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Le jour où j’ai compris que la vie c’était que des problèmes

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Mon titre est négatif, me direz-vous, voire pessimiste. Or, la réalité que je vais vous développer ne l’est pas ou en tout cas, à moi, personnellement, ne me la semble pas.

Vous savez maintenant que j’ai trainé un mal-être entre mais 12 ans et mes 26 ans et que ce mal-être s’est transformé en dépression. Et bien, figurez-vous que pendant toutes ces années, il y avait selon moi deux types de vie: une vie idéale qui était celle où on avait de la chance et où tout nous souriait, nous réussissait  et une autre (le type de vie que moi je vivais) où tout était pourri. Un peu binaire, vous ne trouvez pas?

J’étais persuadée que j’avais du naître sous une très mauvaise étoile, pour souffrir et que je vivais les trucs les plus horribles qui existent. Ma vie n’a pas et n’était pas facile, c’est vrai, mais je n’étais pas la seule à être dans le cas. Je vivais avec des lunettes noires, grises foncées au mieux et c’était vraiment pénible.

Je ne sais pas ce qui m’a fait changer ou en tout cas, évoluer. Le temps, les thérapies, mon fils, une confiance en moi naissante, des expériences heureuses? Sûrement un mélange des cinq.

J’ai appris à hiérarchiser la merde. Là, c’est la colonne des grosses merdes, là des petites et là des détails. J’ai compris que des problèmes il y en avait, il y en aurait, tout le temps, et que la seule chose sur laquelle je pouvais agir, c’était mon moral (à défaut de ne pas pouvoir le faire sur mon corps défaillant) pour pouvoir les affronter.

Je me suis entrainée (je m’entraîne) à voir le positif dans les situations merdiques, à relativiser en beau français et à tirer tout ce que je pouvais des belles expériences.

J’ai aussi pris conscience du fait que même mon enfance que j’estimais heureuse et que j’avais, énormément, idéalisée n’avait pas été parfaite. Loin de là. Il y avait eu des tas d’injustices et une ambiance plutôt pourrie à la maison. Je me suis dit que si, à cette époque, j’avais été heureuse malgré tout , je pourrais  l’être aussi adulte. Les problèmes ne disparaitraient jamais mais peut-être que ma façon d’appréhender les choses pourrait me faire en tirer du beau et puis, surtout, je suis plus armée et moins vulnérable que lorsque j’étais gamine.

Enfin, j’ai cherché à devenir ma meilleure amie  et à m’aimer beaucoup parce que j’ai compris que la seule personne qui, j’en suis sûre, m’accompagnerait toute ma vie, c’est moi et moi seule.

Aujourd’hui, la vie reste très imparfaite mais lorsque je me bats, je lutte, il y a des choses qui changent en mieux. Il va de soi que je ne suis pas maîtresse de tout et qu’il y a des tuiles identifiées, d’autres indéterminées, qui pourraient m’arriver et contre lesquelles je ne pourrais rien, mais de plus en plus souvent, j’arrive à rester focalisée sur ce qui marche et à garder tout ce qui pourrait mal tourner dans un coin de ma tête (oui, ça reste parce que, que voulez-vous, je suis anxieuse), sans m’en rendre malade (de toute façon, ça ne sert à rien).

Simplement, je suis plus forte. Pas inébranlable, pas incassable, pas inaltérable, non, juste plus forte. J’en suis là et je ferai tout pour que ça continue …

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Les états d’esprit du vendredi du 7 décembre 2018

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 7 décembre 2018  – [10:04 ]

fatigue : je ne sais pas, trop sous l’effet de l’antihistaminique encore
humeur : ça va
estomac : petit dèj
cond. phys. : asthme, d’après mes recherches, mes symptômes, c’est de l’asthme…rhumatismes, ostéoporose, arthrite, c’est quoi ces douleurs, bord***?
esprit : es-tu là?
boulot/projet : on a dit décembre fun et légèreté, non?

Avis: une journée où les commerçants, chauffagistes, on ne va pas dire kiné, sont tous sympa, ça se remarque et ça fait du bien.

Avis 2: le monde changera le jour où on n’entendra plus de mecs de 25 ans dire que s’ils font le ménage chez eux, c’est parce qu’ils n’ont pas une bonne femme pour le faire à leur place…

culture :  Utopia XXI d’Aymeric Caron, Vivir sin permiso (marathon de cette série où y’a plein de méchants), et pas beaucoup plus

Sorties: ciné avec loulou, crêpe avec R., dîner avec V.

penser à : préparer le mini-sapin avec le bonhomme

loulou : un peu diable début de semaine, toujours aussi affectueux, a reçu une partie de sa saint-Nicolas, a « perdu » son dragon smok dans le métro, pose toujours des questions très (trop?) pertinentes…

msg perso: Dommage que tu ne veuilles pas plus insister mais c’est peut-être mieux ainsi.

msg perso2: je ne sais pas ce qui me retient de t’envoyer te faire dorer chez les Grecs…

msg perso 3: contente que le voyage te fasse du bien. J’espère que ce sera le signe d’un nouveau départ

amitiés : peut-être encore demain
essentiel : la santé
courses : pas aujourd’hui
envie: d’arriver au 24, puis de faire un saut vers le 2 janvier.
‘zic : découverte de la semaine au dessus

Clap de fin: 10h19

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Un noël sans cadeaux

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Je ne fête pas noël avec des cadeaux et je vais vous expliquer pourquoi.

Ma famille est, comme je vous l’ai dit, espagnole et à l’époque où mes parents ont immigré en Belgique avec leurs parents respectifs, le père noël n’était pas populaire en Espagne (je vous avoue que je ne sais pas si c’est le cas maintenant ). Non, là-bas, petit un, la soirée du réveillon était plus importante (et l’est toujours d’ailleurs) que la Noël et petit deux, ce sont les Rois Mages qui apportent les cadeaux le 6 janvier. Ma famille a donc embarqué ses traditions avec elle.

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Plus tard, lorsque le premier des mes cousins est né, les Rois Mages ont fait place à Saint-Nicolas. La crèche, l’école se chargeant de nous influencer, pour nous, première génération née dans la patrie de la frite, les Rois Mages n’ont, vite, plus rien, signifié de particulier. D’ailleurs, en ce qui me concerne, l’épiphanie, c’est juste un prétexte pour manger une bonne galette pâte d’amande et se prendre au jeu de la fève.

Pour mon fils, la Noël c’est le chaos. Il mélange tout et se prend volontiers pour l’enfant Jésus. Il est né le 24 décembre, le père noël c’est le 25 et je lui ai dit que ce courageux monsieur ne passait pas en Belgique. Je l’ai fait parce qu’honnêtement, je n’ai pas les moyens financiers d’assumer la Saint-Nicolas, l’anniversaire et la Noël, tout ça en même temps, et puis, parce que je suis contre tout ce consumérisme. Peut-être qu’il passe chez son papa (qui est belge, pour sa part) mais c’est assez confus, je crois. Enfin, en tout cas pour moi.

Je sais qu’une grande partie de ma famille (dont le cousin premier né en Belgique dont je vous parlais plus haut) s’est mise à la tradition de papa noël et je vous avoue que par le passé, il m’est bien arrivé de tenter de me prêter au jeu des cadeaux , l’une ou l’autre année, mais la démarche était tellement superficielle, « parce que c’est comme ça », et sans l’esprit qui va avec, que j’ai, rapidement, préféré laisser tomber et continuer à demeurer perplexe devant le spectacle des milliers de gens qui se cassent la tête pour acheter et offrir tout et n’importe quoi.

Je me sens, à contre courant, c’est vrai mais juste quand je passe dans les parties commerçantes de la ville. Pour le reste, en ce qui me concerne, cette période, c’est repos du cerveau et parfois, tentative d’explication brouillon du pourquoi du comment, je ne participe pas à la tradition des cadeaux.

noël-sans-cadeaux

 

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Les états d’esprit du vendredi du 30/11/2018

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 30 novembre 2018  – [9:07 ]

Dernier jour de novembre, yeuch!!!

fatigue : stone, antihistaminique pris hier à minuit oblige
humeur : mieux
estomac : petit dèj
cond. phys. : crève ou allergie, je ne sais plus…
esprit : oh la vache, que mettre ici?
boulot/projet : remis à plus tard pour cause de santé foireuse

Avis: y’a des spectacles gratuits tellement bien que j’ai envie de payer et d’autres payants tellement nuls que j’ai envie de pleurer.

culture :  Utopia XXI d’Aymeric Caron (en cours, toujours), La verdad (distrayant, bons acteurs), cuéntame (adiós Carlitos), le choeur des femmes (j’avais adoré le livre, j’ai kiffé la pièce), Dix pour cent

Sorties: manger avec A. et Z., spectacle avec M., ciné cet aprèm avec le loulou

penser à : tuer le kiné…non, je rigole. Mon cerveau est incapable de savoir à quoi il doit penser pour le moment

loulou : en congé, très câlin, s’est mis en tête de faire son propre dé en papier, joyeux en permanence, décompte les jours pour sa fête et son anniversaire…

msg perso: Bonnes vacances ma belle. J’espère qu’elles seront le début de quelque chose de mieux.

msg perso2: bon ben t’es revenu…que faire de ces nouvelles données maintenant? rassure-moi, tu lirais pas mon blog? parce que les coïncidences sont troublantes?

amitiés : peut-être encore demain
essentiel : ne pas se précipiter
courses : à manger
envie: ça, ça change pas…A-t-il déjà fait plus sombre, je vous le demande? Que les jours rallongent, qu’il fasse beau, j’en peux déjà plus
‘zic : découverte de la semaine

Clap de fin: 9h31

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November inside

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Il s’est passé beaucoup de choses  cette semaine. Un fantôme qui ressurgit du passé et qui disparait aussi vite qu’il n’est apparu, une rencontre spéciale et un tsunami émotionnel ont été au rendez-vous.

Je ne sais pas par où commencer. Novembre pour moi n’est jamais un mois anodin. C’est le mois où il y a 26 ans, pour la première fois, j’ai été hospitalisée pour cause de leucémie , c’est le mois où 15 ans plus tard, j’ai du rentrer d’Espagne en urgence avec une dépression grosse comme une maison et c’est le mois où il n’y a pas deux ans, le mec que j’ai le plus aimé depuis la rupture d’avec le père de mon fils,  ne trouve rien  de mieux à faire que de m’envoyer un sms pour m’informer du fait « qu’il ne serait pas amoureux de moi… » (ramasses ça dans la tronche et digères-le comme tu peux…).

Novembre est un mois où je rentre dans ma carapace, un mois où je réfléchis beaucoup, un mois où j’ai la sensation que l’année se meurt.

Il y a des années où ce mois passe plus facilement et d’autres (surtout avant) où c’est juste si j’ai pas envie de me jeter dans le canal (à Bruxelles, le fleuve a été remplacé par un canal il y a 1,5 siècles).

Cette année, je sens que c’est dur, que j’ai hâte d’être à vendredi soir mais que je tiens et que comme je vous le disais dans ce début d’article décousu, je réfléchis. J’agis aussi mais je suis, surtout, en instrospection. Dans cette torture psychologique,  j’ai vraiment compris une chose, à savoir  que, pendant cette fin d’année, j’ai besoin de me faire plaisir, d’oublier mon mental.

Je suis quelqu’un qui carbure tout le temps au mental, en mode trouvaille de solutions et  qui, si elle ne se bat pas pour quelque chose, ne sait pas quoi faire de sa peau (j’ai été élevée comme ça, que voulez-vous?) mais là, je n’ai plus envie. Pour cette fin d’année, j’ai envie de me raccrocher à n’importe quelle chose qui fera du bien à mon corps. J’ai envie de cacher les soucis sous le tapis, et juste de me faire du bien, sans culpabiliser. Danser, chanter, rire, boire (pourquoi pas?), me balader, sortir, tenter une nouvelle escapade (c’est beau de rêver) et puis, basta.

Une petite voix en moi me dit que ce n’est pas la meilleure des choses à faire, que c’est encore une de mes idée farfelue (#pajarosenlacabeza), que ce n’est pas le moment, que je devrais plutôt m’engager dans ceci ou cela ou encore prévoir cela. Vous savez quoi? Je l’emmerde ignore. J’ai besoin de légèreté et oui, je ferai, je promets, je ferai.

Si cela vous dit, rejoignez le mouvement et partagez vos idées.

 

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Les états d’esprit du vendredi 23/11/2018

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 23 novembre 2018  – [9:50 ]

fatigue : bien présente- saleté, va
humeur : en dents de scie
estomac : petit dèj en cours
cond. phys. : à part la fatigue, ça peut aller
esprit : pareil que chaque année en novembre #ihatenovember, tsunami émotionnel, fière de moi malgré tout
boulot/projet : cherche une solution pour trouver comment concilier soucis de santé-enfant partagé et vie pro et trouver une opportunité.

Avis: ou je recopie l’avis du kiné sur le retard moteur de mon fils… »Je ne pense pas que ce n’est pas qu’il n’a pas les capacités mais qu’il n’a probablement pas bougé assez »…euh, je sais pas ce qui me retient de lui mettre mon poing dans sa gueu…

culture :  Utopia XXI d’Aymeric Caron (en cours, toujours), La verdad (distrayant), cuéntame (je suis dans une phase Spanish, on dirait) et puis, c’est tout, il me semble.

Sorties: belle promenade au bois de Laerbeek, resto avec V., rencontre hp (intéressant mais court)

penser à : acheter la vitamine D pour loulou

loulou : la lune de miel est passée, je crois…en même temps, j’avoue que je ne l’ai pas aidé cette semaine

msg perso: » je te pardonne mais fais attention. Si tu reviens, fais le bien, mais reviens »

msg perso2: « désolée mais je fais encore ce que je veux et si je termine, c’est parce que je le veux et pas parce que tu m’y forces. Faut pas abuser »

amitiés : des hauts et des bas
essentiel : faire attention à soi, ne pas dépasser ses limites, se faire respecter
courses : je vais peut-être profiter du black friday virtuel pour faire les courses de Saint-Nicolas mais chuut
envie: que les jours rallongent, qu’il fasse beau, j’en peux déjà plus
‘zic : je tombe pas amoureuse de chansons ces temps-ci mais celle-ci de Brigitte, j’aime bien

Clap de fin: 10h06

 

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Un an de blog et toutes mes dents

dancing

Je n’ai jamais fait ce genre de bilan de ma vie et je ne sais donc pas ce qui va en ressortir encore. Je sais juste que j’y pense depuis quelques semaines déjà et que j’en ai envie.

Il y a un an, quand j’ai (re)commencé, je ne me croyais pas capable de tenir aussi longtemps. Je voulais raconter mon parcours, le partager, laisser un témoignage quelque part et même, pourquoi pas, une note d’espoir (Oui, il y a un remède aux maux de l’enfance et l’adolescence. Oui, tout est à l’intérieur de nous). Là, j’ai dépassé la centaine d’articles et je ne me sens pas prête d’arrêter. Ecrire me fait du bien. Ecrire et puis le challenge que suppose le fait de tenir un blog (En tout cas pour moi). Il faut trouver un sujet, travailler et soigner son expression, trouver un titre accrocheur et publier. C’est du travail (non rémunéré, malheureusement, mais sûrement plus intéressante que certaines missions payées extrêmement chères) et quelque part, je me sens un peu plus utile. Je m’éloigne un peu du rôle de maman au foyer qui m’est tombée dessus sans l’avoir choisi mais qui me sied mieux que celui d’employée d’une société que je déteste et où je perds 40 heures de ma vie par semaine (pardon, je suis sous l’influence d’Aymeric Caron) .

Je n’ai jamais pensé au résultat qu’écrire pourrait avoir sur moi. Et pourtant? Pourtant, il a un peu remplacé les thérapies . Et ça je sais que c’est du aux échanges que j’ai eu avec, vous, lecteurs. Des échanges jamais vides de sens et qui m’ont permis de réfléchir et de prendre encore plus de recul, voire même d’imaginer de nouvelles pistes pour l’avenir.

Pendant l’année qui vient, je suppose que je vais encore écrire ce que je veux quand je le veux, sans tenir compte des chiffres mais en attirant, je l’espère, encore plus de participations de votre part. J’ai également envie d’avoir mon propre nom de domaine et de confier le design à quelqu’un mais hum, ça, ça dépend de mes moyens et je doute que ce soit pour tout de suite.

Pour terminer, je vous laisse la liste des articles qui ont le mieux fonctionnés et qui sont pour la plupart, étrangement ou pas d’ailleurs, ceux qui me tiennent le plus à coeur.

J’ai toujours su qu’il y avait quelque chose

Les expressions qui m’exaspèrent quand on parle maladie

Comment j’ai surmonté ma dépression

Il y a un an, je me suis rasée la tête

Mon rapport aux livres de développement personnel

large

Merci!

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Une histoire d’implicites

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J’ai toujours été douée pour remarquer les implicites. Les soucis d’incohérence entre paroles et actions, le non-verbal, toussa toussa. Je scanne les gens que je rencontre. Toujours. Oh ce n’est pas conscient, ça va très vite, ça prend de l’ordre de quelques secondes mais je le fais systématiquement, je le sais. Je ne sais pas, en revanche, si je le faisais déjà enfant. Le harcèlement scolaire et professionnel que j’ai subis, plus jeune, m’ont conditionnée à me protéger. Parfois de trop mais en général, je ne me trompe pas beaucoup sur les intentions des gens.

Dans mon atelier coaching, j’ai « senti » que je pouvais m’entendre avec trois filles. Jusqu’à ce qu’elles ouvrent la bouche et que je les entende parler. Je m’étais donc trompée. Cela n’aurait pas été grave si j’avais trouvé un quelconque atome crochu avec les autres (nous étions neuf au total), mais cela n’a pas été le cas. Je ne parlais pas comme elles, je ne cherchais pas à me mettre en avant.J’étais, simplement, venue en apprendre le plus possible sur moi, récolter des infos pour la suite, échanger et voir si je pouvais tenir 20 heures sans m’effrondrer à un moment.

J’ai pris une claque, en fait, parce que je ne m’étais jamais retrouvée dans un si grand groupe avec rien à partager. Il n’y avait pas moyen. Elles et moi, on venait de sphères totalement différentes. Alors, est-ce dû à mon arrêt complet de plus de quatre ans maintenant, l’interprétation diamétralement opposée que nous avions de nos vécus respectifs, comme me l’a suggéré mon amie V., ou leur mentalité d’employées d’entreprise, je ne le sais pas mais je me suis posée beaucoup de questions. Je me suis demandée pourquoi j’avais du faire face à de l’hostilité vis-à-vis de ma personne (pas par toutes, je ne dis pas ça). Pourquoi ma façon de m’exprimer, les mots que j’employais faisait si mal réagir? Pourtant, le contenu, je le sais, il me représentait et je suis, je crois, une personne bienveillante. C’est peut-être que comme me l’a dit ma mère, elles étaient là pour parler d’elles et pas pour échanger, pas pour se remettre en question. Oui, je pense que c’est une bonne piste. Certaines semblaient franchement mal dans leur recherche, mal dans leur peau et elles me renvoyaient tout ça. Comme je n’ai pas de filtre, que je suis empathe (mais alors vraiment empathe), j’ai absorbé et re-absorbé.

J’ai continué parce que je trouvais le contenu de l’atelier intéressant et parce que l’animatrice, elle, était vraiment, dans la bienveillance. J’ai continué parce que je me disais que j’arriverais à faire semblant l’espace de quelques jours encore. J’ai continué à m’exprimer mais j’ai arrêté de partager sur mon projet à partir du jeudi. Je me suis renfermée et j’ai senti un goût rance de harcèlement remonter dans l’oesophage . Je me suis dit qu’heureusement que jamais je ne serai obligée de travailler avec elles. On est censées rester en contact, j’ai d’ailleurs donné mes coordonnées mais intérieurement, je me suis dit NO WAY. Ce n’est pas le genre de personnes que je peux/veux fréquenter dans ma vie privée ou professionnelle.

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Les états d’esprit du vendredi 16 novembre 2018

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 16 novembre 2018  – [heure 16:31]

fatigue : présente mais moins forte
humeur : ça va
estomac : sandwich club
cond. phys. : mauvaise semaine donc désagréments habituels dûs à cette période
esprit : comment dire?
boulot/projet :participé à un coaching pro en groupe toutes les matinées de cette semaine. C’était enrichissant. J’ai appris plus sur moi mais les autres participantes et moi, comment dire?, un fossé nous séparait. C’est jamais agréable de ressentir ça

Avis: ben si l’ouverture, c’est « se la raconter, être médisantes et/ou agressives », je préfère rester fermée.

culture :  Utopia XXI d’Aymeric Caron (en cours), La verdad (ça a l’air pas mal), Vis à vis (abandonné, la protagoniste partie, je ne vois pas l’intérêt de continuer), Dix pour cents (je n’ai pas trouvé formidable le début de cette 3ème saison), Dans le jardin de l’ogre de Leïla Slimani (en cours), En liberté (j’adore Pio Marmaï, mais alors ce film, comment dire? c’est n’importe quoi).

Sorties: superbe soirée à l’occasion de l’annif de mon amie d’adolescence V. Chouette ambiance, vraiment agréable.

penser à : remplir le questionnaire

loulou : est très affectueux, il me fait rire, se pose beaucoup de questions, s’est coincée la main dans le portique du métro

love:je ne cherche pas, on me cherche pas, tout va bien.

msg perso: faut écouter au lieu de juger directement sans connaître.

amitiés : remontent la pente, doucement.
essentiel : prendre du recul
courses : lundi …ou mardi
envie de : concrétisation
‘zic : emoción, sí, por favor!

Clap de fin: 16h58

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Et sinon pour les devoirs, ça se passe comment?

et-sinon-pour-les-devoirs-ça-se-passe-comment-?

Si, pour le moment aujourd’hui, je n’ai plus beaucoup de soucis avec le bonhomme pour qu’il fasse ses devoirs, les débuts n’ont pas été glorieux.

Mon fils n’aime pas l’école. Je ne sais pas si c’est à cause de son établissement, le système dans son ensemble ou autre chose, mais il a toujours souffert de devoir y aller.

Sa rentrée en primaire a été chaotique et encore, je trouve que le mot est doux par rapport au stress et à la tension que je ressentais dans son petit corps. Tout le premier trimestre, son père ou moi, avons du, pratiquement, le pousser  à l’intérieur de l’école et le laisser collé à le surveillante à attendre que la cloche sonne. C’est dire, si pour moi, ce fût un déchirement, à chaque fois.

Lorsque pour la première fois, j’ai sorti le journal de classe de son cartable et que je lui ai expliqué qu’à partir de ce premier septembre (2017), il allait devoir travailler après l’école, il m’a fait une crise. Je le comprenais, moi. Il venait de se taper une journée dans un nouveau bâtiment, avec plus de 400 gamins dans la cour pendant la récré; à devoir, tout à coup, rester assis toute la journée, écouter, commencer l’apprentissage des sons pour la lecture, l’écriture en français et en néerlandais. C’en était trop pour lui, la goutte qui faisait déborder son vase.

Que ce soit lui ou moi, on a eu du mal à rentrer dans ce nouveau rythme. Lui, pour les raisons que je viens de citer et moi, parce que son rythme d’apprentissage et le mien  différaient totalement. J’ai revécu toute ma première année de primaire pendant la sienne et  j’avoue avoir eu extrêmement de mal  à me mettre à sa place et à m’adapter. Lui, il apprenait doucement et moi, le premier jour, je savais déjà. Il m’a fallu longtemps pour comprendre qu’entre lui et moi, c’était moi qui avait eu un rythme d’apprentissage atypique et « anormalement » rapide.

Il nous aura fallu arriver au mois de décembre et aux congés de noël (ou d’hiver, comme on dit maintenant chez nous, mais ça c’est une autre histoire) pour qu’on « rentre dedans » et que le petit intègre l’idée de travail après l’école. Je ne vais pas dire que c’est devenu évident par la suite mais, en tout cas, bien moins douloureux. Il savait ce qui l’attendait et a , peu à peu, arrêter ses simagrées.

Cette année, je trouve qu’il a bien commencé. J’ai mis en place des petits jeux pour l’aider (chrono pendant qu’il fait ses calculs ou faire semblant de faire les mêmes devoirs de mon côté, pour ensuite comparer nos résultats, par exemple). Je trouve aussi que sa nouvelle titulaire est moins exigeante et jusqu’à présent, sa méthode de travail nous sied mieux.

Et sinon, chez vous, ça se passe comment?

et-sinon-pour-les-devoirs-ça-se-passe-comment-?

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Les états d’esprit du vendredi 9 novembre 2018

 

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 09 novembre 2018  – [heure 09:33]

fatigue : présente mais moins forte que la semaine dernière…découvert à mes frais que la mélatonine pouvait rendre très somnolent
humeur : mieux
estomac : petit déjeuner en cours
cond. phys. : faiblesse dans les genoux moins forte (ça aussi c’est la mélatonine)
esprit : en questionnement
boulot/projet : je répète…trop supersticieuse pour en parler comme ça, maintenant et puis faut voir si ça en vaut la peine…

culture :  Utopia XXI d’Aymeric Caron (en cours), Elite (je suis mitigée), Vis à vis (3ème saison encore plus violente), Parler tout bas si c’est d’amour de Sophie Chérer, I feel pretty (j’ai passé un très chouette moment), Dans le jardin de l’ogre de Leïla Slimani (en cours)

Avis: ben si tous les kinés dans cet hopital sont autant dans le jugement, ça va être dur d’y retourner 16x encore, surtout que c’est pas la porte à côté.

Sorties: Deux balades en forêt qui m’ont fait beaucoup de bien

penser à : faire une to-do-list

loulou : est très affectueux, il me fait rire, se pose beaucoup de questions, semble vraiment aimer aller à l’académie (pourvu que ça dure) et la natation (pas à l’école).

love: le désert du Sahara et à mon avis, ça risque pas de changer vu comment je suis devenue méfiante.

msg perso: je vais essayer de trouver ce fameux tricotin, comme ça je pourrais t’aider.

amitiés : malades, pas drôle
essentiel : avoir des projets
courses : de todo un poco
envie de : passer du bon temps
‘zic : une chanson à faire se retourner, Franco, dans sa tombe (ce qui est toujours positif).

Clap de fin: 9h48

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Et puis la Pologne

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Stare Miasto

Comment vous parler de la Pologne sans passer par les cases j’ai dormi là et j’ai mangé ça? J’avoue que dans ma tête, tout est encore embrouillé. Le voyage fut riche en sensations et le contrecoup que j’ai vécu lorsque je suis rentrée n’a fait que confirmer cette hypothèse.

Normalement, je devais partir en septembre, ailleurs et avec d’autres personnes mais mes deux amies se sont désistées, pour d’excellentes raisons que je ne développerai pas. Je suis donc restée avec cette immense envie de voyage, de déconnexion et cette impression qu’après, repartir serait plus difficile pendant une longue période (#teamfauchée).

Lorsqu’une autre amie m’a appelée pour me dire « je viens de me faire virer, maintenant, on peut partir quand tu veux », j’ai trouvé que le hasard avait une curieuse façon de se mettre de mon côté…mais je mentirais si je disais que je ne me suis pas réjouie…De toute façon, c’était un boulot de mer…, elle en retrouverait bien un autre d’un peu mieux (en tout cas, je l’espère).

C’est ainsi que fin septembre, nous nous sommes réunies chez moi pour nous mettre d’accord sur la destination et la période. La Pologne et fin octobre nous ont parus parfait au niveau prix. Ni une ni deux, nous avons pris nos billets et réservé nos hotels.

La date du départ approchant et ma santé se mettant en mode « hiver », j’ai commencé à me dire que c’était un peu du suicide. Le corps suivait moins, voire pas, c’était la mauvaise période du mois et pour couronner le tout, nous allions passer à l’heure d’hiver…Je commençais à stresser. Ouf pour moi, j’ai eu l’idée de faire de l’hypnose à la maison et à réussir à éloigner les mauvaises pensées.

et-puis-la-pologne

Alors la Pologne, finalement?

Détruire mes préjugés, mettre au tapis les clichés, aller à la rencontre de personnes qui ne vivent pas tout à fait comme nous, c’est ce qui me plait dans le fait de voyager et la découverte de la Pologne a été au delà de mes espérances .

Varsovie et Cracovie sont sûres, propres et bien entretenues. Les gens sont simples, serviables, disponibles, sans être chaleureux (#jenesaispasmentir) et bien plus calmes (surtout à Varsovie). La vie y est moins chère, également.

Varsovie était intéressante mais dure à visiter étant donné le froid et la pluie qui s’y sont abattues pendant notre séjour . Du coup, nous avons, seulement pu voir la vieille ville (Stare Miasto), un peu le centre et un parc (il y en a en veux-tu en voilà éparpillés dans la ville).

Cracovie, quant à elle, est impressionnante avec sa grand place, son château (Wavel) et la légende autour du dragon, son quartier juif, sa promenade le long du fleuve Wisla … Ce n’est pas une très grande ville mais elle est chargée d’histoire,  de choses à faire …et puis, elle a cette atmosphère si particulière des villes de l’ancien bloc de l’est.

La Pologne, ce fût, pour moi, une destination choisie au hasard et qu’au final, je vous recommande vivement !

et-puis-la-pologne
Cracovie

Petits conseils pour terminer:

  • N’hésitez pas à réserver dans des hotels 3-4 étoiles (un 4 étoiles = un trois étoiles chez nous niveau confort et petit déjeuner). Ils coûtent moins chers que les une étoile dans des villes comme Paris, Barcelone ou Bruxelles.
  • Si vous avez un gros appétit, ne prenez jamais un plat de pâtes. Les portions sont riquiqui.
  • Goutez leur super chocolat chaud et leurs gâteaux. Attention cependant si vous n’aimez pas la crème fraîche, ils en mettent partout.
  • Prenez les transports (15 zlotys, soit 3,50€ le ticket 24heures) à Varsovie et marchez (si vous aimez bien et que vos jambes vous le permettent) à Cracovie.
  • Si vous parlez allemand, c’est mieux. Les Polonais vous en remercieront et vous éviterez les malentendus. J’ai survécu avec mon anglais mais je sais bien qu’avec l’allemand, j’aurais évité l’un ou l’autre couac.
  • Les pigeons ne portent pas bien leurs noms. Ne leur donnez pas à manger ou ils risquent de venir se servir, en groupe, directement dans votre assiette. #cestduvécu

 

et-puis-la-pologne
Quartier juif

et-puis-la-pologne
Parce que ma maman s’appelle Josefa

et-puis-la-pologne
Vue de Smok (dragon)

Si vous avez besoin d’informations, de conseils ou autre, criez et j’arrive.

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Etats d’esprit du vendredi 2/11/2018

 

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 02 novembre 2018  – [heure 08:44]

fatigue : au rendez-vous, je la traîne comme un gros boulet malgré les compléments à gogo que je m’enfile.
humeur : triste
estomac : petit déjeuner en cours
cond. phys. : mal aux genoux mais mieux que dans mon lit
esprit : embrouillé
boulot/projet : trop supersticieuse pour en parler comme ça, maintenant et puis faut voir si ça en vaut la peine…

culture :  cuéntame cómo pasó,   Utopia XXI d’Aymeric Caron (en cours), Varsovie, Cracovie (ça vaut la peine,je vous en reparlerai) et pas grand chose d’autre…je suis en méga contrecoup de mon séjour infernal en Pologne.

Avis: je sèche

Sorties: Cracovie, Pologne et rien depuis…peut-être cinéma avec le bonhomme cet aprèm.

penser à : l’oublier

loulou : très affectueux, a eu un bon bulletin, content des souvenirs que je lui ai ramené, a hâte de voir son copain demain.

msg perso: j’espère que c’est moins mauvais que tu ne le penses…N’hésite pas à venir me parler si besoin

amitiés : pas au beau fixe, c’est clair
essentiel : profiter du peu de lumière qu’il nous reste
courses : beaucoup trop de choses…mon frigo est vide
envie de : positif car à part ma parenthèse super escapade, ce n’est pas une bonne période du tout…Beaucoup de trucs qui se terminent…Un cycle, je pense et une grosse page qui ne se tourne toujours pas.
‘zic : un truc bien glauque d’halloween et puis ça

Clap de fin: 9h01

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Mon ado de même pas 7 ans

mon-ado-de-même-pas-7-ans

Depuis quelques jours, quelques semaines, mon fils est assez insupportable. Il peut être agressif, limite violent. Il crie, répond, tape, désobéi, croit qu’il sait tout et le fait savoir par des « n’importe quoi » à répétition. Alors attention, ce n’est pas encore constant. Il n’est ni toute la journée, ni tous les jours comme ça. Il ne faut pas tomber dans les clichés. Non, lui et d’autres, j’imagine, ce sont plutôt des moments, des moments très pénibles qui surviennent lorsque quelque chose le contrarie.

C’est un sujet que je n’aime pas trop aborder avec les gens que je cotoie dans ma vie IRL. Parmi eux, il y a ceux qui ne sont pas parents mais qui, quand on les entend, donnent l’impression d’avoir un master en pédagogie et qui nous sortent des discours donnant à peu près ceci: ah les gosses d’aujourd’hui, tous des démons, des êtres insupportables parce que leurs parents leur laissent tout faire, blablabla. Il y a aussi ceux (pas tous) de l’ancienne génération pour qui une bonne claque de temps en temps ne pourrait faire que du bien (j’avoue avoir déjà tapé sur les mains de mon fils mais je ne suis pas pour cette technique qui me semble confuse pour l’enfant: je te tape pour que tu arrêtes de me taper…euh, comment dire, il y a quelque chose qui m’échappe). Et puis, il y a ceux qui ont mon âge mais qui donnent une éducation extrêmement stricte à leur.s enfant.s (dans le cas que je connais, c’est juste si l’enfant a le droit de bouger) et dont je n’écouterai jamais les conseils.

Personnellement, je ne pense pas être une maman qui laisse tout faire à son fils et qui obéit à ses moindres désirs et caprices. Je suis beaucoup dans l’échange, dans l’explication, dans la conversation mais je le remets aussi à sa place quand il le faut. Je fais en sorte qu’il y ait le moins de tabous possibles entre nous et je veux qu’il se sente libre de discuter avec moi de tout ce qu’il souhaite.  Je ne suis juste pas omnisciente, humaine et la plupart du temps, fatiguée.

Un peu désespérée, j’ai cherché et glané des infos sur le net. J’ai trouvé quelques articles de blogs de mamans qui racontaient à peu près la même chose que moi et qui appelaient ça: la crise d’ado de mon 6 ans, 7 ans. En lisant les commentaires, je me suis d’ailleurs rendue compte que ce phénomène n’était pas rare du tout (à bas la culpabilité) et qu’on pouvait gentiment ou violemment s’asseoir sur la maxime: sept ans = l’âge de raison.

Dans ces articles, certains parents proposaient des solutions telles que:

des punitions: je suis d’accord dans certains contextes mais là, faut-il encore bien cibler…Le priver de son dessin animé préféré, de chocolat, d’accord, de sport ou de saint-Nicolas, pas question.

aller voir un psy: si je peux éviter de passer par cette case, ça m’arrangerait, merci et franchement, pour notre cas précis, je ne crois pas que c’est de ça dont le petit a besoin. Je sais qu’il est anxieux et qu’il a beaucoup d’énergie. J’ai d’ailleurs l’impression qu’il s’est découvert de « nouveaux pouvoirs » depuis qu’il va à la kiné et qu’il a commencé à rattraper son retard moteur. Pas besoin d’aller consulter pour ça.

les sports de balle ou de combat: mon fils fait de la natation, du vélo et va à l’académie des arts de ma commune mais c’est vrai qu’il ne fait pas de sport qui le défoule. Il faut dire qu’il n’est pas très sportif et que lorsque je lui ai parlé de balle, il m’a répondu qu’il voulait bien faire des quilles (haha, du bowling). Enfin, pour ce qui est des sports de combat, Nicolas a peur dans la mesure où il n’aime pas se battre. Personnellement, je me dis que ça pourrait être une bonne idée mais je ne sais pas si l’emmener sous la contrainte se révélerait, extrêmement, positif.

Je vous avoue que pour le moment, je ne vois pas de solution parfaite. Nous avons déjà beaucoup discuté avec lui. Je pense qu’il a compris que ce n’était pas top comme comportement mais je sens encore beaucoup de tension en lui et du coup, je continue à chercher. Par conséquent, si vous avez des idées ou la solution miracle, n’hésitez pas à me les transmettre, parce que je m’inquiète. Oh oui, je m’inquiète.

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Les états d’esprit du vendredi 19/10/2018

 

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 19 octobre 2018  – [heure 09:10]

fatigue : y’a pire, y’a mieux, beaucoup de coup de pompes, surtout à l’heure où loulou sort de l’école.
humeur : pas encore assez réveillée pour savoir
estomac : en cours
cond. phys. : douleur à l’épaule gauche dans certaines positions
esprit : aujourd’hui, je sèche
boulot/projet : j-5 pour la Pologne…Pour le reste, on verra au fur et à mesure…car beaucoup de trucs qui se sont annulés et je deviens supersticieuse…

culture :  cuéntame cómo pasó,   el día de mañana, Leo et les extraterrestres, Fendre l’armure de Anna Gavalda (ça va, ça passe), King Kong théorie de Virginie Despentes (en cours).

Avis: acheter un ordi, aller chez le médecin, tout devient un parcours du combattant et on finit souvent par faire tout soi-même, derrière nos écrans d’ordinateur.

Sorties: cinéma avec le bonhomme, restau avec une amie

penser à : récupérer une mini-valise quelque part

loulou : m’inquiète, est rentré dans une phase très rebelle, semble vraiment apprécier l’académie, adore le vélo, s’en sort mieux à la natation (enfin, sauf avec l’école)…

msg perso 2: pas envie, pas pour le moment (ou pour toujours? )

amitiés : pas super en forme
essentiel : se dire que tout finit par passer, que la vie ce sont des cycles
courses : mini-valise
envie de : facilité
‘zic : je trouve qu’elle a raison Angèle

Clap de fin: 9h20

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J’ai été voir  » A star is born »

Oulah, cele faisait longtemps que je n’avais pas parlé de ce que j’avais vu ou lu. En fait, faut vraiment que quelque chose m’étonne, m’interpelle et ça n’arrive plus si souvent en matière de culture (peut-être parce que j’en consomme beaucoup beaucoup?) . A star is born avec Lady gaga et Bradley Cooper m’a agréablement surprise . Du coup, je vais essayer de vous donner mon avis tout à fait subjectif, du mieux que je peux.

C’est parti:

D’abord le pitch: Star de country un peu oubliée, Jackson Maine découvre Ally, une jeune chanteuse très prometteuse. Tandis qu’ils tombent follement amoureux l’un de l’autre, Jack propulse Ally sur le devant de la scène et fait d’elle une artiste adulée par le public. Bientôt éclipsé par le succès de la jeune femme, il vit de plus en plus de mal son propre déclin…

Mon avis: Je vais d’abord vous expliquer ce qui m’a intrigué dans le film. C’est simple: la présence de Lady Gaga. Au début, je n’étais pas très fan de cette chanteuse. Même si j’ai longtemps gardé la mélodie de « Poker face » dans la tête, son côté provocateur me saoulait. Je trouvais qu’elle faisait souvent preuve de très mauvais goût et que ses excentricités éclipsaient pas mal son talent. D’ailleurs, je n’ai eu conscience de son génie que bien tard, lors de je ne sais plus quelle remise de prix dont ils avaient passé un extrait à la télé et que j’ai vu ce qu’elle était capable de faire avec sa voix. Je trouve que ces dernières années, elle s’est moins fait remarquer (on me dit dans l’oreillette qu’elle a eu des soucis de santé, ce qui expliquerait cela) et s’est un poil éloignée de la mauvaise image que, personnellement, je m’étais faite d’elle.

Maintenant, en ce qui concerne le film,  je ne suis pas d’accord avec l’inteprétation de l’histoire dans le pitch. Je ne trouve pas que Jackson Maine se fasse éclipser par le succès de la jeune femme ni qu’il s’agissait d’un chanteur oublié dans la mesure où ses concerts semblaient full of people. Son malheur est ailleurs…mais bon, je ne vais pas tout dévoiler.

J’ai beaucoup aimé. La musique filmée en live est un véritable plus. Ils jouent bien, leur interprétation est sobre, ils n’en font pas des caisses. Ils chantent tous les deux et l’histoire est jolie. Evidemment, si votre but est de passer un moment léger devant un film, passez votre chemin parce que vous risquez d’être traumatisés  déçus.

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La culpabilité de ne pas travailler

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Dans ma série, la culpabilité de…, il reste encore le phénomène de la culpabilité de ne pas travailler , que je vais traiter aujourd’hui, ainsi que la culpabilité de ne pas être une maman parfaite.

Pour parler de la culpabilité de ne pas travailler, je vais illustrer mon article par une anecdote que je situe à lundi dernier.

Lundi, j’avais « atelier d’écriture » et avant de se mettre à écrire, l’animatrice a l’habitude  commencer par un tour de table pour voir comment nous nous sentons. Ce lundi, les mots qui sortaient de nos bouches étaient: grognon, faible, fragile, morose (je pense que ça doit être du fait de la lumière qui commence à décliner fortement). Jusque-là, rien d’anormal et puis, le tour de Mireille , une dame d’environ 60 ans arrive et c’est le drame: elle, elle, éclate littéralement en sanglots.

Mireille explique qu’elle a été victime il y a pas mal d’années d’un accident et que la conséquence de cet accident a été une perte plus que partielle de sa vue. Depuis,  Mireille n’a plus pu travailler, a parfois frôlé la clochardisation quand ses 4 filles étaient gamines  et culpabilise parce qu’elle se sent inutile. Elle termine en expliquant qu’elle ne sait pas ce qui lui a pris de se confier comme ça, sur ce sujet, que ça ne lui arrive jamais.

Ces confidences m’ont touchée bien évidemment mais aussi étonnée car jusque-là, je pensais naïvement que le sentiment de culpabilité de ne pas travailler était réservé aux jeunes qui n’arrivent pas à s’insérer professionnellement dans la société.

Alors le beau message de la société, répétons-le. Il s’agit de:  étudies et tu auras un diplôme…Obtiens ton diplôme et tu trouveras un job, maries-toi, ais des enfants, achète une maison, une voiture et un chien. Je caricature mais ne pense pas être loin de la vérité. Le problème c’est qu’atteindre ce soi-disant Gräal pour beaucoup de gens est illusoire, surtout de nos jours.. Pour les personnes différentes, handicapées ou (un peu) malades, rentrer dans ce moule imposé est plus compliqué. C’est normal dans l’anormalité et ce n’est en aucun cas de leur faute.

Moi, je l’ai compris début 2015, quand je me suis rendue compte que mes soucis de santé, même s’ils ne portaient pas de nom, étaient gros et handicapants. C’est tout naturellement alors et presque imperceptiblement que j’ai cessé de culpabiliser.

Je ne suis pas pour autant fan de ma situation et il y a trois semaines par an où je me sens bien malheureuse mais j’ai bien conscience d’avoir poussé toutes les portes existentes et imaginaires et que jusque-là, on me les a toutes fermées au visage. Il y a toujours toujours quelque chose qui cloche.

Malgré tout ce négatif, je n’ai pas arrêté de lutter . C’est juste qu’à nouveau, j’ai lâché prise et que j’ai décidé que je n’allais pas  me rendre encore plus malade pour faire plaisir à la société .Ma mère dit qu’on a de la chance d’être en Belgique, qu’ailleurs, si on m’entendait parler comme ça, on m’aurait déjà retiré tous mes droits…C’est parce qu’elle a mal compris mon message qu’elle me dit ça, qu’elle a rejoint le club des nombreux qui pensent que je m’en fiche, alors que non…Je ne me tourne pas les pouces pour autant, j’insiste, je suis en constante recherche de solutions mais comme je l’ai dit plus haut, je ne m’autodétruis plus pour ça…

Article lié: Le travail, c’est la santé

Mireille, quant à elle, semble être bloquée dans l’ancien schéma, celui qui fait qu’on pense être responsable de quelque chose…alors que soyons honnêtes, dans ce genre de contexte, on n’a pas prise sur grand chose. Dans son cas ,  on voit bien qu’il n’y a pas de raison de culpabiliser, qu’elle ne profite pas, comme il serait facile de le penser. Elle cumule âge, handicap et s’occupe avec  plein d’activités.

J’ai eu envie de la prendre dans mes bras et de lui expliquer mon point de vue mais au lieu de ça, je suis restée muette, un peu paralysée par la peur de ne pas être prise au sérieux (je pourrais être sa fille). J’espère juste qu’elle aura le déclic avant qu’il ne soit trop tard.

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Les états d’esprit du vendredi 12/10/2018

les-états-d-esprit-du-vendredi

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 12 octobre 2018  – [heure 08:42]

fatigue : j’ai dormi plus de 7heures cette nuit, sí señor!!!
humeur : mieux
estomac : petit dèj en cours
cond. phys. : carencée en ferritine, en vitamine d, en un machin qui a à voir avec les reins, juste en calcium…C’est pas la joie, quoi!
esprit : toujours assez angoissé
boulot/projet : je pars en Pologne!!! quelque chose de pro pour novembre, mais chuut

culture : A star is born (vraiment trop triste fin), cuéntame cómo pasó, Nina (1ère fois de ma vie que je regarde cette série et je trouve que les acteurs ne sont pas mauvais), The good doctor (un épisode par ci, un épisode par là) Au bonheur des ogres (mouais, bof), Les corps inutiles de Delphine Bertholon (je vous en reparlerai peut-être), Vous n’aurez pas ma haine d’Antoine Leiris (dur à lire, forcément), J’étais derrière toi de Nicolas Fargues (commencé mais mouais, bof)

Avis:c’est fou comme l’habit ne fait pas le moine…

Sorties: cinéma et pas grand chose d’autre

penser à : récupérer une mini-valise quelque part

loulou : va mieux, je le retrouve, même si je le sens bien anxieux (comme sa maman? oh non!), a nagé seul avec sa planche, a aimé son excursion à la ferme, file à toute allure en vélo, me rapporte de bons points.

msg perso : et ne reviens surtout pas !

msg perso 2: pas envie, pas pour le moment (ou pour toujours? )

amitiés : plus loin
essentiel : rire
courses : blouse, parapluie
envie de : nouveauté
‘zic :

Clap de fin: 9h03

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La plainte que je n’ai pas déposée

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Comme vous le savez ou pas, il y a, à peu près un mois, mon vieil ordi m’a lâché. Dans la mesure où je ne peux ni ne veux me passer de cet appareil, ô combien fantastique et chronophage, c’est, tout naturellement, que je me suis rendue dans un magasin d’éléctronique pour le remplacer. Jusque-là, rien d’extraordinaire, n’est-ce-pas?

Je me rends donc chez Krëfel, chaussée de Mons à Anderlecht (comme je n’ai pas porté plainte, je mets le max d’info ici, histoire que ma mésaventure ne passe pas complètement inaperçue) en région de Bruxelles-capitale.

J’ai à faire à l’un des managers du magasin, je lui fais part de ma demande et il me propose quelques ordis, ou plutôt un, au bout de 10 minutes de recherche. La marque du PC est Lenovo et j’avoue qu’elle ne m’inspire pas et me fait plutôt penser, allez savoir pourquoi, à une marque de lessive. Cela dit, je me dis qu’il a cherché, que cette marque semble être en expansion et je lui fais confiance. Je lui demande s’il peut allumer l’ordinateur, étant donné que ce dernier ne se trouve pas en exposition mais dans sa boîte. Il accepte mais il ne peut pas aller bien loin vu qu’il faut le paramétrer pour pouvoir accéder à la page d’accueil. Je décide de le prendre et le vendeur me dit que comme c’est le seul exemplaire de ce modèle et que c’est une fin de série, il me fait une ristourne de 10%. Il me propose, également, une garantie prolongée de 2 ans pour la modique somme de 4€.  J’accepte.En faisant le total, un détail m’échappe mais je vous raconterai plus tard.

Je rentre chez moi et vite, je trouve que l’ordinateur ne fonctionne pas bien. Il y a des touches qui ne semblent pas répondre correctement. Je le trouve lent. Comme d’habitude, je me dis que je suis parano.

Je parviens à l’utiliser malgré ce qu’il me semble être des couacs. Je l’éteins le soir, le rallume le matin, l’utilise encore un peu, pars chez une amie et à mon retour, je ne parviens plus à l’allumer ou plutôt si, mais un message d’erreur s’affiche systématiquement, m’empêchant d’aller plus loin. J’essaye les quelques manoeuvres que je connais et comme rien ne va, je prends la décision de le ramener en magasin. En transports. Je ne conduis pas.

J’arrive au magasin et à nouveau, j’ai à faire au même vendeur, qui se montre étonné mais aimable. Il essaye de le faire fonctionner mais n’y parviens pas. Il me montre alors un autre portable de la marque ASUS cette fois-ci. Il l’allume. Il me plaît un peu plus, même si, à nouveau, on ne peut pas aller bien loin étant donné qu’il est à paramétrer par l’acheteur. Je décide de le prendre et là, à nouveau, le vendeur me sort la rengaine des 10%. Dix pour cent que je ne vois pas dans la note, étant donné que je dois à nouveau débourser 45€ alors qu’en retirant les 10%,  l’ordinateur n’est pas plus cher que l’autre. Je ne comprends pas trop mais ne tilte pas et puis, je suis fatiguée et une douleur commence à se faire sentir dans mon dos.

Je l’emmène donc chez moi et je l’allume, l’installe. Je remarque qu’il est plus simple à paramétrer mais quand même, quelque chose me chipote. Je trouve que l’image et le son ne sont pas top. Je l’utilise, l’éteins et le lendemain matin, lorsque je décide de le rallumer, paf, plus d’image. Le choc. Je commence à me poser plein de questions, à me demander si je n’ai pas des pouvoirs spéciaux capables d’anéantir ce genre de machines…et une fois de plus, décide de retourner au magasin. En transports, avec une grosse douleur au dos qui me clouera sur le fauteuil toute l’après-midi et la soirée .

J’ai, à nouveau, à faire au même vendeur qui reste poli mais qui m’envoie un de ces subalternes, alléguant qu’il a des choses importantes à faire. Ce dernier examine l’ordinateur et constatant qu’il n’a pas le moindre coup et qu’il ne fonctionne pas, commence à m’en chercher un autre. Je tombe sous le charme (façon de parler, hein?) de l’Acer sur lequel je suis en train de rédiger. Celui-ci est, effectivement, 45€ plus cher mais comme le vendeur me ressort la rengaine des 10%, je crois, naïvement, que je vais récupérer de l’argent…sauf que, je dois  à nouveau débourser 45€ en plus. Trouvant tout ça très louche, je fais le calcul et me rends, finalement, compte que  les 10% qu’ils retirent du prix de l’ordinateur, ils l’ajoutent à celui de la garantie, qui en fait, me coûte 59€!!! Je lui fais part de mon mécontentement et lui dis que la façon de procéder de son supérieur n’est pas honnête. Il me propose alors d’aller chercher ledit supérieur et de voir avec lui s’il ne peut pas faire un autre geste (sérieux, comme s’il en avait fait un premier). Son supérieur revient alors en mode furie, hors de lui, les yeux exorbités et me crie  qu’il n’a jamais vu ça, que c’était difficile de trouver un ordinateur pour moi, qu’il avait passé une demi-heure pour moi à en chercher un la première fois (ce qui est faux et puis, même si ça avait été vrai, c’est son taf!) et que je n’ai qu’à en prendre un moins cher. Je lui réponds que je ne vais sûrement pas garder un ordinateur qui ne fonctionne pas et que j’en ai marre de me promener dans les transports, que j’ai le dos en compote à force de transporter des ordinateurs. J’aurais du ajouter : allez soulager vos frustrations autrement, mais j’étais tellement choquée que le sens de la répartie m’a, tout à coup, fait défaut. Il me laisse aux mains de son collègue qui lui essaie de tempérer nos ardeurs. Il essaie de m’expliquer une fausse vérité, à savoir que le programme n’accepte pas de réductions sur la garantie et que, par conséquent, ils déduisent le prix sur l’ordinateur mais que les 10% sont bien comptabilisés. Ce qui est faux, puisque j’ai déjà du débourser 90€ en plus depuis l’achat du Lenovo. Je répète que leur façon de procéder n’est pas honnête. Malheureusement, je suis obligée de prendre l’ordinateur ou de choisir un bon d’achat, dans la mesure où dans cette chaîne de magasins, la formule « remboursement » n’existe pas.

Je repars de là en état de choc, la sensation de m’être faite agressée, flouée, avec l’envie de pleurer (je ne supporte pas la violence qu’elle soit verbale ou physique) et certaine d’une chose: désormais, je commanderai ce genre d’équipements sur internet. Je n’ai pas  envoyé de plainte. Le timing et ma santé, n’étant pas bons, à ce moment-là, j’ai préféré choisir d’autres batailles.

la-plainte-que-je-n-ai-pas-déposée

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Les états d’esprit du vendredi 5 octobre 2018

 

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 05 octobre 2018  – [heure 10:15]

fatigue : je ne sais pas
humeur : bof
estomac : petit dèj en cours
cond. phys. : me sens comme un pantin sans énergie
esprit :angoissé depuis quelques jours et ça m’inquiète
boulot/projet : je pars en Pologne!!!
culture : alors cette semaine???? fin du roman de Nadia Hashimi…et à part ça? ah oui, Love Addict (délassant, sans plus)

Avis: pas d’accord, pas d’accord, pas d’accord

Sorties: Chorale, et pas grand chose d’autre

penser à : l’ignorer

loulou : est assez difficile pour le moment et je ne sais pas pourquoi. Peut-être pas assez de temps pour se poser tranquille à la maison? A creuser…

msg perso : je suis surprise qu’à ton âge, tu sois encore étonnée de ce genre de choses. Serais-je trop blasée?

msg perso 2: euh, je comprends pas, si ça t’intéresse pas, tu le dis, y’a pas de souci…mais faire le mort? on a 14 ans ou quoi?

amitiés : éparpillées
essentiel : se relaxer
courses : bottes de pluie pour loulou, doudoune, sac et blouse pour moi
envie de : revenir à l’été…
‘zic : forcément un peu de Charles et puis, ça:

Clap de fin: 10h25

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Comment j’ai surmonté la dépression #3b la culpabilité de me sentir différente

sentiment-de-différence

Ce sentiment ne m’est pas apparu très jeune. Petite, le fossé qui me séparait des autres enfants était, principalement, scolaire. Je savais lire, compter, écrire depuis belle lurette lorsque eux, ils apprenaient, mais à part ces quelques détails, je n’étais pas si différente. J’aimais jouer et mes intérêts étaient similaires aux leurs. J’étais bien intégrée.

Au niveau familial, je me souviens que ma mère disait et répétait que je n’étais pas comme eux (eux, c’est-à-dire elle, mon père, mon frère et mes cousins-oncles-tantes). Elle me parlait toujours du devoir de se contenter, du fait que telle ou telle chose n’était pas pour nous alors que moi, je croyais innocemment que tout était possible (je le crois encore un peu d’ailleurs) et j’avais de grands idéaux. Je suis très idéaliste et je pense que quelque part, c’est ce qui m’a sauvé lors des plus grandes épreuves que la vie m’a réservée. Entendons-nous bien, je ne lui/leur jette pas la pierre. Je sais que beaucoup d’immigrés et enfants d’immigrés sont comme ça, à cause de la pauvreté qu’ils ont connus chez eux avant d’être contraints de partir. Pour mes parents, ce qu’ils avaient, en Belgique, s’est vite apparenté au luxe alors que moi, j’étais née dans l’opulence (toute relative), la démocratie et dans une plus grande liberté. C’était très différent.

Comme vous vous en doutez, c’est après la maladie que l’histoire s’est corsée et que mon sentiment de différence s’est fort développé. Retourner à l’école et constater que je ne comprenais plus les enfants (qui entre-temps étaient devenus de jeunes ados boutonneux), que les sujets dont ils discutaient ne m’intéressaient absolument pas et que j’étais, à mille lieux, de ces nouveaux « jeux » qui se jouaient entre filles et garçons, fut très déroutant. D’ailleurs, j’ai largement payé cet état de fait via brimades et harcèlements divers.

Depuis, je crois n’avoir jamais rejoint le « club des gens de mon âge »et le sentiment de décalage n’a pas, complètement, disparu. En revanche, ce qui est sûr aujourd’hui, c’est que je n’en souffre plus comme avant. L’adolescence et le début de l’âge adulte sont (de plus en plus) loins. J’ai réfléchi, lu, suivi des thérapies et cherché à renouer avec la petite fille joyeuse et espiègle que j’étais. Je me suis rappelée de ma force de caractère, de cette indépendance salvatrice dont je faisais montre, des rires à n’en plus finir.  Je suis devenue solitaire mais pas trop. J’ai fait la paix avec beaucoup de choses que je n’aimais pas chez moi et j’en ai aussi compris d’autres.

La vérité,je crois, c’est que, désormais, je me fiche chaque jour un peu plus de ce que les autres peuvent penser de moi et ça croyez moi, c’est une belle liberté. Avant, j’avais un besoin désespéré d’être aimée. Ce n’est plus le cas maintenant. Le seul domaine (il me semble) où cela coince encore c’est l’école lorsque je dois échanger avec les autres parents ou le corps enseignant…mais je vous en reparlerai, sans doute, un jour dans un autre article.

culpabilité-sentiment-de-différence

Autre article sur le sujet: https://theatypicalsblog.wordpress.com/2018/09/05/comment-jai-surmonte-ma-depression-3-la-culpabilite-de-sen-etre-sortie-vivante/

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Moi, à la chorale

J’ai toujours aimé chanter mais pas au point de prendre ça au sérieux. Ma douche, mon salon, mon fils comme spectateur me suffisaient amplement. Et puis, il y a deux semaines, je reçois l’invitation facebook d’une amie pour participer à une chorale.

J’ai direct pensé « église » et je me suis dit qu’elle était folle…mais quand même, ça m’a titillé. Je me suis informée et vu qu’en fait, on n’allait pas chanter « Oh Happy day » et « Marie a un agneau noir » mais une chanson qui passe souvent sur les ondes en 2018 et une autre, spécialement, dénichée par le soin de la compagnie qui organise ces soirées,(c’était à peu près ce que racontait la pub, en tout cas), j’ai accepté (même si j’avais peur qu’ils nous sortent un chant yiddish (langue qui comme vous vous en doutez, je ne domine pas) pour la 2ème partie).

Je me suis mise en mode « je ne réfléchis pas et j’assume ma décision ». Je bloque tout ce qui vient de négatif dans ma tête sur le sujet et j’y vais. Toute tremblante mais oui, j’y vais.

Devant l’entrée des lieux, je retrouve ma copine. Ouf, elle est déjà là. Moi qui suis en avance, cela me rassure. On attend une deuxième copine et aussi une troisième qui ne trouve pas de place pour se garer. Lorsque la deuxième arrive, on décide de rentrer. Et là, on découvre qu’il y a plein de monde. Moi qui pensais que c’était le genre d’événement qui attirait 2 pelés et 3 trois tondus, j’ai été agréablement surprise. J’allais pouvoir me cacher.

L’heure de début a sonné et nous avons du entrer dans la salle où nous allions former, à nous tous, la soi-disante chorale. Ma copine (la première, celle qui m’a invitée) va vite se mettre devant et oh miracle, je ne réfléchis pas et je la suis. Les thèmes choisis sont Johnny B. Goode de Chuck Berry et Take me to church de Hozier… Quand même, je me dis qu’il n’y a pas de hasard. Dans ma tête, je vois encore mon fils se jeter par terre cette après-midi même au son de Classic21, chaîne de radio où il ne passe que du rock nouveau et ancien et qu’il adore depuis qu’il a vu Retour vers le futur 1 et, surtout, Marty MacFly devenir crazy en chantant Go, go, go Jonhny, Go, Go…Et puis, en ce qui concerne la deuxième, j’avais raison: on finit quand même à l’église et oh, ce que cette chanson peut m’exaspérer…mais bon, j’ai dit, je ne pense pas, j’ai dit, j’assume.

Les répèts commencent et phénomène paranormal, nous sommes tous emportés par le rythme joyeux de la mélodie…Les animateurs sont sympas, taquins entre eux. L’ambiance est bonne. Je me lâche et libère ma voix. C’est parti. En une heure de temps, on arrive à faire que le morceau tienne. C’est dingue ce qu’il se passe. On ne se connait pour la plupart ni d’Eve ni d’Adam et pourtant, ça marche. Et même que ça le fait grave selon une des animatrices.

L’heure de la pause entre les deux morceaux arrive. On va boire un coup. On est sonnés de ce qu’il vient de se passer.

On est un peu en retard pour le retour. Les répèts pour « Take me to church » sont déjà entamées et là, je me rends vite compte que ça va être le bordel. Cette chanson est bien plus compliquée que la première avec tous ces « ouh,ouh, ah, ah, è,è, a-men « et nous sommes, pour la plupart, déjà crevés. Il aurait fallu, je crois, commencer par celle-ci. N’empêche, je ne sais, par quel miracle, on arrive à se mettre à la tâche. Sérieusement. Même si on s’enmêle les pinceaux, que les animateurs aussi et qu’on improvise pas mal en choisissant chacun notre voix, peu à peu, cela prend forme. C’est magique et finalement, on y arrive. Avec plus de couacs que pour la première, d’accord, d’accord, mais on y arrive.

Je ressors de là, exténuée et presque aphone mais contente et fière de ne pas m’être dégonflée.

Y retournerai-je pour autant? Seule l’avenir nous le dira…

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Les états d’esprit du vendredi 28 septembre 2018

 

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 28 septembre 2018  – [heure 09:18]

fatigue : joker…le matin, ce ne sera jamais très positif, je crois, car même à l’époque où je dormais encore bien , je n’étais pas du matin. Là, j’ai dormi 5h et des poussières et c’est un exploit. Un de plus 🙂
humeur : ça va
estomac : café en cours+tartines
cond. phys. : fatiguée mais presque plus mal au dos
esprit : perdu
boulot/projet : j’en saurai plus dans deux semaines…Deux semaines quand même
culture : La fête des mères, Victoria (c’est quoi ce film? et je trouve que Virginie Efira est et reste une bien mauvaise actrice), Les pingouins de Madagascar, Atypical (2ème saison), El aviso (gros navet et c’est dommage car l’histoire mieux développée aurait pu être sympa), Cuéntame (como pasó) saison 19), Pourvu que la nuit s’achève de Nadia Hashimi (c’est celui qui m’emballe le moins des trois que j’ai eus entre les mains), C’est pour ton bien d’Alice Miller (déroutant, dur, très très bien)

Avis: Je le répète: les clients sont rois. Si vous n’êtes pas sympas, aujourd’hui, on a le choix de tout commander sur internet et de faire en sorte que tous les magasins ferment. Entendido?

Sorties: Pauvres cette dernière semaine, beaucoup de « je dois »

penser à : appeler l’ophtalmo, la dirlo, la gynéco, le dentiste…enfin, que des trucs pas drôles

loulou : semble vraiment apprécier ses débuts à l’académie, a recommencé la piscine, a un gros rhume, se fait embêter par sa voisine en classe, déteste toujours autant faire ses devoirs, est toujours aussi câlin.

msg perso : euh, c’est quoi ce binz, tu prévois tout un bazar et puis, t’en parles plus?

msg perso 2: je me doutais que tu ne pourrais pas sortir. Je crois que tu ne te rends pas compte de l’état dans lequel tu étais.

amitiés : inconstantes
essentiel : se chouchouter
courses : poulet, bonnet (ça rime), doudoune pour moi, vêtements d’hiver moches pour l’école et beaux pour le week-end
envie de : quelque chose d’extrêmement positif et nouveau
‘zic : oh ben là, pas grand chose, je découvre peu de trucs qui me plaisent pour le moment…

LES-EEV-28-SEPTEMBRE-2018Clap de fin: 9h43

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Les États d’esprit du vendredi 07/09/2018

 

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 07 septembre 2018  – [heure 09:42]

fatigue : intense
humeur : mieux
estomac : café en cours+ madeleines
cond. phys. : à part la fatigue, j’ai connu bien pire
esprit : inquiet
boulot/projet : je sais pas quand, je sais pas avec qui, ni comment mais je vais repartir quelques jours avant la fin 2018. Elle n’a pas dit son dernier mot, Elisa.
culture : Eloge de la faiblesse de Alexandre Jollien (belle surprise), Chocolat, No tomorrow, Nos futurs, La source des femmes…euh, y’a pas eu grand chose en fait cette semaine…La rentrée m’a bouffée

Avis: Je suis à court. ça m’étonne haha

Sorties: Salon bio à Namur avec V., brocante avec A., cercle des voyageurs avec Z. et puis encore avec J. (si vous êtes de passage à Bruxelles, je vous conseille cet endroit)…

penser à : y’a trop de choses pour le moment, je ne sais pas où donner de la tête

loulou : est rentré en 2ème primaire, sans larmes ni drame. C’est une vraie victoire. La première fois depuis le début. Y’a plus qu’à reprendre le rythme maintenant.

msg perso : merci pour tes mails 😉

msg perso 2: merci de venir mardi t’occuper du petit pendant la réunion

msg perso 3: rentrer à l’hôpital parce que tu ne dors pas? c’est vraiment celle-là la raison? parce qu’à part te bourrer de médocs, je vois pas bien ce qu’ils vont te faire…

amitiés : présentes, je suis contente (mon cerveau fait des rimes depuis quelques temps)
essentiel : crever l’abcès quand il y en a un
courses : galettes de riz au chocolat, légumes, couvertures en plastique, set de table
envie de : légèreté
‘zic :

Clap de fin: 9h55

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Comment j’ai surmonté ma dépression? #3 La culpabilité de s’en être sortie vivante

se-sentir-coupable-de-sen-sortir-vivante

Dans mes précédents articles sur le sujet, je vous ai parlé de comment j’avais appris à m’écouter et de l’arrêt des médicaments. Celui-ci et les suivants seront consacrés au sentiment de culpabilité dévorant que j’ai éprouvé pendant près de 20 ans. Je vous assure que s’ils avaient mis une photo à côté du mot « culpabilité » dans le dictionnaire, ça aurait été celle de ma tête, tant ce sentiment était puissant chez moi.

Pour plus de clarté (et parce que je me suis rendue compte en commençant à rédiger que le texte allait être bien trop long), j’ai décidé de diviser cette partie en plusieurs sous-parties.

Celle-ci sera consacrée à la culpabilité de s’en être sortie vivante.

Lorsque je suis tombée malade, les infirmiers et l’entourage m’ont vite fait comprendre que j’étais trop grande pour me plaindre, que je devais tout supporter parce que parmi les enfants, j’étais dans les plus grands.

Ce  message a eu des conséquences dramatiques sur ma personne. Comme autour de moi, je voyais s’éteindre des gamins que je trouvais tellement plus courageux, tellement plus lumineux que moi, je me suis mise à penser que je ne méritais pas cette seconde chance qui m’était offerte et que, visiblement, je n’avais pas reçu le mode d’emploi de la vie. Oui, rien que ça.

Ce sentiment, je l’ai ressenti très fort jusqu’à 26-27, voire 28 ans. A 27 ans, j’ai commencé une thérapie et ma psy (une pro vraiment bienveillante et généreuse, je tiens à le souligner) m’a fait comprendre que je souffrais d’un syndrome post-traumatique jamais diagnostiqué et par conséquent, jamais traité. J’ai accepté son diagnostic et ai commencé à parler de ma maladie plus facilement (jusque-là, j’en avais fait un véritable tabou). Cependant, je me suis vite aperçue qu’il manquait quelque chose à ce diagnostic parce que d’accord, j’en parlais plus facilement mais je continuais à me sentir coupable d’avoir éprouvé un mal-être et d’avoir fait une dépression alors que j’avais réussi à me sortir d’une maladie très très mortelle.

En 2016, la chance ou la providence, je ne sais pas, ont mis Magalie Mertens du blog vie et cancer sur mon chemin. Magali, c’est une fille qui a attrapé un cancer des glandes salivaires (oui, oui, ça existe) alors qu’elle avait tout juste 30 ans et était, vachement, enceinte. C’est une fille qui comme moi est tombée dans un espèce d’abysse après avoir terminé tous ses traitements et être déclaré en rémission. Elle, ce qu’elle a fait, c’est chercher pourquoi on ressentait ça alors que merde, vu qu’on était en rémission, on aurait du se sentir bien, non? Grâce à ses recherches, elle s’est aperçue que ce sentiment et la dépression post-traitement étaient quelque chose de très fréquents. Pourquoi? parce que lorsqu’on est en traitement, on subit, on est tout le temps le nez dans le guidon, on a 10000 rendez-vous médicaux, on est souvent très entourés. On n’a pas le temps de réfléchir à ce qui nous arrive. Or, à partir du moment où l’on est déclarés en rémission et qu’on termine la phase de traitements lourds, il nous est, non seulement, donné tout le loisir de penser mais en plus, beaucoup de gens qui étaient là pendant le pire disparaissent avant le meilleur. « Ben oui, puisque vous êtes sortis d’affaire, rien ne sert de s’inquiéter et puis, faut pas se plaindre surtout, car d’autres n’ont pas votre chance et sont restés sur le carreau ».

Un poids est tombé lorsque je l’ai rencontré et que j’ai compris que je n’étais pas la seule à avoir éprouvé ce genre de sentiments, que limite, c’était normal et plus que courant.  Lorsqu’on vit ce genre d’épreuves, notre vie s’en trouve transformée à jamais et il n’est pas si facile de se remettre sur des rails qui se dirigent dans la direction qui nous correspond le mieux. D’ailleurs, en ce qui me concerne, je n’avais que douze ans et pas encore les armes dont disposent les adultes pour affronter tout ça.

Je ne le dirais jamais assez:

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Les états d’esprit du vendredi 31/08/2018

 

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 31 août 2018 (dernier jour d’août, i can’t believe it] – [heure 10:23]

fatigue : que dire? après avoir dormi comme un humain normal pendant une dizaine de jours, me voilà replongée dans les affres de la plus vile des insomnies .
humeur : moyenne (pour autant que ça veuille dire quelque chose)
estomac : café+ galettes de riz au chocolat
cond. phys. : naze
esprit : embrouillé, angoissé, une histoire de vieux schémas qui se reproduit
boulot/projet : m’inscrire à un cours de webdesign, inscrire loulou à l’académie
culture : Toy story 2 et 3 (je me demande qui aime le plus, le petit ou moi?), The Affair 4ème saison (j’ai surkiffé, par contre: « mais pourquoi ils ont tué le personnage de »…vais pas spoiler), Vivre sans pourquoi d’Alexandre Jollien (un peu trop de Dieu et Jésus à mon goût mais fond intéressant),

Sorties: festival des Solidarités, shopping chaussures pour le loulou, razzia de livres aux Petits Riens

penser à : 1000 choses…oh shit, c’est la rentrée

loulou : a fait un stage d’une journée à la ferme (il a adoré et était tout fier du pain qu’il avait fait (c’est vrai qu’il était réussi)), est trop marrant, a été heureux de passer un jour et une nuit avec papi et mamie, semble être un peu plus résigné à son sort.
msg perso : Je crois que c’est cuit, malheureusement.
amitiés : réapparition d’une « ancienne » amitié, on se voit demain pour la brocante et dimanche pour le salon (on va devenir namuroises si ça continue)
essentiel : niquer (passez moi l’expression, c’est la rage qui parle) tous ces vieux schémas pourris.
courses : je sais pas
envie de : de devenir zen et de le rester
‘zic : je l’ai vue dimanche au festival et j’ai cette chanson dans la tête depuis

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La médecine à deux vitesses? Ben non, c’est pas un mythe

médecine-deux-vitesses

J’écris un peu cet article pour me défouler. Me défouler de ce que j’ai, vraiment, fini par comprendre hier.

Hier, j’avais rendez-vous avec un nouveau médecin . Mon but était de passer un check-up, de voir où en étaient mes carences et de découvrir d’où venaient tous mes symptômes physiques pour enfin retrouver la santé. Ce docteur m’avait été conseillé par une amie qui m’avait dit: « elle est chère (80€ la consultation!) mais tu verras, elle t’écoute et te fera passer un bilan ».

Arrivée à l’adresse de consultation, je trouve l’ambiance un peu trop bobo, baba cool. Deux personnes attendent en même temps que moi dans la salle d’attente. Un monsieur d’environ 50 ans commence à me parler. Il me dit que je suis tombée entre de bonnes mains, que je vais en ressortir apaisée, avec des solutions. Je précise que je ne lui ai rien demandé, rien raconté de mes soucis de santé .

Le docteur me reçoit. Son cabinet ne ressemble pas à un cabinet classique. Il y a des tas de pierres, grigris sur son bureau,. Elle ne ressemble pas à un médecin classique. Elle est habillée en hippie. Je tente de me rassurer, me dis que je suis parano, que je dois être plus ouverte, mais déjà, j’ai envie de m’enfuir.

Je lui raconte mon parcours médical. Elle me pose des questions mais je ne la sens pas empathique. Dans ses propos, je la trouve même assez condescendante vis-à-vis de mes démarches passées, de l’attitude des médecins que j’ai vus avant elle, du déroulement des thérapies que j’ai faites. Par contre, je sens qu’elle en a sous le pied, qu’elle connait beaucoup de choses et ses connaissances s’accordent avec celles que j’ai sur mes propres ennuis de santé et les traitements possibles.

Elle m’examine, me pèse et ne fait aucun commentaire.

On va se rassoir et là, elle me sort qu’étant donné ma situation financière, elle ne pense pas que je puisse me payer la prise de sang complète qu’elle préconise mais qu’elle ne croit pas s’avancer en disant qu’étant donné les symptômes que je lui ai décrit, il est presque certain que je dois avoir cette carence ci, celle-là et puis encore celle-là. Elle ne me propose aucun examen, rien. En revanche, elle me tend une prescription de pas moins de 7 compléments alimentaires et me demande si je veux déjà les prendre chez elle. En calculant, je me rends compte que j’en ai pour au moins 200€ +les 80€ de la consultation. Je lui réponds que je n’ai pas cette somme d’argent sur moi et elle me donne les coordonnées des labos où je peux aller les chercher. On fixe un nouveau rendez-vous (que je vais annuler) pour dans un mois.

Je prends les papiers, paye et en ressort abêtie (oui, c’est bien le mot). A dire vrai et c’est ce qui m’a choquée, c’est que j’ai bien vu qu’elle savait. Je veux dire qu’elle avait des clefs pour me faire aller mieux, voire bien, qu’elle était intelligente, douée dans ce qu’elle faisait mais qu’elle ne me soignerait pas parce que je n’ai pas les moyens de m’offrir ce qu’elle a à me proposer et qu’elle ne va surtout pas se casser la tête pour m’aider à trouver des solutions moins chères mais peut-être, tout aussi efficaces (je suis sûre qu’elles existent). Elle propose un type de compléments et une prise de sang, voire des examens spécifiques à ceux qui semblent en avoir les moyens. Sa démarche est peut-être holistique mais pas du tout personnalisée, pas du tout généreuse.

Trouver ce que j’appelle un véritable médecin, à savoir une personne qui cherche vraiment à soigner ses patients en tenant compte de leur état de santé physique,psychique, parcours et moyens financiers est, pratiquement, impossible.

J’ ai compris qu’en ce qui me concerne, du-moins en Belgique, j’avais juste les moyens d’aller chez un docteur qui me bourrera de médicaments qui ne feront que cacher des symptômes en m’en faisant développer d’autres mais pas de me payer une vraie médecine qui va me remettre sur pied. En prendre conscience, je ne vous le cache pas, m’a mis un sacré coup au moral.

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Tu iras bien, mon fils!

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Tu les as faits tous tes tests. On les a vus toutes ces docteures et maintenant, ça y est, on sait. On sait que tu as une anomalie dans l’oreille droite, un défaut que tu dois trainer depuis ta naissance et que personne n’a réussi à voir pour autant. Ce n’est pas la fin du monde, pas du tout, car même si ton anomalie restera, grâce à la kiné vestibulaire et à la rééducation, on ne verra plus rien. C’est l’ORL qui me l’a dit.

Je lui ai demandé, d’ailleurs, à l’ORL comment ça se faisait qu’à la maternité, ils ne s’étaient pas rendus compte et elle m’a répondu que c’était extrêmement difficile. J’ai réfléchi et dit: « oui, c’est tellement subtil ce qu’il a ». Tellement sournois, j’aurais du dire car c’est beaucoup plus proche de la réalité.

J’ai tellement envie de te voir courir comme tous les autres enfants de ton âge, sans que pour y arriver, ton corps parte dans tous les sens; tellement envie que tu joues à la récré sans avoir peur de ne pas pouvoir gérer le bruit et les enfants. Tellement envie que tu parviennes à sauter en arrière sans te ramasser. Tellement envie que tu piques des sprints dans les rues en pente, comme nous le faisions tous étant gamins mais aussi que tu ne doives plus dormir dans la clarté, avec tous tes nuages, tes étoiles et tes lampes torches, et que tu n’aies plus peur de te noyer lorsque je te verse de l’eau sur la tête pendant ta douche. … et que tu oublies de contrôler ton corps.

Que ça devienne naturel, que tu ne sois plus en double tâche à toujours devoir réfléchir à comment mettre tes jambes pour faire tel ou tel mouvement, que tu te fatigues moins vite aussi …

Ce n’est rien, pas grand chose, pour celui qui ne sait pas, parce que ça ne se voit pas comme ça mais moi, j’ai vécu inconsciemment dans la peur de quelque chose de pire, de quelque chose de grave. Je ressentais ton instabilité mais ne parvenais pas à y mettre de mots ou me croyais parano.

Je me répète peut-être mais tant pis, je tiens à insister: je suis contente, contente de m’être écoutée malgré cette voix dans ma tête et cette professionnelle qui affirmaient que je reproduisais ma propre histoire avec toi. Je ne reproduisais rien. Il y avait un truc et maintenant, on sait, et ça va aller, et dans six mois, tu seras réparé et on pourra dire au revoir à ton trouble de l’équilibre. Tu ne sais pas à quel point j’ai hâte d’y être, campeón.

 

tu-iras-bien-mon-fils

 

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Les états d’esprit du vendredi 24/08/2018

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des Etats d’esprit du Vendredi. Lançons-nous:

[jour Vendredi 24 août 2018] – [heure 10:20]

fatigue : no comment, je suis sortie jusqu’à 23h48 et on dirait moi dans l’état de mes 22 ans lorsque je sortais jusqu’à 5h30. C’est ce que j’aime le moins dans le fait de prendre de l’âge.
humeur : agréablement surprise lorsque j’ai vu le soleil par la fenêtre en me levant
estomac : café+ galettes de riz au chocolat
cond. phys. : à part la fatigue, ça peut aller
esprit : confusionné
boulot/projet : m’inscrire à un cours de webdesign
culture : Jean-Christophe et Winnie (i will always love tigrou and Ewan MacGregor), Ma vie pour la tienne (trop dur pour une âme sensible comme moi qui comprend très bien ce dont parle le film), Brokenglish (sympa), Toy story 1 (j’avais jamais vu et « i like it »), Le mec de la tombe d’à côté de Katarina Mazetti (très chouette lecture d’été, ça), etc

Sorties: au ciné avec le bonhomme, hier aux Halles Saint Géry

penser à : nettoyer mon congélo

loulou : a participé à une enquête de satisfaction, a fait ses derniers tests à l’hôpital, rit toujours autant, râle de plus en plus pour la rentrée.
msg perso : « Tu aimes ma fragilité? » Seriously, what does that mean?
amitiés : occupées, pas aussi amie que je le croyais, pas les mêmes horaires que moi
essentiel : prendre son temps
courses : demain
envie de : vacances
‘zic : ou plutôt chanson que j’ai dans la tête depuis une semaine alors que je ne l’ai pas écoutée depuis des années

Clap de fin: 10h38

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Comment j’ai surmonté ma dépression : #2 arrêter les médicaments

arrêter-les-médicaments

Comme je vous le disais à la fin de mon premier article sur le sujet, celui-ci sera destiné à l’arrêt des médicaments.

J’aimerais vous situer le contexte sans rentrer trop dans les détails  cette fois (v.ici). Je voudrais commencer par vous dire que je n’ai jamais été très « portée  » prise de ce genre de traitement. J’ai été poussée par les médecins. Je n’aime pas me poser en victime mais devant leur insistance (j’en ai vu 3) et lorsque le médecin traitant qui me suit depuis mes six ans me sort: « tu prends ça pendant 3-4 ans et ton souci sera réglé’ alors que j’ai l’impression d’être tombée dans un puits sans fond, je ne me fais pas prier longtemps. Or, je sais, à présent, que pour un mal-être comme le mien et des angoisses, il existait pléthore de solutions sur lesquels jamais les médecins ne se sont exprimés. Non, il était bien plus commode de faire une ordonnance tous les x et de ne plus se poser de questions entre deux rendez-vous.

Les médicaments et moi, on n’était, de toute évidence, pas faits pour s’entendre car très vite, j’ai souffert d’importants effets secondaires. Ces médicaments me tuaient à petit feu. Pour être plus précise, il s’agissait de douleurs dans tout le corps  ( je me levais le matin avec la sensation d’être passée sous un train), d’une énorme sensation de fatigue, de davantage de soucis digestifs, d’espèces de secousses dans les membres et franchement, je n’avais pas l’impression de faire de gros  progrès. En fait, je ne savais jamais s’ils étaient vrais ou si c’était le médicament qui endormait le mal-être. D’ailleurs, il  n’a jamais, vraiment, disparu sous antidépresseur. Non, pendant toutes ces années, j’ai vécu dans un espèce de brouillard permanent, la tête ailleurs, sans véritablement ressentir les choses, ni les grandes joies, ni les grandes peines, mais en continuant à ruminer dessus. Peut-être moins au début et puis, de plus en plus au fur et à mesure que mon corps s’accoutumait à la substance. Ma colère (salutaire et légitime), quant à elle, était comme adoucie et elle n’a pas attendu longtemps pour se re-manifester après le sevrage. Les antidépresseurs cachaient quelques symptômes, tout en m’en faisant développer d’autres, sans rien faire disparaître pour de bon.  En résumé: cela ne réglait rien.

Je ne sais pas si c’est le cas de beaucoup de gens sur le court terme mais sur le le long terme et au vu des cas que je connais (qui sont assez nombreux dans ma tranche d’âge) , ils peuvent faire beaucoup de dégâts. En ce qui me concerne, j’en ai pris pendant sept ans et sept ans, c’est le long terme. J’ai été sous cinq médicaments différents (il va de soi que je ne dirais pas lesquels). Trois pour fonctionner le jour et deux pour dormir la nuit. Pas en même temps, je vous rassure. Je n’étais pas aussi atteinte tout de même. Dans mon cas, c’était un le matin et un le soir.

J’ai arrêté parce que j’avais retenu le délai que m’avait donné le médecin et qu’au bout de ce délai, j’avais l’impression d’être bien dans ma tête.  J’ai arrêté parce que je ne dormais presque plus et parce que, tout simplement, je sentais que je ne pourrais plus continuer à m’occuper seule de mon fils si je ne mettais pas  un terme à cette addiction. A l’époque du début de sevrage, je me séparais de mon compagnon et j’étais incapable de me lever la nuit pour mon bébé de 13 mois à peine ( Je ne dormais pas vraiment mais j’étais dans le gaz si vous voulez). Nous allions devoir déménager et je n’avais pas le choix, il fallait que je sois « opérationnelle » s’il avait un souci pendant la nuit.

Je pense que stopper le traitement a été l’une des meilleures décisions que j’ai prise jusque-là. Arrêter m’a aidé à prendre confiance en moi dans la mesure où à partir du moment où mon sevrage fut terminé, j’ai su que toutes les améliorations que je ressentais venaient de moi et que mon bien-être ne dépendrait plus que de ce que moi, je ferai et de la chance (oui, parce qu’elle existe).

Mais cela n’a pas été facile…

Il y a eu les douleurs, la recrudescence des angoisses, des phobies et un genre de dépression résiduelle.

Depuis quelques années, j’ai pris l’habitude de visualiser une échelle de bonheur allant de 0 à 10 et je peux vous dire que pendant la première année sans drogues légales, mon niveau de félicité oscillait entre 3 et 6. Il m’arrivait d’avoir tellement d’angoisses et de crises de larmes pendant cette première année que j’ai cru ne jamais pouvoir vivre sans. Le psychiatre que je voyais, à ce moment-là, a d’ailleurs voulu me prescrire un autre antidépresseur, un traitement qui nécessitait de se soumettre à des prises de sang régulières dans la mesure où il pouvait avoir des effets néfastes sur le foie. J’avais déjà vécu trop de choses au niveau médical, il le savait, je l’ai envoyé sur les roses. J’ai un bug de un ou deux mois, je ne me souviens plus exactement de quand mais je sais qu’après cette épisode, j’ai du avoir un genre de déclic parce que j’ai arrêté de penser que je ne pourrais pas m’en sortir sans.

J’ai mis 26 mois pour arrêter, je remonte la pente très petit à petit depuis le sevrage (je sens que je m’approche du sommet :)) et j’ai, récemment, aidé une amie à se passer de ces drogues.

Le prochain article sera consacré au sentiment de culpabilité.

Je ne l’ai pas dit dans l’article précédent mais n’hésitez pas à me poser des questions ou à me faire part de vos remarques. Je serais ravie d’échanger avec vous.

Besoin de plus d’infos et de témoignages encore plus effrayants que le mien, c’est par ici: http://psychotropes.info/wordpress/ et https://www.youtube.com/watch?v=I_3PlFPseYc

Un film à vous conseiller sur les mauvais diagnostics et leurs conséquences, c’est ici: http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=228729.html

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Les états d’esprit du vendredi 17/08/2018

 

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des Etats d’esprit du Vendredi. Lançons-nous:

[jour Vendredi 17  août 2018] – [heure 09:41]

fatigue : mieux dormi cette nuit
humeur : ça va
estomac : café+ galettes de riz chocolat
cond. phys. : fatiguée, mal dans le haut du dos (je ne comprends pas, je n’ai pas l’impression d’avoir fait un effort particulier, pourtant)
esprit : beaucoup plus serein qu’au réveil
boulot/projet : Les Solidarités?
culture : Thi Mai (marrant sans plus), If I stay (vraiment beau film), Parlez-moi de vous (pas terrible du tout), The Tale (bon), fin de Les guerres de mon père de Colombe Schneck

Sorties: parcs et bruxelles-les-bains pour la clôture avec le petit et une amie. Brocante. Petit resto

penser à : jeter cette chaîne-hifi cassée

loulou : commence à angoisser à l’approche de la rentrée, pas de très bonne humeur cette semaine
msg perso : « si tu veux quelque chose de moi, tu vas devoir t’investir plus, mon ami »
amitiés : déception de ce côté-là ces temps-ci mais agréablement surprise aussi
essentiel : dire ce que l’on ressent (je ne suis pas très douée là-dedans mais je me soigne)
courses : tout le nécessaire pour faire un bon pesto
envie de : partir au Danemark (oui, je sais, ça change tout le temps)
‘zic : à fond mais rien de particulier

Clap de fin: 9h59

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Comment j’ai surmonté ma dépression #épisode 1: apprendre à s’écouter

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L’heure est arrivée pour moi de vous raconter au travers d’une série d’articles, comment je suis parvenue à me sortir de ma dépression. Enfin, dépression est un grand mot. Comment vous expliquer? Dans ma vie, j’ai vécu 3 épisodes dépressifs. Un tout petit lorsque j’avais 13 ans, un plus long à 24 ans et l’enfer à 26 ans. Je pense, en fait, que les épisodes dépressifs se présentaient à moi lorsque je n’en pouvais, vraiment, plus et que je n’avais pas encore trouvé de solutions pour continuer à m’accrocher. Pour le reste, il s’agissait plus d’un mal-être que je traînaillais depuis la fin du traitement chimio (v. ici). J’ai eu besoin de 24 ans pour m’en sortir. Oui, vous avez bien lu: 24 et j’en ai 37.

Je crois que mon cheminement vers la guérison a commencé en 2002 (je sais, ça a été très long). En 2002, je suis partie en Erasmus et pour la première fois de ma vie, j’ai pu prendre du recul par rapport à mon entourage: mes parents, ma famille au sens plus large, certains de mes amis. J’ai compris que je laissais mon bonheur au bon vouloir des autres. A cette époque, j’étais persuadée que je ne savais pas ce qui était bon pour moi et j’écoutais ce qu’on me disait de faire ou bien j’improvisais.  En fait, je voulais qu’on m’aime coûte que coûte car j’étais certaine qu’en moi, il y avait un défaut de fabrication, un vice caché, quelque chose qui clochait et que personne ne pouvait m’aimer si je me « contentais » simplement d’être moi. Il n’y a pas si longtemps que j’ai compris que cette croyance venait de mes années de harcèlement à l’école, au travail et de toutes les remarques de mon entourage, justement, sur ma prétendue bizarrerie et faiblesse. Entourage, d’ailleurs, qui n’hésitait pas à me dire que si on me harcelait, c’était forcément ma faute. Allons donc. N’importe quoi. La vérité c’est que je n’étais pas entourée de gens qui me voulaient du bien. Après ERASMUS , j’ai, instinctivement, tout doucement, commencé à m’écouter et à m’opposer lorsque ce qu’ils me disaient allait à l’encontre de ce que je pensais, ou plus précisément, ressentais être bon pour moi. Inutile de vous dire (mais je vous le dis quand même) que cela ne leur a pas plu. Les critiques ont fusé et bientôt, les disputes et éloignements ont suivi. J’ai été très seule pendant un long moment.

Dans le prochain épisode, je vous parlerai de mon choix d’arrêter les drogues vendues sur ordonnance et des conséquences positives que cette décision a apporté dans ma vie. So, stay tuned.

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Les états d’esprit du vendredi 10/08/2018

 

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La montée des eaux

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des Etats d’esprit du Vendredi. Lançons-nous:

[jour Vendredi 10 août 2018] – [heure 09:50]

fatigue : après quelques nuits relativement bonnes, me voilà à nouveau replongée dans l’insomnie depuis deux jours, et comment dire? ça craint!
humeur : inquiète
estomac : café
cond. phys. : crevée
esprit : surpris
boulot/projet : continuer à écrire
culture : La stratégie de la poussette, Elle s’appellait Ruby, Brain on fire, Le merveilleux jardin secret de Bella Brown, Social animals, Happy anniversary, Les guerres de mon père (Colombe Schneck), La montée des eaux (expo photos de Fabienne Cresens)

Sorties: demain probablement avec cet ami qui a un très grand service à me demander, dimanche avec le bonhomme

penser à : rassembler ces maudits papiers

avis perso 1 : je me rends compte qu’en Belgique, il y a beaucoup plus de de choses à faire que quand j’étais petite

loulou : un peu fatigué par les péripéties des dernières semaines, s’amuse à des choses simples, a fait un super joli van en bois
msg perso : pas envie d’aller au Benidorm grec, vais finir par partir seule si ça continue
amitiés : occupées par différents projets
essentiel : oser dire « non »
courses :essuie-tout, papier toilette, huile d’olive, carottes, pâtes
envie de : faire plein de choses mais mon niveau de batterie est faible
‘zic :

Clap de fin: 10h02

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Yodelayheehoo, mon voyage pas qu’en Suisse

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Vue depuis le Mont Pilate

Comme je vous le disais, j’avais envie de vous parler de mon voyage. Je ne dirais pas vacances car en vacances, on se repose, je crois. Or moi, ce que j’ai fait, c’est cinq villes en cinq jours. En même temps, c’est vrai, j’étais à l’hôtel, je ne devais faire ni le ménage ni la popote, et ça ce n’est pas négligeable. En fait, pour moi, le programme, c’était revoir mon fils, visiter ou changer de ville, manger, se reposer-jouer, repartir pour une balade et faire semblant de dormir au retour.

J’ai donc récupéré mon fils à Milan Bergamo. J’avais déjà fait escale à Milan par le passé mais c’était dans un des autres aéroports: Linate ou Malpensa. La vérité, c’est que je ne me souviens plus parce que ce vol correspond au moment où je suis rentrée de Barcelone avec ma grosse dépression il y a 11 ans. Soit, passons.

De Milan, je n’ai rien vu, à part les carrés de terre et la platitude du lieu depuis l’avion. (C’est tellement plat par là que je me suis même demandée si le pilote ne s’était pas trompé et ne nous avais pas ramenés à Charleroi). Enfin, de toute façon, je m’en fichais un peu car pour moi, Milan Bergamo, c’était juste le point stratégique pour vite rejoindre Lugano et le pays de Heidi. J’ai nommé la Suisse. Sauf que ce je n’avais pas compris jusqu’alors, c’est que l’hôtel (enfin, le premier dans lequel nous resterions trois jours) se trouvait à Campione d’Italia, oui, d’Italia. Il s’agissait d’une enclave italienne en Suisse.

J’ai toujours aimé les trucs un peu particuliers et bien là, j’ai été servi car selon qu’on se trouvait d’un côté ou de l’autre d’un arche, on était soit en Suisse, soit en Italie et depuis mon hôtel en Italie,  je voyais Lugano, en Suisse. J’ai la tête qui tourne rien que d’y repenser.

Le jour 2, nous avons refait un petit détour par l’Italie pour visiter Côme (je me rends compte que dans mes voyages, il y a souvent des détours ou des escales en Italie, tiens donc…) avant de vraiment, nous enfoncer en Suisse italophone…

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Como

De Côme, ce que je retiendrai le plus, c’est la douceur de vivre et la gentillesse des gens. Alors qu’en Belgique, je stresse à chaque fois que je sors avec le petit, à savoir tous les jours, dans cette province, les habitants avaient toujours un geste ou une remarque gentille à faire à mon grand petit garçon. Pour ce qui est du panorama, c’était beau mais je n’étais pas impressionnée car des paysages du style, j’en avais déjà vu.

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Como

 

Le jour 3 a été dédié à la visite de Lugano et au concert de Slow Dive en soirée. Pour moi qui suis habituée au chaos bruxellois, Lugano avait des effets de fausse ville. Je vous explique. C’était magnifique. Les montagnes, les lacs étaient splendides. Ça faisait un peu paradis (pas) perdu mais il y avait un côté trop propre, trop riche, tout trop bien « réglé et pensé » qui faisait plus décor de film de Woody Allen que vraie ville.

 

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lago di Lugano

 

Ah petit détail sur la Suisse. Je ne sais pas si vous y avez déjà mis les pieds mais pour moi, c’était la première fois et comment dire, c’est vraiment cher…Au point de me dire qu’à moins de gagner à la loterie et/ou de tomber sur un sac rempli de billets de 500 francs (ça existe d’ailleurs?), ça risque fort d’être la première et dernière fois avant longtemps …

 

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Mais revenons à nos moutons. Nous arrivons donc au quatrième jour.

Au matin (fin de matinée, faut pas pousser), nous avons repris la route pour Luzern en Suisse germanophone. Pour y arriver, nous avons du traverser le tunnel routier de Saint-Gothard. Il fait près de 17km de long et j’ai cru ne pas en ressortir vivante tant l’air y était vicié. Nous avons, d’ailleurs, dû fermer toutes les fenêtres de la voiture (sans air co omg). Heureusement, après en être sortis sains et saufs et avoir respiré à plein poumons, nous n’avons pas mis longtemps à atteindre notre destination du jour.

Juste après avoir jeté nos valises au milieu de la chambre, nous sommes allés manger et, rapidement, mis en route vers le Mont Pilatus ,qui n’est autre qu’un massif montagneux dans les Alpes. Pour y aller, nous avons pris le train (voie 14) à la gare (toujours à Luzern) jusqu’à Alpnachstad, pour ensuite emprunter le train à crémaillère le plus raide du monde (paraît-il, je n’ai pas de point de comparaison). L’ascension vers l’hôtel de montagne a duré environ une demi heure et je peux vous dire que même si on a le vertige (comme moi), le jeu en vaut la chandelle. Les vues sont tout simplement spectaculaires et le site, très bien pensé.

Pour redescendre, nous avons choisi de prendre la télécabine panoramique, le téléphérique et le bus 1 de Kriens jusqu’à Luzern. Il existe d’autres moyens pour y parvenir: reprendre le train à crémaillère pour descendre et même le bateau au lieu du train jusqu’à Luzern. Nous, on voulait quelque chose de différent de ce dont on a l’habitude et nous n’avons pas regretté.

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Pilatus

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sortie de la gare en haut de la montagne

 

De retour à l’hôtel, nous nous sommes reposés et ensuite, » juste » sortis manger. Nous avions le projet de visiter le centre de Luzern mais le petit ayant mal digéré son repas, nous avons, finalement, opté pour retourner à l’hôtel et remettre notre visite au lendemain matin.

 

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Luzern

 

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Day 5. Comme annoncé ci-dessus, nous avons entamé la journée par une petite visite du centre de Luzern (+ un petit détour, à la demande expresse du bonhomme, par un magasin de souvenirs, histoire d’acheter une boule à neige pour mamie car de la plus kitsch à la plus conceptuelle, mamie prend tout, elle en fait la collection. Sans doute sa manière à elle de participer aux différents voyages de ses enfants et petit enfant).

Que dire? Que du positif. Luzern centre, c’est très joli, très ville quand même (contrairement à Lugano) et finalement,  assez petit (ou nous n’avons pas été très loin, le bonhomme étant fatigué par ses déjà 10 jours de voyage précédents). L’ambiance y est animée (mes clichés sur la Suisse en ont pris un sacré coup).

J’ai aimé la Suisse. J’ai aimé Lugano, Luzern. J’ai aimé les montagnes partout entre le sud et le centre du pays, les lacs en veux-tu en vois-là et puis le paysage qui change au fur et à mesure que nous remontions vers le nord…car malheureusement, oui, il a bien fallu quitter le pays de Heidi et rejoindre notre bonne vieille Bruxelles.

Mais  pas encore, pas tout de suite, pas euh, je m’évade…Je disais: nous sommes, d’abord, passés par l’Allemagne, la France et nous nous sommes arrêtés, en premier, à Freiburg-im-Breisgau en Forêt noire et puis, à Strasbourg pour y passer notre dernière nuit. Si passer par Freiburg était dans nos projets depuis le début, Strasbourg fût une décision de dernière minute. Nous avons bien fait car ainsi, en se rapprochant davantage de la Belgique, le voyage nous a paru moins long que si nous nous étions limités à faire Freiburg-Bruxelles.

Alors Freiburg… Freiburg était en travaux mais Freiburg était agréable. Je n’ai pas trouvé la ville, particulièrement, belle mais plutôt accueillante. Un vieux papy tout tremblotant est même venu nous demander si nous avions besoin d’aide lorsqu’il m’a vu m’arrêter et sortir mon plan de la ville. J’ai, particulièrement, apprécié le fait que ce soit lui qui vienne et pas moi qui ait du aller à sa rencontre. Je trouvais ça touchant. Ça compensait un peu la dureté des Allemands auxquels nous avions été confrontés l’année dernière dans cette même région (à Neustadt-Titisee pour être précis).

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Freiburg

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Après un repas copieux mais bien trop salé et un tour de la ville, nous avons du, finalement, reprendre la voiture pour rejoindre Strasbourg.

Sur la route, nous avons vécu un événement que je ne pourrais qualifier que de cocasse. Je vous explique. Pour éviter les embouteillages et traverser la frontière entre l’Allemagne et la France, nous avons décidé de quitter l’autoroute et passer par des petites routes. Quelle n’a pas été notre surprise lorsque en arrivant à ce que nous pensions être la douane, nous voyons de l’eau, la route qui se termine et un bateau. Il nous a fallu quelques 30 secondes pour que l’euro tombe et comprendre qu’en fait, la frontière, c’était le Rhin et que comme il n’y avait pas de pont, c’était un bateau qui faisait traverser les véhicules d’un côté à l’autre. Je ne savais pas qu’en 2018, ce genre de système d’un autre temps existait encore. Cela dit, on a bien rigolé et pour moi, c’est, sans hésitation, le plus important.

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bac de Rhinau

Arrivés à Strasbourg, nous nous sommes reposés sur la terrasse de notre apparthôtel. N. ne voulant plus entendre parler de promenade, je suis simplement aller faire les courses pour nous restaurer. Strasbourg serait encore là le lendemain de toute façon.

Le dernier jour, nous avons comme prévu fait une belle promenade à Strasbourg, plus précisément dans le quartier Petite France et il faut dire que j’ai été, agréablement, surprise. Je précise agréablement car jusque-là, tous les échos que j’avais eus de la ville avaient été assez mauvais. Ce qui m’a séduit? les rues piétonnières, le cours d’eau et les anciennes bâtisses.

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Strasbourg

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Ce jour-là, il y avait une énorme braderie  et des camions de poubelles barraient la route des automobilistes terroristes .  Nous n’avons pas pu rester longtemps car il était temps de rentrer et que nous ne voulions pas arriver à  Bruxelles en pleine nuit.

Comme je le disais déjà au début de ce long texte, ces vacances n’étaient en rien reposantes mais, en revanche, ô combien déconnectantes. Mes soucis, les infos, le stress du quotidien, c’est dans mon appartement bruxellois que je les avais laissés, déjà rien qu’en fermant la porte derrière moi et ça, mes amis, ça n’a pas de prix (surtout pour une angoissée comme moi).

 

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Vue depuis notre chambre d’hôtel à Campione d’Italia

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Les états d’esprit du vendredi 03/08/2018

 

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre: je vous parle bien évidemment des Etats d’esprit du Vendredi. Lançons-nous:

[jour Vendredi 3 août (what? déjà?)2018] – [heure 08:58]

fatigue : marquée, quelques angoisses cette nuit
humeur : inquiète
estomac : café
cond. phys. : début de migraine
esprit : je sèche
boulot/projet : se décider pour ce futur voyage entre amies
culture : Nosotras de Rosa Montero, Les guerres de mon père de Colombe Schneck, Rosalie Blum, Grains de sel de Régine Naulin, visite imprévue et surprenamment gratuite (car c’est moi qui ai traduit le livre qui est vendu à l’entrée) du musée de la ville de Bruxelles …

Sorties: probablement, surtout, avec le bonhomme ce week-end

penser à : réunir tous les papiers pour cette convocation piège (au mois d’août) de la mutuelle.
avis perso 1 : quand on n’a pas beaucoup les moyens, la plupart de nos projets importants doivent être ralentis ou remis à plus tard.

avis perso 2: il y a une différence entre commencer à penser à soi parce que c’est indispensable et devenir égoïste et ne plus penser qu’à sa pomme.
loulou : s’amuse à son stage de tennis, est tout foufou, ne veut pas entendre parler de la rentrée.
msg pers0 :c’était mieux que l’autre fois…dommage d’avoir du écourter à cause d’un mal de tête.
amitiés : la semaine prochaine, on en parlera.
essentiel : faire les choses à son rythme
courses : hâché, poivrons, eau
envie de : partir là où l’air est respirable
‘zic :

Clap de fin: 09h24

 

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Les états d’esprit du vendredi 20/07/2018

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The Postman et Zenopia les ont créé et moi, j’ai fini par suivre: je vous parle bien évidemment des Etats d’esprit du Vendredi. Let’s begin:

[jour Vendredi 20 juillet 2018] – [heure 16:01]

fatigue : grosse insomnie hier, donc très marquée
humeur : déçue (c’est une humeur ça?)
estomac : panini légumes dinde+café
cond. phys. : à part la fatigue, ça va
esprit : embrumé
boulot/projet : vacaaances
culture : La otra mirada (tve), Grains de sel (Régine Naulin), Nosotras (Rosa Montero), Tout le monde debout, The Guernesey Literaty Society

Sorties: rien de spécial ce week-end, déjà pas mal bourlingué pendant la semaine

penser à : faire sa valise
avis perso 1 : quand t’es vendeur, si tu veux vendre, tu dois être sympa, me trompe-je? Il y a des fois, j’ai vraiment l’impression de venir mendier plutôt que d’acheter.

avis perso 2: finalement, ça fait du bien d’avoir un peu de temps pour soi.
loulou : en Italie avec papa, s’amuse à la plage, en quickstax et autrement
msg pers : « ta générosité intéressée, tu peux te la garder »
amitiés : petit lunch aujourd’hui avec Régine
essentiel : s’affirmer en tant que femme
courses : quelque chose à manger pour dimanche
envie de : dormir et partir rejoindre mon loulou même si j’appréhende à cause de la fatigue (ambivalence de la maman poule, quand tu nous tiens…)
‘zic :

Clap de fin: 16h23

Il n’y aura pas d’états d’esprit la semaine prochaine par ici car je serai au pays de Heidi. Bon week-end à tous

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Mes huiles essentielles

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Il y a quelques semaines (mois?), je vous ai dit que je vous parlerai de toutes les thérapies alternatives que j’ai essayées pour aller mieux. Comme vous le savez, je cherche à tout prix à éviter la médecine allopathique, qui chez moi, a eu des résultats catastrophiques et à la remplacer par quelque chose de plus sain, de plus naturel.

J’ai déjà consacré l’un ou l’autre article sur ces thérapies. Certaines ont donné de bons résultats et d’autres (aka le neurofeedback) n’ont pas été si concluantes.

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler de mon rapport aux huiles.

En 2016, je me suis intéressée à l’aromathérapie et j’ai participé à une formation. Comme je trouvais que le cours n’était pas assez complet, j’ai également étudié en autodidacte et après toutes mes expérimentations, je peux vous dire que celles qui marchent le mieux sur moi sont :

l’HE de citron (citrus limon): j’en mets quelques gouttes dans mon thé lorsque mon fils a le nez qui coule et que je crains d’être contaminée ou lorsque moi-même, je sens que je suis en train de m’enrhumer.

L’HE de menthe poivrée (Mentha piperita): celle-ci, je l’utilise lorsque j’ai des migraines. J’en mets quelques gouttes sur un gant de toilette que je place sur la partie de la tête qui me fait mal.

Une autre de mes applications moins politiquement correcte est d’en mettre quelques gouttes dans une tasse d’eau bouillante quand j’ai le nez bouché et d’inspirer plusieurs fois au dessus du récipient. Je ne sais pas si c’est très sain mais ça dégage du tonnerre.

Toujours lorsque je sens que je m’enrhume ou que le petit est malade, je prends des gélules d’HE d’origan (origanum) matin et midi (pas le soir à cause du risque d’insomnie).

Enfin, j’ajouterai un commentaire sur l’HE de tea tree (Melaleuca alternifolia): celle-ci, je l’utilise pour mon acné au menton (je suis une ado éternelle, que voulez-vous?) car elle sèche les boutons. J’en mets quelques gouttes sur un coton tige ou un morceau d’ouate et je l’applique par tapotement. Elle est très efficace.

Comme elle a également un effet antibactérien, antifongique et que mon fils souffre d’eczéma, je n’hésite pas à en mettre 30 à 40 gouttes dans mon bidon de lessive maison.

Petit rappel: Les huiles essentielles, même si très efficaces, ne sont pas à utiliser n’importe comment. En effet, il y en a beaucoup qui sont interdites en cas de grossesse et/ou qui peuvent s’avérer dangereuses pour les enfants.

Mais il n’y a pas que les huiles essentielles qui peuvent nous aider dans notre quête du bien-être.  Les huiles végétales font aussi leur effet. Parmi celles-ci, , ma préférée depuis mes dix ans est l’huile d’olive. Je précise mes dix ans car mon amour pour cette huile est née le premier été où j’ai passé deux mois chez mes grands-parents à Alicante. Je me souviens encore de ma abuela en train de me dire: « je te préviens, je sais que ta mère ne cuisine pas avec de l’huile d’olive mais ici moi, je n’utilise que ça et tu devras t’habituer ». Échanger l’huile de tournesol et de friture contre l’huile d’olive ne m’a posé aucun souci dans la mesure où j’ai, tout de suite, trouvé qu’elle apportait un petit goût agréable que je ne retrouvais pas dans les autres. D’ailleurs, j’ai tellement été séduite que j’ai réussi à convertir ma mère en rentrant à Bruxelles. Ce n’est que bien plus tard que j’ai entendu parler de ses bienfaits et de toutes ses indications possibles.

Pour ce qui est des autres huiles à bonne réputation, je n’ai jamais essayé que l’huile de lin que j’ai trouvé immangeable. J’aimerais beaucoup tenter l’huile de noix extravierge (j’insiste) mais son prix m’en a, jusque-là, dissuadée.

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Comment apprendre et réviser sans avoir l’air d’y toucher ?

comment-réviser-et-apprendre-sans-avoir-l'air-d-y-toucher

Je fais partie de ces mamans qui ont peur que leur enfant  perde ses acquis scolaires pendant l’été mais je suis aussi le genre de maman qui dit qu’été = vacances et que les cahiers de vacances si ce n’est pas à la demande de la progéniture, c’est niet.

J’ai lu plusieurs textes qui parlaient du phénomène des fameux cahiers après que la titulaire du petit nous en ai conseillé un qui ressemblait, étrangement, à un manuel scolaire. En parcourant tous ces articles, j’ai trouvé le message des psys intéressant. Selon les professionnels interrogés, les enfants non seulement n’oublient rien de ce qu’ils ont appris pendant l’année scolaire,mais en plus, ils s’imprègneraient même de nouvelles connaissances non-scolaires qui leur serviront toute la vie. Lesquelles? Un peu de tout.

Mon fils a, par exemple, appris à reconnaître et à dessiner les drapeaux des pays participants pendant la coupe du monde. Pas de tous mais des pays que nous connaissons déjà pour y avoir déjà voyagé ou parce qu’ils signifient quelque chose pour nous (sa chienne vient d’Argentine, ma belle-sœur du Brésil). Aujourd’hui, Nicolas connait mieux que moi le sens des couleurs dans les drapeaux belge (je sais, j’ai honte) ou argentin.

Par ailleurs, N. est un fan inconditionnel de nature. Animaux, plantes, fleurs, tout y passe. Nous avons la chance d’habiter dans une capitale très verte. A Bruxelles, il y a des parcs et des bois un peu partout et depuis qu’il a terminé l’école, on en a visité plein de nouveaux. Comme c’est un enfant très curieux, il pose des tas de questions et retient les réponses (non négligeable) que nous lui donnons au moment-même ou après de multiples et pénibles (j’exagère) recherches sur internet. Comme c’est vraiment son dada, de retour à la maison, il prend un plaisir fou à faire des « livres » d’animaux et même des herbiers. De cette manière, il acquiert connaissances et vocabulaire. Que demander de plus?

A part ça, il aime aussi les histoires. Orales et écrites. Je me demande qui lui a transmis le virus? Et bien vous savez quoi? parfois quand, avant de se coucher, il n’a pas envie qu’on lise un conte de son étagère, on en crée un, oralement, de toute pièce. J’invente la première phrase, lui la deuxième et ainsi de suite. Il adore ça.

Par contre, il est vrai que je trouve certaines de ses acquisitions scolaires un peu hésitantes (la lecture et les calculs avec des résultats qui dépassent 10) et j’ai pas mal réfléchi à une façon (vraiment) ludique de fixer ce qu’il restait à fixer.

Pour les calculs, c’est pas encore très compliqué, en 1ère primaire. On prend une recette de cuisine, on lui fait additionner, soustraire ou multiplier le nombre de grammes nécessaires ou qu’il manque. Il prend ça comme un défi et le tour est joué.

En ce qui concerne la lecture, on a trouvé, parmi ses livres, des histoires qu’il peut lire seul, sans souci…Je ne lui fais pas tout lire parce que j’ai remarqué qu’il se fatiguait assez rapidement. C’est la moitié pour lui, et un demi pour moi. On fait, lui, la page gauche, moi, la page droite, par exemple. L’autre technique que j’ai trouvée, c’est celle de lui faire lire, à son insu, le nom des arrêts de métro lorsqu’on va chez la kiné qui s’occupe de lui pour son retard de développement. C’est genre: »chéri, je ne sais pas où nous sommes? qu’est-ce qui est marqué? je ne vois pas » et il s’exécute.

L' »écriture en attaché » (qu’il n’aime pas, pour le moment), il l’entraînera (je l’espère) via l’écriture de cartes postales qu’il nous écrira à sa mamie et à moi depuis son lieu de vacances avec papa.

L’orthographe, avec un jeu qu’une tante lui a offert quand il avait genre 6 mois (si si, je vous jure) et qui consiste à imbriquer des lettres pour faire des mots. On prend les sujets qui l’intéressent et c’est parti.

Quant aux cahiers de vacances, je lui en ai acheté un de mon côté et il l’utilise juste lors des longs trajets, s’il en a envie.

En me relisant, je me dis que je dois donner l’impression d’avoir tout planifié. Or, ce n’est pas le cas. Il est vrai que j’ai du mal à me mettre à sa place étant donné que personnellement, j’ai acquis toutes ces connaissances vers l’âge de quatre ans et que comme si cela n’était pas suffisant, je suis très perfectionniste, mais jamais au grand jamais, je ne pense: « tiens, on va faire ça, ça va lui servir à ça »…Non, qu’il apprenne, qu’il maintienne tous ses apprentissages c’est bien, évidemment mais tout est improvisé et chez nous, la règle, c’est « fun d’abord et surtout, pas d’obligation » parce que l’école, c’est à l’école qu’elle doit rester.

Et vous, de votre côté, que pensez-vous de ces cahiers? Faites-vous réviser vos enfants pendant l’été?

 

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Les états d’esprit du vendredi 13/07/2018

 

The Postman et Zenopia les ont créé et moi, j’ai fini par suivre: je vous parle bien évidemment des Etats d’esprit du Vendredi. Let’s begin:

[jour Vendredi 13 juillet 2018] – [heure 20:04]

fatigue : ça va, ça vient
humeur : mieux
estomac : mc do (trop pas bien)
cond. phys. : bonne marche avant le mcdo
esprit : fière d’avoir réussi à participer à tout mon stage
boulot/projet : nouvel atelier autour du conte?
culture : Les années du silence de Louise Tremblay (fin, bilan mitigé), Et tu trouveras le trésor qui dort en toi de Laurent Gounelle (on va dire que c’est l’été), La otra mirada (super belle découverte de la semaine niveau séries)

Sorties: La ferme du parc Maximilien, Bruxelles-les-bains, parc du botanique

penser à : demander si je peux prendre ce sac-là pour mon vol du 23.
avis perso : J’ai beaucoup aimé mais on voit encore qu’elle manque d’expérience et qu’elle improvise parfois.
loulou : bien, est rentré dans le rythme des vacances, part mardi en Italie avec son papa
msg pers : « dis, c’est quand qu’on se voit? »
amitiés : peut-être demain…
essentiel : rester au présent
courses : tea tree, shampoing, sandales, maillot (oui, toujours pas acheté)
envie de : partir déjà…Je sens que le bonhomme va trop me manquer…
‘zic : pratiquement rien écouté cette semaine…

Clap de fin: 20h22

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Mes Etats d’esprit du Vendredi [06/07/2018]

 

The Postman et Zenopia les ont créé et moi, j’ai fini par suivre: je vous parle bien évidemment des Etats d’esprit du Vendredi. Let’s begin:

[jour Vendredi 06 juillet 2018] – [heure 09:42]

fatigue : forte, trop mal à l’estomac
humeur : instable
estomac : café+galettes de riz au chocolat (c’est mon petit déj pas sain du vendredi)
cond. phys. : mal à l’oesophage
esprit : frustré
boulot/projet : peut-être trouvé une structure pour m’aider à peaufiner mon projet d’indépendante complémentaire.
culture : the Sessions, Les années du silence ( la tourmente, suite) de Louise Tremblay, Musée Belvue (intéressant pour les parents, bof pour les petits malgré leur pub), l’Ommegang (épreuves avec des chevaux, avec mon poussin), Le vilain petit canard avec bonhomme.

Sorties: peut-être aller voir le match au stade qui se trouve derrière la maison (oui, moi aussi, j’ai succombé. En plus, contre le Brésil… :)))

penser à : aller à la poste pour renvoyer cette robe trop longue.
avis perso : lourd de devoir toujours expliquer aux gens que l’hypersensibilité n’est pas une maladie et que ce n’est ni de la bipolarité ni de la cyclothymie.
loulou : fatigué, a chaud, pas très motivé
msg pers : « merci mais c’est trop tard. Je suis passée mercredi dernier. En même temps, on est vendredi et j’ai toujours rien reçu ».
amitiés : virtuelles, cette semaine
essentiel : se connaître soi-même
courses : origan, sel
envie de : me sentir mieux
‘zic : si on m’avait dit un jour que j’intégrerai une chanson d’Adamo haha…mais j’aime beaucoup cette version.

Clap de fin: 9h56

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Il y a un an, je me suis rasée la tête

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Enfin non. Oui. Pas tout à fait. Je ne voulais pas non plus me retrouver comme à douze ans. La vérité c’est que j’ai laissé environ un centimètre derrière et 2,5 cm dessus.

Ce n’était pas un coup de tête. J’y pensais depuis longtemps mais le fait est qu’aucun coiffeur n’avait accepté jusque-là. « Non mais vous êtes folle, vous allez regretter » « Non, mais vous avez trop de masse, ça va gonfler, ce sera moche » qu’on me disait.  J’avais les cheveux mi-longs et le mieux que j’arrivais à obtenir c’était un carré court. J’en avais marre. Marre d’avoir toujours la même tête, marre parce que mes cheveux étaient abîmés par le sevrage, marre parce je me sentais « éteinte » avec mon allure.

J’ai demandé à Adam* (mon coiffeur actuel) et lui, il a accepté.  Enfin.

J’étais avec deux copines ce jour-là et je sais que jamais elles ne se seraient attendues à une demande pareille. Moi, j’étais sûre. Je n’avais pas peur. Je savais que ça m’irait bien. J’avais des (vagues) souvenirs de ma période post-chimio avec mes « nouveaux » petits cheveux et les compliments que je recevais.  Mon visage n’a pas vraiment changé, malgré les années qui se sont écoulées, alors je n’ai pas eu  l’impression de prendre un si gros risque.

Adam a travaillé petit à petit.  Il voulait que je puisse lui dire d’arrêter si je trouvais que ça devenait trop court. Moi, je l’ai laissé faire. Il a pris beaucoup de temps. Il s’était lancé une mission « relooking », je crois.

Quand il a eut terminé, il m’a trouvé tellement jolie qu’il a voulu me maquiller. J’ai joué le jeu. C’était un moment de ceux dont on sait directement qu’ils sont spéciaux et qu’ils resteront gravés dans le temps, un moment dont on sait qu’il faut profiter.

Mes amies n’en revenaient pas et moi, j’avoue, je me sentais chauve, et en même temps, libérée d’un poids. Je n’ai pas compris pourquoi.

Je ne sais pas non plus pourquoi mais  j’ai également pensé à toutes mes « soeurs de cancer » et je me suis sentie solidaire. Et puissante aussi car cette fois, c’est moi qui avais décidé. La coupe ne m’avait pas été imposée. C’est moi qui avait choisi de porter les cheveux si courts.

Et puis, voilà, que moi qui ne m’étais jamais sentie belle, je prends confiance en mon physique et  vite, je cherche à me (re)mettre en valeur avec : un peu plus de maquillage, des accessoires, des jolies tenues. C’est pas qu’avant je me promenais en mode « camionneuse », hein, mais je ne me retrouvais plus dans aucun style depuis mon accouchement. Un mystère, encore.

La vie, quel paradoxe, j’ai envie de dire.

Bref, si j’ai voulu partager cette anecdote (inspirée par cet article, d’ailleurs) avec vous c’est parce qu’on dit toujours que le physique n’a pas d’importance, que ce qui compte c’est l’intérieur, blablabla mais moi, depuis, je pense que, parfois, un changement extérieur peut donner un coup de boost en  dedans. En tout cas, moi, cette coupe m’a fait beaucoup de bien.

*Adam ne s’appelle pas Adam en vrai 🙂

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Les etats d’esprit du vendredi [29/06/2018]

 

The Postman et Zenopia l’ont créé et moi, j’ai fini par suivre: je vous parle bien évidemment des Etats d’esprit du Vendredi. Let’s begin:

[jour Vendredi 29 juin 2018] – [heure 08:37]

fatigue : je suis fatiguée mais j’ai bien dormi hier (c’est tellement rare qu’il fallait que je l’écrive quelque part 🙂 )
humeur : bonne
estomac : café+galettes de riz au chocolat
cond. phys. : courbatures
esprit : confus
boulot/projet : cagnotte leetchi  pour mon projet de formation (au passage, merci beaucoup à la personne qui l’a inaugurée)
culture : the Book of Henry, the Glass Castle, Les années du silence (tome 1: la tourmente) de Louise Tremblay, Ch comme Charlotte et France et le vélo rouge avec le bonhomme

Sorties: summerbounce demain mais j’ai besoin de repos, trop d’action ces derniers jours, je crois que je vais annuler, je suis trop naze

penser à : écouter ce message sur ma boîte vocale (pas envieee)
avis perso : la vie est un joyeux bordel mais ça vaut la peine d’en voir le positif
loulou : adorable, heureux quand il a appris qu’il n’avait plus école jeudi et vendredi, passe en 2ème primaire sans souci (bon faudra quand même travailler le néerlandais)
msg pers : merci mes belles pour cette merveilleuse soirée. On a oublié de consommer, tellement on a papoté 😉
amitiés : soirée pleines d’émotions hier avec mes amies de l’atelier d’écriture
essentiel : vivre pour soi
courses : de todo un poco
envie de : retourner à la mer
‘zic : Consejo de sabios de Vetusta Morla

Clap de fin: 9h09

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J’ai toujours su qu’il y avait quelque chose

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Il y avait déjà cette sensibilité aux doigts de pieds quand tu étais bébé.

Cette façon de courir un peu étrange, un peu pataude que tu as acquise, plus tard.

Et puis, cette lenteur pour descendre les escaliers .

Sans compter cette rigidité dans les jambes et ce manque de réflexes dans les jeux de balle.

A l’école, les profs s’en sont mêlées mais leurs arguments m’ont énervé. Elles étaient hautaines, condescendantes ou dans la pitié. Je n’aimais pas ce qu’elles sous-entendaient et surtout, je n’étais pas d’accord. Je te voyais, t’observais tous les jours.

J’ai réfuté ce qu’elles m’ont dit mais de mon côté, je me suis mise à chercher car je me doutais bien qu’il y avait quelque chose et il devenait urgent d’identifier de quoi il s’agissait.

Je t’ai emmené chez une psychomotricienne , très sympa, mais qui est passée à côté. Je me souviens qu’elle a dit : « il investit tout son corps, c’est le principal ». Oui, mais non.

Ensuite, chez une pédopsy qui, elle, t’a trouvé parfait (ce que tu es).

Et pour finir, un orthopédiste pour tes douleurs, la nuit et parfois, le jour.  Il a remarqué tes soucis de coordination mais a banalisé la chose en disant: « chaque enfant est différent, madame ». Oui, mais …

Le temps m’a donné raison lorsqu’à ton cours de tennis hebdomadaire, ton père et moi, t’avons vu, tenter, sans succès, de grimper, sur un banc, à 20 centimètres (!!!) du sol. Vingt centimètres ce n’est pas grand chose. Les autres enfants de ton âge y arrivaient sans forcer. Toi, tu avais besoin d’appui et il n’y en avait pas.

Suite à cet « incident », il a été décidé de te faire passer un bilan psychométrique, à l’hôpital, avec toute une équipe .

On aura vu quatre docteures au total. La première m’a effrayé. Ses questions étaient orientées, je le sentais. Elle cherchait à détecter un (horrible) type de maladie en particulier (je découvrirai lequel sur le net) et n’est pas parvenue à cacher ses propres craintes. La deuxième a très vite posé un diagnostic. La troisième t’a fait passer le bilan et m’a un peu rassurée. La dernière a confirmé le diagnostic de la deuxième.

Aujourd’hui, le mystère est dévoilé, gatín*et on sait que tu as ce qu’on appelle un retard de développement moteur avec un trouble de l’équilibre comme symptôme principal. Je sais, ça fait peur dit comme ça mais ce n’est pas si terrible.

Pour voir si la source de ton souci d’équilibre ne se trouve pas dans l’oreille interne, tu vas devoir passer une série de tests en audiophonologie.

Pour rattraper ton retard ou en tout cas, renforcer tes muscles tu as intégré un cours de natation et fais de la kiné une fois par semaine. Tu en as pour 18 semaines au minimum .

La kiné avec qui tu as débuté tes séances m’a dit que tu avais une hypotonie (faiblesse musculaire) du tronc qui pourrait très bien expliquer toutes tes difficultés. Elle a insisté sur le fait qu’il était impossible de savoir, exactement, d’où ça venait… mais moi, comme toute maman, j’ai culpabilisé. Je me suis demandé: est-ce que ce ne serait pas à cause de ci ou de ça ou encore de ça? et j’ai refait notre histoire avec des « si », alors que j’avais très bien conscience que c’était absurde et que, surtout, ça ne servait à rien.

Au moins, et c’est très bien, nous avons une réponse. Je suis soulagée. Enfin. Du moins en partie. Je sens qu’on est sur le bon chemin mais tu sais comment je suis, je te surveille, de loin, de près, tout le temps. Je ne lâche rien.

Depuis que tu es né, j’ai appris  à ne rien écouter de ce que les gens disent et à suivre mon instinct. Il ne m’a pas trompé.  Je suis ta maman pour la vie et je suis la mieux placée pour savoir. Pour sentir, j’ai envie de dire. C’est comme ça.

Je ferai tout pour que tu sois bien. Toujours. Parce que tu es ce qu’il y a de mieux en moi et que je t’aime.

 

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*petit chat en español

 

 

 

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Les états d’esprit du vendredi [22/06/18]

 The Postman et Zenopia l’ont inventé et moi, j’ai fini par suivre: je vous parle bien évidemment des Etats d’esprit du Vendredi. Démarrons:

[jour Vendredi 22 juin 2018] – [heure 09:26]

fatigue : un peu mieux, le traitement histaminique + mélatonine aide, pour le moment
humeur : ça va
estomac : café+tostadas à l’huile d’olive (on est d’origine espagnole ou on ne l’est pas)
cond. phys. : mieux aussi, presque plus de douleurs. Respire mieux
esprit : je cherche
boulot/projet : nouvelle formation en septembre ou octobre, I hope
culture : je continue Delphine de Vigan avec la suite et la fin des Heures souterraines et Jours sans faim. Revu la fin de l’Auberge espagnole et le début des Poupées Russes avec une amie. Que de souvenirs…Como pasa el tiempo, madre mía

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penser à : faire cette p… de déclaration d’impôts
avis perso : il va vraiment s’inscrire à toutes les activités auxquelles je m’inscris. Il ne me laissera donc jamais tranquille??!!
loulou : termine ses évaluations aujourd’hui (il connaissait très bien sa poésie), continue à décompter les jours, a été ravi de sa surprise hier après-midi
msg pers : Tu vas me laisser tranquille un jour???merde!
amitiés : à la maison, à Huizingen, au resto
love : je crois que je préfère être célibataire finalement
sorties : je ne sais pas encore, mes plans risquent d’être chamboulés
essentiel : dormir
courses : de l’eau
envie de : lire, marcher
‘zic :j’écoute pas grand chose ces temps-ci

Clap de fin: 9h48

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Hasard et conséquence.s

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Il y a des gens qui passent et qu’on oublie …

Il y a des personnes qui nous marquent positivement, négativement ou les deux à la fois.

Il y a des individus qu’on aurait préféré ne pas avoir rencontré et d’autres qui nous manquent, et encore d’autres qu’on aurait préféré ne pas avoir rencontré et qui nous manquent quand même. On est maso ou on ne l’est pas...

Il y a des amours, des amitiés qui font mal, d’autres qu’on croyait morts et qui renaissent de leurs cendres, ou à l’envers, que l’on croyait pour la vie et qui s’arrêtent avec ou sans raison.

C’est pareil avec les événements.

Il y a des événements qui nous touchent sur le moment et puis qu’on range dans notre disque dur, sans jamais y repenser, et des accidents de la vie qui nous transforment. Parmi ces derniers, on distingue ceux qui finissent par faire sens et pour lesquels on se dit que ça devait forcément arriver, parce qu’au final ils nous auront apporté quelque chose de bien et puis les autres, ceux qui nous ont, en partie, détruits et pour lesquels on se demande encore 5, 10, 25 ans après: pourquoi?  Pourquoi c’est arrivé? Pourquoi moi? Qu’ai-je fait pour mériter ça? sans jamais parvenir à trouver une réponse qui nous apaise.

Il y a des pages que l’on passe, rapidement, et d’autres qu’on n’arrive jamais, complètement,  à tourner, parce que c’est plus fort que nous ou qu’on n’en a simplement pas envie. Parce que quelque part, cette résistance à dire au revoir nous est bénéfique.

Il y a nous, qui sommes ce que nous sommes grâce ou à cause de ces personnes/ces faits. Il y a nos vies qui sont comme elles sont et qui n’auraient pas été nôtres si les choses ne s’étaient pas déroulées comme elles se sont déroulées.

Mes mots semblent peut-être boursouflés mais c’est ainsi. Pour moi, pour lui, pour vous et pour tout le monde.

 

il-y-a

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Les états d’esprit du vendredi [15/06/2018]

Sur invitation ouverte de The Postman et Zenopia, je partage « Les Etats d’Esprit de mon Vendredi ».

[Jour Vendredi 15 juin 2018] – [heure 20:10]

fatigue : à son climax
humeur : en fait, ça va
estomac : café+ galettes de riz au chocolat (je sais, c’est pas bon), +yahourts aux myrtilles+ framboise+ chocolat+steak+frites
cond. phys. : à la ramasse
esprit : euh
boulot/projet : en recherche obsessionnelle d’un moyen qui va me sortir de cette torture de l’insomnie
culture : Les heures souterraines et Rien ne s’oppose à la nuit (magnifiquement triste) de Delphine de Vigan, Oiseau de Lune avec bonhomme, théatre: Juste la fin du monde (trop long, trop de mots)

avis perso : ras-le-bol des vieux qui critiquent la jeunesse d’aujourd’hui et qui balancent un « va te faire foutre » à cette même jeunesse sans se retourner.
loulou : fatigué, décompte les jours, s’extasie devant les animaux
msg pers :  merci d’essayer de m’aider
amitiés : travaillent, étudient
love : je passe
sorties : dimanche avec bonhomme
essentiel : dormir
courses : chocolat
envie de : dormir
‘zic : Oniria e insomnia de Love of Lesbian, Save myself de Ed Sheeran

Fin: 20h13

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ps: c’est ma première participation, si erreurs ou oublis il y a, prévenez moi et je corrige.

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Voyage au pays de la TCC

tcc-hypnose

La TCC, pour ceux qui ne savent pas encore ce que c’est ou qui ne sont pas du tout familiarisés avec ce type de sujet , désigne la thérapie cognitivo-comportementale. Cognitivo c’est  pour pensées et comportementale pour comportements .

On part du principe que les personnes angoissées et/ou phobiques vivent avec tout un tas de scénarios catastrophes en tête, des schémas de pensées négatifs qui viennent de  l’enfance (discours de parents critiques qu’ils ont intégré par exemple) et qui entravent leur vie d’adulte de par les comportements qu’ils induisent.

En TCC, ce qu’on va faire, c’est repérer tous ces scénarios. Écouter son discours interne et noter ces idées mortifères. Une fois (c’est un peu belge, ça, non?) notées , on va les analyser. Certaines idées vont nous apparaître directement loufoques. Par contre, pour d’autres, ce ne sera pas si simple. C’est une des raisons pour lesquelles, il est recommandé de se faire aider par un psychologue. Détecter ces pensées et les corriger par des scénarios plus réalistes va permettre au patient  d’avoir des comportements plus appropriés dans les situations qu’il a du mal à affronter ou qu’il évite.

Les phobiques dans l’évitement feront cet exercice + un deuxième qui consiste à lister l’ensemble des situations qui leur font peur pour ensuite pouvoir les affronter l’une après l’autre . Généralement, on va de celle qui nous effraye le moins à celle qui nous fait le plus peur.

En TCC, le thérapeute apprendra aussi à son patient la respiration ventrale (Il faut savoir que lorsqu’on est anxieux, on respire toujours avec le thorax) et d’autres techniques (ramener son esprit au présent, la technique de la paille, la relaxation instantanée) destinées à la relaxation.

Personnellement, cette thérapie, je l’ai suivie pour une agoraphobie assez sévère, des attaques de panique et une angoisse que je trainais depuis des années. Je ne vais pas mentir: elle ne m’aura pas permise de me débarrasser de l’anxiété, pour la simple et bonne raison qu’une personne anxieuse reste une personne anxieuse toute sa vie. Dès qu’on a un gros coup de stress ou qu’on est trop fatigués, et bien, on « fabrique » de l’angoisse. En revanche, grâce à elle, j’ai surmontée mon agoraphobie assez rapidement (6-7 mois seulement), mes attaques de panique (je touche du bois, je n’en ai plus eu depuis 5 ans) et j’ai appris à penser d’une autre manière ou en tout cas, à me laisser beaucoup moins envahir par mes pensées intrusives.

Au niveau des sensations physiques, je pense, par contre que ce qui m’aide le plus en cas de montée d’angoisse, c’est l’autohypnose (voir lien sur Ressources bonheur). Depuis que j’en fait, mon angoisse redescend vite généralement. Je suis beaucoup plus zen, même si zen est toujours un bien grand mot me concernant.

N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions ou des choses à partager.

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Parce qu’il y a aussi le yoga et l’acupuncture

acupuncture

Lorsqu’on est déprimé, anxieux ou fatigué, les médecins ne se cassent pas beaucoup la tête et ont tendance à dégainer, plus vite que leur ombre, un bloc d’ordonnances pour nous prescrire plein de belles pilules (C’est en tout cas, ce qui personnellement m’est arrivé) . Or, il existe des alternatives . Des alternatives sans effets secondaires, pour la plupart et sans risques.

Dans ma quête du bien-être, j’en ai essayé des tas et j’ai décidé de passer en revue sur le blog les différents techniques et remèdes que j’ai essayés.

Il y a eu deux gros blocs d’expérimentations, on va dire. Le premier, au moment où je suis tombée en dépression, il y a 10 ans. Le deuxième, lorsque j’ai arrêté mes médicaments le 20 mars 2015 (la mémoire des dates, c’est une maladie chez moi). Faites le calcul, cela fait donc 3 ans et des poussières.

En 2008, j’ai réfléchi à ce que je pourrais faire en plus de mes pilules magiques (ironie inside) pour me sortir du trou. Je me suis un peu renseignée et suite à plusieurs tergiversations (mon cerveau fonctionnait au ralenti à cause de la camisole chimique dans laquelle j’étais engluée), j’ai commandé un dvd de yoga (j’étais trop trop faible pour aller suivre un cours in vivo) sur Amazon. A la ramasse, un entraînement quasi quotidien m’a permis de retrouver ma souplesse et une meilleure forme physique. J’ai fait ça quelques mois et puis, j’ai arrêté car le yoga, franchement, ça me broutait m’ennuyait.

En parallèle, sous les conseils d’une connaissance, j’ai tenté l’acupuncture. Apparemment, ça l’avait aidé à se débarrasser de son anxiété. Chez moi, les aiguilles n’ont rien donné sur l’angoisse. En revanche, elles ont eu un effet spectaculaire sur mes migraines (je souffrais à l’époque de migraines ophtalmiques avec pertes de connaissance en bonus) et mon dos (j’avais des phases de douleurs épouvantables dans le bas du dos dues aux ponctions lombaires que j’avais subi lorsque j’étais petite et leucémique). A raison d’une séance toutes les trois semaines pendant un an et demi, j’y suis allée avant de finalement devoir stopper. Ben oui, parce que malgré tous les magnifiques effets du traitement (qui perdurent encore aujourd’hui),mon corps, surtout mes pieds, ont fini par ne plus supporter les piqûres.

J’ai vraiment fait des expériences en tout genre cette année là, avec les fleurs de bach, notamment, que j’ai mal prises dans la mesure où je n’y croyais pas ou encore la valériane qui a toujours eu un effet apaisant sur moi. Cependant, mon anxiété, c’est vraiment grâce à ma tcc que j’ai réussi à la canaliser.  Je reviendrai dessus dans mon prochaine article. J’ai envie de bien expliquer ce que c’est et comment la thérapie m’a aidé à voir la vie avec d’autres yeux. Je vais fouiller dans mes souvenirs et revenir vers vous ensuite. So, stay tuned.

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J’ai arrêté le neurofeedback

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Fin janvier, en pleine crise d’insomnie (qui dure depuis noël), j’entame des séances de neurofeedback dynamique.

Comment vous expliquer ce que c’est? Je vais y aller avec mes mots et vous partagez l’information comme moi, je l’ai comprise. En fait, tout se passe avec un programme relié à 4 électrodes (on me dit dans l’oreillette que c’est 5 mais je n’en suis pas sûre): 2 que le praticien pose sur la tête et 2 sur les oreilles. Pour aider à la détente, un casque (relié au programme) avec de la musique zen nous est apporté. Toute musique qui nous relaxe peut faire l’affaire. Le programme, quant à lui, est censé repérer les failles dans notre cerveau pour qu’ainsi ce dernier puisse se réguler seul. Chaque fois qu’une faille est repérée, la musique se coupe et on entend un petit buzz. Voilà pour la technique.

Si la thérapie est vendue comme étant sans effets secondaires, je me retrouve rapidement à éprouver une fatigue beaucoup plus importante encore que celle que je subis déjà au quotidien de par mon insomnie.

Mais ce n’est pas le seul. A part cette sensation d’épuisement quasi constante, je remarque d’autres symptômes: la durée de mes règles diminue et mes cycles s’allongent. Alors je ne vais pas vous raconter ma vie mais disons que mes règles étaient très abondantes et très longues (entre 8 et 10 jours) avant de commencer la thérapie et que la durée n’a eu de cesse de se réduire depuis le début. Je suis passée de 8-10 jours à 3,5 jours. Si au début, je trouvais ça génial, j’ai quand même fini par m’inquiéter…

Par ailleurs, j’expérimente également des tremblements au niveau de l’oeil gauche et des membres.

Cela dit, comme tout ceci n’était pas douloureux, je n’en fais pas un fromage et je laisse passer…

Sauf que la liste des effets ne s’arrête pas là: en effet, des cauchemars à répétition viennent se rajouter. Je ne me souviens pas du contenu mais je sais que je me réveille complètement paniquée et très angoissée quand ça arrive.

Cependant, le déclic ne se produit qu’après treize séances lorsque les angoisses  que je n’avais pas connue depuis des années sont revenues. Il y a quelques semaines, alors que je suis tranquillement assise dans un café, je me mets à éprouver des symptômes que je reconnais être comme les prémices d’une attaque de panique. Comme je connais le phénomène, je ne panique pas (paradoxal, n’est-ce pas?) et je parviens rapidement à faire redescendre mon angoisse. Je ne relie pas directement l’événement au neurofeedback…mais voilà que quelques jours plus tard, je remarque que je recommence à avoir des idées noires comme je n’en ai plus eu depuis 2015 ainsi que des phobies par rapport à mon fils. Trop, c’est trop.

J’avertis donc la praticienne et elle me répond, je cite: » que c’est dur à comprendre mais que parfois, lorsqu’on choisit les moyens naturels pour s’en sortir, on peut passer par des moments très pénibles  » Son but: rapprocher les séances. Sensible comme je suis, je sais que c’est une très mauvaise idée et que j’ai besoin de plus de temps entre deux séances que d’autres personnes moins réactives. La praticienne n’est pas d’accord.  En faisant des recherches, je me rends compte que sa pratique de la technique n’est pas vraiment complète.

Alors je ne sais pas si la dame était malhonnête, je  n’ai pas eu l’impression qu’elle était ce qu’on appelle un charlatan. Elle n’en avait pas le profil,  en tout cas (elle héberge des migrants, elle m’a réparé la tirette de ma veste, m’ouvrais toujours la porte même quand j’arrivais super à l’avance, etc), mais ce qui est sûr c’est qu’elle n’est pas dans une démarche holistique et personnalisée. Je crois aussi qu’elle n’est pas désintéressée financièrement parlant (50€ la séance) et que son goût pour l’argent dépasse  celui d’aider les gens par cette technique.

J’étais très confiante au début car malgré la chape de fatigue, je ressentais vraiment revenir ce que j’appelle des réflexes de sommeil et d’endormissement (les yeux qui se ferment quand je lis, tomber endormie sur le fauteuil avant minuit (même si ça ne tenait pas toute la nuit), un ré-endormissement plus facile après un réveil en pleine nuit,  un état de détente beaucoup plus long. Malheureusement, tout ce mieux a fini par disparaître et la fatigue n’a jamais fait que s’intensifier (au point que je ne jouais pratiquement plus avec mon fils et que j’en suis arrivée au stade où j’étais incapable d’aligner deux bonnes phrases pendant mon atelier du lundi).

J’ai vraiment l’impression que la technique n’est pas mauvaise en soi mais qu’il est indispensable de trouver un praticien qui travaille avec vous, c’est-à-dire avec qui la communication est possible et qui s’adapte à vos besoins réels. Chose qui, visiblement, n’a pas été mon cas.

Et maintenant alors?

Aujourd’hui, j’ai vraiment besoin de me poser, d’arrêter de chercher des solutions pour dormir pendant au moins quelques semaines, de prendre le temps de réfléchir avant de me lancer dans une nouvelle thérapie, quelle qu’elle soit. La seule chose que je vais reprendre, pour le moment, ce sont mes séances d’autohypnose, qui, elles m’ont toujours aidée à me détendre, et ce, sans effets secondaires.

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Si j’étais une ville

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Il y a 10-15 ans, j’adorais les villes bouillonnantes de vie telles que Londres ou Barcelone. J’avais besoin d’action. Le bruit me rassurait (je ne suis pas née dans une capitale pour rien). Aujourd’hui, en revanche, j’aspire au calme. Je ne sais pas si ce sont les épreuves, je ne sais pas si c’est l’âge ou un peu des deux mais une chose est sûre, je n’ai plus besoin de chaos pour me sentir vivante.

Je me suis donc imaginée en ville idéale et il en est ressorti ceci:

Si j’étais une ville,

Je serais ensoleillée et chaude le jour, froide et pluvieuse la nuit.

Je serais cyclable et piétonnière.

Je serais parcourue de larges et spacieuses avenues.

Je serais riche en jardins et parcs. Des jardiniers seraient engagés pour chaque jour leur refaire une beauté.

Je serais propre. Les poubelles seraient jetées dans des containers qui respecteraient le tri et que tous les jours les éboueurs viendraient vider.

Je serais grande et pourtant, hospitalière. Les gens seraient agréables et n’auraient plus peur les uns des autres.

Je serais plage et montagne. Tout le monde pourrait se baigner et faire des randonnées quand il le désirerait.

Je serais musicale. Les artistes de rue seraient toujours les bienvenus et des spectacles s’organiseraient.

Je serais adaptée aux enfants tout court en poussette et aux handicapés. Mes trottoirs seraient construits de façon à ce que leur accès soit aisé.

Je ne serais plus polluée. Je ne serais plus bondée. Je ne serais plus violente et agressive.

Je serais belle, bien entretenue et paisible. Je serais bien et on aimerait m’y habiter.

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Je vous invite à imaginer votre propre ville idéale.