sa démarche est peut-être holistique mais pas du tout personnalisée, pas du tout généreuse.

Trouver ce que j’appelle un véritable médecin, à savoir une personne qui cherche vraiment à soigner ses patients en tenant compte de leur état de santé physique,psychique, parcours et moyens financiers est, pratiquement, impossible.

J’ ai compris qu’en ce qui me concerne, du-moins en Belgique, j’avais juste les moyens d’aller chez un docteur qui me bourrera de médicaments qui ne feront que cacher des symptômes en m’en faisant développer d’autres mais pas de me payer une vraie médecine qui va me remettre sur pied. En prendre conscience, je ne vous le cache pas, m’a mis un sacré coup au moral.

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Tu iras bien, mon fils!

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Tu les as faits tous tes tests. On les a vus toutes ces docteures et maintenant, ça y est, on sait. On sait que tu as une anomalie dans l’oreille droite, un défaut que tu dois trainer depuis ta naissance et que personne n’a réussi à voir pour autant. Ce n’est pas la fin du monde, pas du tout, car même si ton anomalie restera, grâce à la kiné vestibulaire et à la rééducation, on ne verra plus rien. C’est l’ORL qui me l’a dit.

Je lui ai demandé, d’ailleurs, à l’ORL comment ça se faisait qu’à la maternité, ils ne s’étaient pas rendus compte et elle m’a répondu que c’était extrêmement difficile. J’ai réfléchi et dit: « oui, c’est tellement subtil ce qu’il a ». Tellement sournois, j’aurais du dire car c’est beaucoup plus proche de la réalité.

J’ai tellement envie de te voir courir comme tous les autres enfants de ton âge, sans que pour y arriver, ton corps parte dans tous les sens; tellement envie que tu joues à la récré sans avoir peur de ne pas pouvoir gérer le bruit et les enfants. Tellement envie que tu parviennes à sauter en arrière sans te ramasser. Tellement envie que tu piques des sprints dans les rues en pente, comme nous le faisions tous étant gamins mais aussi que tu ne doives plus dormir dans la clarté, avec tous tes nuages, tes étoiles et tes lampes torches, et que tu n’aies plus peur de te noyer lorsque je te verse de l’eau sur la tête pendant ta douche. … et que tu oublies de contrôler ton corps.

Que ça devienne naturel, que tu ne sois plus en double tâche à toujours devoir réfléchir à comment mettre tes jambes pour faire tel ou tel mouvement, que tu te fatigues moins vite aussi …

Ce n’est rien, pas grand chose, pour celui qui ne sait pas, parce que ça ne se voit pas comme ça mais moi, j’ai vécu inconsciemment dans la peur de quelque chose de pire, de quelque chose de grave. Je ressentais ton instabilité mais ne parvenais pas à y mettre de mots ou me croyais parano.

Je me répète peut-être mais tant pis, je tiens à insister: je suis contente, contente de m’être écoutée malgré cette voix dans ma tête et cette professionnelle qui affirmaient que je reproduisais ma propre histoire avec toi. Je ne reproduisais rien. Il y avait un truc et maintenant, on sait, et ça va aller, et dans six mois, tu seras réparé et on pourra dire au revoir à ton trouble de l’équilibre. Tu ne sais pas à quel point j’ai hâte d’y être, campeón.

 

tu-iras-bien-mon-fils

 

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Les états d’esprit du vendredi 24/08/2018

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des Etats d’esprit du Vendredi. Lançons-nous:

[jour Vendredi 24 août 2018] – [heure 10:20]

fatigue : no comment, je suis sortie jusqu’à 23h48 et on dirait moi dans l’état de mes 22 ans lorsque je sortais jusqu’à 5h30. C’est ce que j’aime le moins dans le fait de prendre de l’âge.
humeur : agréablement surprise lorsque j’ai vu le soleil par la fenêtre en me levant
estomac : café+ galettes de riz au chocolat
cond. phys. : à part la fatigue, ça peut aller
esprit : confusionné
boulot/projet : m’inscrire à un cours de webdesign
culture : Jean-Christophe et Winnie (i will always love tigrou and Ewan MacGregor), Ma vie pour la tienne (trop dur pour une âme sensible comme moi qui comprend très bien ce dont parle le film), Brokenglish (sympa), Toy story 1 (j’avais jamais vu et « i like it »), Le mec de la tombe d’à côté de Katarina Mazetti (très chouette lecture d’été, ça), etc

Sorties: au ciné avec le bonhomme, hier aux Halles Saint Géry

penser à : nettoyer mon congélo

loulou : a participé à une enquête de satisfaction, a fait ses derniers tests à l’hôpital, rit toujours autant, râle de plus en plus pour la rentrée.
msg perso : « Tu aimes ma fragilité? » Seriously, what does that mean?
amitiés : occupées, pas aussi amie que je le croyais, pas les mêmes horaires que moi
essentiel : prendre son temps
courses : demain
envie de : vacances
‘zic : ou plutôt chanson que j’ai dans la tête depuis une semaine alors que je ne l’ai pas écoutée depuis des années

Clap de fin: 10h38

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Comment j’ai surmonté ma dépression : #2 arrêter les médicaments

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Comme je vous le disais à la fin de mon premier article sur le sujet, celui-ci sera destiné à l’arrêt des médicaments.

J’aimerais vous situer le contexte sans rentrer trop dans les détails  cette fois (v.ici). Je voudrais commencer par vous dire que je n’ai jamais été très « portée  » prise de ce genre de traitement. J’ai été poussée par les médecins. Je n’aime pas me poser en victime mais devant leur insistance (j’en ai vu 3) et lorsque le médecin traitant qui me suit depuis mes six ans me sort: « tu prends ça pendant 3-4 ans et ton souci sera réglé’ alors que j’ai l’impression d’être tombée dans un puits sans fond, je ne me fais pas prier longtemps. Or, je sais, à présent, que pour un mal-être comme le mien et des angoisses, il existait pléthore de solutions sur lesquels jamais les médecins ne se sont exprimés. Non, il était bien plus commode de faire une ordonnance tous les x et de ne plus se poser de questions entre deux rendez-vous.

Les médicaments et moi, on n’était, de toute évidence, pas faits pour s’entendre car très vite, j’ai souffert d’importants effets secondaires. Ces médicaments me tuaient à petit feu. Pour être plus précise, il s’agissait de douleurs dans tout le corps  ( je me levais le matin avec la sensation d’être passée sous un train), d’une énorme sensation de fatigue, de davantage de soucis digestifs, d’espèces de secousses dans les membres et franchement, je n’avais pas l’impression de faire de gros  progrès. En fait, je ne savais jamais s’ils étaient vrais ou si c’était le médicament qui endormait le mal-être. D’ailleurs, il  n’a jamais, vraiment, disparu sous antidépresseur. Non, pendant toutes ces années, j’ai vécu dans un espèce de brouillard permanent, la tête ailleurs, sans véritablement ressentir les choses, ni les grandes joies, ni les grandes peines, mais en continuant à ruminer dessus. Peut-être moins au début et puis, de plus en plus au fur et à mesure que mon corps s’accoutumait à la substance. Ma colère (salutaire et légitime), quant à elle, était comme adoucie et elle n’a pas attendu longtemps pour se re-manifester après le sevrage. Les antidépresseurs cachaient quelques symptômes, tout en m’en faisant développer d’autres, sans rien faire disparaître pour de bon.  En résumé: cela ne réglait rien.

Je ne sais pas si c’est le cas de beaucoup de gens sur le court terme mais sur le le long terme et au vu des cas que je connais (qui sont assez nombreux dans ma tranche d’âge) , ils peuvent faire beaucoup de dégâts. En ce qui me concerne, j’en ai pris pendant sept ans et sept ans, c’est le long terme. J’ai été sous cinq médicaments différents (il va de soi que je ne dirais pas lesquels). Trois pour fonctionner le jour et deux pour dormir la nuit. Pas en même temps, je vous rassure. Je n’étais pas aussi atteinte tout de même. Dans mon cas, c’était un le matin et un le soir.

J’ai arrêté parce que j’avais retenu le délai que m’avait donné le médecin et qu’au bout de ce délai, j’avais l’impression d’être bien dans ma tête.  J’ai arrêté parce que je ne dormais presque plus et parce que, tout simplement, je sentais que je ne pourrais plus continuer à m’occuper seule de mon fils si je ne mettais pas  un terme à cette addiction. A l’époque du début de sevrage, je me séparais de mon compagnon et j’étais incapable de me lever la nuit pour mon bébé de 13 mois à peine ( Je ne dormais pas vraiment mais j’étais dans le gaz si vous voulez). Nous allions devoir déménager et je n’avais pas le choix, il fallait que je sois « opérationnelle » s’il avait un souci pendant la nuit.

Je pense que stopper le traitement a été l’une des meilleures décisions que j’ai prise jusque-là. Arrêter m’a aidé à prendre confiance en moi dans la mesure où à partir du moment où mon sevrage fut terminé, j’ai su que toutes les améliorations que je ressentais venaient de moi et que mon bien-être ne dépendrait plus que de ce que moi, je ferai et de la chance (oui, parce qu’elle existe).

Mais cela n’a pas été facile…

Il y a eu les douleurs, la recrudescence des angoisses, des phobies et un genre de dépression résiduelle.

Depuis quelques années, j’ai pris l’habitude de visualiser une échelle de bonheur allant de 0 à 10 et je peux vous dire que pendant la première année sans drogues légales, mon niveau de félicité oscillait entre 3 et 6. Il m’arrivait d’avoir tellement d’angoisses et de crises de larmes pendant cette première année que j’ai cru ne jamais pouvoir vivre sans. Le psychiatre que je voyais, à ce moment-là, a d’ailleurs voulu me prescrire un autre antidépresseur, un traitement qui nécessitait de se soumettre à des prises de sang régulières dans la mesure où il pouvait avoir des effets néfastes sur le foie. J’avais déjà vécu trop de choses au niveau médical, il le savait, je l’ai envoyé sur les roses. J’ai un bug de un ou deux mois, je ne me souviens plus exactement de quand mais je sais qu’après cette épisode, j’ai du avoir un genre de déclic parce que j’ai arrêté de penser que je ne pourrais pas m’en sortir sans.

J’ai mis 26 mois pour arrêter, je remonte la pente très petit à petit depuis le sevrage (je sens que je m’approche du sommet :)) et j’ai, récemment, aidé une amie à se passer de ces drogues.

Le prochain article sera consacré au sentiment de culpabilité.

Je ne l’ai pas dit dans l’article précédent mais n’hésitez pas à me poser des questions ou à me faire part de vos remarques. Je serais ravie d’échanger avec vous.

Besoin de plus d’infos et de témoignages encore plus effrayants que le mien, c’est par ici: http://psychotropes.info/wordpress/ et https://www.youtube.com/watch?v=I_3PlFPseYc

Un film à vous conseiller sur les mauvais diagnostics et leurs conséquences, c’est ici: http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=228729.html

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Les états d’esprit du vendredi 17/08/2018

 

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des Etats d’esprit du Vendredi. Lançons-nous:

[jour Vendredi 17  août 2018] – [heure 09:41]

fatigue : mieux dormi cette nuit
humeur : ça va
estomac : café+ galettes de riz chocolat
cond. phys. : fatiguée, mal dans le haut du dos (je ne comprends pas, je n’ai pas l’impression d’avoir fait un effort particulier, pourtant)
esprit : beaucoup plus serein qu’au réveil
boulot/projet : Les Solidarités?
culture : Thi Mai (marrant sans plus), If I stay (vraiment beau film), Parlez-moi de vous (pas terrible du tout), The Tale (bon), fin de Les guerres de mon père de Colombe Schneck

Sorties: parcs et bruxelles-les-bains pour la clôture avec le petit et une amie. Brocante. Petit resto

penser à : jeter cette chaîne-hifi cassée

loulou : commence à angoisser à l’approche de la rentrée, pas de très bonne humeur cette semaine
msg perso : « si tu veux quelque chose de moi, tu vas devoir t’investir plus, mon ami »
amitiés : déception de ce côté-là ces temps-ci mais agréablement surprise aussi
essentiel : dire ce que l’on ressent (je ne suis pas très douée là-dedans mais je me soigne)
courses : tout le nécessaire pour faire un bon pesto
envie de : partir au Danemark (oui, je sais, ça change tout le temps)
‘zic : à fond mais rien de particulier

Clap de fin: 9h59

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Comment j’ai surmonté ma dépression #épisode 1: apprendre à s’écouter

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L’heure est arrivée pour moi de vous raconter au travers d’une série d’articles, comment je suis parvenue à me sortir de ma dépression. Enfin, dépression est un grand mot. Comment vous expliquer? Dans ma vie, j’ai vécu 3 épisodes dépressifs. Un tout petit lorsque j’avais 13 ans, un plus long à 24 ans et l’enfer à 26 ans. Je pense, en fait, que les épisodes dépressifs se présentaient à moi lorsque je n’en pouvais, vraiment, plus et que je n’avais pas encore trouvé de solutions pour continuer à m’accrocher. Pour le reste, il s’agissait plus d’un mal-être que je traînaillais depuis la fin du traitement chimio (v. ici). J’ai eu besoin de 24 ans pour m’en sortir. Oui, vous avez bien lu: 24 et j’en ai 37.

Je crois que mon cheminement vers la guérison a commencé en 2002 (je sais, ça a été très long). En 2002, je suis partie en Erasmus et pour la première fois de ma vie, j’ai pu prendre du recul par rapport à mon entourage: mes parents, ma famille au sens plus large, certains de mes amis. J’ai compris que je laissais mon bonheur au bon vouloir des autres. A cette époque, j’étais persuadée que je ne savais pas ce qui était bon pour moi et j’écoutais ce qu’on me disait de faire ou bien j’improvisais.  En fait, je voulais qu’on m’aime coûte que coûte car j’étais certaine qu’en moi, il y avait un défaut de fabrication, un vice caché, quelque chose qui clochait et que personne ne pouvait m’aimer si je me « contentais » simplement d’être moi. Il n’y a pas si longtemps que j’ai compris que cette croyance venait de mes années de harcèlement à l’école, au travail et de toutes les remarques de mon entourage, justement, sur ma prétendue bizarrerie et faiblesse. Entourage, d’ailleurs, qui n’hésitait pas à me dire que si on me harcelait, c’était forcément ma faute. Allons donc. N’importe quoi. La vérité c’est que je n’étais pas entourée de gens qui me voulaient du bien. Après ERASMUS , j’ai, instinctivement, tout doucement, commencé à m’écouter et à m’opposer lorsque ce qu’ils me disaient allait à l’encontre de ce que je pensais, ou plus précisément, ressentais être bon pour moi. Inutile de vous dire (mais je vous le dis quand même) que cela ne leur a pas plu. Les critiques ont fusé et bientôt, les disputes et éloignements ont suivi. J’ai été très seule pendant un long moment.

Dans le prochain épisode, je vous parlerai de mon choix d’arrêter les drogues vendues sur ordonnance et des conséquences positives que cette décision a apporté dans ma vie. So, stay tuned.

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Les états d’esprit du vendredi 10/08/2018

 

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La montée des eaux

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des Etats d’esprit du Vendredi. Lançons-nous:

[jour Vendredi 10 août 2018] – [heure 09:50]

fatigue : après quelques nuits relativement bonnes, me voilà à nouveau replongée dans l’insomnie depuis deux jours, et comment dire? ça craint!
humeur : inquiète
estomac : café
cond. phys. : crevée
esprit : surpris
boulot/projet : continuer à écrire
culture : La stratégie de la poussette, Elle s’appellait Ruby, Brain on fire, Le merveilleux jardin secret de Bella Brown, Social animals, Happy anniversary, Les guerres de mon père (Colombe Schneck), La montée des eaux (expo photos de Fabienne Cresens)

Sorties: demain probablement avec cet ami qui a un très grand service à me demander, dimanche avec le bonhomme

penser à : rassembler ces maudits papiers

avis perso 1 : je me rends compte qu’en Belgique, il y a beaucoup plus de de choses à faire que quand j’étais petite

loulou : un peu fatigué par les péripéties des dernières semaines, s’amuse à des choses simples, a fait un super joli van en bois
msg perso : pas envie d’aller au Benidorm grec, vais finir par partir seule si ça continue
amitiés : occupées par différents projets
essentiel : oser dire « non »
courses :essuie-tout, papier toilette, huile d’olive, carottes, pâtes
envie de : faire plein de choses mais mon niveau de batterie est faible
‘zic :

Clap de fin: 10h02

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Yodelayheehoo, mon voyage pas qu’en Suisse

mon-voyage-pas-qu-en-suisse
Vue depuis le Mont Pilate

Comme je vous le disais, j’avais envie de vous parler de mon voyage. Je ne dirais pas vacances car en vacances, on se repose, je crois. Or moi, ce que j’ai fait, c’est cinq villes en cinq jours. En même temps, c’est vrai, j’étais à l’hôtel, je ne devais faire ni le ménage ni la popote, et ça ce n’est pas négligeable. En fait, pour moi, le programme, c’était revoir mon fils, visiter ou changer de ville, manger, se reposer-jouer, repartir pour une balade et faire semblant de dormir au retour.

J’ai donc récupéré mon fils à Milan Bergamo. J’avais déjà fait escale à Milan par le passé mais c’était dans un des autres aéroports: Linate ou Malpensa. La vérité, c’est que je ne me souviens plus parce que ce vol correspond au moment où je suis rentrée de Barcelone avec ma grosse dépression il y a 11 ans. Soit, passons.

De Milan, je n’ai rien vu, à part les carrés de terre et la platitude du lieu depuis l’avion. (C’est tellement plat par là que je me suis même demandée si le pilote ne s’était pas trompé et ne nous avais pas ramenés à Charleroi). Enfin, de toute façon, je m’en fichais un peu car pour moi, Milan Bergamo, c’était juste le point stratégique pour vite rejoindre Lugano et le pays de Heidi. J’ai nommé la Suisse. Sauf que ce je n’avais pas compris jusqu’alors, c’est que l’hôtel (enfin, le premier dans lequel nous resterions trois jours) se trouvait à Campione d’Italia, oui, d’Italia. Il s’agissait d’une enclave italienne en Suisse.

J’ai toujours aimé les trucs un peu particuliers et bien là, j’ai été servi car selon qu’on se trouvait d’un côté ou de l’autre d’un arche, on était soit en Suisse, soit en Italie et depuis mon hôtel en Italie,  je voyais Lugano, en Suisse. J’ai la tête qui tourne rien que d’y repenser.

Le jour 2, nous avons refait un petit détour par l’Italie pour visiter Côme (je me rends compte que dans mes voyages, il y a souvent des détours ou des escales en Italie, tiens donc…) avant de vraiment, nous enfoncer en Suisse italophone…

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Como

De Côme, ce que je retiendrai le plus, c’est la douceur de vivre et la gentillesse des gens. Alors qu’en Belgique, je stresse à chaque fois que je sors avec le petit, à savoir tous les jours, dans cette province, les habitants avaient toujours un geste ou une remarque gentille à faire à mon grand petit garçon. Pour ce qui est du panorama, c’était beau mais je n’étais pas impressionnée car des paysages du style, j’en avais déjà vu.

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Como

 

Le jour 3 a été dédié à la visite de Lugano et au concert de Slow Dive en soirée. Pour moi qui suis habituée au chaos bruxellois, Lugano avait des effets de fausse ville. Je vous explique. C’était magnifique. Les montagnes, les lacs étaient splendides. Ça faisait un peu paradis (pas) perdu mais il y avait un côté trop propre, trop riche, tout trop bien « réglé et pensé » qui faisait plus décor de film de Woody Allen que vraie ville.

 

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lago di Lugano

 

Ah petit détail sur la Suisse. Je ne sais pas si vous y avez déjà mis les pieds mais pour moi, c’était la première fois et comment dire, c’est vraiment cher…Au point de me dire qu’à moins de gagner à la loterie et/ou de tomber sur un sac rempli de billets de 500 francs (ça existe d’ailleurs?), ça risque fort d’être la première et dernière fois avant longtemps …

 

SAM_1364

Mais revenons à nos moutons. Nous arrivons donc au quatrième jour.

Au matin (fin de matinée, faut pas pousser), nous avons repris la route pour Luzern en Suisse germanophone. Pour y arriver, nous avons du traverser le tunnel routier de Saint-Gothard. Il fait près de 17km de long et j’ai cru ne pas en ressortir vivante tant l’air y était vicié. Nous avons, d’ailleurs, dû fermer toutes les fenêtres de la voiture (sans air co omg). Heureusement, après en être sortis sains et saufs et avoir respiré à plein poumons, nous n’avons pas mis longtemps à atteindre notre destination du jour.

Juste après avoir jeté nos valises au milieu de la chambre, nous sommes allés manger et, rapidement, mis en route vers le Mont Pilatus ,qui n’est autre qu’un massif montagneux dans les Alpes. Pour y aller, nous avons pris le train (voie 14) à la gare (toujours à Luzern) jusqu’à Alpnachstad, pour ensuite emprunter le train à crémaillère le plus raide du monde (paraît-il, je n’ai pas de point de comparaison). L’ascension vers l’hôtel de montagne a duré environ une demi heure et je peux vous dire que même si on a le vertige (comme moi), le jeu en vaut la chandelle. Les vues sont tout simplement spectaculaires et le site, très bien pensé.

Pour redescendre, nous avons choisi de prendre la télécabine panoramique, le téléphérique et le bus 1 de Kriens jusqu’à Luzern. Il existe d’autres moyens pour y parvenir: reprendre le train à crémaillère pour descendre et même le bateau au lieu du train jusqu’à Luzern. Nous, on voulait quelque chose de différent de ce dont on a l’habitude et nous n’avons pas regretté.

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Pilatus
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sortie de la gare en haut de la montagne

 

De retour à l’hôtel, nous nous sommes reposés et ensuite, » juste » sortis manger. Nous avions le projet de visiter le centre de Luzern mais le petit ayant mal digéré son repas, nous avons, finalement, opté pour retourner à l’hôtel et remettre notre visite au lendemain matin.

 

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Luzern

 

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Day 5. Comme annoncé ci-dessus, nous avons entamé la journée par une petite visite du centre de Luzern (+ un petit détour, à la demande expresse du bonhomme, par un magasin de souvenirs, histoire d’acheter une boule à neige pour mamie car de la plus kitsch à la plus conceptuelle, mamie prend tout, elle en fait la collection. Sans doute sa manière à elle de participer aux différents voyages de ses enfants et petit enfant).

Que dire? Que du positif. Luzern centre, c’est très joli, très ville quand même (contrairement à Lugano) et finalement,  assez petit (ou nous n’avons pas été très loin, le bonhomme étant fatigué par ses déjà 10 jours de voyage précédents). L’ambiance y est animée (mes clichés sur la Suisse en ont pris un sacré coup).

J’ai aimé la Suisse. J’ai aimé Lugano, Luzern. J’ai aimé les montagnes partout entre le sud et le centre du pays, les lacs en veux-tu en vois-là et puis le paysage qui change au fur et à mesure que nous remontions vers le nord…car malheureusement, oui, il a bien fallu quitter le pays de Heidi et rejoindre notre bonne vieille Bruxelles.

Mais  pas encore, pas tout de suite, pas euh, je m’évade…Je disais: nous sommes, d’abord, passés par l’Allemagne, la France et nous nous sommes arrêtés, en premier, à Freiburg-im-Breisgau en Forêt noire et puis, à Strasbourg pour y passer notre dernière nuit. Si passer par Freiburg était dans nos projets depuis le début, Strasbourg fût une décision de dernière minute. Nous avons bien fait car ainsi, en se rapprochant davantage de la Belgique, le voyage nous a paru moins long que si nous nous étions limités à faire Freiburg-Bruxelles.

Alors Freiburg… Freiburg était en travaux mais Freiburg était agréable. Je n’ai pas trouvé la ville, particulièrement, belle mais plutôt accueillante. Un vieux papy tout tremblotant est même venu nous demander si nous avions besoin d’aide lorsqu’il m’a vu m’arrêter et sortir mon plan de la ville. J’ai, particulièrement, apprécié le fait que ce soit lui qui vienne et pas moi qui ait du aller à sa rencontre. Je trouvais ça touchant. Ça compensait un peu la dureté des Allemands auxquels nous avions été confrontés l’année dernière dans cette même région (à Neustadt-Titisee pour être précis).

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Freiburg

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Après un repas copieux mais bien trop salé et un tour de la ville, nous avons du, finalement, reprendre la voiture pour rejoindre Strasbourg.

Sur la route, nous avons vécu un événement que je ne pourrais qualifier que de cocasse. Je vous explique. Pour éviter les embouteillages et traverser la frontière entre l’Allemagne et la France, nous avons décidé de quitter l’autoroute et passer par des petites routes. Quelle n’a pas été notre surprise lorsque en arrivant à ce que nous pensions être la douane, nous voyons de l’eau, la route qui se termine et un bateau. Il nous a fallu quelques 30 secondes pour que l’euro tombe et comprendre qu’en fait, la frontière, c’était le Rhin et que comme il n’y avait pas de pont, c’était un bateau qui faisait traverser les véhicules d’un côté à l’autre. Je ne savais pas qu’en 2018, ce genre de système d’un autre temps existait encore. Cela dit, on a bien rigolé et pour moi, c’est, sans hésitation, le plus important.

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bac de Rhinau

Arrivés à Strasbourg, nous nous sommes reposés sur la terrasse de notre apparthôtel. Nicolas ne voulant plus entendre parler de promenade, je suis simplement aller faire les courses pour nous restaurer. Strasbourg serait encore là le lendemain de toute façon.

Le dernier jour, nous avons comme prévu fait une belle promenade à Strasbourg, plus précisément dans le quartier Petite France et il faut dire que j’ai été, agréablement, surprise. Je précise agréablement car jusque-là, tous les échos que j’avais eus de la ville avaient été assez mauvais. Ce qui m’a séduit? les rues piétonnières, le cours d’eau et les anciennes bâtisses.

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Strasbourg

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Ce jour-là, il y avait une énorme braderie  et des camions de poubelles barraient la route des automobilistes terroristes .  Nous n’avons pas pu rester longtemps car il était temps de rentrer et que nous ne voulions pas arriver à  Bruxelles en pleine nuit.

Comme je le disais déjà au début de ce long texte, ces vacances n’étaient en rien reposantes mais, en revanche, ô combien déconnectantes. Mes soucis, les infos, le stress du quotidien, c’est dans mon appartement bruxellois que je les avais laissés, déjà rien qu’en fermant la porte derrière moi et ça, mes amis, ça n’a pas de prix (surtout pour une angoissée comme moi).

 

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Vue depuis notre chambre d’hôtel à Campione d’Italia
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Les états d’esprit du vendredi 03/08/2018

 

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre: je vous parle bien évidemment des Etats d’esprit du Vendredi. Lançons-nous:

[jour Vendredi 3 août (what? déjà?)2018] – [heure 08:58]

fatigue : marquée, quelques angoisses cette nuit
humeur : inquiète
estomac : café
cond. phys. : début de migraine
esprit : je sèche
boulot/projet : se décider pour ce futur voyage entre amies
culture : Nosotras de Rosa Montero, Les guerres de mon père de Colombe Schneck, Rosalie Blum, Grains de sel de Régine Naulin, visite imprévue et surprenamment gratuite (car c’est moi qui ai traduit le livre qui est vendu à l’entrée) du musée de la ville de Bruxelles …

Sorties: probablement, surtout, avec le bonhomme ce week-end

penser à : réunir tous les papiers pour cette convocation piège (au mois d’août) de la mutuelle.
avis perso 1 : quand on n’a pas beaucoup les moyens, la plupart de nos projets importants doivent être ralentis ou remis à plus tard.

avis perso 2: il y a une différence entre commencer à penser à soi parce que c’est indispensable et devenir égoïste et ne plus penser qu’à sa pomme.
loulou : s’amuse à son stage de tennis, est tout foufou, ne veut pas entendre parler de la rentrée.
msg pers0 :c’était mieux que l’autre fois…dommage d’avoir du écourter à cause d’un mal de tête.
amitiés : la semaine prochaine, on en parlera.
essentiel : faire les choses à son rythme
courses : hâché, poivrons, eau
envie de : partir là où l’air est respirable
‘zic :

Clap de fin: 09h24

 

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Une tournure inattendue

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Je vais vous raconter une anecdote. Quelque chose qui m’est arrivé très récemment avec un homme rencontré sur internet. Rien d’horrible, rassurez-vous mais quelque chose qui m’a fait prendre conscience du chemin qui (je crois) reste à parcourir dans ce que je crois être la quête pour l’égalité hommes-femmes.

Je chattais donc avec lui depuis environ deux semaines lorsque je lui ai proposé que l’on se rencontre irl (il me l’avait déjà proposé après, à peine quelques phrases échangées, mais j’avais refusé dans la mesure où j’avais besoin d’en connaître un peu plus sur lui pour savoir si le déplacement en valait la peine). Il a accepté. Jusque-là toute nos conversations avaient été très prometteuses et il avait l’air bien sous tous rapports.

Le jour et l’heure de la rencontre arrivent et de nouveau, tout se passe bien. A tel point qu’on passe toute la soirée ensemble, qu’il m’offre deux verres et qu’il m’emmène dans un très joli parc pas très loin de chez moi (que je ne connaissais pas), avant de, finalement, me déposer chez moi. C’était bien parti.

Et puis quelques minutes plus tard, il arrive chez lui et il m’envoie le message suivnant: « ravi d’avoir enfin fait ta connaissance…mais quand même tu aurais pu me proposer de monter ». Pan, slap in my face, je suis, clairement, refroidie…

Petite parenthèse ici: je n’ai rien contre le fait de faire monter la personne, le mec ici en l’occurrence le premier soir. Chacun.e est libre de faire ce qu’il sent. Ça m’est, également, arrivé à l’une ou l’autre occasion, lorsque même si le type me plaisait, je savais qu’à long terme, cela ne donnerait rien et que j’avais besoin d’assouvir quelques besoins humains. Par contre, si la personne me plaît plus que physiquement et là, c’était le cas, je suis plutôt du genre à aller lentement, par étapes, histoire d’apprendre à bien la connaître. Je ne sais pas si c’est une façon courante de fonctionner mais c’est la mienne.

Mon interprétation ici a été: « je te paye deux verres, je t’emmène dans un joli endroit, tu me dois quelque chose ». C’est un peu caricatural mais c’est à peu près ça. D’ailleurs, je lui ai fait part de ce sentiment mais je ne sais pas s’il a très bien compris. Ce que j’en pense moi, d’après mon expérience, c’est que cette particularité existe bel et bien chez les hommes (je ne dis pas tous, bien entendu) et que moi, je me dis que: non, je ne lui devais rien. Je ne lui ai rien demandé et j’ai même sorti mon argent pour payer dans la mesure où je considère que ce n’est pas nécessairement à l’homme d’inviter. L’égalité passe par le fait de pouvoir le faire tous les deux sans que cela paraisse anormal.

Il a essayé de se rattraper dans les quelques messages qui ont suivi mais pour moi, il s’est davantage enfoncé encore. Il m’a dit qu’il n’était pas doué pour faire le premier pas et qu’il se demandait s’il était passé à côté de quelque chose. Qu’il avait peur de m’avoir déçue…Finalement, il m’a demandé d’oublier les 10 dernières minutes parce qu’il s’était rendu compte qu’il avait été très maladroit…

J’ai bien tenté de le faire mais un autre message le jour suivant m’a, à nouveau, décontenancé. Il m’a proposé de m’emmener à l’arrêt de la navette de l’aéroport en voiture. J’ai dit que ma valise ne pesait pas grand chose mais que pourquoi pas (cela nous donnait une occasion de nous revoir avant mon départ et d’effacer la mauvaise impression de la veille). Il m’a alors répondu: « ok, cool, je passerai te prendre (il l’a, véritablement, écrit comme ça) chercher à x heures ». Petite parenthèse ici encore: je suis adulte et je peux, également, avoir ce genre d’humour avec quelqu’un que je fréquente depuis longtemps et dont je connais les intentions ou avec quelqu’un qui ne m’intéresse pas le moins du monde.  Ici, j’ai, également, essayé de jouer la carte de l’humour mais clairement, l’alarme beauf s’est remise à resonner en moi.

Depuis, nous avons échangé quelques messages mais plus grand chose.

Je me méfie très fort des rencontres sur internet pour avoir eu deux très mauvaises expériences via ce canal. Je lui ai raconté ces expériences sans rentrer dans les détails lors de notre rendez-vous, lui ai fait part de ma méfiance depuis ces mauvaises rencontres et du fait que j’avais préféré être seule depuis. En fait, ce n’est pas que je préfère être seule mais que je fais beaucoup plus attention et que, franchement, soit, je suis trop traumatisée, soit les mecs ont, vraiment, du mal avec les notions de classe et de respect. Je pensais qu’il en tiendrait compte et qu’il serait assez malin pour éviter de râler parce que je ne lui avais pas proposé de monter. D’ailleurs, c’est la première fois que ce genre de choses m’arrive.

Alors, je ne sais pas ce que vous pouvez penser à la lecture de ce texte. Je ne sais pas si vous vous dites que je dois être complètement coincée ou que ce mec est un gros connard. A vrai dire, malgré mon grand âge, je ne sais pas très bien me situer là-dedans, dans la mesure où je n’ai jamais eu de très probantes expériences amoureuses sur le long terme. Je n’ai pas parlé de ce malaise à mes amies car je sais qu’elles ne seraient pas neutres et que leurs avis ne seraient pas nuancés. Par contre, j’aimerais savoir ce que vous en pensez. Merci d’avance.

 

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Les états d’esprit du vendredi 20/07/2018

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The Postman et Zenopia les ont créé et moi, j’ai fini par suivre: je vous parle bien évidemment des Etats d’esprit du Vendredi. Let’s begin:

[jour Vendredi 20 juillet 2018] – [heure 16:01]

fatigue : grosse insomnie hier, donc très marquée
humeur : déçue (c’est une humeur ça?)
estomac : panini légumes dinde+café
cond. phys. : à part la fatigue, ça va
esprit : embrumé
boulot/projet : vacaaances
culture : La otra mirada (tve), Grains de sel (Régine Naulin), Nosotras (Rosa Montero), Tout le monde debout, The Guernesey Literaty Society

Sorties: rien de spécial ce week-end, déjà pas mal bourlingué pendant la semaine

penser à : faire sa valise
avis perso 1 : quand t’es vendeur, si tu veux vendre, tu dois être sympa, me trompe-je? Il y a des fois, j’ai vraiment l’impression de venir mendier plutôt que d’acheter.

avis perso 2: finalement, ça fait du bien d’avoir un peu de temps pour soi.
loulou : en Italie avec papa, s’amuse à la plage, en quickstax et autrement
msg pers : « ta générosité intéressée, tu peux te la garder »
amitiés : petit lunch aujourd’hui avec Régine
essentiel : s’affirmer en tant que femme
courses : quelque chose à manger pour dimanche
envie de : dormir et partir rejoindre mon loulou même si j’appréhende à cause de la fatigue (ambivalence de la maman poule, quand tu nous tiens…)
‘zic :

Clap de fin: 16h23

Il n’y aura pas d’états d’esprit la semaine prochaine par ici car je serai au pays de Heidi. Bon week-end à tous

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Mes huiles essentielles

mes-huiles-essentielles

Il y a quelques semaines (mois?), je vous ai dit que je vous parlerai de toutes les thérapies alternatives que j’ai essayées pour aller mieux. Comme vous le savez, je cherche à tout prix à éviter la médecine allopathique, qui chez moi, a eu des résultats catastrophiques et à la remplacer par quelque chose de plus sain, de plus naturel.

J’ai déjà consacré l’un ou l’autre article sur ces thérapies. Certaines ont donné de bons résultats et d’autres (aka le neurofeedback) n’ont pas été si concluantes.

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler de mon rapport aux huiles.

En 2016, je me suis intéressée à l’aromathérapie et j’ai participé à une formation. Comme je trouvais que le cours n’était pas assez complet, j’ai également étudié en autodidacte et après toutes mes expérimentations, je peux vous dire que celles qui marchent le mieux sur moi sont :

l’HE de citron (citrus limon): j’en mets quelques gouttes dans mon thé lorsque mon fils a le nez qui coule et que je crains d’être contaminée ou lorsque moi-même, je sens que je suis en train de m’enrhumer.

L’HE de menthe poivrée (Mentha piperita): celle-ci, je l’utilise lorsque j’ai des migraines. J’en mets quelques gouttes sur un gant de toilette que je place sur la partie de la tête qui me fait mal.

Une autre de mes applications moins politiquement correcte est d’en mettre quelques gouttes dans une tasse d’eau bouillante quand j’ai le nez bouché et d’inspirer plusieurs fois au dessus du récipient. Je ne sais pas si c’est très sain mais ça dégage du tonnerre.

Toujours lorsque je sens que je m’enrhume ou que le petit est malade, je prends des gélules d’HE d’origan (origanum) matin et midi (pas le soir à cause du risque d’insomnie).

Enfin, j’ajouterai un commentaire sur l’HE de tea tree (Melaleuca alternifolia): celle-ci, je l’utilise pour mon acné au menton (je suis une ado éternelle, que voulez-vous?) car elle sèche les boutons. J’en mets quelques gouttes sur un coton tige ou un morceau d’ouate et je l’applique par tapotement. Elle est très efficace.

Comme elle a également un effet antibactérien, antifongique et que mon fils souffre d’eczéma, je n’hésite pas à en mettre 30 à 40 gouttes dans mon bidon de lessive maison.

Petit rappel: Les huiles essentielles, même si très efficaces, ne sont pas à utiliser n’importe comment. En effet, il y en a beaucoup qui sont interdites en cas de grossesse et/ou qui peuvent s’avérer dangereuses pour les enfants.

Mais il n’y a pas que les huiles essentielles qui peuvent nous aider dans notre quête du bien-être.  Les huiles végétales font aussi leur effet. Parmi celles-ci, , ma préférée depuis mes dix ans est l’huile d’olive. Je précise mes dix ans car mon amour pour cette huile est née le premier été où j’ai passé deux mois chez mes grands-parents à Alicante. Je me souviens encore de ma abuela en train de me dire: « je te préviens, je sais que ta mère ne cuisine pas avec de l’huile d’olive mais ici moi, je n’utilise que ça et tu devras t’habituer ». Échanger l’huile de tournesol et de friture contre l’huile d’olive ne m’a posé aucun souci dans la mesure où j’ai, tout de suite, trouvé qu’elle apportait un petit goût agréable que je ne retrouvais pas dans les autres. D’ailleurs, j’ai tellement été séduite que j’ai réussi à convertir ma mère en rentrant à Bruxelles. Ce n’est que bien plus tard que j’ai entendu parler de ses bienfaits et de toutes ses indications possibles.

Pour ce qui est des autres huiles à bonne réputation, je n’ai jamais essayé que l’huile de lin que j’ai trouvé immangeable. J’aimerais beaucoup tenter l’huile de noix extravierge (j’insiste) mais son prix m’en a, jusque-là, dissuadée.

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Comment apprendre et réviser sans avoir l’air d’y toucher ?

comment-réviser-et-apprendre-sans-avoir-l'air-d-y-toucher

Je fais partie de ces mamans qui ont peur que leur enfant  perde ses acquis scolaires pendant l’été mais je suis aussi le genre de maman qui dit qu’été = vacances et que les cahiers de vacances si ce n’est pas à la demande de la progéniture, c’est niet.

J’ai lu plusieurs textes qui parlaient du phénomène des fameux cahiers après que la titulaire du petit nous en ai conseillé un qui ressemblait, étrangement, à un manuel scolaire. En parcourant tous ces articles, j’ai trouvé le message des psys intéressant. Selon les professionnels interrogés, les enfants non seulement n’oublient rien de ce qu’ils ont appris pendant l’année scolaire,mais en plus, ils s’imprègneraient même de nouvelles connaissances non-scolaires qui leur serviront toute la vie. Lesquelles? Un peu de tout.

Mon fils a, par exemple, appris à reconnaître et à dessiner les drapeaux des pays participants pendant la coupe du monde. Pas de tous mais des pays que nous connaissons déjà pour y avoir déjà voyagé ou parce qu’ils signifient quelque chose pour nous (sa chienne vient d’Argentine, ma belle-sœur du Brésil). Aujourd’hui, Nicolas connait mieux que moi le sens des couleurs dans les drapeaux belge (je sais, j’ai honte) ou argentin.

Par ailleurs, N. est un fan inconditionnel de nature. Animaux, plantes, fleurs, tout y passe. Nous avons la chance d’habiter dans une capitale très verte. A Bruxelles, il y a des parcs et des bois un peu partout et depuis qu’il a terminé l’école, on en a visité plein de nouveaux. Comme c’est un enfant très curieux, il pose des tas de questions et retient les réponses (non négligeable) que nous lui donnons au moment-même ou après de multiples et pénibles (j’exagère) recherches sur internet. Comme c’est vraiment son dada, de retour à la maison, il prend un plaisir fou à faire des « livres » d’animaux et même des herbiers. De cette manière, il acquiert connaissances et vocabulaire. Que demander de plus?

A part ça, il aime aussi les histoires. Orales et écrites. Je me demande qui lui a transmis le virus? Et bien vous savez quoi? parfois quand, avant de se coucher, il n’a pas envie qu’on lise un conte de son étagère, on en crée un, oralement, de toute pièce. J’invente la première phrase, lui la deuxième et ainsi de suite. Il adore ça.

Par contre, il est vrai que je trouve certaines de ses acquisitions scolaires un peu hésitantes (la lecture et les calculs avec des résultats qui dépassent 10) et j’ai pas mal réfléchi à une façon (vraiment) ludique de fixer ce qu’il restait à fixer.

Pour les calculs, c’est pas encore très compliqué, en 1ère primaire. On prend une recette de cuisine, on lui fait additionner, soustraire ou multiplier le nombre de grammes nécessaires ou qu’il manque. Il prend ça comme un défi et le tour est joué.

En ce qui concerne la lecture, on a trouvé, parmi ses livres, des histoires qu’il peut lire seul, sans souci…Je ne lui fais pas tout lire parce que j’ai remarqué qu’il se fatiguait assez rapidement. C’est la moitié pour lui, et un demi pour moi. On fait, lui, la page gauche, moi, la page droite, par exemple. L’autre technique que j’ai trouvée, c’est celle de lui faire lire, à son insu, le nom des arrêts de métro lorsqu’on va chez la kiné qui s’occupe de lui pour son retard de développement. C’est genre: »chéri, je ne sais pas où nous sommes? qu’est-ce qui est marqué? je ne vois pas » et il s’exécute.

L' »écriture en attaché » (qu’il n’aime pas, pour le moment), il l’entraînera (je l’espère) via l’écriture de cartes postales qu’il nous écrira à sa mamie et à moi depuis son lieu de vacances avec papa.

L’orthographe, avec un jeu qu’une tante lui a offert quand il avait genre 6 mois (si si, je vous jure) et qui consiste à imbriquer des lettres pour faire des mots. On prend les sujets qui l’intéressent et c’est parti.

Quant aux cahiers de vacances, je lui en ai acheté un de mon côté et il l’utilise juste lors des longs trajets, s’il en a envie.

En me relisant, je me dis que je dois donner l’impression d’avoir tout planifié. Or, ce n’est pas le cas. Il est vrai que j’ai du mal à me mettre à sa place étant donné que personnellement, j’ai acquis toutes ces connaissances vers l’âge de quatre ans et que comme si cela n’était pas suffisant, je suis très perfectionniste, mais jamais au grand jamais, je ne pense: « tiens, on va faire ça, ça va lui servir à ça »…Non, qu’il apprenne, qu’il maintienne tous ses apprentissages c’est bien, évidemment mais tout est improvisé et chez nous, la règle, c’est « fun d’abord et surtout, pas d’obligation » parce que l’école, c’est à l’école qu’elle doit rester.

Et vous, de votre côté, que pensez-vous de ces cahiers? Faites-vous réviser vos enfants pendant l’été?

 

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Les états d’esprit du vendredi 13/07/2018

 

The Postman et Zenopia les ont créé et moi, j’ai fini par suivre: je vous parle bien évidemment des Etats d’esprit du Vendredi. Let’s begin:

[jour Vendredi 13 juillet 2018] – [heure 20:04]

fatigue : ça va, ça vient
humeur : mieux
estomac : mc do (trop pas bien)
cond. phys. : bonne marche avant le mcdo
esprit : fière d’avoir réussi à participer à tout mon stage
boulot/projet : nouvel atelier autour du conte?
culture : Les années du silence de Louise Tremblay (fin, bilan mitigé), Et tu trouveras le trésor qui dort en toi de Laurent Gounelle (on va dire que c’est l’été), La otra mirada (super belle découverte de la semaine niveau séries)

Sorties: La ferme du parc Maximilien, Bruxelles-les-bains, parc du botanique

penser à : demander si je peux prendre ce sac-là pour mon vol du 23.
avis perso : J’ai beaucoup aimé mais on voit encore qu’elle manque d’expérience et qu’elle improvise parfois.
loulou : bien, est rentré dans le rythme des vacances, part mardi en Italie avec son papa
msg pers : « dis, c’est quand qu’on se voit? »
amitiés : peut-être demain…
essentiel : rester au présent
courses : tea tree, shampoing, sandales, maillot (oui, toujours pas acheté)
envie de : partir déjà…Je sens que le bonhomme va trop me manquer…
‘zic : pratiquement rien écouté cette semaine…

Clap de fin: 20h22

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Mes Etats d’esprit du Vendredi [06/07/2018]

 

The Postman et Zenopia les ont créé et moi, j’ai fini par suivre: je vous parle bien évidemment des Etats d’esprit du Vendredi. Let’s begin:

[jour Vendredi 06 juillet 2018] – [heure 09:42]

fatigue : forte, trop mal à l’estomac
humeur : instable
estomac : café+galettes de riz au chocolat (c’est mon petit déj pas sain du vendredi)
cond. phys. : mal à l’oesophage
esprit : frustré
boulot/projet : peut-être trouvé une structure pour m’aider à peaufiner mon projet d’indépendante complémentaire.
culture : the Sessions, Les années du silence ( la tourmente, suite) de Louise Tremblay, Musée Belvue (intéressant pour les parents, bof pour les petits malgré leur pub), l’Ommegang (épreuves avec des chevaux, avec mon poussin), Le vilain petit canard avec bonhomme.

Sorties: peut-être aller voir le match au stade qui se trouve derrière la maison (oui, moi aussi, j’ai succombé. En plus, contre le Brésil… :)))

penser à : aller à la poste pour renvoyer cette robe trop longue.
avis perso : lourd de devoir toujours expliquer aux gens que l’hypersensibilité n’est pas une maladie et que ce n’est ni de la bipolarité ni de la cyclothymie.
loulou : fatigué, a chaud, pas très motivé
msg pers : « merci mais c’est trop tard. Je suis passée mercredi dernier. En même temps, on est vendredi et j’ai toujours rien reçu ».
amitiés : virtuelles, cette semaine
essentiel : se connaître soi-même
courses : origan, sel
envie de : me sentir mieux
‘zic : si on m’avait dit un jour que j’intégrerai une chanson d’Adamo haha…mais j’aime beaucoup cette version.

Clap de fin: 9h56

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Il y a un an, je me suis rasée la tête

il-y-a-un-an-je-me-suis-rasée-la-tête

Enfin non. Oui. Pas tout à fait. Je ne voulais pas non plus me retrouver comme à douze ans. La vérité c’est que j’ai laissé environ un centimètre derrière et 2,5 cm dessus.

Ce n’était pas un coup de tête. J’y pensais depuis longtemps mais le fait est qu’aucun coiffeur n’avait accepté jusque-là. « Non mais vous êtes folle, vous allez regretter » « Non, mais vous avez trop de masse, ça va gonfler, ce sera moche » qu’on me disait.  J’avais les cheveux mi-longs et le mieux que j’arrivais à obtenir c’était un carré court. J’en avais marre. Marre d’avoir toujours la même tête, marre parce que mes cheveux étaient abîmés par le sevrage, marre parce je me sentais « éteinte » avec mon allure.

J’ai demandé à Adam* (mon coiffeur actuel) et lui, il a accepté.  Enfin.

J’étais avec deux copines ce jour-là et je sais que jamais elles ne se seraient attendues à une demande pareille. Moi, j’étais sûre. Je n’avais pas peur. Je savais que ça m’irait bien. J’avais des (vagues) souvenirs de ma période post-chimio avec mes « nouveaux » petits cheveux et les compliments que je recevais.  Mon visage n’a pas vraiment changé, malgré les années qui se sont écoulées, alors je n’ai pas eu  l’impression de prendre un si gros risque.

Adam a travaillé petit à petit.  Il voulait que je puisse lui dire d’arrêter si je trouvais que ça devenait trop court. Moi, je l’ai laissé faire. Il a pris beaucoup de temps. Il s’était lancé une mission « relooking », je crois.

Quand il a eut terminé, il m’a trouvé tellement jolie qu’il a voulu me maquiller. J’ai joué le jeu. C’était un moment de ceux dont on sait directement qu’ils sont spéciaux et qu’ils resteront gravés dans le temps, un moment dont on sait qu’il faut profiter.

Mes amies n’en revenaient pas et moi, j’avoue, je me sentais chauve, et en même temps, libérée d’un poids. Je n’ai pas compris pourquoi.

Je ne sais pas non plus pourquoi mais  j’ai également pensé à toutes mes « soeurs de cancer » et je me suis sentie solidaire. Et puissante aussi car cette fois, c’est moi qui avais décidé. La coupe ne m’avait pas été imposée. C’est moi qui avait choisi de porter les cheveux si courts.

Et puis, voilà, que moi qui ne m’étais jamais sentie belle, je prends confiance en mon physique et  vite, je cherche à me (re)mettre en valeur avec : un peu plus de maquillage, des accessoires, des jolies tenues. C’est pas qu’avant je me promenais en mode « camionneuse », hein, mais je ne me retrouvais plus dans aucun style depuis mon accouchement. Un mystère, encore.

La vie, quel paradoxe, j’ai envie de dire.

Bref, si j’ai voulu partager cette anecdote (inspirée par cet article, d’ailleurs) avec vous c’est parce qu’on dit toujours que le physique n’a pas d’importance, que ce qui compte c’est l’intérieur, blablabla mais moi, depuis, je pense que, parfois, un changement extérieur peut donner un coup de boost en  dedans. En tout cas, moi, cette coupe m’a fait beaucoup de bien.

*Adam ne s’appelle pas Adam en vrai 🙂

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Les etats d’esprit du vendredi [29/06/2018]

 

The Postman et Zenopia l’ont créé et moi, j’ai fini par suivre: je vous parle bien évidemment des Etats d’esprit du Vendredi. Let’s begin:

[jour Vendredi 29 juin 2018] – [heure 08:37]

fatigue : je suis fatiguée mais j’ai bien dormi hier (c’est tellement rare qu’il fallait que je l’écrive quelque part 🙂 )
humeur : bonne
estomac : café+galettes de riz au chocolat
cond. phys. : courbatures
esprit : confus
boulot/projet : cagnotte leetchi  pour mon projet de formation (au passage, merci beaucoup à la personne qui l’a inaugurée)
culture : the Book of Henry, the Glass Castle, Les années du silence (tome 1: la tourmente) de Louise Tremblay, Ch comme Charlotte et France et le vélo rouge avec le bonhomme

Sorties: summerbounce demain mais j’ai besoin de repos, trop d’action ces derniers jours, je crois que je vais annuler, je suis trop naze

penser à : écouter ce message sur ma boîte vocale (pas envieee)
avis perso : la vie est un joyeux bordel mais ça vaut la peine d’en voir le positif
loulou : adorable, heureux quand il a appris qu’il n’avait plus école jeudi et vendredi, passe en 2ème primaire sans souci (bon faudra quand même travailler le néerlandais)
msg pers : merci mes belles pour cette merveilleuse soirée. On a oublié de consommer, tellement on a papoté 😉
amitiés : soirée pleines d’émotions hier avec mes amies de l’atelier d’écriture
essentiel : vivre pour soi
courses : de todo un poco
envie de : retourner à la mer
‘zic : Consejo de sabios de Vetusta Morla

Clap de fin: 9h09

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Une campagne leetchi pour une vie meilleure

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Bonjour,

Aujourd’hui, c’est un article un peu spécial que je vais partager ici.

Voilà, je voudrais suivre une formation en communication web à l’ihecs academy. de Bruxelles et pour ce faire, j’ai besoin de 2500€. Une somme qui couvrira les droits d’inscription de 1730€ ainsi que l’achat d’un nouvel ordinateur portable, le mien étant, complètement, en rade (il a 5,5 ans, en même temps).

Je pensais demander un crédit mais déjà, je ne suis pas fan de ce genre de procédé et puis, je crains que ma situation ne soit un peu bancal pour me risquer à ça.

Pour récolter l’argent, j’ai ouvert (sous les conseils de Ditwan) une cagnotte leetchi et j’ai besoin de votre aide. Pas nécessairement pour participer financièrement mais pour partager cette article sur vos réseaux.

J’ai, vraiment, la volonté de faire quelque chose de ma vie et je sais que la meilleure option, étant donné mes soucis de santé, est de travailler de chez moi. Cette formation pourrait m’y aider et je me sens capable d’aller au bout de ma démarche.

Je tiens à ajouter que si j’avais les moyens de faire autrement, je ne lancerais pas cette campagne mais comme on dit, qui ne tente rien à rien et moi, je me dis que je ne perds rien à essayer.

N’hésitez pas à me contacter par email si vous avez besoin d’informations complémentaires.

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J’ai toujours su qu’il y avait quelque chose

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Il y avait déjà cette sensibilité aux doigts de pieds quand tu étais bébé.

Cette façon de courir un peu étrange, un peu pataude que tu as acquise, plus tard.

Et puis, cette lenteur pour descendre les escaliers .

Sans compter cette rigidité dans les jambes et ce manque de réflexes dans les jeux de balle.

A l’école, les profs s’en sont mêlées mais leurs arguments m’ont énervé. Elles étaient hautaines, condescendantes ou dans la pitié. Je n’aimais pas ce qu’elles sous-entendaient et surtout, je n’étais pas d’accord. Je te voyais, t’observais tous les jours.

J’ai réfuté ce qu’elles m’ont dit mais de mon côté, je me suis mise à chercher car je me doutais bien qu’il y avait quelque chose et il devenait urgent d’identifier de quoi il s’agissait.

Je t’ai emmené chez une psychomotricienne , très sympa, mais qui est passée à côté. Je me souviens qu’elle a dit : « il investit tout son corps, c’est le principal ». Oui, mais non.

Ensuite, chez une pédopsy qui, elle, t’a trouvé parfait (ce que tu es).

Et pour finir, un orthopédiste pour tes douleurs, la nuit et parfois, le jour.  Il a remarqué tes soucis de coordination mais a banalisé la chose en disant: « chaque enfant est différent, madame ». Oui, mais …

Le temps m’a donné raison lorsqu’à ton cours de tennis hebdomadaire, ton père et moi, t’avons vu, tenter, sans succès, de grimper, sur un banc, à 20 centimètres (!!!) du sol. Vingt centimètres ce n’est pas grand chose. Les autres enfants de ton âge y arrivaient sans forcer. Toi, tu avais besoin d’appui et il n’y en avait pas.

Suite à cet « incident », il a été décidé de te faire passer un bilan psychométrique, à l’hôpital, avec toute une équipe .

On aura vu quatre docteures au total. La première m’a effrayé. Ses questions étaient orientées, je le sentais. Elle cherchait à détecter un (horrible) type de maladie en particulier (je découvrirai lequel sur le net) et n’est pas parvenue à cacher ses propres craintes. La deuxième a très vite posé un diagnostic. La troisième t’a fait passer le bilan et m’a un peu rassurée. La dernière a confirmé le diagnostic de la deuxième.

Aujourd’hui, le mystère est dévoilé, gatín*et on sait que tu as ce qu’on appelle un retard de développement moteur avec un trouble de l’équilibre comme symptôme principal. Je sais, ça fait peur dit comme ça mais ce n’est pas si terrible.

Pour voir si la source de ton souci d’équilibre ne se trouve pas dans l’oreille interne, tu vas devoir passer une série de tests en audiophonologie.

Pour rattraper ton retard ou en tout cas, renforcer tes muscles tu as intégré un cours de natation et fais de la kiné une fois par semaine. Tu en as pour 18 semaines au minimum .

La kiné avec qui tu as débuté tes séances m’a dit que tu avais une hypotonie (faiblesse musculaire) du tronc qui pourrait très bien expliquer toutes tes difficultés. Elle a insisté sur le fait qu’il était impossible de savoir, exactement, d’où ça venait… mais moi, comme toute maman, j’ai culpabilisé. Je me suis demandé: est-ce que ce ne serait pas à cause de ci ou de ça ou encore de ça? et j’ai refait notre histoire avec des « si », alors que j’avais très bien conscience que c’était absurde et que, surtout, ça ne servait à rien.

Au moins, et c’est très bien, nous avons une réponse. Je suis soulagée. Enfin. Du moins en partie. Je sens qu’on est sur le bon chemin mais tu sais comment je suis, je te surveille, de loin, de près, tout le temps. Je ne lâche rien.

Depuis que tu es né, j’ai appris  à ne rien écouter de ce que les gens disent et à suivre mon instinct. Il ne m’a pas trompé.  Je suis ta maman pour la vie et je suis la mieux placée pour savoir. Pour sentir, j’ai envie de dire. C’est comme ça.

Je ferai tout pour que tu sois bien. Toujours. Parce que tu es ce qu’il y a de mieux en moi et que je t’aime.

 

jai-toujours-su-quil-y-avait-quelque-chose

*petit chat en español

 

 

 

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Les états d’esprit du vendredi [22/06/18]

 The Postman et Zenopia l’ont inventé et moi, j’ai fini par suivre: je vous parle bien évidemment des Etats d’esprit du Vendredi. Démarrons:

[jour Vendredi 22 juin 2018] – [heure 09:26]

fatigue : un peu mieux, le traitement histaminique + mélatonine aide, pour le moment
humeur : ça va
estomac : café+tostadas à l’huile d’olive (on est d’origine espagnole ou on ne l’est pas)
cond. phys. : mieux aussi, presque plus de douleurs. Respire mieux
esprit : je cherche
boulot/projet : nouvelle formation en septembre ou octobre, I hope
culture : je continue Delphine de Vigan avec la suite et la fin des Heures souterraines et Jours sans faim. Revu la fin de l’Auberge espagnole et le début des Poupées Russes avec une amie. Que de souvenirs…Como pasa el tiempo, madre mía

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penser à : faire cette p… de déclaration d’impôts
avis perso : il va vraiment s’inscrire à toutes les activités auxquelles je m’inscris. Il ne me laissera donc jamais tranquille??!!
loulou : termine ses évaluations aujourd’hui (il connaissait très bien sa poésie), continue à décompter les jours, a été ravi de sa surprise hier après-midi
msg pers : Tu vas me laisser tranquille un jour???merde!
amitiés : à la maison, à Huizingen, au resto
love : je crois que je préfère être célibataire finalement
sorties : je ne sais pas encore, mes plans risquent d’être chamboulés
essentiel : dormir
courses : de l’eau
envie de : lire, marcher
‘zic :j’écoute pas grand chose ces temps-ci

Clap de fin: 9h48

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Hasard et conséquence.s

il-y-a

Il y a des gens qui passent et qu’on oublie …

Il y a des personnes qui nous marquent positivement, négativement ou les deux à la fois.

Il y a des individus qu’on aurait préféré ne pas avoir rencontré et d’autres qui nous manquent, et encore d’autres qu’on aurait préféré ne pas avoir rencontré et qui nous manquent quand même. On est maso ou on ne l’est pas...

Il y a des amours, des amitiés qui font mal, d’autres qu’on croyait morts et qui renaissent de leurs cendres, ou à l’envers, que l’on croyait pour la vie et qui s’arrêtent avec ou sans raison.

C’est pareil avec les événements.

Il y a des événements qui nous touchent sur le moment et puis qu’on range dans notre disque dur, sans jamais y repenser, et des accidents de la vie qui nous transforment. Parmi ces derniers, on distingue ceux qui finissent par faire sens et pour lesquels on se dit que ça devait forcément arriver, parce qu’au final ils nous auront apporté quelque chose de bien et puis les autres, ceux qui nous ont, en partie, détruits et pour lesquels on se demande encore 5, 10, 25 ans après: pourquoi?  Pourquoi c’est arrivé? Pourquoi moi? Qu’ai-je fait pour mériter ça? sans jamais parvenir à trouver une réponse qui nous apaise.

Il y a des pages que l’on passe, rapidement, et d’autres qu’on n’arrive jamais, complètement,  à tourner, parce que c’est plus fort que nous ou qu’on n’en a simplement pas envie. Parce que quelque part, cette résistance à dire au revoir nous est bénéfique.

Il y a nous, qui sommes ce que nous sommes grâce ou à cause de ces personnes/ces faits. Il y a nos vies qui sont comme elles sont et qui n’auraient pas été nôtres si les choses ne s’étaient pas déroulées comme elles se sont déroulées.

Mes mots semblent peut-être boursouflés mais c’est ainsi. Pour moi, pour lui, pour vous et pour tout le monde.

 

il-y-a

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Les états d’esprit du vendredi [15/06/2018]

Sur invitation ouverte de The Postman et Zenopia, je partage « Les Etats d’Esprit de mon Vendredi ».

[Jour Vendredi 15 juin 2018] – [heure 20:10]

fatigue : à son climax
humeur : en fait, ça va
estomac : café+ galettes de riz au chocolat (je sais, c’est pas bon), +yahourts aux myrtilles+ framboise+ chocolat+steak+frites
cond. phys. : à la ramasse
esprit : euh
boulot/projet : en recherche obsessionnelle d’un moyen qui va me sortir de cette torture de l’insomnie
culture : Les heures souterraines et Rien ne s’oppose à la nuit (magnifiquement triste) de Delphine de Vigan, Oiseau de Lune avec bonhomme, théatre: Juste la fin du monde (trop long, trop de mots)

avis perso : ras-le-bol des vieux qui critiquent la jeunesse d’aujourd’hui et qui balancent un « va te faire foutre » à cette même jeunesse sans se retourner.
loulou : fatigué, décompte les jours, s’extasie devant les animaux
msg pers :  merci d’essayer de m’aider
amitiés : travaillent, étudient
love : je passe
sorties : dimanche avec bonhomme
essentiel : dormir
courses : chocolat
envie de : dormir
‘zic : Oniria e insomnia de Love of Lesbian, Save myself de Ed Sheeran

Fin: 20h13

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ps: c’est ma première participation, si erreurs ou oublis il y a, prévenez moi et je corrige.

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Voyage au pays de la TCC

tcc-hypnose

La TCC, pour ceux qui ne savent pas encore ce que c’est ou qui ne sont pas du tout familiarisés avec ce type de sujet , désigne la thérapie cognitivo-comportementale. Cognitivo c’est  pour pensées et comportementale pour comportements .

On part du principe que les personnes angoissées et/ou phobiques vivent avec tout un tas de scénarios catastrophes en tête, des schémas de pensées négatifs qui viennent de  l’enfance (discours de parents critiques qu’ils ont intégré par exemple) et qui entravent leur vie d’adulte de par les comportements qu’ils induisent.

En TCC, ce qu’on va faire, c’est repérer tous ces scénarios. Écouter son discours interne et noter ces idées mortifères. Une fois (c’est un peu belge, ça, non?) notées , on va les analyser. Certaines idées vont nous apparaître directement loufoques. Par contre, pour d’autres, ce ne sera pas si simple. C’est une des raisons pour lesquelles, il est recommandé de se faire aider par un psychologue. Détecter ces pensées et les corriger par des scénarios plus réalistes va permettre au patient  d’avoir des comportements plus appropriés dans les situations qu’il a du mal à affronter ou qu’il évite.

Les phobiques dans l’évitement feront cet exercice + un deuxième qui consiste à lister l’ensemble des situations qui leur font peur pour ensuite pouvoir les affronter l’une après l’autre . Généralement, on va de celle qui nous effraye le moins à celle qui nous fait le plus peur.

En TCC, le thérapeute apprendra aussi à son patient la respiration ventrale (Il faut savoir que lorsqu’on est anxieux, on respire toujours avec le thorax) et d’autres techniques (ramener son esprit au présent, la technique de la paille, la relaxation instantanée) destinées à la relaxation.

Personnellement, cette thérapie, je l’ai suivie pour une agoraphobie assez sévère, des attaques de panique et une angoisse que je trainais depuis des années. Je ne vais pas mentir: elle ne m’aura pas permise de me débarrasser de l’anxiété, pour la simple et bonne raison qu’une personne anxieuse reste une personne anxieuse toute sa vie. Dès qu’on a un gros coup de stress ou qu’on est trop fatigués, et bien, on « fabrique » de l’angoisse. En revanche, grâce à elle, j’ai surmontée mon agoraphobie assez rapidement (6-7 mois seulement), mes attaques de panique (je touche du bois, je n’en ai plus eu depuis 5 ans) et j’ai appris à penser d’une autre manière ou en tout cas, à me laisser beaucoup moins envahir par mes pensées intrusives.

Au niveau des sensations physiques, je pense, par contre que ce qui m’aide le plus en cas de montée d’angoisse, c’est l’autohypnose (voir lien sur Ressources bonheur). Depuis que j’en fait, mon angoisse redescend vite généralement. Je suis beaucoup plus zen, même si zen est toujours un bien grand mot me concernant.

N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions ou des choses à partager.

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Parce qu’il y a aussi le yoga et l’acupuncture

acupuncture

Lorsqu’on est déprimé, anxieux ou fatigué, les médecins ne se cassent pas beaucoup la tête et ont tendance à dégainer, plus vite que leur ombre, un bloc d’ordonnances pour nous prescrire plein de belles pilules (C’est en tout cas, ce qui personnellement m’est arrivé) . Or, il existe des alternatives . Des alternatives sans effets secondaires, pour la plupart et sans risques.

Dans ma quête du bien-être, j’en ai essayé des tas et j’ai décidé de passer en revue sur le blog les différents techniques et remèdes que j’ai essayés.

Il y a eu deux gros blocs d’expérimentations, on va dire. Le premier, au moment où je suis tombée en dépression, il y a 10 ans. Le deuxième, lorsque j’ai arrêté mes médicaments le 20 mars 2015 (la mémoire des dates, c’est une maladie chez moi). Faites le calcul, cela fait donc 3 ans et des poussières.

En 2008, j’ai réfléchi à ce que je pourrais faire en plus de mes pilules magiques (ironie inside) pour me sortir du trou. Je me suis un peu renseignée et suite à plusieurs tergiversations (mon cerveau fonctionnait au ralenti à cause de la camisole chimique dans laquelle j’étais engluée), j’ai commandé un dvd de yoga (j’étais trop trop faible pour aller suivre un cours in vivo) sur Amazon. A la ramasse, un entraînement quasi quotidien m’a permis de retrouver ma souplesse et une meilleure forme physique. J’ai fait ça quelques mois et puis, j’ai arrêté car le yoga, franchement, ça me broutait m’ennuyait.

En parallèle, sous les conseils d’une connaissance, j’ai tenté l’acupuncture. Apparemment, ça l’avait aidé à se débarrasser de son anxiété. Chez moi, les aiguilles n’ont rien donné sur l’angoisse. En revanche, elles ont eu un effet spectaculaire sur mes migraines (je souffrais à l’époque de migraines ophtalmiques avec pertes de connaissance en bonus) et mon dos (j’avais des phases de douleurs épouvantables dans le bas du dos dues aux ponctions lombaires que j’avais subi lorsque j’étais petite et leucémique). A raison d’une séance toutes les trois semaines pendant un an et demi, j’y suis allée avant de finalement devoir stopper. Ben oui, parce que malgré tous les magnifiques effets du traitement (qui perdurent encore aujourd’hui),mon corps, surtout mes pieds, ont fini par ne plus supporter les piqûres.

J’ai vraiment fait des expériences en tout genre cette année là, avec les fleurs de bach, notamment, que j’ai mal prises dans la mesure où je n’y croyais pas ou encore la valériane qui a toujours eu un effet apaisant sur moi. Cependant, mon anxiété, c’est vraiment grâce à ma tcc que j’ai réussi à la canaliser.  Je reviendrai dessus dans mon prochaine article. J’ai envie de bien expliquer ce que c’est et comment la thérapie m’a aidé à voir la vie avec d’autres yeux. Je vais fouiller dans mes souvenirs et revenir vers vous ensuite. So, stay tuned.

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J’ai arrêté le neurofeedback

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Fin janvier, en pleine crise d’insomnie (qui dure depuis noël), j’entame des séances de neurofeedback dynamique.

Comment vous expliquer ce que c’est? Je vais y aller avec mes mots et vous partagez l’information comme moi, je l’ai comprise. En fait, tout se passe avec un programme relié à 4 électrodes (on me dit dans l’oreillette que c’est 5 mais je n’en suis pas sûre): 2 que le praticien pose sur la tête et 2 sur les oreilles. Pour aider à la détente, un casque (relié au programme) avec de la musique zen nous est apporté. Toute musique qui nous relaxe peut faire l’affaire. Le programme, quant à lui, est censé repérer les failles dans notre cerveau pour qu’ainsi ce dernier puisse se réguler seul. Chaque fois qu’une faille est repérée, la musique se coupe et on entend un petit buzz. Voilà pour la technique.

Si la thérapie est vendue comme étant sans effets secondaires, je me retrouve rapidement à éprouver une fatigue beaucoup plus importante encore que celle que je subis déjà au quotidien de par mon insomnie.

Mais ce n’est pas le seul. A part cette sensation d’épuisement quasi constante, je remarque d’autres symptômes: la durée de mes règles diminue et mes cycles s’allongent. Alors je ne vais pas vous raconter ma vie mais disons que mes règles étaient très abondantes et très longues (entre 8 et 10 jours) avant de commencer la thérapie et que la durée n’a eu de cesse de se réduire depuis le début. Je suis passée de 8-10 jours à 3,5 jours. Si au début, je trouvais ça génial, j’ai quand même fini par m’inquiéter…

Par ailleurs, j’expérimente également des tremblements au niveau de l’oeil gauche et des membres.

Cela dit, comme tout ceci n’était pas douloureux, je n’en fais pas un fromage et je laisse passer…

Sauf que la liste des effets ne s’arrête pas là: en effet, des cauchemars à répétition viennent se rajouter. Je ne me souviens pas du contenu mais je sais que je me réveille complètement paniquée et très angoissée quand ça arrive.

Cependant, le déclic ne se produit qu’après treize séances lorsque les angoisses  que je n’avais pas connue depuis des années sont revenues. Il y a quelques semaines, alors que je suis tranquillement assise dans un café, je me mets à éprouver des symptômes que je reconnais être comme les prémices d’une attaque de panique. Comme je connais le phénomène, je ne panique pas (paradoxal, n’est-ce pas?) et je parviens rapidement à faire redescendre mon angoisse. Je ne relie pas directement l’événement au neurofeedback…mais voilà que quelques jours plus tard, je remarque que je recommence à avoir des idées noires comme je n’en ai plus eu depuis 2015 ainsi que des phobies par rapport à mon fils. Trop, c’est trop.

J’avertis donc la praticienne et elle me répond, je cite: » que c’est dur à comprendre mais que parfois, lorsqu’on choisit les moyens naturels pour s’en sortir, on peut passer par des moments très pénibles  » Son but: rapprocher les séances. Sensible comme je suis, je sais que c’est une très mauvaise idée et que j’ai besoin de plus de temps entre deux séances que d’autres personnes moins réactives. La praticienne n’est pas d’accord.  En faisant des recherches, je me rends compte que sa pratique de la technique n’est pas vraiment complète.

Alors je ne sais pas si la dame était malhonnête, je  n’ai pas eu l’impression qu’elle était ce qu’on appelle un charlatan. Elle n’en avait pas le profil,  en tout cas (elle héberge des migrants, elle m’a réparé la tirette de ma veste, m’ouvrais toujours la porte même quand j’arrivais super à l’avance, etc), mais ce qui est sûr c’est qu’elle n’est pas dans une démarche holistique et personnalisée. Je crois aussi qu’elle n’est pas désintéressée financièrement parlant (50€ la séance) et que son goût pour l’argent dépasse  celui d’aider les gens par cette technique.

J’étais très confiante au début car malgré la chape de fatigue, je ressentais vraiment revenir ce que j’appelle des réflexes de sommeil et d’endormissement (les yeux qui se ferment quand je lis, tomber endormie sur le fauteuil avant minuit (même si ça ne tenait pas toute la nuit), un ré-endormissement plus facile après un réveil en pleine nuit,  un état de détente beaucoup plus long. Malheureusement, tout ce mieux a fini par disparaître et la fatigue n’a jamais fait que s’intensifier (au point que je ne jouais pratiquement plus avec mon fils et que j’en suis arrivée au stade où j’étais incapable d’aligner deux bonnes phrases pendant mon atelier du lundi).

J’ai vraiment l’impression que la technique n’est pas mauvaise en soi mais qu’il est indispensable de trouver un praticien qui travaille avec vous, c’est-à-dire avec qui la communication est possible et qui s’adapte à vos besoins réels. Chose qui, visiblement, n’a pas été mon cas.

Et maintenant alors?

Aujourd’hui, j’ai vraiment besoin de me poser, d’arrêter de chercher des solutions pour dormir pendant au moins quelques semaines, de prendre le temps de réfléchir avant de me lancer dans une nouvelle thérapie, quelle qu’elle soit. La seule chose que je vais reprendre, pour le moment, ce sont mes séances d’autohypnose, qui, elles m’ont toujours aidée à me détendre, et ce, sans effets secondaires.

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Si j’étais une ville

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Il y a 10-15 ans, j’adorais les villes bouillonnantes de vie telles que Londres ou Barcelone. J’avais besoin d’action. Le bruit me rassurait (je ne suis pas née dans une capitale pour rien). Aujourd’hui, en revanche, j’aspire au calme. Je ne sais pas si ce sont les épreuves, je ne sais pas si c’est l’âge ou un peu des deux mais une chose est sûre, je n’ai plus besoin de chaos pour me sentir vivante.

Je me suis donc imaginée en ville idéale et il en est ressorti ceci:

Si j’étais une ville,

Je serais ensoleillée et chaude le jour, froide et pluvieuse la nuit.

Je serais cyclable et piétonnière.

Je serais parcourue de larges et spacieuses avenues.

Je serais riche en jardins et parcs. Des jardiniers seraient engagés pour chaque jour leur refaire une beauté.

Je serais propre. Les poubelles seraient jetées dans des containers qui respecteraient le tri et que tous les jours les éboueurs viendraient vider.

Je serais grande et pourtant, hospitalière. Les gens seraient agréables et n’auraient plus peur les uns des autres.

Je serais plage et montagne. Tout le monde pourrait se baigner et faire des randonnées quand il le désirerait.

Je serais musicale. Les artistes de rue seraient toujours les bienvenus et des spectacles s’organiseraient.

Je serais adaptée aux enfants tout court en poussette et aux handicapés. Mes trottoirs seraient construits de façon à ce que leur accès soit aisé.

Je ne serais plus polluée. Je ne serais plus bondée. Je ne serais plus violente et agressive.

Je serais belle, bien entretenue et paisible. Je serais bien et on aimerait m’y habiter.

si-j'étais-une ville

 

Je vous invite à imaginer votre propre ville idéale.

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Je suis une maman névrosée

mère-névrosée

Je veux que mon fils n’ai pas de maladie grave et qu’il soit heureux.

Jusque-là, rien d’ anormal, n’est-ce pas? Le souci, c’est que chez moi, ce sont de  véritables obsessions. Pas toujours très conscientes.

Pour la maladie, je crois qu’en partie, on peut me comprendre mais quand même, je me rends compte que ce n’est pas très sain de limite paniquer quand je vois que ma progéniture n’a pas touché à ses légumes et qu’il ne mange quasi aucun fruit. A cause de ma crainte, il m’arrive de me fâcher et de l’obliger. Je me rappelle de moi qui ne mangeais presque rien. Ce que j’oublie en revanche, c’est que moi, si je mangeais si peu, c’est parce que déjà toute petite, j’avais pas mal de soucis au ventre et à l’estomac alors que lui, non. Je ne sais pas si le fait de mal manger a quelque chose à voir avec la leucémie que j’ai développé mais comme on parle toujours du rapport entre l’alimentation et la santé, je me dis que peut-être, ce n’est pas si anodin.

Pour le bonheur, c’est surtout sur deux aspects que je m’obsède focalise: les activités extrascolaires ou sorties ainsi que le harcèlement scolaire.

Quand j’étais petite, je voulais faire de la danse. C’était et ça reste ma grande passion. Or, mes parents ne m’ont jamais inscrite. Pour eux, les hobbys ce n’était pas utile, presque comme du caprice. Comme j’ai vécu ça et que j’ai constaté qu’un loisir pouvait être, au contraire, salvateur, je crois qu’à l’inverse d’eux, je me suis mise à être trop attentive aux désirs et aux passions de mon fils . Inconsciemment, je veux trop faire en sorte qu’il ne passe pas à côté des choses qui l’intéressent, tout en n’acceptant pas qu’il fasse sa girouette en voulant changer d’activité tous les quatre matins. C’est beaucoup de pression que je nous mets et j’ai peur qu’il ne finisse par s’en mettre lui-même.

Quant aux sorties, disons que N. est plutôt casanier mais qu’il est passionné par plein de choses: les dinosaures, les animaux, le cinéma, les travaux manuels, etc. Du coup, moi, je veux l’emmener partout …et je me suis rendue compte que c’était trop et qu’il n’avait pas besoin de tout ça. Je ne suis pas casanière moi-même, son père non plus et j’avoue que j’oublie parfois que mon petit garçon est déjà content en passant son après-midi à jardiner (il adore ça), à préparer un gâteau ou même à regarder un film sur l’ordinateur.

Enfin, en ce qui concerne le harcèlement, ce qui me pousse à en avoir peur c’est que N. est assez différent des autres enfants de son âge. Il n’a pas souvent les mêmes centres d’intérêt qu’eux et il ne cherche pas à se faire des amis. En général, il préfère la compagnie des adultes.

Cette année, pour la première fois, il a commencé à nous parler à toutes les sauces d’un petit garçon avec qui il jouait et j’ai été rassurée; un peu, car avec les autres, ce n’est toujours pas ça et il lui arrive d’en souffrir. Ses profs me disent qu’il n’est pas exclu pour autant et je n’en ai pas non plus l’impression. C’est lui qui se met à part et j’ai peur qu’à un moment, cette tendance finisse par se retourner contre lui.

J’ai été moi-même une ado harcelée, après la maladie, et il n’y a rien à faire, qu’il soit si solitaire m’angoisse terriblement.

Rationnellement, je sais qu’il n’est pas moi et qu’il aura de meilleures armes, j’en suis sûre mais il est aussi très sensible, empathique et tête de mule , il manque de confiance en lui, et ce sont des choses qui cumulées ensemble attirent les harceleurs comme des mouches. Je suis bien placée pour le savoir.

Plus il grandit et plus, je me souviens de mon propre parcours. Il y a déjà des similitudes, comme ce décalage avec les autres enfants dont il est beaucoup plus conscient que moi, à son âge, mais aussi des différences de caractère. Lui, il se sent le droit de s’exprimer quand quelque chose le dérange. Moi, je gardais tout pour moi. C’est déjà énorme, je trouve.

Je pense que je vais devoir faire un énorme travail sur moi pour ne pas lui transmettre mes angoisses et ce n’est pas évident car je ne les perçois pas toujours. Certaines choses sont tellement ancrées.

Et vous, est-ce qu’il vous arrive de faire des projections de votre propre enfance sur celle de vos enfants? Avez vous des peurs irrationnelles les concernant?

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L’incohérence faite école

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Mardi, mon garçon est censé partir en voyage scolaire, dans un parc animalier, bien connu en Belgique. Je dis bien « censé » car il avait été décidé qu’il n’irait pas. Les raisons: la non-motivation de mon fils pour aller dans un endroit où il s’est déjà rendu deux fois et qui ne lui plait pas, le prix exorbitant du voyage et la mauvaise organisation de l’école (ils y vont trois jours, même pas d’affilée).

Le prix ordonné demandé revient, facilement, au double du prix normal de l’entrée pour trois jours (motif invoqué: le prix du bus), et ils ne dorment même pas sur place, le parc n’étant pas équipé pour. Dans ces conditions, mon gamin de 6 ans serait donc censé prendre un car à 8h30 pour revenir avec ce même car en soirée, vers 18h30 et ce, trois fois pas de suite ( mardi-jeudi-vendredi). Personnellement, je trouve que c’est un non-sens complet.  Franchement, pourquoi ne pas faire qu’une seule journée?  Et puis, le prix? Tout le monde peut se payer ça (185€)? Mon fils serait-t-il dans une école de riches à mon insu? Y-aurait-t-il tant à faire dans ce parc aussi? Il est joli, d’accord, mais il ne m’a pas paru si grand que cela la fois où j’y suis allée.

Je disais donc qu’il avait été décidé qu’il n’irait pas…mais voilà que je l’annonce aux maîtresses et que j’apprends que ce voyage est OBLIGATOIRE  et que s’il n’y va pas, il sera contraint de passer ses journées, dans une classe de 2ème primaire. Pour lui qui a déjà tant de mal à tenir toute la journée à l’école, se retrouver avec des inconnus, sur un banc, à dessiner, toute la sainte journée, risque de s’apparenter à de la torture.

Autant vous dire qu’en apprenant la nouvelle, je me suis mise hors de moi. Pas dans l’école (je n’y étais plus) mais lorsque le petit m’a annoncé, tout à coup, qu’il voulait, finalement, faire ce voyage, en invoquant comme raison le fait qu’il préférait encore aller dans ce parc, plutôt qu’à l’école.

Je ne sais pas. Peut-être que je suis folle ou aveuglée par mon non-amour de l’ établissement dans lequel pour raisons logistiques, financières et de santé, je suis contrainte de laisser ma progéniture , peut-être que je suis dépassée par le ton limite dictatorial de la directrice  et de certains membres du corps enseignant qui pensent avoir tous les droits sur nos enfants et savoir, mieux que nous, ce qui leur convient, ou peut-être suis-je, tout simplement, désabusée par une institution que, je comprends de moins en moins, ….mais vraiment, je ne vois pas où est la logique dans le fait de demander à un enfant  de choisir entre un voyage scolaire qu’il ne veut pas faire et aller à l’école comme s’il était puni pour ne  pas avoir voulu participer à ce voyage à l’organisation absurde.

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Dix remarques qu’on se prend dans la tronche quand on est parent solo

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Ces temps-ci, je ne suis pas très active par ici, et ce, pour deux raisons. La première, c’est que je vis plus que je n’écris. La deuxième, c’est parce que je souffre. Mon estomac fait pas mal de siennes depuis l’Espagne et lorsqu’il me laisse un peu de répit, je préfère faire autre chose que de passer mon temps derrière un ordi. Vous me comprenez, j’en suis sûre.

Mais revenons à nos moutons…Je disais donc, les remarques que l’on reçoit lorsqu’on est famille monoparentale.

Vous êtes prêts? Ok, ben alors, on y va:

1) tu l’as voulu ton (tes) enfant.s, ben maintenant, de quoi, tu te plains, assume les conséquences…

Euh ouais, je le voulais. Ouais, mais on était deux à le vouloir, que je sache. Pourquoi est-ce que je serais l@ seul@ à devoir assumer?

2) tu as demandé de l’aide ?

A qui, quoi, comment? De quoi tu parles?

3) Faudrait d’abord que tu prennes soin de toi avant de pouvoir aspirer à devenir une bonne maman?

Je suis d’accord: mais quand? comment? avec quels sous?

4) Quoi, t’es maman solo et tu te permets un citytrip/coiffeur/massage?

Bah oui, parce que dans l’imaginaire collectif, la parentalité solo doit toujours rimer avec pauvreté et sacrifice de soi ( grosse contradiction entre cet exemple et celui du dessus)

5) Oh, ça va, te plains pas. Il y a plein d’autres femmes dans ta situation.

Euh oui, je suis d’accord mais ce n’est pas pour ça que c’est facile et que la situation est voulue.

6) C’est une mère célibataire, attention planque ton copain/mari ou elle risque de lui sauter dessus.

Ce n’est pas parce qu’on devient mère célibataire, que 1) on va sauter sur tout ce qui bouge 2) celui qui ne nous plaisait pas avant, va nous plaire maintenant, subitement, parce qu’on se retrouve à devoir élever notre enfant toute seule.

7) Si t’es pas bien, sous entendu, si t’as pas de sous, que t’as des problèmes pour arranger ça à la maison ou payer ci, trouve-toi un mec, hein…

  1. Personne ne nous attend devant notre porte…Ce n’est pas parce qu’on est seule, que c’est facile de retrouver quelqu’un. C’est même plutôt le contraire vu qu’on a, je le rappelle, au moins, un enfant et que tous les hommes (ça vaut pour les femmes aussi) ne sont pas disposés à s’occuper de.s enfant.s d’un.e autre.
  2. Le but de la plupart des mamans solo n’est pas de se trouver un mec par intérêt.

8) Il le.s (les enfants) prend parfois quand même un peu?

Là, moi, j’entends au moins deux choses:

  1. que la marmaille, en cas de séparation, c’est, d’office, chez la mère qu’elle va.
  2. que le papa est, par principe, un salaud qui, à terme, se désintéressera de sa marmaille.

9) Ton gosse, c’est, clair, qu’il va tomber dans la délinquance sans l’image d’un père et d’une mère ensemble.

Depuis quand, tous les enfants de parents solos sont des délinquants et tous ceux qui vivent avec leurs deux parents, sous le même toit, sont des petits anges?

10) Tu as de la chance qu’il t’aide pour le petit

Remarque que je me suis ramassée par deux mamans elles-mêmes solo parce que j’ai l' »extrême chance » que le père de mon fils ait pris son rôle au sérieux et qu’il ait une vraie relation avec son fils (j’y avais consacré tout un article ici). Je le répète: le père n’aide pas, il joue son rôle tout comme la mère. C’est NORMAL!!!

 

J’ai préféré m’arrêter là pour éviter de trop m’énerver mais la liste n’est absolument pas exhaustive et je vous invite à venir la gonfler avec d’autres exemples.

Être parent solo (maman surtout, désolée mais c’est vrai), ce n’est pas facile, surtout lorsque les enfants sont tous petits et qu’ils sont nos seuls interlocuteurs pendant 24-48-72 heures (c’est, franchement, à devenir taré) mais rien n’oblige à ce que ça se passe mal. Si les proches (c’est souvent d’eux que viennent les critiques les plus virulentes), la société, faisaient un effort de tolérance, si des moyens étaient mis en place pour permettre à la maman/papa seul.e de souffler quelques heures par semaine, si reconnaissance comme famille à part entière il y avait, être parent solo rentrerait dans la norme (oui, parce que là, elle l’est en apparence) et cet article n’aurait plus lieu d’être.

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Un dimanche ordinaire

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C’était un dimanche comme les autres, un dimanche de fête des mères en Belgique.

Il faisait moche et j’ai préféré rester chez moi.

Sûrement parce que je savais qu’à la maison, plusieurs visites, nous allions recevoir.

D’abord celle d’une bonne amie (enfin, elle était là depuis la veille). Ensuite, celles de ma mère et mon frère qui étaient venus célébrer avec nous,  ce jour ordinairement spécial.

Nous n’avons rien fait d’original: discuter, manger, rire, jouer. Rien d’original et pourtant, c’était si agréable de constater que malgré le temps qui passe, les rancœurs et malentendus de parfois, ma famille et moi restons tellement soudés. C’est toujours si évident entre nous.

Nous n’avons pas souvent l’occasion de nous retrouver juste entre nous et vraiment, c’était bien. Espérons juste qu’il ne faille pas attendre l’année prochaine pour recommencer.

 

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J’avais envie de laisser ce petit mot sans intérêt, ici, pour en garder une trace quelque part.

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Il n’y a pas que la question des migrants …

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Le 1er mai, avec mon fils, je suis allée à une fête organisée en l’honneur des migrants. Je ne savais pas grand chose sur le sujet jusqu’à il y a peu et qu’un monsieur de l’atelier d’écriture ne m’inonde d’informations et ne me tanne (il n’y pas d’autre mot) pour que j’aille confectionner des colis de nourriture pour eux (ce que je n’ai pas fait, soit dit en passant).

La fête se situait dans le parc Maximilien, lieu à Bruxelles où ces gens sont « parqués »  depuis leur arrivée.

Je vais être honnête. Je n’étais pas rassurée en y allant. On entend tellement de choses et je ne savais pas ce que j’allais y trouver.

Heureusement, j’ai été agréablement surprise par l’ambiance. Elle était chaleureuse et conviviale. Il y avait beaucoup d’activités pour les enfants, des stands de sensibilisation, de la nourriture et de la bonne humeur.

Par contre, nous ne sommes pas restés très longtemps. Il y avait école le lendemain et pour une raison qui m’était alors inconnue, je ne m’y sentais, malgré tout, pas très à l’aise.

Je me suis interrogée longuement sur ce sentiment. Je ne trouvais pas cela très glorieux pour une personne aussi sensible aux injustices que moi. J’ai beaucoup lu, beaucoup écouté, beaucoup réfléchi et ait compris d’où cela venait. Je vais vous expliquer.

Premièrement, je mène déjà pas mal de combats pour mon bien-être.

Deuxièmement, je suis davantage attirée par d’autres thématiques: le droit des femmes, le statut des parents solo, l’enfance.

Troisièmement, les migrants ne sont pas très nombreux et dans le parc cité plus haut on en dénombre seulement 500. C’est 500 de trop, je suis d’accord mais en Belgique (francophone, du moins), dans les médias, on ne parle quasiment plus que de ça alors que les politiciens sont occupés à bafouer nos droits et à détruire notre sécurité sociale à la hache. Les gens qui ne sont pas concernés diront que j’exagère mais c’est justement parce qu’ils ne sont pas concernés. Lorsqu’on passe de l’autre côté de la barrière, on se rend compte à quel point la misère devient palpable: le nombre de sdf s’est multiplié ces dernières années, l’accès à la justice est devenu presque impossible pour les personnes qui ne sont pas assez riches pour se payer un avocat, la pression est mise sur les malades pour se remettre au plus vite et retourner au travail, les remboursements de nos frais médicaux  sont de plus en plus restreints, les délais pour avoir un rendez-vous chez un médecin ou des examens à l’hôpital de plus en plus longs, le manque de personnel soignant est de plus en plus criant et je vais m’arrêter là, dans la mesure où j’ai l’habitude de ne parler que de ce que je connais.

Entendons-nous bien, je suis pour l’aide aux migrants mais au même titre que je suis pour l’aide à toute cause qui le nécessite. Je trouve qu’il est dangereux de ne se focaliser que sur un seul point. Les médias, les politiques font bien leur boulot en attirant l’attention sur ce seul sujet (qui pourrait être résolu assez rapidement) alors qu’ils sont occupés à faire passer, quasi incognito, un tas de crasse sous la table.

Personnellement, j’en ai marre et je veux me battre pour ce qui me touche moi, à ma manière, parce que c’est nécessaire et pas parce que l’extérieur tente de m’influencer, dans une direction précise.  J’ai la chance d’avoir cette alarme, cette lucidité, qui me permet de percevoir certaines choses, parfois, avant les autres. Je vais l’utiliser. Pour qu’on ne soit plus seulement bien quand on n’a pas de problème …

 

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Spectre ou bien, règle ?

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Elle n’était pas venue aux premiers ateliers est est apparue, comme une fleur, par un soir de novembre (2016).

Elle avait du arrêter l’année d’avant pour cause de maladie et à ses petits cheveux de chat que je reconnaissais si bien, j’avais compris la sorte. De toute façon, elle en parlait, aisément, de son cancer. Elle n’avait pas de problème avec ça.

Elle était gentille et semblait en paix avec la vie.

Elle était jeune aussi mais ce n’est que lorsque j’ai vu son compagnon que je l’ai compris. Le traitement lui donnant un air bouffi, gonflé même (les effets de la cortisone), il n’était pas si évident que ça de lui donner un âge.

Elle écrivait des histoires très fortes et un peu glauque, je me souviens.  On avait été chez elle un soir pour continuer les nôtres. Elle aimait écouter et souligner ce qui lui avait plu. L’ambiance avait été agréable, chaleureuse et jamais nous n’aurions pu deviner que ça s’arrêterait là. Une semaine avant noël (2017), alors que rentrais de mon atelier d’écriture actuel, j’ai su (par son amie avec qui elle venait à l’atelier) qu’elle était décédée. J’ai été choquée. Comment cette fille dont les cheveux repoussaient vites et forts et qui avait un millier de projets, avait pu mourir, comme ça, aussi rapidement, en ce qui m’avait semblé n’être qu’ un claquement de doigts? Apparemment, cela faisait près d’une décennie qu’elle subissait les affres de la maladie.

Les fêtes sont passées, la vie a continué et j’ai rangé cet info dans un coin de ma tête (il faut être honnête, on ne se connaissait pas si bien que ça après tout) … Et puis, il y a quelques jours, alors que j’étais tranquillement à la maison, j’apprends par ma maman que la cousine d’une cousine que je voyais beaucoup quand j’étais petite et qui elle-même a perdu sa mère des suites d’un cancer,  était elle aussi victime de ce fléau. Je n’ai pas pu en croire mes oreilles.

Il y a tellement de gens proches de moi qui ont du/doivent passer par là. Je ne vais pas vous faire la liste mais c’est effarant. Dans mes soirs de paranoïa, il m’arrive de me demander si cette maladie ne gravite pas autour de moi comme un spectre. Mais vraiment, est-ce que ça se passe comme ça dans tous les entourages ou seulement le mien? Je vous pose la question. Parfois, je me dis qu’il vaut mieux que ça ne soit que dans le mien car alors le sort peut toujours cesser de s’acharner… En fait, j’essaye de trouver un moyen de me consoler, aussi tordu soit-il, mais en vérité, je ne sais absolument pas quoi penser de la situation et cela me fait peur.

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Mon rapport aux livres de développement personnel

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Il y a quelques années, j’ai enchaîné les livres de développement personnel. Je n’étais pas bien, en dépression, en burn-out ou ce que vous voulez et je cherchais une voie , une lumière, quelque chose, pour sortir du trou dans lequel j’étais tombé. Dans ces livres, j’ai trouvé à boire et à manger et avec le temps, beaucoup de temps, j’ai compris que ce genre de lecture demandait d’avoir du recul et de ne surtout pas prendre ce qui était écrit au pied de la lettre…J’ai même eu l’impression que lire ces livres pouvait s’avérer nocif pour les gens désespérés en recherche d’apaisement. Leurs recettes ont l’air faciles à appliquer et pourtant, changer une vie ne se fait ni en sept jours ni même en un mois. Il faut tout un processus, des schémas, des nœuds à défaire. Ne pas le dire n’est pas très honnête, je trouve et les auteurs de la plupart de ses ouvrages ne le font pas.

C’est en 2014 , suite à ma tentative ratée de lecture du très célèbre « 3 kifs par jour de Florence Servan Schreiber » (cousine de David), que j’ai complétement arrêté. Je me souviens qu’après quelques pages, j’ai ressenti une grande vague de résistance m’envahir. Faut pas croire, j’ai cherché ces trois moments de gratitude par jour mais j’ai vite abandonné. Pourquoi? parce que la démarche me semblait artificielle, tout simplement. Raison? il y avait de belles journées (quoiqu’en 2014, j’en doute) où j’aurais  voulu remercier la terre entière et de très nombreuses d’autres, où j’avais envie, passez- moi l’expression, d’envoyer péter la moitié des gens que je connaissais. Ce livre m’a frustré mais, effet non escompté, il m’a permis, je dois l’avouer, de commencer à m’intéresser à la sensation de gratitude.(Peut-être parce que croyez-moi ou non, je n’en avais jamais entendu parler). La différence entre ma façon de faire et le principe du livre, c’est que je ne me force pas à trouver ces moments. Non, je les laisse plutôt venir à moi, naturellement, quand ils ont lieu d’être…

Dans ce type de littérature, bien souvent, on sous entend aussi que le pardon est la panacée à bien de nos maux…Je suis d’accord que le pardon est quelque chose d’extrêmement positif et que la rancœur fait surtout souffrir la personne qui la ressent mais encore une fois, accorder son pardon c’est quelque chose qui ne peut pas se forcer et qui nécessite, souvent, de se faire en étapes, surtout lorsqu’un gros truc bien glauque s’est produit.

Par contre,  je n’ y ai pas retrouvé grand chose sur la force de l’humour et de la joie simple. Comment expliquer ? Personnellement, je suis quelqu’un qui aime bien rire (oui, je sais, les apparences de ce blog ne le laissent pas à penser). Je cherche toujours le petit truc funny, joyeux dans toutes les situations et je crois qu’en grande partie, c’est ce qui m’a aidé à remonter la pente il y a maintenant trois ans. J’ai remarqué que c’était un de mes forts, que même dans les situations les plus délicates, j’arrivais à voir un peu de beau et à faire rire les gens avec mon humour particulier. J’aurais aimé trouver quelque part que c’était une qualité à cultiver et pas le signe que tout allait bien car je vous assure, rien n’allait vraiment beaucoup à l’époque (2014-2015).

Conclusion: Lire des livres de développement perso, pourquoi pas, ils peuvent  ouvrir des pistes de réflexion pour se sortir d’une vie qu’on estime pourrie mais jamais, au grand jamais, ils ne seront suffisants à eux seuls. Pour aller mieux, il faut être motivé, patient et peut-être essayer des tas d’outils différents avant de trouver celui ou ceux qui nous convient/conviennent…

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J’ai une maladie invisible et je vous emmerde…*

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Le titre correct aurait dû être : »J’ai une maladie invisible qui n’a pas de nom et je vous emmerde », mais vous avez raison, ça aurait été très long.

Le titre politiquement correct, pourquoi pas : « L’injustice dans la maladie invisible », mais je n’ai pas envie de faire dans le politiquement correct quand je suis énervée.

Avoir une maladie invisible, c’est la loose. Avoir une maladie invisible qui n’a pas de nom, c’est la loose puissance 2. La loose, parce que, comme pour les maladies invisibles avec nom, soit on ne te croit pas, soit on n’y fait pas attention, soit on oublie. Puissance 2, parce que t’as même pas de nom pour que les gens puissent aller vérifier que ta maladie existe vraiment et que t’es pas un.e sale mytho…

Dans mon cas, c’est l’estomac et la fatigue assassine chronique. L’estomac, c’est des douleurs chroniques idiopathiques (ça, ça veut dire qu’on ne sait pas ce que c’est ni pourquoi j’ai ça;(la science a échoué quoi!)) + hernie hiatale + béance cardiale (purée, ça rime en plus), qui me clouent au fauteuil parfois et/ou qui m’empêchent de m’alimenter  correctement.  La fatigue assassine chronique et les insomnies, vous connaissez l’histoire, je ne vais pas vous ennuyer avec un deuxième topo sur le sujet.

Des remarques, j’en reçois des tas; de gens qui ne savent pas  et de gens qui savent très bien. Et les gens qui savent très bien, ça peut aller de mon frère (qui, je pense, ne prend pas la mesure de mes affections) à la pétasse l’agent payée par la fédération des mutuelles libres de Belgique, lors de ma dernière convocation en janvier…Devant elle, j’ai eu l’impression d’être une chômeuse qui ne voulait pas bosser et qui profitait du système*, plutôt qu’une malade qui ne demanderait pas mieux que de travailler mais qui est lucide et qui se rend compte qu’étant donné son état non-fiable, le seul boulot qu’elle pourrait effectuer, ce serait depuis chez elle, avec des conditions très personnalisées (horaires à la carte et pas tous les jours, sous peine d’effondrement).

Les gens ont du mal à me croire parce que ça ne se voit pas (on arrête pas de me dire que j’ai bonne mine, en plus) mais aussi parce que je vis, tout simplement; et par je vis, je veux dire que je tente un minimum de prendre soin de moi, que je sors (pas si souvent et très très rarement après minuit) et que je pars en vacances de temps à autre. Ils ne se rendent pas compte que, partout où je vais, dans mon sac/ma valise, j’emporte avec moi mes douleurs et mes insomnies et que si je me prive le moins possible, en tout cas, le moins que mes finances limitées me le permettent, c’est parce que j’ai bien à l’esprit, que de vie, on n’en a qu’une (que nous sachions) et que je n’ai pas envie que les soucis de santé m’empêchent de vivre les expériences que j’ai envie de vivre.

Je ne devrais pas avoir à me justifier pour ça, personne ne devrait avoir à le faire…Et pourtant, on vit dans une société où chacun a son mot à dire, où chacun a son commentaire à faire. On nous met tous dans le même sac, sans chercher à savoir l’histoire qui se cache derrière notre mine, apparemment, bonne.

Ce n’est pas normal, c’est frustrant et surtout, très injuste. Vous ne trouvez pas?

* je tiens à préciser que je ne vous emmerde pas, vous, lecteurs. Je vous remercie plutôt beaucoup beaucoup de me lire et de commenter.

* J’ai été chômeuse et je n’avais jamais ressenti ça…

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Laisse-la se démarquer, elle qui aime tellement ça …

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Warning: ceci sera ma parenthèse Caliméro of the month (i hope). J’ai besoin de ventiler, comme on dit, quelque chose qui m’est arrivé récemment et dont j’ai honte d’être affectée à mon grand âge. Ici, je suis presque totalement anonyme et c’est, donc, plus facile.

Pas plus tard que lundi, l’animatrice de l’atelier d’écriture auquel je participe m’a blessée. Dans le cadre d’un exercice , j’ai suivi une consigne comme je pensais qu’il fallait faire. Or, j’avais mal compris et ma faute a perturbé le déroulement du travail qui, manque de bol, était à mettre en commun avec tout le groupe. L’animatrice a pensé que je l’avais fait exprès et ce qu’elle a dit de moi (voir titre) à une autre participante fait partie des remarques qui me vexent le plus encore aujourd’hui. La raison: ce genre de malentendu m’a poursuivi toute ma vie …

Dans ce cas présent, j’avais mal compris. Dans d’autres, j’avais juste un avis ou une façon de voir les choses différents. Dans d’autres encore, c’est juste une émotion que j’ai cherché à faire partager, pour me sentir mieux lorsque quelque chose ne s’était pas passé comme je l’espérais, par exemple. Cependant, jamais,  je ne cherche à me démarquer ou à faire l’intéressante. J’aurais plutôt tendance à faire le contraire si je ne me surveille pas (à vouloir rentrer dans le moule pour que tout le monde m’aime, pfff).

Après cassage de tête réflexion, je me rends compte que ce qui m’a le plus choquée est le ton employé par l’animatrice. J’ai senti que sa remarque, ça devait faire longtemps qu’elle avait envie de la lâcher. Moi, qui la trouve tellement bienveillante d’habitude, j’ai été blessée. Je ne m’attendais tellement pas à ça venant d’elle.

Je me croyais en « lieu sûr » dans cet atelier et j’ai vu que ce n’était pas le cas. Les gens ont toujours des aprioris, et ce, quoi qu’ils disent, quoi qu’ils prônent. Je ne lui jette pas la pierre car moi aussi (j’en suis consciente), je défends des choses, en théorie, qui peuvent me coûter, en pratique….C’est juste que arghh, ça fait mal quand cela tombe sur soi et qu’on est aussi sensible que moi.

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J’ai lu « La condition pavillonaire » de Sophie Divry

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Le résumé: La condition pavillonnaire nous plonge dans la vie parfaite de M.-A., avec son mari et ses enfants, sa petite maison. Tout va bien et, cependant, il lui manque quelque chose. L’insatisfaction la ronge, la pousse à multiplier les exutoires: l’adultère, l’humanitaire, le yoga, ou quelques autres loisirs proposés par notre société, tous vite abandonnés. Le temps passe, rien ne change dans le ciel bleu du confort. L’héroïne est une velléitaire, une inassouvie, une Bovary… Mais pouvons-nous trouver jamais ce qui nous comble ? Un roman profond, moderne, sensible et ironique sur la condition féminine, la condition humaine. source

Mon avis: c’est un livre qui m’a plu autant qu’il  m’a ennuyé. Je me suis dit (et je ne me dis jamais ça tant je respecte le travail des auteurs ) que j’aurais pu l’écrire moi-même, à tel point certains passages m’ont semblé bâclés faciles : l’auteure détaille à l’extrême les choses mineures et manque de précisions dans les faits importants.  Cependant, pour sa défense, je dirais que le style semble voulu, que c’est fait exprès, pour qu’on ressente le même ennui que la protagoniste. Le souci c’est que le coup est tellement bien réussi que le livre en devient ennuyeux et que perso, j’ai eu envie de le lâcher pour de bon à plusieurs reprises (J’ai tenu par voyeurisme et parce que j’avais, quand même, envie de connaître la fin de l’histoire).

C’est aussi un roman qui m’a angoissé parce qu’il décrit une vie de femme, de la naissance jusqu’à la mort et que j’ai un gros souci avec la vieillesse. Une vie de femme plan-plan à laquelle j’ai toujours voulu échapper. Un chemin tout tracé où il ne se passe pas grand chose.  Ses parents sont (suffisamment) bons, elle réussit ses études d’un coup, elle se trouve un mari gentil mais surtout ennuyeux; ensemble, ils ont des enfants tout bien comme il faut, ils ont un groupe d’amis toujours disponibles si besoin , ils passent des petites vacances en bord de mer ou en gîte…Enfin, vous m’avez compris. Rien n’est difficile ni excitant. Il n’y a aucun soubresaut, aucun grand malheur, aucun événement positif qui sort du commun (ah si, elle se prend quand même un amant). C’est une vie d’une banalité sans nom où il se passe beaucoup et rien à la fois et c’est, finalement, une sensation de gâchis qui m’a étreint tout au long de cette lecture. La protagoniste a tout pour faire de grandes choses mais elle s’investit peu car rien ne l’intéresse vraiment très longtemps. Elle est ce qu’on appelle une insatisfaite chronique. C’est triste et surtout, très flippant. L’exemple que je ne voudrais pas être..

J’ai tenu à parler de ce livre car malgré tout le positif que je n’en dis pas, je pense qu’il ne laisse pas indifférent et qu’il peut faire réfléchir. Enfin, à condition de dépasser le sentiment d’ennui profond dans lequel il peut parfois nous faire plonger …

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Monsieur peureux

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Mon fils est un enfant peureux. Il pense toujours aux conséquences dangereuses de ses actes. C’est ainsi qu’à l’âge de six ans (ce qui n’est quand même pas fort vieux :-)), il faut encore lui rincer les cheveux avec une tasse, tenir son vélo avec une tige, rester au bord de l’eau avec lui lorsque tous les autres enfants de sa classe se jettent dans la grand bassin pour faire des exercices, le laisser allumer les lumières du corridor lorsqu’il fait noir et qu’ il doit le traverser pour aller dans sa chambre …

Comme j’ai également un profil phobique , je me suis vite rendue compte qu’aller dans le sens de ses peurs n’augurerai rien de bon. J’ai fait une TCC (thérapie cognitivo-comportementale), il y a dix ans, qui m’a appris que de la peur, on ne mourait pas. Impossible. Que la sensation pouvait être horrible (comme de mourir, tiens??), mais que, en cas de très grosse angoisse ou même d’attaque de panique, la mort (justement) n’était jamais au rendez-vous  . En fait, c’est un peu comme si le corps se préparait pour se battre contre un tigre alors qu’on est, par exemple, tranquillement couché sur son fauteuil en train de regarder un film. Cela n’a pas de sens, je vous l’accorde. C’est une alarme déréglée, qui sonne à n’importe quel moment et qu’il faut réparer.

Mon garçon n’a jamais eu d’attaque de panique mais le principe est le même car une phobie non-prise au sérieux ou non-contrôlée débouche souvent sur ces horribles crises, voire pire (agoraphobie). J’ai donc pris le taureau par les cornes et ai réfléchi à quoi faire pour l’aider.

Étant donné son petit âge, pour le côté théorie, j’ai choisi de partir d’un dessin animé, à savoir vice-versa. J’ai pris l’exemple du bonhomme violet-qui représente la peur-pour lui expliquer que chez lui, comme chez moi, c’était (avec le doré) un des plus forts . J’ai insisté sur le fait que ce bonhomme était utile car il nous prévenait des vrais dangers mais que le sien, tout comme le mien, nous racontaient souvent des choses effrayantes qui n’étaient pas vraies…

En ce qui concerne la pratique, j’ essaye au maximum (sauf quand il est malade ou trop fatigué) de lui empêcher d’éviter les situations qui lui font peur (bon, à part si elles sont vraiment dangereuses, cela va de soi), le rassure, l’encourage (un peu, strictement, parfois) et le félicite à chaque nouvelle victoire.

La partie n’est pas encore gagnée mais on avance …

monsieur-peureux

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Visca Barcelona *

barcelona-gracia

J’ai été à Barcelone. Huit ans ça faisait que je n’y avais pas mis les pieds.

C’était tellement bizarre et irréel d’être là.

J’avais l’impression que rien n’avait changé à part moi.

J’ai su m’y orienter très facilement et suis retournée sans problèmes à mes place-to-be particulières. En fait, c’était un peu comme si je ne l’avais jamais quittée. Et pourtant …

Les souvenirs ont afflué au fur et à mesure du temps qui s’écoulait et une vague d’angoisse a réussi à se frayer un chemin car c’est ici que mes attaques de panique ont commencé fin 2007. Heureusement, très vite, j’ai balayé tout ça car je me suis rappelée que j’étais revenue depuis (fin 2008, 2010) et qu’à chaque fois, tout s’était bien passé.

Il y a tellement d’émotions liées à cette ville, tellement de choses à faire à Barcelone. En fin de compte, je serai restée sur ma faim …mais, c’est sûr, j’y retournerai.

*Vive Barcelone

PS: mes photos sont un peu pourries car il faisait quand même très moche et que la lumière était mauvaise. Je compte sur votre indulgence 🙂

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Directo al sol*

Coucou la compagnie,

juste un petit mot pour vous dire deux choses:

  1. il n’y aura pas d’articles les deux semaines à venir PARCE que je pars en vacances! Oui, enfin! A Barcelona (terre que je n’ai pas visité depuis huit longues années) et Alicante (dans l’appartement de mes parents). Je vous remercie beaucoup pour votre fidélité (vous êtes de plus en plus nombreuses (à quand les hommes? (je dois sûrement parler de sujets qui ne vous intéressent pas…)) et vous fait de grosses bises.
  2. je n’ai pas répondu à vos messages et je n’ai pas liké vos articles HC ? C’est normal! Figurez-vous qu’il y a une dizaine de jours, je me suis déconnectée de mon compte sans le faire exprès. Lorsque j’ai voulu me reconnecter, je me suis rendue compte que j’avais oublié mon mot de passe. Depuis, j’ai envoyé des tas de messages à l’équipe d’Hellocoton pour régler le souci mais je n’ai toujours reçu aucune réponse.

Voili, voilà. C’est tout.

Je vous souhaite à tous, enfin, à toutes, de belles choses pendant ces deux semaines et vous dit, hasta pronto !

Signé cat’s eyes Elisa.

* tout droit vers le soleil

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Les expressions qui m’exaspèrent quand on parle maladie …

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Dans la liste des expressions qui me gavent, il y a aussi celle-là: il/elle se bat/s’est battu contre la maladie et est décédé/s’en est sorti.

Alors pourquoi, elle me gave? Parce que sérieux, est-ce qu’on se bat contre la maladie? Et puis, ça veut dire quoi se battre contre la maladie? Au mieux, on se fait « seulement »  opérer…Au pire, on se fait opérer, on  « reçoit » chimio, rayons, transplantation, rééducation . A moins que « se battre » veuille seulement dire « accepter de suivre un traitement » ce qui, soit dit en passant, font genre 95% des gens atteints par le cancer et d’autres saloperies.

Personnellement, comme tout enfant, je n’ai pas eu mon mot à dire. Il allait de soi que j’allais avoir droit à la fameuse chimio. J’ai subi l’action, comme on dit.  Point. J’allais à l’hôpital, je recevais ma dose, je vomissais mes tripes, rentrais à la maison, y restais quelques jours, quelques semaines et recommençais. Ma vie, ça a été ça, pendant neuf mois. Je n’avais pas le temps de penser et cette expression-toute-faite me laissait pantoise. Je me demandais: c’est comme ça qu’il faut se battre? est-ce que je me bats bien? Je ne comprenais, vraiment, pas où les gens voulaient en venir lorsqu’ils l’utilisaient. En vérité,  il n’y avait rien d’autre à faire que de subir. Elle était là la vérité.

En fait, j’irais même jusqu’à dire que ça se passe comme au loto. C’est toi et ta chance. Dire qu’il faut se battre contre la maladie/qu’il/elle s’est battu contre, est abstrait, débile et surtout, culpabilisant. Culpabilisant car ça pourrait vouloir dire que si on est mort, c’est qu’on ne s’est pas bien battu. Pas comme il le fallait ou pas assez, en tout cas. C’est stupide.

J’ai vu tellement d’enfants souffrir le martyre  qui, malheureusement, ne sont plus là pour témoigner. J’ai entendu tellement d’histoires de petits bouts de cinq ans qui disaient « stop » parce qu’ils n’en pouvaient plus et qu’ils préféraient « partir ».

Les mômes sont les plus doués pour la vie. Ils sont insouciance, motivation, joie, curiosité.  Nos gamins ne pensent jamais que la mort va leur tomber dessus…sauf quand ils sentent qu’elle est là, pas loin. Ce sont les premiers à vouloir mettre le crabe au tapis, K.O et pourtant, même eux, et c’est inconcevable, inimaginable, dégueulasse, finissent par renoncer quand arrive le moment où ils n’en peuvent plus et sentent (les enfants sentent tout, ne l’oublions pas) qu’il n’y a plus rien à faire.

Alors, please, réfléchissons et arrêtons d’utiliser cette expression à la con.

Et j’allais oublier le fameux « Il est mort des suites d’une longue maladie », sans citer laquelle. Ohé, ohé, c’est la honte de citer le nom? Si  t’es malade, ça veut dire que t’es qu’un faible, c’est ça? Non mais sérieux, n’importe quoi ! Faut arrêter avec le politiquement correct et les « tabous » là où ils n’ont pas lieu d’être.

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Comment ça va?

comment-ça-va

« Ça va? »

« Oui, et toi? »

« Oui, ça va »

« Alors ça va. »

Voilà un échange vide de sens, qui ne rime à rien. Je déteste la question « ça va? « . Non mais franchement, je crois qu’elle est une de celles que j’abhorre le plus. Pourquoi me direz-vous? Je vais vous expliquer..

Quand j’étais petite, personne ne me demandait comment ça allait. Il allait de soi, vu mon caractère joyeux et mon âge, que j’allais bien. Puis, je suis tombée malade (11 ans) et les gens ont commencé à me la poser. Vous allez me dire, c’est normal de demander si ça va, dans ce genre de situations…sauf que pour moi , étant donné qu’on ne me l’avait jamais posée avant, ça voulait d’office dire que si on me la posait,  c’est que ça n’allait pas …et j’irais même plus loin, que mon enfance était finie, dans la mesure où pour moi, ce genre de questions, c’était entre grands qu’on se la posait. Vous suivez toujours? Vous trouvez que c’est tordu comme raisonnement? Oui, peut-être.

J’ai grandi. Les gens ont continué à me la poser. J’ai continué à répondre que « oui » tout en m’énervant intérieurement. J’ai atteint l’âge ingrat, l’âge encore plus qu’ ingrat et un jour, alors que j’avais déjà 16 ans, j’ai fait une expérience. J’ai osé répondre « non, ça ne va pas » au garçon dont j’étais amoureuse lorsqu’à son tour, il me l’a, un jour, posé. Chose qui, je vous le conçois, est un peu débile, dans la mesure où personne n’a jamais été charmé par le visage triste ou déprimé de quelqu’un. C’est le truc qu’on cache, au début, en général. Bref…Je n’avais pas d’attente et j’ai été très étonnée lorsqu’il a paru intéressé et m’a demandé pourquoi. Je me suis alors dit « tiens, si je dis oui, la conversation s’arrête là et si je dis non, les gens cherchent à creuser, s’intéressent à moi ». J’ai alors systématiquement réitéré l’expérience…avec lui. Pathétique, je sais.

Tout ça pour dire que ce small talking qu’on utilise pour briser la glace ou être poli et qui pour la plupart ne veut pas dire grand chose, revêt une signification tout à fait particulière pour moi. D’ailleurs, cette question anodine continue, toujours aujourd’hui et malgré les années qui ont passé, à créer un sentiment de malaise chez moi.

Et pour ce qui est du garçon, vous vous demandez ce qu’il s’est passé?, bande de curieux. C’est simple: rien. Je me suis détournée de lui lorsque je suis rentrée dans un autre trip et il a utilisé mes confessions contre moi. Vive la fin de la trentaine, que je dis moi …

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Parce que #metoo

harcèlement petite fille

J’ai 6,5 ans. Je suis en première primaire. Je sais lire, écrire et compter. Je n’ai rien à faire en première primaire. Pourtant, on m’y laisse et le harcèlement commence.

Je suis joyeuse et naïve et je préfère la compagnie des garçons. Je m’entends mieux avec eux. Nos rapports sont plus naturels et j’ai confiance (je n’ai aucune raison de ne pas avoir confiance. Nous ne sommes que de jeunes enfants, après tout).

Un jour de janvier, l’un d’entre eux m’attire dans un coin de la cour et d’autres nous suivent. Pour m’embrasser, me toucher, me peloter. Je me débats, je ne veux pas de tout ça. Je le rappelle, nous avons 6 ans à peine lorsque ça commence, 7 lorsque ça se termine.

Le jour où je réussis à m’extirper de leurs griffes, je cours chez la maîtresse et en me voyant aussi apeurée, elle me demande ce qu’il s’est passé. Je ne veux pas lui raconter. Je suis submergée par un sentiment de … honte. Honte de quoi ? Je ne sais pas, je n’ai rien fait de mal. Le pire c’est que lorsque aujourd’hui, je me rappelle ces faits, le même sentiment m’envahit et je ne sais pas plus expliquer pourquoi. L’éducation que j’ai reçu en tant que fille y est sans doute pour quelque chose mais dans quelle mesure, je ne sais pas.

Pendant des mois, ces garçons dont je ne me souviens ni du visage, ni du prénom, ni du nombre ont joué le même jeu. Pendant des mois, je n’ai rien vu venir. Pendant des mois, les profs n’ont rien remarqué. Moi qui pensait qu’elles étaient là pour surveiller, je me suis bien gourée. Papoter entre elles, c’est ce qu’elles faisaient la plupart du temps. Ah oui, et crier, parce que ça, elles aimaient bien.

Mes souvenirs sont vagues, faut pas croire car 30 années sont passées et que j’ai oublié, refoulé pendant longtemps. Mon premier flash des agressions, puisque oui, c’est bien de cela qu’il s’agit, je l’ai eu à 19 ans, lorsque ce joli garçon métisse (moitié réunionnais-moitié espagnol, olala) par lequel j’étais attiré a essayé de m’embrasser et que je l’ai repoussé violemment. Pourtant, j’étais déjà sortie avec quelqu’un. Je n’étais pas très expérimentée, certes, mais ce n’était pas la première fois. Je n’ai pas compris pourquoi sa « tentative d’embrassade » a fait remonter ses souvenirs. Peut-être était-ce du à son insistance ou l’impression que même si j’en avais envie, quelque part, je me sentais forcée. Ce jour-là, j’ai compris pourquoi mes rapports avec les garçons étaient devenus si compliqués. Parce que oui, entre temps, ils l’étaient devenus et un sentiment de méfiance m’accompagnait depuis des années, sans savoir pourquoi.

Est-ce que j’en ai parlé ? Non ou peut-être à ma meilleure amie de l’époque mais alors brièvement. J’avais tellement honte, n’est-ce-pas ?

Ce n’est qu’à l’aube de ma 35ème année que, finalement, j’ai osé m’ouvrir sur le sujet. D’abord à ma mère. Puis, à ma psy. Ou inversement, je ne sais plus. Toujours persécutée par cette honte mais quand même, en me disant que si ça revenait à ma mémoire de temps à autre, c’est que ça devait avoir son importance.

La semaine passée, j’ai vu un film sur le harcèlement sexuel en entreprise et j’ai pris conscience du fait que c’était, exactement, ça que j’avais subi à six ans. Six ans, j’ai encore du mal à l’envisager, même si c’est à moi que c’est arrivé.

Ensuite, il y a eu les accusations contre ce producteur, les langues qui se sont déliées et j’ai compris que je n’étais pas seule, que presque toutes ou en tout cas, on était des millions (milliards?) à avoir subi ce genre de choses et/ou pire encore. Mon malaise n’a pas disparu mais je me suis, enfin, sentie le droit d’en parler. Voilà, pourquoi, je le fais ici et maintenant.

Celle-ci est mon histoire la plus dramatique sur le sujet, mais, comme la plupart des filles/femmes, j’en ai subi bien d’autres, moins graves et auxquelles je ne ferais pas allusion (parce qu’autrement, on en finirait jamais).

#metoo

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Plus vite, plus vite, tu es lent comme un escargot …

Je lui ai parlé. Je lui ai dit qu’il y avait des fautes, que la prof allait barrer des trucs. Il a dit ok. On a convenu que c’était comme ça qu’on apprenait, en faisant des erreurs. Alors il s’est calmé.
On s’en fout (passer moi l’expression mais c’est une mère en colère qui parle) si ça leur troue le cul qu’il se trompe, on s’en fout si elles le trouvent lent.
C’est pas lui qui est lent, c’est le système qui est anormalement, infernalement rapide. Je veux pas de ce système pour mon fils.
« Nadie nace aprendido » qu’on dit dans mon pays (d’origine). « Personne ne nait en sachant », quoi. Sinon, ça sert à quoi l’école?
Lui, il sait pas et il apprend. Si ça les fait chier (je suis vulgaire, aujourd’hui), tant pis pour elles. Si elles le font redoubler, tant pis. C’est débile mais tant pis.
On va pas se rendre malade pour ça. L’avenir, c’est pas aujourd’hui. Le futur, c’est le futur et moi, je préfère l’y préparer en faisant en sorte qu’il soit heureux au présent.

Mon fils va dans la même école depuis le début de sa scolarité. Il est en immersion néerlandais-français depuis sa 3ème maternelle et ça ne se passe pas bien. Cela ne se passe pas bien car avant même d’avoir commencé, il a été catalogué et que les maîtresses restent campées sur leurs positions. Le petit a beau progressé dans tous les domaines et faire tout et n’importe quoi, ce n’est jamais bon.

Depuis le début de sa première primaire en septembre, elles n’ont cessé de nous harceler à coup de petits « mots doux » sur ses travaux. Elles insistent sur une lenteur imaginée, sur une autonomie impossible à avoir à son âge. En conséquence, nous leur avons écrit un mot à notre tour, où nous leur demandons de cesser cet acharnement et nous avons lâché prise.

Nous veillerons à ce que l’année scolaire se passe au mieux mais ce sera la dernière au sein de cette école. . Ce sera dur d’en trouver une bonne, qui s’adapte à notre façon de vivre et de voir la vie mais j’ai la foi. Nous y arriverons.

 

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Gifted

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Synopsis : Un homme se bat pour obtenir la garde de sa nièce, qui témoigne d’un don hors du commun pour les mathématiques.

Avis: J’ai aimé le film mais cette focalisation (encore!) sur les maths m’a, passablement, énervée. Je crois que c’est, fortement, à cause de cette confusion entretenue, depuis-on-ne sait-quand, que la plupart des gens ont une conception, totalement, faussée de ce que la douance représente.

J’ai trouvé la partie sur l’injustice très bien développée. On nous montre au travers d’un exemple frappant (c’est le cas de le dire) que Mary ne la supporte pas. Pareil pour le mensonge, tout à fait, inconcevable à ses yeux.

J’ai adoré certaines remarques de son oncle « J’ai peur de gâcher sa vie en voulant lui faire vivre une vie normale mais je ne veux, surtout, pas qu’elle finisse comme sa mère », alias sa sœur.

J’ai aussi trouvé super intéressante la scène où il se fâche parce qu’elle n’a pas respecté leur contrat de ne revenir que samedi midi, après avoir dormi chez la voisine. Le vendredi soir, c’est le seul moment de la semaine où il quitte temporairement son rôle de tuteur. Le seul soir où il déconnecte. Moment qui nous rappelle notre statut d’humain. Le message:  « Je t’aime mais la situation est compliquée et sans ces moments à moi, je n’y arrive pas ».

Enfin, ce film nous montre que « génies » ou pas, les enfants restent des enfants et qu’ils ont besoin d’une vie adaptée à leur âge. Ce n’est pas parce qu’un enfant aime apprendre et étudier qu’il se réduit à ça. Un enfant a des besoins d’enfants. Point barre.

Dommage donc pour la focalisation, ô combien, erronée sur les maths.

Note: 8/10

Autre chouette film sur le sujet: Carrie Pilby

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Etre atypique

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J’aime ne pas être comme les autres. Voilà, c’est dit. Être différent, ça dérange. Aimer l’être, je n’ose imaginer. Mais tant pis, j’assume et je le clame haut et fort.

Par le passé, j’ai subi des remarques du style: « tu fais toujours exprès de te démarquer »…mais la vérité, c’est que c’était inconscient et que ça l’est, sans doute, encore aujourd’hui.

Des événements et une particularité de fonctionnement m’ont conduite à le devenir. Et puis, si je n’ai pas les mêmes goûts que les autres, je ne vois pas où est le problème.

Pendant les vacances, j’ai été heureuse de faire un road-trip en Allemagne et en Autriche (avec mon fils et mon ex !) plutôt que d’aller en France, en Espagne et de « retourner chez moi », comme la plupart des gens que je connais. Sur la route, j’ai aimé me retrouver au milieu de voitures avec des plaques suisses, bulgares, tchèques, autrichiennes, croates. Je me suis sentie à ma place. De toute façon, je ne comprends pas pourquoi on cherche toujours à opposer les choses. Je n’ai rien contre les gens qui vont à Marbella ou dans les Cévennes, mais ça ne me fait pas rêver. C’est tout.

Je n’aime pas les étiquettes, parce que les étiquettes (qui deviennent de plus en plus grandes au fur et à mesure que la qualité du tissu diminue), c’est pour les vêtements. Personne (à moins d’être un assassin ou un politicien corrompu jusqu’à la moelle) ne devrait  avoir honte de ce qu’il est.

En fait, à travers ce modeste blog, c’est simple, je voudrais transmettre l’idée qu’être différent de la plupart des gens n’est pas quelque chose de mauvais. Ce n’est pas quelque chose de négatif. Ce n’est pas mieux ni pire, c’est juste différent et il ne faudrait pas le voir autrement.

En plus, je crois qu’on est de plus en plus nombreux à ne pas se retrouver dans la masse. Alors?

Voilà, c’est tout. Bienvenue dans mon univers.