Le jour où l’insomnie m’a fait atterrir à l’hôpital

Je vous rassure tout de suite, je ne parle pas de maintenant mais d’il y a 4 ans. Quatre ans et demie même.

Je n’en ai jamais parlé dans ce blog et pour cause, c’est parce qu’il n’y a pas d’unité du sommeil à l’hosto. Celle où on atterri quand on ne dort pas, c’est la psychiatrie, et je n’étais pas très à l’aise de raconter ça.

Je suis restée 20 jours, en tout et pour tout,, avant de signer ma décharge de commun accord avec l’étudiante en psychiatrie qui m’avait, malheureusement, été assignée pour mon suivi. Vingt jours qui ne m’ont pas servi à retrouver un sommeil digne de ce nom (il aurait déjà fallu que le personnel me croit) mais m’aura permis de prendre le temps d’intégrer diverses vérités dont je ne me rendais pas compte jusqu’à alors et dont je vais vous parler.

A cause de l’insomnie et des conséquences du sevrage, je suis arrivée à un stade où je ne pouvais plus m’occuper ni de mon fils ni de moi. Je perdais la boule pour être claire et je trimballais encore des casseroles du passé dont je n’avais pas conscience étant donné l’anesthésie causée par les médicaments. J’étais encore persuadée de n’être qu’une faible (mon entourage m’avait fait intégrer l’idée toute jeune, après ma maladie) qui n’arrivait pas à voir le beau dans sa vie. Je me sentais vide. J’avais 0 confiance en moi et vivais dans une culpabilité sans nom par rapport à tout ce que selon moi, je faisais mal. J’étais mère, séparée. La totale de chez totale.

Pour tout vous dire, à l’hôpital, la prise en charge a été inexistante. Je n’ai pas vu de psy sur vingt jours, j’ai été remise sous antidépresseurs par l’étudiante en psychiatrie à mon insu (je pensais que je prenais quelque chose pour pallier les effets du sevrage et dormir) et le personnel infirmier, à quelques exceptions près, était horrible. J’ai eu tellement de chance que la vraie unité était en travaux et que dans la provisoire où j’ai atterri, tous les types de pathologies étaient mélangés, c’est-à-dire que je me suis retrouvée aussi bien avec des gens en burn-out que des schizophrènes. Oh joie.

Heureusement, dans ce chaos, parmi les gens en burn-out, les dépressifs et les anxieux (je sais, ça ne fait pas rêver), j’ai trouvé plusieurs personnes fantastiques, qui sont devenues un peu ma famille sur les lieux.  En comparant nos histoires, je me suis rendue compte qu’on atterrissait, rarement, dans ce genre d’endroit par faiblesse et j’ai commencé à réfléchir.

C’est à ce moment, où j’ai peu à peu intégré l’idée que mon vécu, depuis longtemps, avait été tout sauf évident et qu’il n’était pas étonnant qu’à un moment je flanche. Je n’étais pas faible. J’avais traversé des épreuves, très difficiles, trop jeune dans un climat familial délétère et avec un entourage, complètement, défaillant (c’est le cas de le dire). D’aucuns choisissent le chemin de l’autodestruction via alcool, drogues, sexe, délinquance et rock ‘n roll, quelques exceptions s’en sortent sans quasi aucune séquelle (je les appelle: les fleurs qui grandissent dans les poubelles) et moi ou mon inconscient n’a trouvé d’autre moyen que celui du mal-être et des troubles psychosomatiques pour exprimer mon désarroi.  Lorsque j’ai accouché de cette vérité et qu’elle a imprégné les différentes couches de mon cerveau, j’ai eu l’impression, je vous assure, de me réveiller d’un long, très long cauchemar.

En fait, je pense que l’hospitalisation m’a permis de me poser et de faire un « reset » dans ma tête. C’est à partir de là, que j’ai, enfin, pu commencer à chercher des bases solides pour mon épanouissement et celui de mon fils, par extension.

Évidemment, ce chemin ne s’est pas fait du jour au lendemain, j’ai encore galéré quelques mois après cette hospitalisation. Qui plus est, je suis d’avis que le travail ne sera jamais vraiment terminé mais je suis fière des progrès que j’ai faits et j’espère que je ne m’arrêterai jamais d’aller de l’avant.

 

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Parfois, la folie n’est autre que la raison présentée sous une forme différente
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Mon fils et les autres enfants

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Aujourd’hui, c’est la rentrée des classes. La sixième pour mon garçon. Lui, l’école, il déteste tellement qu’il oublie qu’elle existe et moi, je ne suis jamais tranquille lorsqu’il y est.

Le petit est le seul enfant de la famille. Un enfant qui n’a pas connu la crèche. J’ai essayé de le sociabiliser comme j’ai pu mais tout ce que j’ai « obtenu », c’est en premier une hostilité, voire une crainte de sa part , puis une indifférence presque généralisée envers les enfants.

Il a un mal de chien à se faire des amis de son âge. Il n’aime pas les mêmes choses qu’eux. Il est trop logique, trop dans l’analyse et en même temps, complètement dans l’émotionnel (il pleure encore pour « pas grand chose » et est intensément câlin).

A l’école, c’est la croix et la bannière. Il s’ennuie tellement qu’il passe sa vie à dessiner (même sur ses bras). Les autres ne le comprennent pas et se moquent de lui. Parfois. Souvent. Tout dépend des périodes.

Ses profs disaient qu’il était inhibé, extrêmement timide, mal à l’aise lorsqu’il était plus petit. Aujourd’hui, c’est juste très calme qui ressort. Je l’ai vu et en vrai, il devient mutique lorsqu’il traverse les portes de son institut. La différence entre son comportement à l’école et à la maison est saisissante.

Je vous avoue être perdue. Je l’ai emmené chez un pédopsychiatre lorsqu’il est rentré en primaire mais elle l’a trouvé superbement parfait. Rien d’étonnant, il apprécie la compagnie des adultes et tout l’intéresse.

En tant que parents, son père et moi, nous observons des phobies et de l’anxiété mais ce n’est pas spécifique à l’école. Il est solitaire, introverti mais si les autres ne se moquaient pas, je crois que ça ne poserait aucun problème. Sa différence ne passe pas et je suis souvent écœurée de constater à quel point rien n’a changé depuis que moi, j’étais à l’école. Je ne veux pas transposer mon vécu sur le sien mais je n’arrive pas toujours à prendre de la distance et à me convaincre que tout ira bien. Je suis sa maman, j’ai peur pour lui.

Ma plus grande crainte, c’est le harcèlement destructeur. Je l’ai connu, pas aussi jeune, pas pour les mêmes raisons, mais je sais les dégâts que ça peut faire sur l’estime et la confiance en soi.

Il y a quelques jours, on a discuté du sujet, lui et moi. Il m’a parlé des enfants qui l’embêtaient ( c’est toujours les mêmes noms qui reviennent). Il m’a dit que ce n’était pas juste, qu’il ne comprenait pas pourquoi ils s’acharnaient étant donné que lui, il ne se moquait jamais de personne. Je lui ai répondu qu’il ne devait pas y prêter attention, que la méchanceté, je m’excuse, était la faiblesse des imbéciles qui se croient forts et qu’il devait se convaincre absolument de quatre choses : il est BEAU, il est INTELLIGENT, il est  GENTIL et il est DRÔLE. J’ai insisté sur le fait qu’il était indispensable qu’il dégage de la confiance, pour que plus personne n’ose s’en prendre à lui. J’ai adapté mon vocabulaire à son âge, bien sûr, et il m’a dit: ok. Je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire, et ce, que l’on soit enfant ou adulte.

Pour ses phobies et ses angoisses, on a décidé d’aller consulter. On verra si ça peut servir pour l’école bien que je ne considère pas que ce soit à lui de changer.

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A Lille, une initiative qui a du chien !

Photo de chiens qui ont déjà été adoptés depuis l’ouverture du café

Comme je vous l’ai annoncé dans l’article précédent, il y a peu, je suis partie à Lille dans un but un peu spécial.

Chaque année depuis deux ans, je cherche une activité un peu différente à faire avec mon fils à la fin de l’année scolaire. C’est une petite tradition que j’ai instaurée depuis qu’il est en primaire. Pour qu’il soit motivé, je lui fais passer le message que je réserve seulement, s’il réussit et jusque-là ça marche. Ok, je mens, s’il réussit, ça n’a rien à voir avec la sortie.

Cette année, fin du mois de mai, j’ai vu passer un article sur un café un peu particulier nommé le Waf, un café où la moitié des êtres vivants sont des …chiens. Je me suis informée et comme le bonhomme est un amoureux des bêtes et surtout, des canidés, je me suis dit que ce serait ZE idée pour lui faire plaisir.

 

Mais le WAF, à proprement, parler, c’est comment?

Au WAF, il y a cinq chiens permanents et pour le reste, ce sont des chiens en garderie, à la journée ou des chiens abandonnés, à l’adoption (deux-trois) dont les gérants du café s’occupent le temps de leur trouver une nouvelle famille.

Pour la somme de 5€, vous avez  le droit de passer un bon moment (1h30 environ) avec les bêtes à poils (certains adorent les caresses, jouer et d’autres vous piquer votre casse-croûte!!!) ainsi qu’à du café, du thé, du sirop et de l’eau à volonté. Le tout en libre service. Si vous voulez un truc à grignoter (muffin, cookies ou autres), c’est à la carte.

Un conseil, réservez car ils ne font entrer qu’un max de 10-12 personnes en même temps.

Personnellement, j’ai trouvé l’expérience et l’initiative très sympa. Le cadre est accueillant et pour le même prix, j ‘ai pu observer mon fils et voir qu’avec les bêtes, ce petit avait le même comportement qu’avec les humains, c’est-à-dire qu’il y va, tout doucement, comme avec les gens qu’il ne connait pas. Il a du être impressionné aussi car 6 bébêtes en même temps, ce n’est pas pareil que d’être en compagnie de sa vieille chienne de presque 16 ans. Mais je m’égare

Bref, un seul conseil, si vous êtes un inconditionnel de toutous et que vous êtes de passage à Lille: Foncez-au Waf.

 

 

Mon voyage en ex-Yougoslavie et en Autriche #3 (Salzbourg)

Salzburg

 

Je ne sais pas comment commencer ce dernier article sur ma série consacrée à mes vacances. Et pour cause, c’est un peu plus brouillon dans ma tête étant donné que le bonhomme et moi étions déjà bien fatigués lorsque nous sommes arrivés en Autriche. Je vais devoir faire (avec plaisir) un effort de mémoire.

Salzburg était bien différente de la Slovénie car si à Ljubljana et à Bled, l’ambiance était décontractée, ici, ce n’était pas pareil. C’était très classe, voire classique et j’avais vaguement l’impression de faire tâche avec mon combishort (je vous rassure, ce n’était qu’une impression).

Comme Ljubljana, le centre de Salzbourg est piétonnier. C’est un véritable dédale de rues et aucune voiture ne peut rentrer. Après, c’est tout petit et on en a vite fait le tour si on ne prête pas attention à tout ce que la ville a à nous offrir. J’ai bien dit si on ne prête pas attention à tout ce que la ville a à nous offrir car entre concerts de musique classique , musées dont la célèbre maison de naissance de Mozart  ou la Haus der natur und technik, promenade le long de la Salzach, visite des jardins Mirabell, marché artisanal sur la rive, dégustation de la fameuse sachertörte, on n’en a jamais fini de faire des choses à Salzburg.

 

Salzburg

Et puis, il y a les environs aussi et le Untersberg (massif montagneux situé entre Salzburg et la frontière allemande) ou d’autres endroits pas si proches mais qu’il vaut la peine de visiter comme Attersee et son lac d’une profondeur maximale de 169m ainsi que son centre dédié à Klimt (que personnellement, je trouve minuscule et pas si intéressant que ça) sans oublier le Wolfgangsee (lac) dans le village de (accrochez-vous) Sankt Wolfgang im Salzkammergut qui était vraiment un endroit charmant et où le petit et moi, nous nous sommes baladés avant d’admirer pendant 45 minutes d’affilée une maman cane chasser tous les canards qui voulaient s’approcher de son caneton.

Salzburg

Côté nourriture, la gastronomie autrichienne n’est pas vraiment ma tasse de café et il est vrai que j’en ai rapidement eu marre des Wiener schnitzel.

J’ai aimé Salzburg, Salzburg est belle mais elle m’a moins impressionnée dans la mesure où j’avais déjà été en Autriche et déjà visité des lieux dont l’atmosphère générale était similaire.

Dans mon prochain article, je vous parlerai de ma dernière escapade dans la ville de Lille. Ville où je me suis rendue  (pour  la quatrième fois de ma vie au moins)  dans un but bien particulier…mais chuut, chuut, suite au prochain épisode. Stay tuned

 

Vue sur le Wolfgangsee

 

Mon voyage en ex-Yougoslavie et en Autriche #2 (la Slovénie)

Bled

Comme je vous l’ai dit dans l’article précédent, la Slovénie a été ma destination coup de cœur de ce voyage.

Il ne me faut pas grand chose pour déconnecter mais quand je pars en vacances, j’ai, quand même, besoin que quelques conditions soient réunies pour être, complètement, satisfaite. J’aime être éblouie par les paysages et l’architecture, trouver quelque chose de bon à manger (je suis assez difficile et mon estomac fait des siennes), ne pas me ruiner (je suis loin d’être riche) et me sentir accueillie lorsque je pose une question.

La Slovénie, pour moi, ça a été le jackpot.

En traversant le pays, j’ai vu la mer tout à l’ouest (mer Adriatique) et des montagnes (Alpes juliennes entre autres). On remarque l’influence méditerranéenne sur la côte et l’influence germanique tout au nord (frontière avec l’Autriche). C’était riche, varié, contrasté.

La nourriture m’a plu, également car j’ai retrouvé des mets proches de la gastronomie de mon pays d’origine (Espagne, si vous ne le saviez pas encore) et des plats qui faisaient plus penser à ce qu’on retrouve en Europe Centrale.

Le pays est bon marché par rapport à sa voisine croate et je dirais même par rapport à tous les pays européens que je connais (plus que la Pologne), qui pour moi, est un pays faussement bon marché).

J’ai trouvé les gens particulièrement bienveillants et patients. Jamais je n’ai senti que je dérangeais en demandant une information, jamais je n’ai ressenti de stress par rapport au petit.

Pour ce qui est de la langue, les slovènes avec qui j’ai échangés quelques phrases dominaient l’anglais, l’allemand et parfois, mais un peu moins que dans l’Istrie croate, l’italien.

Sur la Slovénie, je n’avais jamais eu d’échos non plus et comme pour la Croatie, j’avais juste vu l’une ou l’autre photo. Du coup, je ne m’attendais à rien de particulier et parfois, c’est vraiment mieux comme ça.

Ljubljana
Ljubljana

Que dire maintenant sur les endroits visités?

Ljubljana, la capitale, a un centre tout mignon et est entièrement piétonnière. Maintenant, point de vue architecture, je mentirais si je disais qu’elle ne m’a pas fait penser à d’autres villes d’Europe centrale comme Prague ou Budapest. C’est une petite capitale et il est vrai que dès que l’on s’éloigne des points vraiment connus et touristiques, ce n’est plus tellement joli.

château de Bled

Quant à Bled, c’est juste un décor de carte postale grandeur nature. J’ai du plusieurs fois cligné des yeux pour savoir si je rêvais ou pas, tellement c’était waouw. Là-bas, on aura fait le tour du lac, visité un marché de produits artisanaux, contemplé l’eau cristalline , assisté à un petit bout de concert (le premier de mon garçon ;-)), mangé des calamars, été mouillés par une grosse pluie sous un ciel bleu ou presque.  Seul bémol, le prix des hôtels en haute saison. Personnellement, nous avons dormi dans un endroit que je ne vous recommande pas et où je pense que personne n’avait fait le ménage dans les chambres depuis l’ancien régime yougoslave. Heureusement que nous n’avons dormi qu’une nuit à Bled.

Je dis heureusement mais en vérité, j’ai un regret par rapport à la Slovénie : de ne pas être restée plus longtemps que 2 jours/2 nuits. J’aurais aimé y visiter les grottes de Postojna ainsi que Piran à la côte. Enfin, ça me donne une bonne excuse pour y retourner 🙂

Dans mon dernier article sur ce voyage, je vous parlerai de l’Autriche mais surtout de Salzbourg, ville où j’ai dormi et où j’ai, finalement, passé le plus de temps.

 

Vue depuis le château de Ljubljana

 

 

Mon voyage en ex-Yougoslavie et en Autriche #1

Motovun

Comme vous l’aurez remarqué, je fais bien la distinction entre « voyage » et « vacances ». Et pour cause, ce que j’ai vécu n’est en rien comparable à des vacances où habituellement, ou en tout cas, en grande partie, on se prélasse. Non, moi, ce que j’ai fait, c’est surtout, enchaîner les lieux et ne pas (assez) me reposer. Damn it

Mais entrons dans le vif du sujet.

Je suis allée en Croatie, en Slovénie et en Autriche. Et même si mon périple ne ressemblait en rien en des vacances, j’ai déconnecté. Complètement. Dès la première minute et tout au long des neuf jours où mon aventure aura duré.

En Croatie, nous avons visité l’Istrie, et plus particulièrement la ville d’Umag, les villages de Motovun et Groznjan et la station balnéaire d’Opatija . En Slovénie, nous avons vu Ljubljana et Bled, et en Autriche, la ville de Mozart, autrement dit Salzbourg, après avoir fait un petit détour par l’Untersberg (montagne) et d’aller dans quelques villages répondant aux noms de Attersee et Sankt Wolfgang.

J’ai commencé par la Croatie et force est de constater que j’ai été surprise. Surprise par mon non-dépaysement. Je vous explique. Je n’avais pas du tout imaginé ce pays et j’ai été étonnée de constater à quel point l’Istrie ressemblait à s’y méprendre au Sud de la France, à l’Italie ou même à certaines parties de l’Espagne. Que ce soit pour le paysage, les cigales, la végétation ou leurs traditions de vins et d’huiles d’olive, tout m’y faisait penser.

Opatija

Pour ce qui est de communiquer avec les habitants, vous seriez en tort de croire qu’il est possible de s’en sortir avec l’anglais. En fait, pas vraiment. Les langues les plus prisées, hormis le croate bien sûr, sont l’allemand (phénomène déjà constaté à Budapest et en Pologne) et l’italien (tous les noms de villes sont d’ailleurs écrits dans cette langue en plus du croate). J’ai été agréablement surprise de voir les croates auxquels j’ai parlés se transformer en comprenant qu’avec moi, il leur serait possible de communiquer dans la langue de Dante.

Quant à la gastronomie, je crois qu’elle est influencée par celle de ses pays voisins. On trouve un mélange de cuisine méditerranéenne avec poissons et crustacés et des plats plus lourds consistants comme ceux d’Europe centrale.

Je suis restée deux jours/trois nuits en Croatie avant de reprendre la route et de (re-)traverser la frontière (bouchée car très contrôlée) pour m’embarquer pendant deux jours dans mon pays coup de coeur de ce voyage. J’ai nommé la Slovénie.

Je vous en parlerai dans mon prochain article.

frontière croato-slovène

 

Sur la route avec papa

sur-la-route-avec-papa

Ce matin, tu es parti avec papa. Tu étais excité comme une puce hier et du coup, complètement, insupportable. Je voulais que cette dernière journée avant ton départ soit douce et belle mais au lieu de ça, j’ai du batailler pour que tu te comportes comme le garçon que je connais et que j’aime de tout mon cœur de maman.

Je dois avouer que je n’ai, peut-être, pas été très fine moi non plus. Je stressais aussi. Même si tu grandis et qu’en général, ce n’est pas pour longtemps, j’ai toujours beaucoup de mal à me séparer de toi. Cela me ramène systématiquement à cette époque où j’étais tellement malade que je pouvais à peine te prendre dans mes bras. C’est bête, je sais. Tout est complètement différent aujourd’hui. Je reste fragile mais je vais mieux et je t’ai « récupéré » depuis longtemps.

En fait, je crois que j’ai la frousse parce que c’est la première fois que papa prend le porte-vélos pour un voyage aussi long…et quand je vois la taille de sa Twingo, j’y peux rien, je flippe à l’idée de ce qui pourrait arriver. Maintenant, je sais qu’il est prudent et qu’il s’arrête souvent. D’ailleurs, votre voyage vous le faites en deux étapes: Munich aujourd’hui et Umag en Croatie à partir de demain et ce, jusqu’à ce qu’on se retrouve tous les deux.

Je sais, les mamans ça s’inquiète toujours et ça va tellement loin que cette nuit, j’ai fait un vilain cauchemar dans lequel tu étais en danger. Ne me demande pas de te le raconter, je ne me souviens que d’une vitre qui nous séparait.

Mais après tout, peut-être que tout ceci est positif . Nos séparations me préparent à quand tu seras grand et que tu voleras de tes propres ailes…Et puis, honnêtement, j’en ai besoin de ces quelques jours pour me retrouver, vivre un peu à mon rythme, faire une sortie arrosée et me reposer.

Je m’en vais nettoyer TA chambre à présent (elle en a bien besoin) et te dis à lundi soir mon chéri.

Profite, amuse toi comme un petit fou et n’aies pas peur surtout.

Gros bisous, mon bonhomme.

Ta maman qui t’aime, t’aime, t’aime jusqu’à l’infini et au-delà

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Le jour où je me suis sentie mauvaise mère

 

C’était le jour de la remise des bulletins. On avait rendez-vous avec la maîtresse pour savoir si mon fils avait bien travaillé et s’il passait en 3ème primaire (omg, déjà). A l’école, il y avait beaucoup de parents qui attendaient avant nous, beaucoup d’enfants aussi.

Mon garçon ne voulait pas aller avec les enfants de sa classe et je ne comprenais pas pourquoi. Je sais qu’il préfère les adultes, je sais qu’il ne s’entend quasi avec aucun de ses camarades…mais je ne sais pas pourquoi ce jour-là, cela m’a frustrée. C’est égoïste, je sais mais j’avais besoin d’être rassurée et que pour une fois, dans sa courte vie, il se comporte comme les enfants de son âge. Qu’il aille vers eux et qu’il joue.

J’ai tenté de le pousser plusieurs fois dans leur direction mais rien n’y a fait. Il a voulu rester avec moi, tout en se plaignant du fait qu’il s’ennuyait.

Je crois que ma frustration ne m’a pas laissée être très sympa avec lui ce jour-là et je m’en suis voulue. Plus tard. Lorsqu’il est parti avec son père et que j’ai réalisé ô combien j’avais été injuste. Moi qui prône toujours le droit à la différence et à se montrer tel que l’on est, je voulais subitement que mon fils se fonde dans un moule qui ne lui correspond pas.

Dans la soirée, un ami m’a rassurée sur ma qualité de mère. Il a insisté sur mes valeurs et sur ce qui selon lui et pour reprendre ses mots, me différenciait de tous ses parents qui ne veulent pas être dérangés et achètent une tablette à leurs jeunes enfants à peine savent-ils marcher. Il a su trouver les mots et cela m’a fait du bien.

N’empêche que je garde cet épisode en tête et que je voulais en parler avec vous, des fois que vous ayez envie de partager une anecdote similaire, d’un moment où vous n’avez pas, complètement, assumé vos enfants tels qu’ils sont.

 

 

 

Le mal être dans une chanson

Il y a des paroles de chansons qui restent gravées à jamais, des paroles qui font écho à ce qu’on a vécu.

En ce qui me concerne, il y a une chanson en espagnol qui exprime le ressenti et le mal-être que j’ai trainé pendant plus de 15 ans.  Dans les paroles, il y a même une phrase que j’ai pris comme une claque tant elle résumait tout « Fue tan largo el duelo que al final, casi lo confundo con mi hogar ». En français: « le deuil a été tellement long que j’ai failli le prendre pour mon foyer »…Autrement dit, j’ai tellement oublié ce que c’était d’avoir une vie normale ( à cause d’un événement traumatisant qui m’a totalement retourné.e), que j’ai pris ce mal-être pour LA vie normale …J’extrapole et j’ajoute: et que  je me demandais comment j’allais pouvoir continuer à vivre avec ça, comment les gens faisaient et surtout, si ça en valait la peine, tant la boule que j’avais dans l’estomac me pesait.

Le mal-être, c’est avec le traumatisme de la leucémie qu’il est survenu. Probablement du fait de ce que j’avais vécu et de la non-reconnaissance de mon droit à souffrir puisque je m’en sortais…

Pendant toutes ces années, j’ai été en apnée. Je crois que quelque part, j’ai, vraiment, perdu le contact avec la réalité et que même si d’apparence, je vivais grosso modo la même vie que les autres jeunes de mon âge, à l’intérieur, quelque chose était resté figé/bloqué. J’étais spectatrice et surtout,  la proie d’une ambivalence: celle d’avoir mûri beaucoup plus vite  tout en me sentant prisonnière du fantôme de la petite fille que je n’avais pas pu terminer d’être. Peut-être que la comparaison sera ridicule mais tant pis, je me faisais l’effet d’une de ces personnes amputées d’un membre qui continuent à le sentir et même à en pâtir. Moi, c’était de la fin de mon enfance dont le sort m’avait amputée. Malheureusement, dans mon cas, c’était quelque chose qui ne se voyait pas (pas que j’aurais préféré qu’on me retire un membre)…

Depuis, je suis devenue une adepte ou plutôt j’ai été obligée de m’engager dans tout ce que j’entreprenais petit à petit, sans jamais penser à un résultat possible. Je suis tellement pétrifiée à l’idée de revivre le choc de voir quelque chose s’arrêter du jour au lendemain que je ne sais pas me projeter . Je sais qu’aujourd’hui, c’est la mode du slow, du pas à pas, que c’est quelque chose qui peut passer comme étant très positif. C’est vrai mais tout dépend du contexte et dans mon cas, ce n’est pas un choix. D’ailleurs, pour que vous compreniez, je vais vous raconter une anecdote. Vous savez, je vis tellement dans le quotidien, dans le jour après jour que  lorsqu’en juin 2005, j’ai entendu mon nom lors de la proclamation des diplômés en traduction de mon école, j’ai été prise de court dans la mesure où je n’avais jamais pensé à la suite.  C’est comme si jusque-là, j’avais vécu dans le déni du futur incertain qui m’attendait. En effet, tant que le filet sécuritaire des études me tenait, j’arrivais à donner le change mais une fois celles-ci achevées, je n’avais aucune idée de ce que j’allais bien pouvoir faire de ma peau, je n’avais plus de boussole, d’ancre à laquelle m’accrocher, juste une violente envie de laisser la Belgique derrière moi et d’aller tenter ma chance en Espagne. Ce que j’ai fait, comme vous le savez…

Aujourd’hui encore, je ne sais toujours pas faire de projets, enfin si j’en fait mais je n’avance que lentement ou par à-coups, lorsque je sens que tous les dangers sont écartés ou que j’en ai tellement marre d’être prudente que je décide de me jeter à l’eau sans réfléchir. A cause de ces réactions qui peuvent passer pour deux extrêmes, certaines personnes ont émis l’hypothèse que je devais être bipolaire et d’autres très libre. Étrange parallèle. En vrai, je suis juste angoissée et encore un peu traumatisée.

Heureusement, les différentes thérapies entamées,  une profonde remise en question et  mes différentes lectures, visionnages de films, conférences et tutti quanti, m’ont permis de comprendre beaucoup de choses. Il y a encore des zones d’ombre bien sûr mais mon état actuel est, compatible avec une vie épanouissante. Du moins, je le crois. Je sais profiter de la vie. Je sais prendre mon temps.. Quand je dis quelque chose, je le fais toujours. J’ai trouvé un équilibre, précaire peut-être mais il me satisfait et malgré l’angoisse qui m’étreint encore parfois, je vais bien.

Réflexions sur le féminisme

Je suis pour l’égalité des sexes, depuis toujours. Ma mère est une femme forte, qui a su résister à la domination d’un mari misogyne (oui, mon père). Ma grand-mère maternelle a toujours géré la maison, l’argent, les décisions importantes et mon grand-père n’a jamais eu aucun souci avec ça. Ça ne remettait pas en cause sa virilité. C’est juste que ma grand-mère faisait ça mieux et pis, c’est tout.

Tout ça pour dire que j’ai des exemples de femmes affirmées dans mon entourage très proche et qu’il m’aurait été difficile de ne pas avoir été influencée par ces exemples.

Ma mère tout comme ma grand-mère ont, bien entendu, été limitées par leurs époques et tour à tour, intégré des messages très nocifs et contradictoires pour leur émancipation (sans parler des moyens de contraceptions quasi inexistants à l’époque de ma grand-mère). Quant à moi, je fais partie de cette génération de filles à qui on a dit (enfin, ma mère) que je pouvais tout faire. Oui, sauf qu’il y a toujours eu un gros hic et qu’en grandissant je me suis confrontée à un mur. Oui, car quand bien même l’éducation des filles avait changé, celles des garçons demeurait très semblable à ce qu’elle avait toujours été. Or, selon moi, le chemin vers une vraie égalité ne peut se faire qu’ensemble, la main dans la main.

Si je vous parle de tout ça, c’est parce que j’ai eu une conversation très illustrative avec un ami il y a quelques jours.

Je lui parlais de la tendance mortifère du père de mon fils à considérer certaines lectures et certains jeux comme étant destinés à un public féminin et d’autres à un public plutôt masculin, lorsqu’il me sort qu’il trouve certaines de mes lectures assez inquiétantes, et même qu’il avait peur que je veuille faire de mon fils un homosexuel…

Je me suis totalement braquée et lui ai dit un truc très fin et très stylé du genre: bordel, j’en ai marre de tous ces hommes de cromagnon, je ne te parle plus.

Il m’a alors répondu qu’il fallait que j’accepte que tout le monde ne puisse pas être aussi ouvert d’esprit que moi. Ce à quoi j’ai rétorqué: c’est pas être ouvert d’esprit, c’est être normal.e que de vouloir que mon fils se sente libre d’être qui il a envie d’être, tout en lui apprenant, par la même occasion, à respecter les filles.

Je considère que le fait d’être mère d’un garçon né au début des années 2010 est un véritable challenge. Dès sa naissance  et sans vraiment m’en apercevoir, j’ai assez vite et assez naturellement réfléchi aux questions liées au sexe. Je ne lui ai jamais interdit de jouer à quoi que ce soit et la seule chose avec laquelle j’ai eu du mal, j’avoue, c’est la couleur fuchsia, sans doute parce que je suis moi-même victime d’un mode d’éducation. En dépit de toute cette liberté dont mon fils jouit (en tout cas, quand il est chez moi), il a très vite montré (surtout depuis qu’il est rentré à l’école) une préférence vers ce qui est encore, aujourd’hui, considéré comme étant des distractions masculines (dinosaures, ninja go, bagarre avec ses peluches et mes poupées de quand j’étais petite, bricolage etc). Ce qui ne veut pas dire qu’il sera hétéro (d’ailleurs, je crois que tout le monde sera bisexuel dans le futur et que le polyamour sera devenu la norme, mais ce n’est pas le débat) mais juste qu’on ne peut rien imposer, que comme le dit l’expression, le naturel revient vite au galop. D’ailleurs, il est clair que si mon fils avait eu tendance à préférer des choses dites féminines, il aurait trouvé le moyen de s’en approcher. Par conséquent, rien ne sert de vouloir l’influencer dans un sens ou dans un autre. Non, j’insiste, ce n’est pas en lui apprenant à devenir une grosse brute qu’il sera hétéro. D’ailleurs, ce raccourci qu’on fait, assez facilement, me laisse pantoise…Ce qu’il devra être, il le sera et la seule chose qu’en tant que mère, je veux pour lui, c’est qu’il soit heureux…

J’en suis là de mes réflexions qui partent un peu dans tous les sens et je m’aperçois qu’au plus, j’avance dans le sujet, au plus je me heurte à la peur et aux remarques de certains types de personnes. Surtout des hommes mais aussi des femmes qui peuvent parfois être plus machistes que nos acolytes du sexe masculin. C’est, complètement, stupide.  Sorry, je suis fâchéeNe vaut-il pas mieux, au contraire, s’asseoir et discuter (ce que j’avoue n’être pas toujours en mesure de faire lorsque j’entends autant de conneries) en prenant le temps de bien penser et peser ses mots? Je pense que nous en avons plus à y gagner de cette façon qu’en restant campés sur nos positions sans jamais faire un pas vers l’autre.

Et vous, quel est votre avis?

 

 

Chronique d’un évanouissement

J’ai rendez-vous pour une scintigraphie osseuse, un examen qui permet de voir l’intérieur des os par imagerie médicale.

Ce rendez-vous, ça fait cinq mois que je l’attends. Mais voilà, je ne sais pas à quoi m’attendre et lorsque l’infirmière-radiologue me dit qu’elle va devoir me mettre une perfusion, je panique. Je panique parce que ça me ramène au début des années 90 et à la leucémie, à cette difficulté et à la douleur de trouver une veine qui fera le travail.

Je partage mes craintes à l’infirmière-radiologue et elle, elle me parle gentiment, sans jugement. Elle m’explique les étapes, à savoir qu’elle va me piquer, m’injecter un liquide radioactif qui va permettre grâce à l’examen de voir l’intérieur de mes os. Elle me parle de la perf dont elle n’aura besoin que pour la première partie de l’exam, à savoir celui qui concerne les os des mains.

Elle a la bonne attitude et je parviens à lui faire confiance, à me laisser aller. Malgré tout, très vite cela devient un supplice. Elle doit « chipoter » dans la veine pour que le truc tienne et c’est douloureux. Je ferme les yeux, je préfère et c’est là qu’apparaît une pro beaucoup moins pro que mon infirmière-radiologue pour me demander mon nom. Heureusement, cette dernière la remet rapidement à sa place avec un « tu peux pas attendre 30 secondes que je pose la perf, stp? ». Je parviens à articuler mon nom quand même et heureusement, la pro pas pro s’en va.

La perfusion est mise mais moi, je n’ose pas regarder mon bras et le tube qui en sort. L’infirmière-radiologue se charge de transporter le pied où se trouve la poche du produit qui coule dans mes veines et m’aide à avancer jusqu’à la salle d’examen.

Arrivées dans cette salle, elle me demande de m’asseoir sur un tabouret qui se trouve devant une machine d’examen où je dois poser mes mains. L’infirmière ouvre un petit robinet dans la perf et très vite, je me sens mal. j’ai la tête qui tourne, je vois jaune, mes mains glissent. J’ai 8 ans, plus 38 et je m’entends lui dire d’une voix toute fluette: ça ne va pas du tout, je ne me sens pas bien du tout.

Je m’écroule et au moment où je reprends connaissance, je suis parterre, les pieds posés en hauteur sur un coussin. L’infirmière-radiologue est partie chercher le médecin et une deuxième infirmière reste à mes pieds (littéralement).

Le médecin ne m’ausculte pas. Il me pose les questions d’usage, à savoir si j’ai mangé, si ça m’arrive souvent (c’est la première fois de ma vie), si je suis diabétique, si j’ai eu une maladie (lorsque je lui dis, la leucémie quand j’étais petite, sa tête a répondu: ça ne compte pas, c’est trop vieux) et en conclut que ce n’est pas bien grave. Il me dit de bien boire (pas d’alcool, il fait une blague sur le sujet) et de bien manger avant de revenir pour l’exam de cet aprèm.

Je me remets sur mes deux jambes, toujours la perfusion accrochée et l’infirmière-radiologue m’aide à me ré-installer sur le tabouret pour recommencer l’examen. Elle ouvre à nouveau le petit robinet et à nouveau, je me sens vaciller. J’essaie de résister mais au bout de 2-3 minutes, je me sens repartir et je l’appelle. Elle ferme le robinet et m’installe à nouveau parterre avec sa collègue. Elle va chercher le tensiomètre et le médecin en chef cette fois.

Le médecin me demande si ça m’arrive souvent et lorsque je réponds que c’est la première fois de ma vie, il réagit par un : « il doit bien y avoir une première fois à tout » sans (se) poser plus de questions.

Apparemment, j’aurais fait deux chutes de tension l’une derrière l’autre. L’infirmière dit que ça doit être du à un gros coup de stress. Je me dis: ok, le stress, mon insomnie dont je n’ai pas parlé mais pourquoi ça arrive à chaque fois qu’elle ouvre le petit robinet et que le liquide s’écoule?

Finalement, elle décide de m’enlever la perf et le médecin lui dit qu’il va se débrouiller avec les images qu’il a.

L’infirmière-radiologue et sa collègue m’aident à grimper sur un brancard, me transportent dans le couloir et je reste jambes et haut du corps surélevés le temps de retrouver mes esprits. L’infirmière vient me voir de temps en temps pour voir comment je me sens et prendre ma tension au passage. Tension qui ne dépassera pas les 9.7.. Finalement, je me sens mieux et je décide de descendre au rez-de-chaussée pour me restaurer avant le deuxième round.

Je reste cassée (jusqu’au lendemain soir) mais l’exam de l’après-midi (scintigraphie de tout mon corps, mains et pied) se passe bien et je rentre chez moi même plus tôt que prévu.

 

https://weheartit.com/entry/331055677?context_page=4&context_query=hospital&context_type=search

Quelques nouvelles

Aujourd’hui, je n’ai pas envie d’écrire mes états d’esprit du vendredi (je vais sûrement arrêter, dans la mesure où mon défi d’un an est plus ou moins relevé) mais je vais vous donner quelques nouvelles. Je me rends compte qu’à part ces eev, il y a plus d’un mois que je ne publie presque plus rien. Le pourquoi est simple: des problèmes, des problèmes et encore des problèmes.

Il y a les soucis de santé et les examens médicaux que je ne cesse d’enchaîner. La fatigue m’empêche de réfléchir et de construire des phrases viables. C’est très frustrant pour moi.

Il y a également des soucis avec le syndicat de la copropriété de mon immeuble dont le comptable, complètement nul, ne cesse de m’envoyer des factures faramineuses totalement floues et injustifiées. Je dois aller voir un avocat mais avec ma santé actuelle, ce n’est vraiment pas facile et je vais au ralenti. Je ne vais pas rentrer plus en détail mais juste vous dire que je me sens comme quelqu’un qu’on veut mettre en prison alors qu’il est innocent.

Malgré tout, je tente de voir la vie du bon côté et de me dire que ce n’est qu’une phase, un creux, un trou noir. J’ai de la chance d’avoir un fils qui transforme le négatif en positif, mon frère toujours bienveillant et quelques amis bien présents.

Je vous laisse avec ma chanson de la semaine.

 

Les états d’esprit du dernier jour de mai 2019

Malgré une période un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout mouvementée, je tiens à continuer de publier les EEV que Zenopia a propulsé (oui, je reprends impunément la formule de WordPress). C’est tout frais, tout chaud et c’est par ici:

[jour Vendredi 31 mai 2019  – [9:44]

fatigue : nausées de fatigue, ça vous dit quelque chose? Oui? non? Ben,j’en suis là
estomac : petit dèj en cours
cond. phys. : kiné arrêté, mon épaule allait encore pire, même que ça a atteint mon omoplate et mes cervicales, youpie
esprit : ailleurs
boulot/projet : on continue et on avance

Avis: Parfois, une bonne conversation permet de mettre les choses à plat et d’avoir de bonnes surprises

culture : LQSA, La otra mirada (ça c’est une série que j’aime bien), Werk öhne autor (première 1h30 super belle, l’autre 1h30 plus brouillon), Cuéntame, 45 revoluciones, Dolor y Gloria (les scènes étaient belles mais mises ensemble, ça faisait pas vraiment une histoire)(I miss Spain, i think), Tu seras un homme-féministe-mon fils de Aurélia Blanc (vraiment très instructif, à mettre entre toutes les mains)…

Sorties: dimanche avec le bonhomme, sinon repos

loulou : très sensible pour le moment

msg perso: 1) Dónde vamos? porque yo no lo sé 2) ça fait plaisir de te voir si épanouie

amitiés : hier et virtuellement
essentiel : ne pas se poser trop de questions, juste les bonnes
courses :  à faire demain quand même
envie: que le beau temps s’installe DURABLEMENT mais je crois que je rêve

zic’: dingue, hypnotique, répétitif quand même

Clap de fin: 10h05

Les états d’esprit du vendredi 24 mai 2019

Malgré une période un peu mouvementée, je tiens à continuer de publier les EEV que Zenopia a propulsé (oui, je reprends impunément la formule de WordPress). C’est tout frais, tout chaud et c’est par ici:

[jour Vendredi 24 mai 2019  – [9:01]

fatigue : encore dormi presque toute la nuit!!!!
estomac : petit dèj en cours
cond. phys. : mauvaise période du mois
esprit : cherche des solutions
boulot/projet : on continue et on avance

Avis: Rien de tel que la sincérité pour savoir où on en est dans une relation

culture : LQSA, Je ne suis pas un homme facile (j’avais déjà vu mais sans vraiment faire attention et là, je n’ai qu’une chose à dire: regardez-le!), La tresse de Laetitia Colombani (pas mal), Monteperdido (fin très bâclée), …

Sorties: ciné demain, chanter dimanche si pas trop fatiguée

loulou : croule sous les devoirs

msg perso: 1) merci pour hier, ça m’a fait du bien  et permis de lâcher prise

amitiés : hier et peut-être dimanche
essentiel : ne pas baisser les bras, même si c’est difficile parfois
courses :  faites hier
envie: que le beau temps s’installe

zic’: je vais atterrir à Venise cet été et du coup, je me suis remise à étudier l’italien en chansons. J’ai trouvé ça et j’aime bien

Clap de fin: 09h17

S’engager pour améliorer le sort des monoparents

Je suis une mère célibataire. Tout le monde le sait. Je ne le cache pas et à vrai dire, je m’en fous. C’est ma réalité depuis que mon fils a 1,5 ans et c’est tout.

J’en ai beaucoup souffert jusqu’à ses 3,5 ans-4 ans mais pas pour les raisons auxquelles tout le monde pourrait penser.

Dans mon cas, j’étais malade, au chômage et je n’avais quasi plus personne autour de moi. Des circonstances de la vie qui font que…

Lorsque j’ai commencé à aller mieux, je me suis dit qu’il n’était pas normal de traverser ce que j’avais traversé: un accès pratiquement impossible au logement , au travail et à des soins de qualité. J’habite en Belgique, pas au Zimbabwe.

J’avais envie de me battre mais je ne savais pas comment.

En 2017, j’ai entendu parler d’un groupe d’étude et de travail sur le thème de la monoparentalité et j’ai décidé d’y participer.

Grâce à tout le travail accompli, une maison de la monoparentalité a ouvert ses portes il y a quelques jours à Bruxelles. Des permanences pour les parents y sont organisées. Ils (je dis « ils » mais 80% sont des « elles ») peuvent venir demander un soutien psychologique, juridique, social gratuits.

Un site internet a également vu le jour et à la veille des élections législatives belges, nous avons lancé une brochure de revendications de mamans solo.

Évidemment, ce n’est pas énorme mais les choses bougent et j’observe une conscientisation progressive de la population. Bon, il y a toujours des gens restés en 1967, mais ça va, avec le temps, ils deviennent une minorité.

Comme j’étais contente de mes actions mais que je trouvais que ce n’était pas suffisant, fin de l’année dernière, j’ai rejoint l’association Le petit vélo jaune. Une organisation de soutien à la parentalité qui a pour mission d’aider les parents en difficulté dans ce rôle ô combien challengeant. Inutile de dire qu’il y a plein de mamans solo qui y sont envoyées ou qui font appel à cette assoc.

Personnellement, je « m’occupe » d’une toute jeune mère de deux petits garçons de 2 et 4 ans. Ses principales difficultés: l’isolement et le manque d’information par rapport à ses droits.

Mon rôle dans l’affaire est de l’aider à retrouver du plaisir avec ses enfants, l’aider pour les sorties, l’accompagner pour certaines démarches difficiles à faire avec deux petits et lui permettre de vider son sac. C’est simple et compliqué à la fois.

Mon accompagnement, je ne l’ai pas commencé depuis longtemps mais pour le moment, ça se passe très bien. J’ai l’impression que le contact est assez naturel entre la maman et moi.

Outre l’accompagnement à proprement parler, les bénévoles participons également à des soirées d’échanges de vécus et des petites formations en vue de mieux comprendre le quotidien de ces parents.

Je trouve qu’il s’agit d’une magnifique initiative complètement nécessaire et pour le moment, je suis contente d’en être.

Pour en revenir à ma propre situation, je dirais qu’elle reste fragile mais stable dans l’instabilité. Mon cercle amical et social s’est beaucoup agrandi. Je m’entends bien avec le père de mon fils. J’habite aujourd’hui un bel appartement mais dans une copropriété où les soucis se multiplient. Ma santé est précaire, je ne travaille pas mais je tiens et mon fils va très bien.

Voilà, vous savez tout.

Les états d’esprit du vendredi 17 mai 2019

Malgré une période un peu mouvementée, je tiens à continuer de publier les EEV que Zenopia a propulsé (oui, je reprends impunément la formule de WordPress). C’est tout frais, tout chaud et c’est par ici:

[jour Vendredi 17 mai 2019  – [9:08]

fatigue : dormi presque toute la nuit (!!!!)
estomac : petit dèj en cours
cond. phys. :mieux
esprit : au clair
boulot/projet : je vous raconterai

Avis: Parfois, faire quelque chose que t’as pas envie, t’amènes plus de positif que de perdurer dans une voie que tu aimes mais qui est sans issue…

culture : Le choix d’une vie de Alya Cardin (ça se lit sans plus), Grey’s anatomy, 45 revoluciones, LQSA, Gente que viene y bah (sympa), Guillaume et les garçons…à table (mention spéciale à Arno pour sa version de la chanson de Julio),

Sorties: parc, scène ouverte

loulou : invente des stratagèmes pas possibles pour ne pas aller à la natation avec l’école…jusque là, ça ne marche pas…mais je crois que je vais devoir me préparer pour plus tard…

msg perso: 1) amuse-toi bien 2) menos mal que no acepté, me vacunaste 3) de rien, c’est pour vous

amitiés : peut être dimanche aprèm
essentiel : je reste sur communiquer
courses : déjà faites
envie de: changer d’air

zic’:

Clap de fin: 9h21

Les états d’esprit du vendredi 10 mai 2019

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 10 mai 2019  – [16:11]

fatigue : toujours aussi pourri le sommeil
estomac : faut vraiment que je mange plus
cond. phys. : l’épaule , c’est de nouveau moins bien…la crève aussi
esprit : aux abonnés absents
boulot/projet : pas motivée aujourd’hui

Avis: parfois être hypersensible, c’est trop la merde…et en même temps, des fois, ça te sauve la face…

culture : Le voleur de brosses à dents d’Eglantine Eméyé (poignant combat que celui de cette maman), A pesar de todo (nul), Cuéntame, Grey’s anatomy, Into the wild (c’est marrant le recul qu’on peut avoir sur un même film après 10 ans),

Sorties: chorale, théâtre

loulou : enrhumé le pauvre chou…en même temps avec ces changements de temps et ce magnifique mois de mai que nous avons, c’est pas étonnant…

msg perso: 1) menos mal que os tengo a todos 2) lo que no funciona siempre acaba cayendo por su propio peso. Si o si.

amitiés : virtuellement
essentiel : communiquer
courses : déjà faites
envie de: dormir et d’arrêter d’être heurtée sans cesse

zic’:

Clap de fin; 16h25

Les états d’esprit du vendredi 3 mai 2019

les-etats-d-esprit-du-vendredi-03-mai-2019

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 03 mai 2019  – [14:11]

fatigue : no comment, je dors plus de nouveau
estomac : chocolat praliné croquant, miam
cond. phys. : l’épaule va mieux, l’estomac aussi
esprit : rasséréné (parfois, le manque de sommeil éteint les tempêtes du cerveau)
boulot/projet : on fait ce qu’on peut et on avance. Toujours

Avis: Parfois, le non-verbal parle plus positivement d’une personne que le verbal.

culture : La femme gelée de Annie Ernaux (abandonné), l’Auberge espagnole pour la 27ème fois (ça y est, je sens que j’ai vieilli et que toute cette période de ma vie devient trop lointaine), Cuéntame, et pas grand chose d’autre, semaine pauvre culturellement…

Sorties: festival des sciences avec le bonhomme, resto

loulou : sa sensibilité s’affirme…c’est beau et en même temps, il faut faire attention pour ne pas le blesser. Il a un amour secret, c’est trop mignon, mais chut.

msg perso: 1) tu te trompes mais c’est pas grave 2) tu vas être surprise 3) un besote para tí

amitiés : dimanche, on va chanter
essentiel : vivre un jour à la fois
courses : toute à l’heure
envie de: dormir et de profiter du temps qui passe

zic’:

Clap de fin: 14h31

Mes articles et vidéos préférés en avril 2019

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Je commence en ouvrant une parenthèse pour dire à 2019: « je sais pas ce qui te faut pour que tu ralentisses le temps. Tout va trop vite ». Fermeture de la parenthèse.

Ce mois-ci a été riche en découvertes, surtout, au début et un tout petit peu à la fin (les vacances de Pâques s’étant joyeusement incrustées quelque part au milieu).

Alors il y a vraiment peu de contenu ce mois-ci et la catégorie qui a remporté tous les suffrages est la cuisine. Ce qui est plus qu’étrange me concernant( Je dois avoir faim).

Je commence:

Le 2 du mois, mon attention a été attirée par une recette de brownie facile de chez El gato de Alma ainsi que par un article sur les biais cognitifs que j’ai trouvé sur le blog La vie en plus joli.

Le jour suivant, à savoir le 3 avril, c’est une photo d’une recette de glace au spéculoos qui m’a conquise. Vous voulez le lien? C’est par ici, dans la cuisine d’Alice.

Le 10, j’ai été choquée par un article de BFMTV portant sur le suicide d’une maman privée d’allocations pour son fils handicapé.

Le 15, ce sont deux autres recettes de cuisine qui auront eu raison de moi: celle des crevettes à l’ail, tomates et mozza du blog Les recettes de Sandrine au companion ou pas ainsi que celle du caviar d’aubergine du blog Travel and food

Le 20, je suis tombée sur la chaîne youtube de Tévy Khon, une fille « diagnostiquée » HP à l’âge de 6 ans et qui consacre sa vie pro au coaching et à l’hypnose. Elle poste plein plein d’interviews sur des sujets liés de près ou de loin au haut potentiel. Personnellement, je trouve sa chaîne hyper intéressante et j’apprends des tas de choses.

Voilà pour mes articles et vidéos préférés du mois d’avril. Je vous rappelle que cette liste reprend l’ensemble des articles et vidéos que j’ai partagés sur ma page FB au cours du mois d’avril 2019.

Rendez-vous fin mai pour un prochain numéro de « Mes articles et vidéos préférés ».

 

mes-articles-et-vidéos-préférés-en-avril-2019

 

Les comportements qui me font fuir en amour

les-comportements-qui-me-font-fuir-en-amour

 

Alerte: je ne suis pas une experte en amour, c’est même plutôt le contraire. Je ne comprends rien aux hommes et ils ne me comprennent pas. C’est juste qu’il y a des comportements qui ne passent pas, que j’en ai compilé quelques-uns et que j’avais envie de vous les partager.

Allé, j’y vais.

Il y a :

1) le mec que tu rencontres sur une appli et qui a un discours tout à fait différent virtuellement et irl. Vous vous souvenez du type que j’avais rencontré l’année passée et qui avait râlé via whatsapp parce que je ne l’avais pas laissé monter chez moi lorsqu’il m’a raccompagnée, alors qu’il n’avait rien laissé paraître de visu?Ben, c’est de ce genre, entre autres, que je veux parler.

2) le mec qui te plait, à qui tu plais mais avec qui il ne va rien se passer (à moins que tu aimes ça et c’est ton droit) parce qu’il insiste trop pour que tu l’embrasses, tu baisses ta culotte, ou tu le suces (sorry, je suis vulgaire). ça donne « steuplé, steuplé, embrasse-moi, suces-moi, je suis sûre que tu peux faire des merveilles avec ta bouche… » Plus flagrant, ça n’existe pas. Lui, il n’a pas compris que si t’as pas envie, tu fais rien, que si t’as envie, tu fais et que ça n’a rien à voir avec être coincée ou ne jamais avoir envie. D’ailleurs, il aura plus de chance.s et ça sera plus gratifiant d’avoir ce qu’il veut en ne mettant pas la pression et en laissant faire les choses. Ben oui, puisque dans ces conditions, toi, de ton côté, t’en auras sans doute envie aussi.

3) le mec qui t’incite à faire des choses que tu n’aimes pas, qui te menace de te quitter si tu ne les fais pas , qui tente de te manipuler pour avoir ce qu’il veut. C’est un peu comme l’exemple plus haut mais pas tout à fait. En haut, c’est trop fragrant, c’est le lourd du coin, il est facile de voir où il veut en venir. Ici, je parle de quelque chose de plus subtil.

4) le mec qui interprète ou qui se vexe avec tout ce que tu dis. Bah ouais, ben, là, si la com’ est impossible, ça risque d’être compliqué.

5) le mec qui ne t’écoute pas dès que tu parles de toi, de ce que tu aimes, de tes rêves, de tes ambitions.

6) le mec avec qui t’a couché sans protection (ça peut arriver) et qui te fait sentir que les suites possibles de l’acte ne sont pas son problème. Alors là, ça me tue, parce que, la grossesse, à la limite, il peut nier l’affaire, mais les IST, si elle lui refile quelque chose…Car oui, ça ne va pas nécessairement que dans un sens…ce ne sont pas toujours les mecs qui sont porteurs d’un truc suspect et ça, les messieurs n’y pensent pas toujours. Allo, ici le 21ème siècle…

7) le mec qui croit qu’être maltraitant, c’est seulement et uniquement être violent physiquement. Bah, non, les gars, être maltraitant, ça passe aussi par les mots, par la manipulation verbale, par les mensonges dans le but d’arriver à ses fins.

8) le mec qui veut une relation sans prise de tête et facile, celui qui te quitte dès qu’il y a incompréhension, malentendu ou dispute, qui n’a pas compris que tout ne peut pas être rose tout le temps, qu’on n’est pas dans un film.

9) le mec qui te veut comme plan cul uniquement mais qui te fait croire qu’il veut quelque chose de sérieux , tout en te trompant.

10) le mec qui se croit dans un porno et qui ne tient pas compte du fait que tu n’es, peut-être, pas très à l’aise dans cette position.

Voilà, il y en a encore plein. Je vous ai juste fait un florilège des dix premiers qui me sont passés par la tête…Après, ils ne sont pas tous exclusifs au sexe masculin. Oui, il y a des filles manipulatrices, menteuses, différentes virtuellement et irl mais il y a aussi des trucs que je ne vois pas trop comment, nous en tant que femmes, nous pourrions faire.

Bref, je vous laisse méditer et me conter vos anecdotes si vous en avez envie.

 

Les états d’esprit du vendredi 26 avril 2019

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 26 avril 2019  – [16:10]

fatigue : moyen +
estomac : sandwich mozza-tomates-tapenade olives noires
cond. phys. : l’épaule va mieux, l’estomac c’est pas ça
esprit : plus clair
boulot/projet : on fait ce qu’on peut et on avance

Avis: On ne peut pas juger la vie des gens sur base de quelques éléments…

culture : 45 revoluciones ( pas terrible, mais comme j’étais crevée et que j’avais pas autre chose à regarder ),Grey’s anatomy, Il faut beaucoup aimer les hommes de Marie Darrieusecq (je l’ai fini parce que je n’avais rien d’autre sous la main), Vernon Subutex (soyons francs, c’était nul…heureusement que la bande son était bonne), La femme gelée de Annie Ernaux (juste commencé), Miguel (les trois premiers épisodes étaient flippants et le dénouement inattendu), LQSA (passe le temps)…

Sorties: parc, restau, bois de Hal, …

loulou : fatigué mais ça va, il a eu de belles vacances et est content…

msg perso: (1)tengo ganas de volver a verte (2) can’t wait until we can see you all (3) tellement heureuse d’avoir trouvé une amie comme toi

amitiés : ce midi et demain j’espère…la fatigue m’a vraiment empêchée de sortir de ma grotte cette semaine
essentiel : la patience
courses : vient de les faire
envie de: pouvoir réutiliser mon épaule gauche pour danser …

zic’:

Clap de fin: 16h26

La lâcheté dans la peau

la-lâcheté-dans-la-peau

 

Je passe dans ces rues qu’on a longés ensemble et je me rappelle que leurs noms t’étonnaient. Expansion. Progrès. Droit. Conciliation. Tous des mots qui t’en imposaient.

Je me souviens de tout et même de cette sensation étrange qui m’avait parcourue l’échine ce soir-là. Tu étais bizarre, encore plus nerveux que d’habitude, encore plus hésitant sur tout.. Tu étais là sans être là. Tu cherchais déjà une échappatoire. Le vent avait tourné, je crois. Je ne voulais pas le voir mais c’était ça…

Nous deux, ça s’est terminé deux jours plus tard lorsque via sms tu m’as larguée.

Pendant longtemps, je n’ai eu cesse de comparer les autres à toi. Pas assez ci, trop ça. Comme si tu étais un dieu et eux, tous des minables…Tu n’étais pas un dieu mais ceux que j’ai rencontrés juste après, c’est vrai, étaient tous des minables…C’est ce qui arrive quand on veut forcer les choses alors qu’on n’est pas prêt.e.

Tu t’es mis à revenir, et puis à partir et puis, on a inversé les rôles. C’est moi qui partais et ensuite, revenais. Le temps a passé et on est presque tombés dans un trip qui ressemblait à une chanson de Bruel que je n’apprécie pas des masses (mais c’est une autre histoire) « tu veux pas de moi, tu veux pas me perdre, alors ce choix je le fais pour toi, c’est moi qui part » blablabla. C’était du gros n’importe quoi, tu trouves pas?

L’amour, c’est con, parfois. T’as les trucs devant les yeux mais tu sais pas les voir. Je dis « sais » et pas  » veux » car oui, j’étais pas con à ce point. Mon cerveau rationnel avait capté que oui, non, en fait, tu ne t’intéressais pas à moi, pas comme ça en tout cas…Là, où ça coinçait, c’était au niveau du limbique. Du siège des émotions qui te trouvait toujours des excuses et parvenait, je ne me l’explique pas, à retomber, momentanément, en extase…

Jusqu’à ce jour où l’euro a fini par tomber. Je t’ai vu comme tu étais: LÂCHE et j’ai compris que je te plaisais beaucoup mais que tu ne m’aimais pas (sans blague, tu ne t’es jamais excusé).  Malgré tout, je dois avouer qu’il y aura toujours une place dans mon cœur piétiné pour ta-personne-qui-ne-le-mérite- sans-doute-pas…J’y peux rien, c’est comme ça. Les humains, c’est tordu, que veux-tu?

C’est pas facile de se remettre d’une rupture, en général mais l’option sms apporte une dimension supplémentaire, un peu de l’ordre du traumatisme, j’ai l’impression. On fait un peu n’importe quoi au début, on apprend à vivre avec par la suite, mais on ne s’en remet jamais totalement. Ou bien c’est moi qui suis trop sensible (?)

J’ai mis du temps mais je sais que, cette fois, de retour en arrière, il n’y aura pas. J’ai écrit comme pour d’autres avant toi, une date sur une feuille et j’ai signé en jurant que jamais, jamais, je ne reviendrai te chercher.

Le 9 avril, j’ai lâché prise.

 

 

 

Les états d’esprit du vendredi 19 avril 2019

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 19 avril 2019  – [8:51]

fatigue : importante
estomac : petit dèj en cours
cond. phys. : mieux
esprit : choquée
boulot/projet : on fait ce qu’on peut et on avance

Avis: Je me demande s’il ne serait pas plus rentable de brûler l’immeuble, finalement…Il y a des fois où je me dis que ma vie, c’est un film…ou un cirque, au choix…

culture : Cuéntame cómo pasó, La caza. Monte perdido (ça devient bien), 45 revoluciones (vraiment pas terrible, j’arrête), The Green Book (en voici un bon film, ça fait du bien…beaucoup d’humour alors qu’on ne s’y attend pas forcément), Grey’s anatomy, Il faut beaucoup aimer les hommes de Marie Darrieusecq (ça se lit mais sans plus), Vernon Subutex (jusque-là, je préfère 100x la version livre), …

Sorties: cinéma+ danser+ eurospace center

loulou : heureux, facile, drôle. Que demander de plus?

msg perso: oh ben, tu sais, je ne sais pas vraiment où j’en suis pour le moment. Je laisse venir.

amitiés : demain
essentiel : rester ouvert
courses : déjà faites
envie de: gagner à l’euromillion sans jouer

zic’:

Clap de fin: 8H59

Quand loisir ne rime plus avec plaisir

Quand-loisir-ne-rime-plus-avec-plaisir

 

J’arrête. J’en peux plus. J’en ai marre. J’ai fait le tour.

Ce n’est pas ce que je croyais. Il y a erreur sur le contenu.

On nous avait vendus de la bienveillance, du non-jugement et c’est faux.

Pourtant, ça avait bien commencé .

J’y avais cru, je m’étais lâchée et ça avait donné de belles choses, je crois.

De l’humour, beaucoup, parce qu’il y a ça en moi.

Et puis, il y a eu cette remarque, ce « Laisse-là se démarquer, elle qui aime tellement ça »

Choquée, j’en ai été. C’était du « je prône une chose et je fais le contraire ».

Je n’aime pas, je ne sais pas gérer.

Mais j’ai été paralysée et j’ai laissé passer parce que je me disais que ce n’était que 2h30 de temps en temps et puis, le plus important: que j’apprenais des choses.

J’ai cru oublier et j’ai continué. Sauf que la retenue s’est installée en moi. Sauf qu’au fil du temps, je trouvais de moins en moins de cohérence à ces soirées. Des consignes avec un lien qui ne se fait pas, du flou, et un projet global qui ne me dit plus rien. Je me suis perdue.

La goutte, ça a été ce « je n’ai rien compris à ton texte »…Comme si j’avais écrit du chinois. Non, ce n’était pas le meilleur mais tout le monde savait de quoi je parlais. Je n’avais pas eu le temps (je suis de plus en plus lente), avais voulu explorer de nouveaux horizons, changer de registre, utiliser de nouveaux mots. C’était bâclé mais ce n’était pas inintelligible. Et puis, surtout, ce n’était pas grave.

On me dit que je suis trop dure avec moi-même et c’est vrai. Que j’ai un don et que je ne l’accepte pas, qui sait. Le hic, c’est qu’en même temps, on me fait passer le message contraire. Je ne comprends pas. Je ressens de la pression, une ambivalence, et ces maladresses, si elles en sont, je n’y arrive plus. Paradoxe? Jugement? je n’ai plus envie de savoir.

Un loisir, ça doit être léger et là, ça ne l’est plus, alors je préfère tirer ma révérence et aller voir, le cas échéant, si l’herbe est plus verte à un autre endroit.

Je vous quitte. Au revoir.

Les états d’esprit du vendredi 12 avril 2019

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 12 avril 2019  – [9:29]

fatigue : pas encore réveillée
estomac : petit dèj
cond. phys. : douleurs beaucoup plus supportables
esprit : en vacances
boulot/projet : encore deux pas de plus

Avis: les gens qui pètent des câbles dans la rue ou les transports me donnent de plus en plus envie de m’expatrier au Costa Rica

culture : Cuéntame cómo pasó, La caza. Monte perdido (ça devient bien), Grey’s anatomy, Pupille (émouvant, je vous le conseille), Dumbo (parfait avec des enfants mais c’est pas le meilleur Tim Burton, on va dire), Little Corgy (perso, j’ai vraiment trouvé que ce n’était pas un film si adapté que ça aux enfants et que certains dialogues étaient, clairement, déplacés), Vernon Subutex (jusque-là, je préfère 1000x la version livre), …

Sorties: cinémas

loulou : commence à utiliser l’expression « je m’ennuie » à tout bout de champ. Il grandit, a besoin d’autre chose. Heureusement, la semaine prochaine sera bien plus mouvementée avec et pour lui.

msg perso: c’est fini! il était temps…

amitiés : Demain, dimanche
essentiel : ne pas hésiter à arrêter quand on en a marre
courses : après le kiné
envie de retrouver un peu d’énergie…ce serait pas du luxe.

zic’:

Clap de fin: 9h32

Les états d’esprit du vendredi du 5 avril 2019

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 5 avril 2019  – [14:10]

fatigue : morte de fatigue
estomac : petit dèj
cond. phys. : très mauvaise mauvaise semaine du mois
esprit : ça va malgré tout, à part la nuit où j’angoisse
boulot/projet : encore un pas de plus

Avis: les gens, ils comprendront jamais que ne pas travailler n’est pas égal à ne rien foutre…PFFFF…

culture : Cuéntame cómo pasó, La caza. Monte perdido (ça passe le temps quand trop réveillée à des heures où la plupart des humains dorment), Grey’s anatomy, Sauver ou périr (belle histoire mais ennuyeux), Wonder park (loulou a adoré et moi, j’y ai vu de grosses incohérences), Filigranes de Isabelle Alonso (je connaissais pas et j’adore son style d’écriture), Jules de Didier Van Cauwelaert (c’est mignon comme sujet mais la forme, un peu tarabiscoté à mon goût, par contre)…

Sorties: cinéma avec loulou

loulou : on continue sur notre bonne lancée pour les devoirs…il fait vraiment du mieux qu’il peut ce bonhomme, il change mon loulou, il grandit mais me fait toujours autant mourir de rire…est en congé pour deux semaines de vacances bien méritées…

msg perso: fatigué? on est deux

amitiés : mardi
essentiel : faire de son mieux parce que c’est la seule chose qu’on peut faire
courses : déjà faites
envie de retrouver un peu d’énergie

zic’:

Clap de fin: 10h18

Les articles et vidéos que j’ai préférés en mars

mes-articles-et-vidéos-préférées-de-mars-2019

 

Mars se termine déjà. Oh my gosh, mars est fini? C’est le jour du poisson d’avril? Je ne comprends rien à cette année, sérieux. Mais bon, je ne vous écris pas pour vous parler de mon angoisse du temps qui passe à toute allure mais bien de mes lectures et visionnage (ce mot est très moche) du mois qui vient de s’écouler.

J’ai commencé tard à m’y intéresser, ce mois-ci et ce n’est qu’à l’occasion de la journée mondiale de la défense des droits des femmes que je me suis mise à les recenser. Cela dit, en même temps, peut-être que rien ne m’avait marquée jusque-là. Bref, je me lance:

  • Le 8, Antigone XX nous dresse une très belle liste de livres féministes à lire et/ou à relire.
  • Le 14, Morrigane nous parle de la situation de handicap et de l’ouverture de sa chaîne youtube
  • Le jour suivant, je tombe sur un article qui explique qu’une institutrice bruxelloise a mis en place des cours d’empathie pour les enfants dans son école. Je me sens fière et j’espère que son idée va se propager.
  • Le 24, une émission sur arte qui traite de la signification et la représentation de la vulve retient toute mon attention
  • Le 26, je lis un article très intéressant sur le fait de culpabiliser et de se sentir jugés lorsqu’on est hypersensibles, un article positif sur le fait d’assumer et d’afficher son handicap (sujet qui revient le plus ce mois-ci, j’ai l’impression), et un dernier texte sur une personne qui parle mission de vie.
  • Enfin, le 28, je tombe sur la chaîne youtube Vivre avec  et sur une vidéo des remarques que reçoit Margot lorsqu’elle sort avec une personne valide (Margot est atteinte du syndrome Ehlers Danlos).

Voilà pour mes articles et vidéos préférés de mars. Je vous rappelle que cette liste reprend l’ensemble des articles et vidéos que j’ai partagés sur ma page FB au cours du mois de mars 2019.

articles-et-vidéos-préférés-du-mois-de-mars-2019

 

Les états d’esprit du vendredi 29 mars 2019

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 29 mars 2019  – [14:10]

fatigue : un peu mais ça va
estomac : omelette+ yahourt
cond. phys. : mal partout, possible tendinite mais ça va
esprit : ça va
boulot/projet : encore un pas de plus

Avis: le médecin qui vient te chercher 30 minutes après l’heure de rendez-vous, qui permet de se barrer encore 10 minutes une fois que t’es à l’intérieur et qui t’ausculte pendant 3 minutes pour en déduire que tu as une tendinite, bah moi je dis que c’est pas sérieux…

culture : Pas pleurer de Lydie Salvaire (ennuyeux), Filigranes de Isabelle Alonso (vient de commencer), The aftermath (beau et triste à regarder), Les chatouilles (omg, Karin Viard a le rôle d’une personne tout à fait abominable dans ce film), Un amour impossible (mieux que j’aurais pensé), Durante la tormenta (pas mal du tout)…

Sorties: cinéma

loulou : beaucoup plus facile de gérer les devoirs cette semaine…même si je me demande ce qu’ils foutent en classe, vu la quantité de boulot qu’il a à faire à la maison.

msg perso: je suis contente que tu te préoccupes autant de son bien-être

amitiés : dimanche, à la piscine
essentiel : ne pas dépasser ses limites, ni avec son corps, ni avec les gens et ce qu’on peut supporter venant d’eux
courses : déjà faites
envie de profiter du soleil

zic’:

Clap de fin: 14h23

Et pourquoi pas Amsterdam ?

et-pourquoi-pas-amsterdam-?

 

Il y a, à peu près, dix jours, j’ai fait une virée à Amsterdam avec deux amies. C’est, vraiment, le hasard qui nous a menées là. Une connaissance qui me parle des tarifs super concurrentiels de flixbus (entre 20€ et 30€ l’aller/retour), de la courte durée du trajet depuis notre capitale (pas plus long qu’en tgv depuis Bruxelles) et moi, qui saute sur l’occasion pour contacter mes copines et tenter de nous organiser un week-end.

Amsterdam, on connaissait déjà toutes les trois et ce n’était, clairement, pas notre destination préférée (des canaux et des façades composées de pignons à redents, ce n’est pas exactement ce qui manque chez nous). Non, la raison qui nous a poussées à partir, c’était l’envie et le besoin de nous retrouver, dans la mesure où nos vies respectives nous avaient un peu éloignées depuis quelques temps.

Le sort a voulu s’acharner et nous empêcher de pouvoir passer ce week-end ensemble. J’ai, moi, failli annuler à cause de douleurs assez atroces dans tout le corps. Heureusement que je ne l’ai pas fait, car autrement, je n’aurais pas su qu’en changeant de climat, mes douleurs diminueraient et que même si Amsterdam était encore plus au nord que Bruxelles, l’humidité y était de moindre importance. Nous avons, d’ailleurs, eu la chance de voir la ville sous un soleil de toute fin d’hiver.

Nous n’aurons rien visité de spécial pendant ce bref séjour. Aucun musée, aucune ballade en bateau n’a figuré sur notre programme. Par contre, nous en avons profité pour déambuler dans les rues, profiter de l’ambiance de folie de la ville et papoter un max.

Ce week-end dans l’autre pays du fromage n’aura sans doute pas été le week-end de nos vies mais il aura représenté la parfaite occasion pour nous ressourcer (en tout cas, moi) et accueillir ma saison préférée de l’année. J’ai nommé le printemps.


Nous avons dormi . Le personnel n’était pas toujours des plus agréables (aka le serveur du petit déjeuner qui surveille qu’on ne mange pas trop) mais j’ai trouvé que le rapport qualité/prix y était des plus intéressants par rapport aux autres hotels, étant donné qu’Amsterdam est une ville chère.

 

et-pourquoi-pas-amsterdam-?

Les états d’esprit du vendredi 22 mars 2019

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 22 mars 2019  – [18:13]

fatigue : j’ai encore dormi un jour sur deux (avec la mélatonine) mais je suis toujours aussi éclatée au réveil.
estomac : beaucoup trop de gâteau au chocolat
cond. phys. : mieux, bordel
esprit : mieux, même si quelques symptômes d’angoisse
boulot/projet : encore un pas de plus

Avis: Je serais heureuse si tous les commerçants pouvaient être aussi agréables que ceux du Aldi près de chez moi. Ce n’est pas ironique et ça fait du bien.

culture : HUVN (fin), Un goût de cannelle et d’espoir de Sarah MacCoy (fin), Les hommes meurent, les femmes vieillissent de Isabelle Desesquelles (bien mais manquait d’action), Pas pleurer de Lydie Salvaire (viens de commencer), Call me by your name (je sais pas pourquoi j’aime autant ce film), My beautiful boy (belle histoire mais ennuyeux)

Sorties: Amsterdam et on a eu un dimanche superbe

loulou : diable et drôle, beaucoup de mal à faire ses devoirs (il en a beaucoup trop pour une deuxième primaire), est content de lire avec moi avant d’aller dormir.

msg perso: que dire, à part que j’en ai marre et que j’arrête…

msg perso2: je comprends beaucoup mieux ta réaction maintenant.

amitiés : virtuel ou en live? on verra
essentiel : trouver la paix
courses : déjà faites
envie de profiter du soleil

zic’: j’ai cette chanson dans la tête depuis une semaine

Clap de fin: 18h30

Ma relation avec les autres parents d’élèves

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Ma relation avec les autres parents d’élèves est inexistante et je vais vous expliquer pourquoi. Je vais d’abord commencer par le contexte et ensuite, vous donner les raisons pour lesquelles, je pense que ça ne fonctionne pas entre eux et moi.

Le contexte

Retour en septembre 2014. Mon bonhomme a commencé l’école pile au moment où j’étais en train de tomber malade à cause de mon sevrage. Au début, je l’y amenais tous les jours sauf le jeudi si mes souvenirs sont bons et allait le rechercher tous les jours sans exception. J’ai bien dit au début car après deux mois de ce régime-là et vu l’ampleur que prenaient mes symptômes de sevrage, je n’ai plus pu y retourner pendant des mois, voire une année et demi entière pour ce qui est du matin.

Cela partait donc mal.

Lorsque je suis revenue, je me suis aperçue que des groupes de mamans s’étaient formés et évidemment, je ne faisais partie d’aucun d’entre eux. Il arrivait que je parle parfois à l’une ou l’autre d’entre elles mais ça ne dépassait jamais les quelques mots, quelques phrases.

Le temps a passé et la situation n’a pas évolué. D’ailleurs, j’ai fini par me faire une raison et abandonner.

Pourquoi? Quelles en sont les raisons, selon moi, me and myself?

  1. je suis introvertie et timide. Enfin, surtout introvertie.
  2. je ne comprends pas ces personnes. Je me souviens d’un jour où la mamie d’un petit garçon de la classe du petit m’a collée tout un après-midi. C’était à l’occasion du « vernissage » des œuvres d’arts de nos rejetons. Et bien, vous savez quoi? La semaine suivante, lorsque je l’ai revue et lui ai dit bonjour, elle m’a, tout simplement, ignorée. J’ai beaucoup d’exemples de ce type et j’avoue ne pas savoir gérer. Quand ça se présente comme ça, perso, je perds l’envie d’entrer en relation avec les gens.
  3. beaucoup de parents étaient eux-mêmes élèves dans cette école et se connaissaient déjà entre eux.
  4. Je n’aime pas l’école de mon fils et faire des efforts pour m’intégrer en tant que parent d’élève me demande trop d’efforts. Il est là parce que nous habitons dans une zone où il y a « trop » d’enfants et pas assez d’écoles et qu’il est très difficile d’en trouver une dite de qualité. Par conséquent, quand on en a une, on y laisse nos  enfants.
  5. Ma propre histoire avec l’école. Petite et jeune adolescente, j’ai subi du harcèlement scolaire et ces parents auraient pu être mes bourreaux. Je fais des liens bizarres, des fois.

Je pense que c’est à peu près tout.

Je n’avais jamais osé en parler car pour être franche, j’avais honte de la situation et me sentais vraiment comme quelqu’un d’inadaptée. Mais ça c’était avant, parce qu’entretemps, je suis partie avec deux amies à Amsterdam et que l’une de ces deux amies, mère d’une petite fille en première primaire, m’a dit subir, exactement, la même chose que moi. Elle ne semble pas non plus comprendre la mentalité des parents d’élèves de l’école où va sa fille. Tout comme moi, elle ne fait plus d’efforts et est très contente que la petite soit née pendant les vacances scolaires.

Et, pour vous, de votre côté, ça se passe comment?

 

ma-relation-avec-les-autres-parents-d-eleves

 

Tout le monde doit apprendre, parfois …

je-t-aime-moi-non-plus

Le déclic, elle l’a eu la nuit dernière.

C’est la confiance,

C’est la confiance qu’elle n’a plus. En lui.

C’est pour ça qu’elle pèse ses mots, qu’elle réfléchit à chaque adjectif, chaque virgule qu’elle utilise avant d’appuyer sur « enter ».

Elle s’attendait à ce qu’il l’envoie au diable quand il en aurait eu marre.

Elle a testé ses limites.

Mais ça n’est pas, plus arrivé.

Il ne l’a plus rejetée.

Il dit que c’est elle qui ne veut pas, qui ne veut plus.

Il a raison.

Réparer ses trahisons au pluriel, c’est pas possible comme ça.

Et pourtant, elle sait, pertinemment, que s’ils se revoyaient, que s’ils commettaient cette erreur, il ne faudrait pas longtemps pour qu’elle se précipite à nouveau dans ses bras.

Elle. Pas lui.

Lui, il ne l’a jamais aimé comme ça.

Il lui a dit et redit.

Mais alors pourquoi revenir ?

Pourquoi ne pas laisser que ça s’arrête ?

Parce que ça l’amuse ?

Parce qu’il l ‘aime bien ?

Non, impossible

… il ne la supporte pas…

Pas sa sensibilité, c’est sûr.

Pas ce besoin de comprendre, de clarté.

Elle, c’est sa superficialité en carton qu’elle ne conçoit pas.

Cette façon qu’il a de se dérober quand ça devient intime

Que faire alors ?

Elle lui a dit: je vois pas l’intérêt de rester en contact s’il y a plus de bas que de hauts.

Il a répondu…Qu’est-ce qu’il a répondu, d’ailleurs ? J’ai oublié.

Ah si, que cette fois, c’était elle qui avait l’air de renoncer.

Oui, elle veut renoncer

Il dit : stop aux étiquettes

Elle répond: ne pas savoir, ça me détruit

Elle ne veut, surtout, pas repasser par là.

Mais elle n’arrive pas à décrocher.

C’est plus fort qu’elle.

Il est une drogue, une vraie.

Elle se désaccoutume et juste après, replonge.

Et lui, il ne l’aide pas.

Elle se demande si c’est ça l’amour

De tout lui passer et de continuer

D’adhérer à l’ensemble en contournant les détails qui fâchent.

Ou bien est-ce, plutôt, du masochisme?

Elle hésite.

Mais lui, il ne l’aime pas, alors à quoi ça sert d’insister?

Qu’il disparaisse pour toujours, elle se convainc

Qu’il la respecte pour une fois.

« Va-t-en », elle crie au téléphone

« Je te le dis et répète »

« Je t’agace, non ? »

« Alors dégage et rejoins ta bonasse… »

« Accepte, c’est la fin, cette fois ».

Lui, il raccroche.

Il arrête.

Mais il recommencera

Il ne la lâchera pas comme ça.

Il ne peut pas ? Ne veut pas ?

Lui seul peut le savoir.

Les états d’esprit du vendredi 15 mars 2019

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi  15 mars 2019  – [09:54]

fatigue : je dors mal un jour sur deux, donc …
estomac : petit dèj in progress
cond. phys. : douleurs qui me font peur
esprit : angoissée à cause des douleurs que je n’identifie pas
boulot/projet : ça avance au ralenti, mais ça ne m’inquiète pas.

Avis: les gens qui parlent pour les autres, c’est pas mes amis

culture : HUVN (plus amateure que les autres séries mais ça change les idées pendant les insomnies), Grey’s anatomy, Un goût de cannelle et d’espoir de Sarah MacCoy (beau livre, je vous le recommande), el fotógrafo de Mauthausen (commencé et arrêté, pas le moment de voir ce genre de tragédies)

Sorties: théâtre, restau

loulou : a été très courageux pendant son irm, très diable (sept ans, c’est pas l’âge de raison, faut arrêter avec ça) mais toujours tellement affectueux (je vais avoir du mal quand il grandira et qu’il s’éloignera)

msg perso: tu vois l’amitié, c’est pas quand l’un de nous deux se braque dès que l’autre dit quelque chose qui ne lui plaît pas…

msg perso2: c’est pas grave, tu sais, si tu n’avais pas de cadeau…je me fous des cadeaux 😉

amitiés : ce week-end à Amsterdam (d’ailleurs si j’angoisse c’est parce que je suis crevée et que j’ai mal et que j’ai peur de comment ça va se passer)
essentiel : que le soleil revienne, au sens littéral comme au figuré
courses : steak, lait
envie d’aller bien, bordel

zic’:

Clap de fin: 10h10

Dans la tête d’un homme d’aujourd’hui

dans-la-tête-d-un-homme-un-vrai

Mon père dit que je suis trop sensible pour un mec.

Marjorie dit le contraire. Et puis il y a Lucie qui lit en moi comme dans un livre. Selon elle, si ça foire avec Marjorie et avec toutes les autres-d’ailleurs- c’est parce que je n’assume pas ma part de féminité et que ça crée un malaise. Le pire, c’est qu’elle a raison, le pire, c’est que je ne peux, vraiment, rien lui cacher. Il y a pas longtemps, elle m’a sortie: « tu vois Seb, parfois tu te livres et je vois bien qu’il y a quelqu’un de sensible à l’intérieur de toi, quelqu’un d’intéressant, quelqu’un plein de nuances…et puis, il arrive un moment où on dirait que tu te rends compte et où tu te sens obligé de faire le gros naze. Je crois que selon toi, c’est ça être masculin ».

En même temps, je ne suis pas certain de saisir ce que c’est d’être masculin. Je sais juste que j’ai été élevé par un type qui me tapait dessus dès que j’osais verser la moindre larme, et que ma mère, au lieu de venir me défendre, préférait feindre l’ignorance et partir en vacances avec son amant.

Parfois, je me dis que mon paternel devait m’utiliser pour se venger de ma mère. Je n’ai jamais compris pourquoi il ne l’a jamais quittée. Enfin…

Ah sacré Lucie. Lucie, elle me retourne la tête depuis que je l’ai rencontrée et qu’elle m’a cernée en deux temps trois mouvements. Lucie, c’est aussi la fille que je ne comprends pas. Non, je ne comprends pas pourquoi elle perd son temps avec moi. Après tous les sales coups que je lui ai fait. Mais bon, perdre son temps c’est beaucoup dire car depuis quelques temps, je sens qu’elle s’éloigne et je comprends…mais j’aime pas. Je suis sûrement qu’un salaud après tout.

La vérité c’est que je ne sais pas comment je dois me comporter pour être moi. C’est jamais bien de toute façon. Enfin si, avec Naëlle. Comme c’est ma fille, je suis son héros, un point, c’est tout. Elle, elle se fout de toutes ces histoires de virilité du moment que je sois gentil et attentif. Je me sens à l’abri avec elle. Mais bon, comme c’est moi qui l’ai façonnée en partie, je sais pas si ça compte. Ce serait tellement plus simple si les autres n’étaient pas déjà aussi formatés, fermés, pourris, opaques, obtus..

Lucie affirme que je me porterais mieux et que j’attirerais des personnes faites pour moi si je m’acceptais avec mes plus et mes moins au lieu de faire le gros nul…mais je sais pas parce que Lucie, elle lit trop et surtout, elle se croit trop intelligente…et ça m’énerve…Mais n’empêche, je dois bien avouer, enfin m’avouer à moi que Lucie, je l’ai toujours un peu dans la tête…et qu’en même temps, je suis accro à Marjorie. Bref, c’est sûr, je ne suis qu’un salaud.

dans-la-tête-d-un-homme-d-aujourd-hui

Les états d’esprit du vendredi 8 mars 2019

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi  8 mars 2019  – [08:49]

fatigue : assez prononcée
estomac : petit dèj in progress
cond. phys. : presque remise de ma grippe, mauvaise période du mois
esprit : inquiet
boulot/projet : doucement mais sûrement

Avis: quand on t’appelle pour reconnaître ses erreurs et s’excuser, ça redonne foi en l’humanité.

culture : HUVN (plus amateure que les autres séries mais ça change les idées pendant les insomnies), Grey’s anatomy, Instant family (bah, c’était bien sympa, ma foi), Un goût de cannelle et d’espoir de Sarah MacCoy…

Sorties: chorales, séance shopping avec bonhomme qui n’a plus rien à se mettre

loulou : en stage 3 jours, content de bricoler

msg perso: je suis désolée mais tu prends tes désirs pour la réalité, là.

amitiés : aujourd’hui, demain
essentiel : guérir
courses : cet aprèm en revenant de la manif
envie d’être au week-end prochain

zic’:

Clap de fin: 8h59

L’impro, quand t’es maman solo, ça n’existe pas!

l-impro-quand-t-es-maman-solo-ça-n-existe-pas

Non, l’improvisation, quand t’es maman solo, ça n’existe pas, bordel! Titre qui exprime mieux ce que je ressens à cet instant. Et pourquoi, je vous parle de ça? parce que, souvent, je suis confrontée à des situations où des gens, en dernière minute, changent leurs plans et/ou me proposent des trucs excluant mon fils …

Je vais vous donner quelques exemples pour que vous compreniez de quoi je veux parler.

D’abord, il y a le cas de ma chère animatrice d’atelier d’écriture (j’avais déjà écrit un article au sujet d’un commentaire, totalement, déplacé qu’elle avait balancé sur moi, l’année dernière) qui annule un stage prévu depuis deux mois, deux jours avant la date dudit stage. L’année passée, à son commentaire, je n’avais pas su réagir mais j’avais dit: je ne laisserai pas passer la prochaine bourde. Du coup, comme on ne s’est pas vues entretemps, j’ai décidé de lui envoyer un mail exprimant ce que je pensais de sa décision d’annuler cette rencontre en dernière minute. Je me souviens d’avoir utilisé l’expression « pas classe » et de lui avoir parlé du fait que j’avais du m’organiser et que je n’étais probablement pas la seule. Sa réponse? qu’elle était désolée d’avoir bousculé mes plans (!!!), qu’on était deux seulement à avoir confirmé (elle dira trois plus tard dans un autre mail envoyé à tout le monde et j’apprendrai encore un peu plus tard qu’on était au moins quatre) et qu’elle rentrait juste de vacances (tant mieux pour toi si t’es partie en vacances, mais ton taf, c’est ton taf et il faut le faire correctement). Lundi, je répondrai à son mail en live pour lui expliquer que ce n’est pas mes plans qu’elle a bousculés (pour reprendre son expression) mais que son manque d’organisation avait empiété sur le temps passé avec mon fils, étant donné que je me revoyais mal appeler son père pour tout changer à nouveau.

Ensuite, celui d’une amie (célibataire, sans enfant.s) de très longue date avec qui je sens que je m’éloigne depuis environ deux ans et sa proposition: »je me suis dit qu’on pourrait aller boire un verre avant mon cours, si tu n’avais pas le petit »…Euh, ben bien sûr, je suis à ton entière disposition et puis, tant que t’y es, dis moi direct que le petit te dérange ». C’était un jour de semaine après l’école et j’ai toujours mon fils après l’école, vu que c’est moi qui vais toujours le chercher et qu’elle le sait…De toute façon, la proposition présentée comme ça, je ne l’aurais pas acceptée même si j’avais été seule ce jour-là.

Enfin, et pour ne parler que de ce cas-là, il y a l’exemple du mec non-parent que tu as rencontré il y a quelques semaines et qui te sort: « qu’est-ce que tu fais ce soir? on pourrait… » Il était clair qu’il ne se rappelait pas que j’étais maman pour me présenter la chose comme ça. J’avais mon fils ce soir-là, je l’ai coupé tout de suite.

Alors, je sais que les mères (je dis mères parce que nous sommes 85% à avoir la garde exclusive ou principale de leur.s enfant.s et que de toute façon, un mec qui s’occupe de sa progéniture, c’est tellement beau, n’est-ce-pas?) célibataires, nous sommes une plaie pour la société. Je sais aussi que nous venons, pour la plupart, de familles nucléaires (oh mais quelle drôle d’expression) dont les parents n’étaient pas divorcés lorsque nous étions petits mais bordel, est-ce que ce serait trop demander  de réfléchir un peu et de se dire que peut-être, en tant que parent séparé, on ne peut pas improviser, que tout doit être réglé comme du papier à musique, qu’un enfant petit ne reste pas tout seul ou mieux, de se rappeler, tout simplement, que cet.ces enfant.s existent!!??

J’en peux plus d’avoir toujours l’impression d’être la personne en faute ou de devoir me justifier parce que mon couple n’a pas marché et que du coup, je me suis retrouvée dans une situation peu enviable, mais j’insiste…de plus en plus fréquente et pas si horrible que ça, au final. Et j’en ai encore plus ras-le-bol de cette société excluante de tout ce qui ne rentre pas dans ses cases minuscules, plus du tout adaptées à la majorité des gens qui en font partie, aujourd’hui. Vivement que le temps passe et que nos enfants grandissent. Ils seront beaucoup plus ouverts et riches à l’intérieur et le monde deviendra plus sympa (je délire mais je le crois en bonne partie).

l-impro-quand-t-es-maman-solo-ça-n-existe-pas

 

Les états d’esprit du vendredi 1er mars 2019

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi  1er mars 2019  – [09:08]

fatigue : y’a eu pire
estomac : petit dèj en cours
cond. phys. : gros rhume en voie de guérison
esprit : embué
boulot/projet : j’y verrai plus clair quand cette saleté de rhume sera parti.

Avis: pas aimé qu’on me recontacte pendant ma maladie pour le bénévolat alors que j’avais dit que je le ferai quand je serai guérie…(peut-être voulait-elle vérifier que j’étais vraiment malade???)

culture : HUVN (plus amateure que les autres séries mais ça change les idées pendant les insomnies), Mon doudou divin de Katerina Mazetti (mouais, bof) , Grey’s anatomy, le grand bain (belle surprise pour moi mais je suis une fan de Katerine), Alegría, tristeza (d’accord…), el Arbol de la sangre (space comme tous les films de Julio Medem mais intéressant à regarder)

Sorties: parc, malgré extinction de voix et état comateux,  et lit (ah mais c’est pas une sortie…)

loulou : très beau bulletin…j’ai rien compris aux remarques de la prof dans le journal de classe. Déguisement: Dark vador, que la force soit avec lui! Heureux, les vacances arrivent…

msg perso 1: tu me lâches, oui? msg perso 2: c’est chouette de discuter avec toi

amitiés : nouvelles virtuelles et téléphoniques
essentiel : guérir
courses : scampis, pâtes
envie de: arrêter de tousser et qu’il arrête de pleuvoir

zic’: Un classique cette semaine

Clap de fin: 9h27

Mes articles et vidéo préférés en février 2019

mes-articles-et-émission-préférés-de-février-2019

Ce mois-ci, six sujets sont venus et/ou revenus: le féminisme, le cancer (obligé vu que le 4, c’est la journée mondiale contre, le 15, celle contre le cancer pédiatrique et que, du coup, il y a beaucoup d’articles qui sortent sur le sujet), le handicap, la douance, les vacances et la nourriture.

Je vais y aller sujet par sujet, ce sera plus simple pour vous y retrouver.

Féminisme


Le premier est un article sur la réaction des hommes lorsque les femmes agissent pour plus d’égalité. Je l’ai trouvé bien écrit et je vous le partage ici

Maladie


Les suivants parlent de cancer. Il y a celui sur une véritable winneuse qui a décidé de prendre la vie du bon côté, même avec la maladie. Le deuxième traite très justement de « l’après cancer  » et plus concrètement de ce qui change dans la vie et qui ne sera plus jamais pareil lorsqu’on a eu un cancer. Le suivant parle de le l’impact positif du sport sur les enfants traités pour un cancer. Le dernier, quant à lui, explique comment rétablir le lien parent-enfant durant le traitement.

Ici, je mets un lien vers un article qui parle de ces personnes publiques ou qui se sont faites connaître en expliquant leur.s maladie.s. C’est intéressant de voir comment on peut faire quelque chose de positif avec ce qui est censé être moche et pénible à la base.

Douance


Ceci est la vidéo youtube d’une émission qui explique la douance. Je la trouve assez bien faite malgré quelques gros clichés quand même.

Voyages


On respire. Cela devient plus léger.

En effet, je vous propose un article de Daphné du blog Befrenchie. Elle nous entraîne ici vers 10 destinations insolites en Europe. Ça ne vous donne pas envie de plier bagage.s et de vous évader, vous?

Gastronomie


Et pour terminer, je vous laisse avec une recette de dessert que je prévois d’essayer dans pas longtemps et qui me semble plus healthy de ceux que je fais d’habitude 😀

 

Voilà pour mes articles préférés en février. Je vous rappelle que cette liste reprend l’ensemble des articles et émission que j’ai partagés sur ma page FB au cours du mois de février 2019.

mes-articles-et-émission-préférés-de-février-2019

 

La discrimination, ce n’est pas que pour les Arabes et les Noirs

La-discrimination-ce-n-est-pas-que-pour-les-Arabes-et-les-Noirs

Aujourd’hui, je vais aborder un sujet épineux, à polémique et qui ne va pas plaire à tout le monde. Je voulais le faire depuis longtemps sans jamais réussir à trouver la façon. Je ne veux vexer personne, viser personne mais je veux juste expliquer ma vérité et celle de tous ceux qui sont nés dans un pays qui n’était pas celui de leurs origines. Je ne minimise en rien le racisme envers les Noirs et la discrimination envers les Juifs et les Arabes. Je dis juste qu’ils ne sont pas les seuls à qui cela arrive.

Je vais vous parler de mes observations et de mon parcours parce que c’est celui que je connais.

Pour commencer,  je suis née en 1981 et en Belgique, en 1981, on recevait , la nationalité de nos parents. Chose qui pour moi créait une ambivalence dès le départ.

J’ai grandi dans un quartier populaire où des gens de plusieurs origines et nationalités se côtoyaient: Belges (un peu), Italiens (pas mal), Espagnols (plus que des Belges), Grecs (un peu), Marocains (de plus en plus) et Noirs africains (un peu plus tard).

Mes copains de classe s’appelaient Gianni, Michaël, Antonella, Mohammed, Hephaïstos, Bienvenu. C’était riche, varié et c’était génial.

Il n’y avait pas de racisme entre nous. Nous étions des enfants. Point. Ce qui est vrai, en revanche, c’est que nos maîtresses (certaines plus que d’autres) nous faisaient remarquer que « nous n’étions pas des Leurs ». Je me souviens, surtout, de la remarque de ma maîtresse de 2ème primaire et de son « vous, les Espagnols et les Italiens, vous n’aimez que ce qui est ostentatoire * » lorsqu’elle a vu que, le jour de ma petite communion, je portais une gourmette en or  et que cette gourmette était prise dans la manche de mon gilet . Il faut dire que cette maîtresse ne m’aimait pas parce que j’étais maladroite et que j’avais, malgré tout, l’audace d’être la première de sa classe, chose qui la mettait dans une position inconfortable vis-à-vis d’une de ses amies, également prof dans l’école, dont la fille était également dans la classe et qui n’arrivait à me dépasser qu’à coup de falsification de notes  (c’est sa propre mère qui l’a avoué à la mienne, l’année suivante)…mais ce n’est pas le sujet. Même si cette remarque m’était destinée, ce n’était pas à moi, la petite fille, qu’elle s’en est prise, mais à mes origines, la nation de mes parents et de mes grands-parents, la même que comme des milliers (millions?) d’Espagnols, ils avaient du fuir à cause de la dictature et de la misère.

A part cet incident, je ne me souviens de rien d’autre pour le primaire. J’avais plutôt l’impression que le corps enseignant considérait la multiculturalité comme étant quelque chose de positif et je sais qu’à l’époque, nous avons participé à de jolis projets allant dans ce sens.

En secondaire, pareil. Je ne ressens pas particulièrement de « racisme » de la part des profs, mais juste comme en primaire, ce sentiment que nous n’étions pas considérés comme des Belges.

Tout se corse au niveau supérieur lorsque je choisis d’entreprendre des études de traduction et que je me retrouve, pour la première fois, de ma vie avec une majorité d’élèves d’origine et de nationalité belge en classe. C’était à se demander où ils s’étaient cachés avant haha.  Dans mon école, les profs avaient des instructions assez discriminantes niveau points. Le système de cotation dans les cours de langues était différent selon que l’on soit Belge ou étranger d’origine. Il va de soi que cette vérité était officieuse et que nous ne la connaissions pas avant d’en être victime.

Le premier exemple qui m’a frappé c’est une année où en juin, le taux d’échec avait été catastrophiquement élevé. Personnellement, je devais repasser des examens en septembre et dans mon cas, c’était normal car j’étais douée mais je n’avais aucune méthode d’apprentissage. Par contre, ce qui m’a étonné, c’est de voir le nom de famille de 95% de ceux qui avaient réussis. Je vous le donne en mille: ils étaient Belges ou francophones (de France, hein). Alors, je suis désolée mais n’allez pas me dire que seuls eux étaient bons en langues. Je ne crois pas.

Autre chose qui m’a frappée, c’est la déclaration d’un de mes profs d’espagnols que je n’ai, chose étrange pour un prof d’espagnol, jamais entendu parler ou lire en espagnol; à savoir que ceux qui étaient nés en Belgique de parents étrangers n’étaient pas vraiment bilingues, que ça n’existait pas, qu’ils étaient plutôt allalingues, terme qui ne veut rien dire et qui selon lui signifiait que finalement, ces gens (dont je faisais partie) ne maîtrisaient aucune des deux langues. Je vous avoue qu’à ce moment-là, la moutarde m’est montée au nez. Je me souviens avoir pensé à l’une de mes autres profs d’espagnol qui comme moi, était belge d’origine espagnole et qui frustrait tout le monde de par son niveau dans les deux langues. Personne en Espagne n’aurait pu deviner qu’elle n’était pas née et ne vivait pas là-bas et en Belgique, c’était pareil. Elle avait 0 accent (même pas le belge en français), elle faisait 0 fautes que ce soit dans une langue ou l’autre. Pour ma part, je pense également être un bon exemple de bon bilinguisme, même si je doute qu’il soit aussi parfait que celui de madame Hernández.

Un exemple absurde dont j’aimerais encore vous parler me traverse l’esprit à l’heure où j’écris ces lignes et qui concerne cette même école.  J’ai terminé mes études avec des notes bien supérieures en anglais qu’en espagnol. Chose improbable et impossible dans un monde normal, dans la mesure où je n’avais pas et je n’aurais jamais le niveau en anglais que j’ai en espagnol . D’ailleurs, pour être honnête, mon anglais (même si bien meilleur qu’aujourd’hui) n’a jamais été excellent. Difficile de devenir une bête dans une matière qu’on choisit uniquement pour les possibilités qu’elle offre et pas avec le cœur, vous ne croyez pas?

Cela dit, ce n’est qu’en quittant  le filet sécuritaire de l’école et en me jetant à corps perdu   dans la recherche d’emploi que j’ai, véritablement, commencé à prendre la mesure de la réalité du marché du travail. En même temps, c’est difficile d’en parler car ce n’est jamais dit ouvertement qu’on attend de voir tous les candidats « vraiment » belges, avant de décider de vous engager vous, même si vous semblez correspondre parfaitement à ce qu’on recherche.

Il y a beaucoup d’excuses qui sont utilisées pour ne pas engager quelqu’un: le niveau de néerlandais à Bruxelles, le niveau d’étude trop élevé (je crois que c’est un des trucs qu’on m’a le plus sorti), le domaine bouché…ah oui, mais alors pourquoi lui qui est aussi nul que moi en flamand a été engagé dans cette entreprise? Il me mentait où il y a anguille sous roche? Pourquoi elle qui a le même niveau d’étude que moi a été engagée, pour faire de l’administratif, dans cette école  alors qu’on n’acceptait, soi-disant, pas de personnes avec un niveau d’étude supérieur au bachelier? Pourquoi a-t-on fait une petite place dans cette maison d’édition pour elle alors qu’on m’a dit que le secteur était bouché et que la société n’avait pas les moyens d’engager ? Des exemples, j’en ai à la pelle et la réponse est toujours la même: leur nom de famille sonne belge… Je ne veux pas dire par là qu’on n’engage jamais une personne d’origine étrangère mais qu’à compétences. égale.s (et même, parfois, pas) on prendra toujours, toujours quelqu’un dont les parents sont Belges. D’ailleurs où est-ce qu’on retrouve le plus de travailleurs avec un nom de famille « exotique »? A la commission ou dans les métiers pénibles et/ou en pénurie.

Mais il n’y a pas que le travail. Je crois que le pire exemple du monde que j’ai à partager, c’est lorsque quelqu’un m’a sorti qu’il arriverait un moment où il fallait que je m’intègre. J’ai  pas compris, j’ai regardé la personne et j’ai dit »pardon? m’intégrer? où? de quoi? pourquoi? Je suis née ici tout comme toi. J’ai étudié ici tout comme toi. J’ai l’accent belge, les mêmes références,  je dis « Non, peut-être, y’a du brol chez moi, il drache à l’extérieur, ma mère a fait des chicons », je soutiens l’équipe nationale de football belge (même si je m’en bats les couilles du foot), tout comme toi.  Le problème, c’est qu’à la différence de toi, mes parents sont d’ailleurs, que je les ai connus avec leur langue, leurs traditions, un français mal maîtrisé et dans un job dont des gens comme tes parents à toi n’auraient jamais voulu »

Je suis désolée et je précise que c’est un système et pas des gens en particulier (à part quelques exceptions comme dans l’exemple que je viens de citer juste au dessus ou celui de ma maîtresse de primaire ) que je critique mais c’est la vérité et je n’ai pas décrit le pire car le pire, je ne l’ai pas vécu .Il y a trop de cas pour dire que c’est de la paranoïa.

Alors je ne sais pas si c’est quelque chose de « particulier » à la Belgique ou si c’est partout, pareil. Je dis juste que c’est nul d’être stigmatisé, mis au ban, à cause de ses origines et que même si c’est plus fragrant dans le cas des Noirs ou des Arabes, cette discrimination n’est pas nouvelle et ne leur ai pas réservée, uniquement, à eux.

*Je ne comprenais pas le mot « ostentatoire » à 8 ans mais je l’ai retenu car j’avais saisi qu’à son ton, ce qu’elle avait voulu dire ne pouvait pas être très positif.

 

 

 

Les états d’esprit du vendredi du 22 février 2019

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The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 22 février 2019  – [08:54]

fatigue : j’ai dormi une nuit et encore un gros bout d’une autre cette semaine et c’est la fête
estomac : petit dèj en cours
cond. phys. : crève, écho mardi pour l’épaule
esprit : incrédule
boulot/projet : on avance doucement

Avis 1:annuler un stage d’écriture 2,5 jours avant la date, c’est pas classe.

culture : HUVN (plus amateure que les autres séries mais ça change les idées pendant les insomnies), el laberinto de los espiritús de Carlos Ruiz Zafón (belle fin, je vous le conseille), , Grey’s anatomy, Voyez comme on danse (bah, c’était pas si mal), le grand bain (j’ai commencé), Grandir de Sophie Fontanel

Sorties: parc, foire du livre

loulou : des hauts et des bas à l’école…je crois qu’il est temps que les vacances arrivent…

msg perso 1: je crois que c’est terminé. J’approche de l’indifférence et c’est tant mieux.

amitiés : des hauts et des bas aussi
essentiel : s’acheter des livres, encore plus de livres
courses : livres et déguisement pour le loulou
envie de: plus avoir la crève et pouvoir avancer

zic’: Oui, je sais, c’est du haut niveau cette semaine mais avec le bonhomme, on aime bien explorer l’absurde

Clap de fin: 9h10

Le dossier de mon big C

mon-dossier-médical

 

Ça y est, j’ai récupéré le dossier de l’hôpital où j’ai été prise en charge pour ma leucémie. Il était temps et ça n’a pas été facile.

N’allez pas croire, ouvrir l’enveloppe m’a demandé un gros effort. Une légère angoisse et une petite peur de ce que j’allais y découvrir m’ont empêchée de le faire  dès que je l’ai eu en main.

Ce que j’y découvre depuis quelques jours est interpellant, vraiment car on y retrouve déjà pas mal de mes soucis de santé actuels.

J’y ai appris que je suis rentrée à l’hôpital avec de l’ostéoporose à l’épaule droite (oui, à 11 ans) et des péronés à l’aspect vermoulu, autrement dit, la leucémie était occupée à bouffer les os de mes membres.

J’y ai aussi lu que je souffrais déjà d’une douleur à l’épigastre (creux de l’estomac). Douleur qui est le symptôme principal d’une béance cardiale et d’une hernie hiatale ( probablement congénitale) diagnostiquée en 2016 et que les médecins ont soupçonné, à l’époque, être une conséquence du stress que j’ai éprouvé une certaine semaine de mars 1993- celle où je fêtais mes douze ans et – où j’ai eu droit à une tentative violente de ponction lombaire sans la moindre anesthésie, une intoxication à une chimio que je n’éliminais pas et une hospitalisation prolongée en conséquence.

Je me suis rappelée de mon anxiété naissante et du peu de cas qui en a été fait.

La vérité c’est que ma leucémie a très vite était éliminée, dès le traitement d’induction (première phase du traitement destinée à détruire les blastes (mauvaises cellules)) mais j’ai encore et toujours, l’impression que beaucoup de paramètres ont été minimisés. Aucune idée de ce qu’on a fait pour soigner cette ostéoporose à l’épaule, on n’a pas cherché à en savoir plus sur ma douleur au creux de l’estomac, et ne parlons même pas de mon anxiété.

Je vous ai dit que tout début d’année, j’avais revu l’oncologue qui m’a soignée il y a 26 ans et que j’étais ressortie un peu partagée de notre rendez-vous. D’un côté, j’avais vraiment sentie de la bienveillance, de l’émotion chez elle et même une authentique disposition à m’écouter et de l’autre, une grosse sensation de déni des conséquences de la maladie et du traitement m’avait envahie et ne ne m’a pas quittée depuis. Ce dont je ne vous ai pas encore parlé, c’est de la suite, à savoir que j’ai eu de ses nouvelles deux semaines après notre entrevue. Elle m’a appelée pour me dire qu’elle avait beaucoup réfléchi à ce que je lui avais dit et que mes douleurs diffuses (dont je souffrais par périodes sans y prêter attention  jusqu’à ce qu’elles s’intensifient il y an environ un an) lui faisaient penser à un certain type d’affection. Elle m’a recommandée une rhumatologue avec qui j’ai rendez-vous fin mai (oui, les délais sont longs). Elle n’a, cela dit, pas parlé de ce souci comme étant un possible effet à très long terme du traitement et/ou de la maladie.

Peut-être que vous vous demandez pourquoi cette obsession chez moi de vouloir à tout prix imputer des soucis de santé à cette période de ma vie. Que vous vous dites que le principal, en fin de compte, c’est d’arriver à me soigner. Oui, mais non, parce que moi, j’ai besoin de faire des liens et surtout,  besoin d’une légitimité qu’on a jamais donnée à ma souffrance, qu’elle fusse physique et/ou psychologique. Souffrance qui, m’a arrachée à mon enfance et privée d’une véritable jeunesse.

mon-dossier-médical

Les états d’esprit du vendredi 15 février 2019

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 15 février 2019  – [11:57]

fatigue : no comment
estomac : petit dèj
cond. phys. : possible tendinite à l’épaule gauche
esprit : découragée
boulot/projet : des tas mais je préfère garder ça pour moi, pour l’instant

Avis 1: Les secrétaires de polyclinique du Lothier (oui, je dénonce) sont aimables comme des portes de prison.

Avis 2: mon médecin traitant avait l’air de bien meilleure composition aujourd’hui.

culture : , HUVN (pas terrible mais ça change les idées pendant les insomnies), el laberinto de los espiritús de Carlos Ruiz Zafón (moitié. Finalement, c’est pas si mal), Leo DaVinci (film d’animation avec le bonhomme), Grey’s anatomy

Sorties: café avec V et N

loulou : gros souci de concentration (du à son problème d’oreille interne) à l’école et sa prof commence à me les casser avec ses remarques dans le journal de classe. A part ça, hyper joyeux, hyper heureux

msg perso 1: tu prends les choses trop à coeur, ma belle, il est temps de déléguer et de lâcher du lest

msg perso 2: je suis bête, j’ai vraiment cru que, peut-être, …

amitiés : Amsterdam, on arrive
essentiel : rêver
courses : viens de les faire
envie de: quelques mots d’amour

zic’:

Clap de fin: 12h07

Les états d’esprit du vendredi 8 février 2019

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 8 février 2019  – [10:04]

fatigue : insomnie un jour, insomnie toujours…j’accumule les nuits blanches.
estomac : petit dèj
cond. phys. : mauvaise période du mois en prime…mais pas si mal, malgré tout
esprit : neutre
boulot/projet : en cours

Avis: pas le temps, les semaines défilent tellement vite que rien ne se fixe dans ma tête

culture : , HUVN (pas terrible mais ça change les idées pendant les insomnies), el laberinto de los espiritús de Carlos Ruiz Zafón (moitié. Finalement, c’est pas si mal), Nos batailles (joli jeu d’acteurs et j’aime bien l’affiche et Romain Duris forever), Grey’s anatomy, Comédie sur un quai de gare (théâtre)

Sorties: parc, théâtre

loulou : beaucoup plus facile cette semaine mais il m’a appris que les autres enfants (à part deux) ne voulaient pas jouer avec lui et ça m’a brisé le cœur

msg perso: « tiens, tu ne me contactes pas cette semaine. Bizarre…mais tant mieux, probablement »

amitiés : malade, tantôt, rêve de vacances
essentiel : s’empêcher de trop réfléchir
courses : déjà faites
envie de: fun et de chocolat

zic’:

Clap de fin: 10h16

Le jour où j’ai compris qu’accepter, ce n’était pas se contenter

le-jour-où-j-ai-compris-qu-accepter-ne-voulait-pas-dire-se-contenter

Accepter, c’est abandonner l’espoir que les choses auraient pu être différentes à cet instant précis.  C’est mettre fin à l’insatisfaction permanente de ne pas être là où on voudrait/de ne pas faire ce qu’on voudrait faire. C’est être en chemin vers quelque chose et accepter que toutes les étapes ne soient pas roses mais, parfois, pénibles, avec des creux et même des retours en arrière temporaires. C’est se rendre compte que ce n’est pas parce que ce n’est pas bien maintenant, que ce sera toujours comme ça. C’est comprendre que la vie n’est pas figée et que nous avons un minimum de pouvoir sur elle. Ce n’est surtout pas se contenter.

J’ai mis du temps à intégrer cette importante nuance. J’ai passé une bonne partie de ma vie à me débattre dans mes contradictions, à les somatiser, à tergiverser entre mes aspirations et les attentes de ceux qui m’avaient élevée.

Mes parents sont des personnes que je qualifierais de résignées à leur sort. Il y a des avantages à l’être: on se satisfait de ce qu’on a et on ne va pas chercher plus loin. Or, moi, je suis le contraire. j’ai débarqué dans le monde pleine d’envies, de rêves, de désirs qu’on m’a sommée de taire pour la simple et bonne raison que « ce n’était pas pour nous » (vu que nous venions d’un milieu modeste) ou que j’avais « pájaros en la cabeza », à savoir la tête remplie d’idées farfelues.

Il va de soi que notre entente n’irait pas de soi.

Cela dit, en étant éduquée par eux, leurs messages,  je les ai bien intégrés. Par conséquent, même si je me battais pour réaliser ce en quoi je croyais, il y avait toujours un moment où ça foirait. Pourquoi? parce que je me sentais illégitime dans mes aspirations, coupable face à que je ressentais être des caprices de ma part…et surtout, parce que je m’autosabotais. Je suppose qu’ inconsciemment, je cherchais à rester fidèle à mes progéniteurs, à ne pas les décevoir et surtout, à gagner leur reconnaissance (ce que je n’aurai jamais).

Il m’a fallu trois plombes pour me réveiller et il n’y a, finalement, que quatre ans et ce moment où j’ai vraiment cru y rester à la fin de mon sevrage de drogues légales, que j’ai arrêté de poursuivre cette voie sans issue. J’ai alors cessé de lutter, de vouloir corriger ce qui n’avait pas été et j’ai accepté que ma situation d’ex-droguée légale craignait, totalement, mais que j’étais là et que malgré toutes les séquelles, il n’était pas trop tard pour faire ce qui me tenais à cœur et prendre un train qui aille ou, du moins, s’approche le plus possible de la destination que moi, Elisa, j’avais choisie.  J’ai, peu à peu, appris à me faire confiance (still in progress) et à m’affirmer. J’irais peut-être plus lentement que les autres, je n’emprunterais peut-être pas les mêmes sentiers que la majorité mais je me bougerais et irais vers quelque chose.

Il va sans dire qu’il n’y a pas besoin de venir d’un certain milieu social ni d’être riche  pour ça. Il faut avoir la motivation, l’esprit ouvert, de l’imagination et le sens de la débrouille.

Je ne me prends pas du tout pour un exemple (pour moi, il n’y a vraiment le jour de sa mort que l’on peut se targuer de quelque chose, et encore) en disant ceci mais si j’ai écrit ce texte, c’est que j’ai une raison.  Mon but est de faire passer le message qu’il est dans notre intérêt de ne pas se contenter, de ne pas mener la vie que notre famille ou même la société a projetée pour nous mais de tout faire, pour vivre ce que nous, en tant qu’individu à part entière, nous désirons, réellement vivre. Je me rends compte qu’il nous faut souvent être mis face à nos limites, arriver à des situations extrêmes pour se bouger. Je ne juge personne évidemment, il m’est arrivé la même chose. En revanche, je me demande pourquoi nous ne le faisons pas avant d’arriver à ces situations limites? Pourquoi ne pas se donner la chance de vivre ce qu’on veut, vraiment, avant qu’il ne soit trop tard ou qu’on soit limité? Je tente d’enseigner à mon fils qu’on peut tout essayer, qu’il n’y a pas de frein à l’imagination, aux rêves et aux projets et que si on rate, ce n’est pas grave, car, au moins, on on aura  essayé et le plus important: on ne sera pas bouffés par nos regrets.

Et vous, de votre côté, vous êtes du genre résigné.e ou idéaliste et fonceur.se?

 

le-jour-où-j-ai-compris-qu-accepter-ne-signifiait-pas-se-contenter

 

Journée mondiale contre le cancer, vous avez dit?

journée-mondiale-cancer

Voici un article qui date de l’année dernière et que je re-publie aujourd’hui presque à l’identique. Après l’avoir relu, je crois que je suis peut-être un poil moins en colère. Après l’avoir relu, je me rends aussi compte que je pense plus à tout ça en hiver et je me dis que ce doit être la fatigue et les douleurs plus nombreuses qui font ça. Peut-être un peu le manque de lumière aussi. Ce que j’espère, en tout cas, c’est qu’un jour, ma colère cessera. Il faudra pour cela que je sache avec certitude que les enfants sont réellement mieux pris en charge et que le suivi à très long terme est devenu quelque chose de « normal », qu’on fait systématiquement.

Aujourd’hui, c’est la journée mondiale contre le cancer (euh, comme si on pouvait être pour…)

Ce phénomène de mode des journées mondiales m’énerve au plus haut point, je dois dire.  On y pense un jour et puis, on oublie. Le cancer, c’est plus compliqué car aujourd’hui, presque tout le monde est touché. Dans ses tripes ou dans celles d’un proche.

Perso, je l’ai été dans les miennes et ce n’est plus un secret pour personne depuis à peu près huit ans. Avant, je n’en parlais pas. J’en avais honte, je me sentais coupable. Oui, honte, coupable. Honte d’avoir été faible au point de développer un cancer. Coupable d’être en vie alors que d’autres…Hallucinant, non?

Je vais vous raconter comment sont nés ces sentiments.

J’étais aux portes de l’adolescence quand j’ai attrapé la leucémie. J’avais 11 ans et nous étions fin 1992. Fin 1992, à l’hôpital des enfants de Bruxelles, fallait être fort, les gars. Le personnel soignant n’était pas très cool. Onze ans, t’es grande, ma vieille. Tu dois supporter les piqûres (les 9-10 piqûres dans les veines d’affilée pour essayer de te poser un baxter), les ponctions dans le dos sans anesthésie (bah oui, au bout d’un moment, les relaxants ne font plus d’effet à cause du phénomène d’accoutumance), les séjours prolongés parce que tu n’as pas éliminé toute la chimio jaune (tu apprendras plus tard que les doses qu’on te donne sont trop fortes), l’infirmière qui te dit que tu te fais vomir pour attirer l’attention. Comme si ce n’était pas suffisant, tu dois aussi porter la peine de tes parents et faire comme si de rien n’était devant ta grand-mère, de peur qu’elle ne fasse un arrêt cardiaque. C’est ce que je te disais, en 1992, t’as onze ans, t’es vieille, tu dois être forte.

Tu termines le gros du traitement (la chimio, donc) et on te déclare en rémission. Youpie. Sauf que toi, tu te sens comme une merde. Les gens qui étaient là pendant le traitement disparaissent les uns après les autres et te font bien sentir qu’en fait, t’as pas le droit de te plaindre parce que tu as l’air de t’en sortir, alors que d’autres, tu vois, n’ont pas cette chance. T’as 12 ans, t’es grande. Supporte, ma vieille.

Le sentiment de culpabilité s’installe.

Tu retournes à l’école. On se fout de ta gueule. T’as honte. T’as pas de cheveux: haha, trop drôle. On te fait subir des tas d’humiliations.  Ce sont les enfants, oui, mais aussi les profs, dont ta titulaire, qui te dit d’aller sur l’estrade pour qu’on te pose des questions et qui tente de répondre à ta place (mais n’y arrive pas parce que tu ne la laisses pas faire et que, du haut de tes 12 ans, tu connais mieux le sujet qu’elle). Te voilà devenue un animal de foire. De mieux en mieux.

Tes cheveux poussent, tu changes d’école et tu tentes de te faire toute petite, sauf que t’es quand même absente un mercredi par mois pour cause de « traitement d’entretien » et que peu à peu, les ados boutonneux de ta classe commencent à se poser des questions; sauf que ta titulaire te fait remarquer que c’est pas parce que t’as été malade qu’elle va te traiter différemment (tu viens de le faire connasse et en plus je t’ai rien demandé, moi!), sauf que t’es quand même bien déformée à cause de la cortisone et que, faut être honnête, tu ressembles plus à un extraterrestre venu de Mars qu’à un humain.

Quelques années passent, tu as 16 ans et demi, tu es devenue une mignonne (je vais pas dire belle) jeune fille, tu sors du fameux tunnel des cinq ans et à partir de maintenant, tu as, grâce au ciel, autant de malchance que n’importe qui d’autre de retomber malade. Tu as donc tout pour être heureuse, sauf que tu ne t’identifies pas aux autres jeunes de ton âge, sauf qu’ une amie que tu t’es faite à l’hôpital et ta tante meurent toutes les deux du crabe, l’une après l’autre. Le pire c’est qu’on continue à se demander pourquoi, malgré ton immense chance, tu ne sembles pas heureuse. C’est pas normal, t’es quand même bien faible. Sentiment de culpabilité, honte, vous avez dit?

T’as 18 ans maintenant, tu finis tes secondaires et ouf, tu dis au revoir à l’enfer. En apparence. Car les messages, tu les a bien intégrés. Ils restent enkystés en toi et rien ni personne ne se montre compatissant. « L’empathie, c’est quoi ça?  Dix-huit ans et t’en es toujours à ce stade? Non mais t’es vraiment qu’une faible, ma pauvre! »

On ne sait comment, tu fais de brillantes études et du coup, personne ne s’inquiète (ah parce qu’on s’est inquiétés avant peut-être?), sauf que lorsque tu les termines ces études, tu n’arrives pas à trouver ta place et boum, la dépression te prend par surprise. Le sac-à-dos est trop rempli. Le pire? Tout le monde se demande pourquoi? Il ne t’est, pourtant, rien arrivé d’aussi terrible…d’autres sont morts, alors que toi?

Toute cette histoire pour vous dire que la journée mondiale contre le cancer (comme d’autres journées du style, d’ailleurs) je m’en bats … est une belle farce pour moi. Tout ça pour dire que le discours des adultes selon lequel « Le cancer a changé leur vie », « Le regard sur la vie s’en est trouvé transformé et ils valorisent plus ce qui est important » ne marche pas sur les enfants « aux portes de l’adolescence ». Ce message est tronqué, super culpabilisant, quand t’as personne qui te dit que c’est normal que tu te sentes pas très bien, quand t’as pas un entourage à l’écoute.

Je trouve qu’on parle très peu du « après » en ce qui concerne le cancer pédiatrique. J’ai cherché. J’ai pas trouvé grand chose. On ne parle jamais des séquelles physiques et psychiques. Il n’y pas de suivi. On met un sparadrap sur le corps, on oublie le reste. On considère peut-être encore que les enfants ne se souviennent pas…Les plus petits, peut-être, pas (quoiqu’il existe la mémoire du corps) mais les plus grands? Où est-ce parce que je fais partie de la première génération d’enfants dont beaucoup ont survécu et que personne ne s’est encore retourné sur les dégâts d’une médecine non-holistique? Bonne question.

Alors, en lisant cet article (si vous avez eu le courage d’arriver jusqu’ici), il est possible que vous vous disiez « ben, pourquoi elle n’agit pas elle, au lieu d’écrire, puisqu’elle sait si bien de quoi elle parle? » La réponse à cette question est simple: je ressens que ce n’est plus mon combat. Trop de temps a passé, je m’en suis remise pour de bon et ce n’est plus assez « chaud » (malgré les apparences de cet article). Mon but, en fait, avec ce post, c’est de conscientiser les gens, de faire passer le message que « il faut bien faire attention » à ces enfants qu’on n’écoute pas assez, sous prétexte qu’ils ne sont que des enfants et qu’ils vont oublier et/ou qu’ils ont une capacité de résilience supérieure à celle des adultes.

C’est cela oui… Comme le dit une chanson (je ne sais plus laquelle): « on n’oublie jamais rien, on vit avec » parce qu’on n’a pas le choix…

La prévention, la prise en charge complète , les groupes de parole, de soutien…pour adultes,  c’est bien, c’est super même et c’est surtout normal mais n’oublions pas les enfants. S’il vous plaît.

Merci à Albert Espinosa (lien sur « ressources bonheur ») pour ses livres, sa série « Polseres Vermelles » (adaptée même en français sous le titre « Bracelets rouges »), son film (Planta 4) sur le sujet. Merci pour sa façon de penser (si proche de la mienne aujourd’hui).

 

Les états d’esprit du vendredi 1er février 2019

* Le collectif de la vidéo s’appelle tisser des liens et la cheffe de file, c’est mon amie et j’en suis fière #proudfriend

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 1er février (what? mais où est passé janvier?) 2019  – [17:10]

fatigue : fatiguée mais dormi un peu mieux cette semaine
estomac : pain fromage-noix-roquette+ yahourt
cond. phys. : toujours un souci au bras et à l’épaule gauche mais beaucoup moins de douleurs depuis que j’ai arrêté la mélatonine
esprit : satisfait
boulot/projet : en cours

Avis: punir parce qu’on fait une bêtise, tout à fait d’accord, mais alors  faut aussi punir celui qui rapporte la bêtise, parce que à ce que je sache, moucharder, c’est pas bien. Non mais, c’est quoi cette discipline?

culture : La república (suite et fin), HVN (pas terrible mais ça change les idées pendant les insomnies), concert Valentina Diaz (piano), el laberinto de los espiritús de Carlos Ruiz Zafón (je rentre doucement dedans)

Sorties: récital de piano, ikea (ça compte?)

loulou : semaine difficile, beaucoup de mal à se concentrer à l’école (ce gosse dessine plus qu’il ne bosse), se réveille pendant la nuit ou grince des dents (une de ses dents bouge beaucoup, ça a un lien vous croyez?), n’obéit pas et j’ai l’impression que c’est plus fort que lui.

msg perso: merci pour cet excellent moment musical.

amitiés : on se voit lundi.
essentiel : être en accord avec soi
courses : déjà faites
envie de: de me retrouver le sol de ma cuisine (une grosse bouteille d’huile d’olive en verre m’a glissée des mains et a explosé sur le sol)

zic’:

Clap de fin: 17h33

Mon manque d’empathie face aux maladies anodines

mon-manque-d-empathie

Je ne supporte pas les gens qui crient à la mort alors que tout ce qu’ils ont c’est une petite maladie bénigne sans conséquence.s.. Quelqu’un qui se plaint, à longueur de journée,  de son rhume ou qui tire une tête de mourant à cause d’une brève période de fatigue me met hors de moi. J’y peux rien, je suis dure et je ne peux m’empêcher de penser à moi et de comparer leurs plaintes aux soucis que moi j’ai vécus, au fait qu’il y a 25 ans, j’ai éprouvé tellement de douleurs que mon accouchement m’a presque semblé être une promenade de santé, à côté; au fait qu’il n’y a même pas quatre ans, je croyais que je ne verrai pas grandir mon fils suite au désastre de ce qu’avait été mon sevrage de drogues légales et au vu de toutes les conséquences dont je pâtis, pour certaines, encore actuellement.

Je sais que ce n’est pas bien, je sais que personne n’est responsable de tout ce qui m’est arrivé et que je ne devrais pas comparer mais c’est plus fort que moi. Je bous à l’intérieur face à leurs propos débiles et j’ai envie de leur crier dessus « non, mais t’as vu à qui tu parles, là? ». Je trouve, j’avoue, que c’est un manque total de tact et de respect envers ma personne . J’ai envie de hurler mais je ne le fais pas, et à la place, j’abandonne, je coupe court à la conversation ou je change de sujet. Ça peut sembler lâche mais moi, c’est la paix que je cherche et si la paix passe par me taire, alors, dans ce contexte, je le fais.

Le problème , c’est que les gens oublient vite quand ils voient, à votre mine, que vous avez l’air bien. Le problème, c’est surtout qu’ ils ne peuvent pas se mettre à la place d’une personne qui en a vécu des vertes et des pas mûres et ce, peu importe le sujet. Peut-être qu’à moi aussi, même si je suis très prudente , il m’arrive de commettre des impairs face à ce que je ne connais pas. Je suis loin d’être parfaite. Cependant,  en général, je préfère écouter, poser des questions si je sens que la personne a envie de partager et éviter un maximum de déblatérer au sujet de mes plaintes ridicules devant une souffrance que je ne peux pas concevoir. Je connais trop la merde pour en rajouter une couche sur celle des autres, si vous voulez.

On m’a quelques fois reproché mon manque de tolérance. On m’a déjà sorti des phrases du style »ce n’est pas parce que tu as vécu des choses bien pires, que tu ne peux pas être plus agréable envers les plaintes des gens qui ont des soucis de santé moins graves » . Parfois, je me dis que c’est un comble et d’autres que ceux qui disent ça, ont peut-être raison: à dire vrai, le fait est que moi non plus, je ne peux pas faire preuve d’empathie envers ce que je ne connais pas. Je ne comprends pas qu’on puisse se noyer dans un si minuscule verre d’eau et je me dis qu’il s’agit, probablement, de l’autre face de la monnaie.

mon-manque-d-empathie

Les articles et émission que j’ai préférés

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Salut les gars,

Comme cela fait un moment que j’ai envie de vous parler de mes articles (blogs, presse, etc) et de mes émissions coups de cœur, j’ai décidé, en ce début 2019, d’ouvrir une nouvelle rubrique à laquelle je consacrerai un post chaque fin de mois. J’espère que l’idée vous plaira.

Le 1er janvier (ben oui, on ne chôme jamais ici), je suis tombée sur ce superbe article qui décrit l’hypersensibilité comme je la ressens au quotidien. Dans ce cas, normal qu’il m’ait fait de l’oeil vous me direz.

Le jour suivant, j’ai été attirée par cet article érotique. Simple et jouissif.

Le cinq du mois, ce texte  traitait d’une théorie à laquelle j’adhère depuis mes études supérieures sans jamais la partager avec personne.

Le 9,  cette liste m’a aidée à concocter ma PAL 2019.

Le 18 janvier est arrivé et omg, je suis tombée sur cette  recette de limoncello (oui, je plaide coupable, j’ai un faible pour cette liqueur) que je vais m’empresser d’utiliser dès que j’aurais un peu plus d’énergie.

Le 21, j’ai lu cet article très intéressant et bien documenté sur la sexualité consciente. Merci qui? Merci Rosa.

Le 26 janvier, je suis tombée sur ce texte comparant empathes et  hypersensibles. SPOILER: j’ai eu la sensation de me retrouver moit-moit dans les deux.

Enfin, le 27, je ne sais plus comment, je ne sais plus où, j’ai vu défiler l’intitulé de cette émission que je ne regarde jamais et j’ai cliqué sur le lien. Je ne regrette pas car le handicap y est présenté sous un angle beaucoup plus positif que d’habitude. Si vous avez le temps, n’hésitez pas à la visionner.

Et voilà, c’est tout pour janvier. J’espère pouvoir vous montrer une liste encore plus riche le mois prochain.

N’hésitez pas à partager vos propres coups de cœur en commentaire.s.

 

articles-et-émission-coups-de-coeur

PS: cette liste reprend l’ensemble des articles et émission que j’ai partagés sur ma page FB au cours du mois de janvier 2019.

 

 

Etats d’esprit du vendredi 25 janvier 2019

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 25 janvier 2019  – [10:00]

fatigue : au top
estomac : petit dèj en cours
cond. phys. : mieux malgré tout. J’ai été à ma 2ème séance de yoga lundi et ça m’a fait un bien fou…
esprit : pas encore libéré mais j’espère bientôt
boulot/projet : Bientôt

Avis: Vraiment, partenamut c’est plus ce que c’était

culture : La república (suite), Plan coeur ( c’était mignon, n’empêche que je sais pas si je reparle un jour à mes copines si elles me font ça), HVN (pas terrible mais ça change les idées pendant les insomnies), L’éloge de la lucidité de Ilios Kotsou (je vous le conseille)

Sorties: chorale, bois (il faisait caillant mais c’était très chouette).

loulou : heureux de pouvoir jouer avec la neige; a encore pleuré quand il a compris qu’on ne retrouverait, probablement, plus jamais George; me laisse sa place dans les transports; s’est réveillé trop tôt et au lieux de venir dans ma chambre, il est resté dans la sienne et a terminé son livre#proudmum ; fait de son mieux pour bien se comporter

msg perso: « ah oui, là t’as fait fort. T’en as vraiment rien à battre de ce que je peux ressentir. Je vais continuer à jouer ton jeu, encore un peu. On verra bien (et je dois faire très attention car la manip’, c’est pas mon truc) ».

amitiés : vendredi, dimanche, lundi
essentiel : sortir de l’emprise des gens
courses : aubergine, oignons
envie de: revoir le soleil. La dose du week-end dernier a vraiment été toute petite.

zic’:

Clap de fin: 10h20

La prise en charge idéale

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Il y a quelques jours, je vous ai parlés de mon rendez-vous avec mon ancienne oncologue. Je vous ai fait part de mon émotion mais aussi de ma déception concernant ce qui m’a semblé être du déni de médecin.

J’ai beaucoup réfléchi à cette rencontre, confronté mes souvenirs, discuté avec ma mère et j’en ai déduit que pour pouvoir m’en sortir sans séquelles, ou en tout cas, beaucoup moins que celles dont j’ai souffert et dont je souffre, possiblement, encore aujourd’hui, ma prise en charge aurait du être bien différente.

En ce qui concerne les traitements, j’aurais aimé qu’on m’explique clairement, avec des mots adaptés, comment il allait se passer, qu’on me parle des effets secondaires, sans tabou, qu’on garde consigné quelque part d’accessible le nom et le type de chimios que j’allais recevoir, et par extension, qu’on informe mieux mes parents.

J’aurais voulu qu’on me considère comme une personne, pas comme un amas de symptômes et qu’on me respecte. Me piquer dix fois pour trouver une veine, interdit. On aurait pu me mettre un port-a-cath beaucoup plus tôt et pas attendre 4-5 mois que mes veines deviennent inutilisables. Je serais bien moins traumatisée, aujourd’hui, et je ne tremblerais sûrement pas comme une petite fille à chaque fois que je vais me faire faire une piqûre. S’asseoir en califourchon sur moi pour que je ne bouge pas pendant une ponction lombaire, passible de peine de prison. J’avais 12 ans, mes parents n’étaient pas là et un infirmier qui fait ça, ce n’est pas NORMAL. Me dire que j’aime me faire l’intéressante quand je vomis, conduire au licenciement immédiat.

J’estime que des massages (je sais que ça peut passer pour un luxe) n’auraient pas été de trop entre deux hospitalisations. Ils auraient apaisé un corps meurtri par les séances de chimio (il paraît que ça existe maintenant).

En rapport au suivi psychologique, j’ai pensé qu’un.e ex-patient.e, survivant.e de cancer pédiatrique lui/elle-même, formé à l’accompagnement serait bien plus efficace qu’ un psychologue qui ne connait souvent que du sujet la théorie. Je sais que ce type d’accompagnement existe aux États-Unis. A quand l’importation de l’idée?

Au niveau de l’école, il faut aussi faire quelque chose. Permettre à l’enfant malade de revenir progressivement et surtout, surtout, apprendre la tolérance envers ce qui est différent depuis le plus jeune âge. Je constate qu’à ce niveau-là, rien n’a vraiment changé en vingt-cinq ans et cela m’attriste car les valeurs sont aussi importantes que de savoir écrire ou compter. Je sais que les parents ont aussi une part de responsabilité dans l’affaire mais je sais aussi que bien souvent, ce qui est construit à la maison est déconstruit à l’école. A l’école, il y a 25 gosses par classe, 25 gosses qui viennent avec leurs propres bagages, leurs propres éducations et des professeurs pas toujours sensibilisés ou même sensibles (à nouveau, je ne dis pas que ce soit le cas de tous et je sais qu’il y en a des très bien).

En rapport avec les effets secondaires à long terme, le minimum aurait été de m’annoncer que la fonte des muscles est une conséquence directe d’un traitement par chimio. Quand j’étais ado, j’étais crevée, incroyablement, molle et je ne comprenais pas pourquoi. Personne ne nous avait prévenus de rien. Je n’étais pas sportive mais je sais que si j’avais eu cette information, mes parents m’auraient aidée à entreprendre quelque chose pour renforcer mes muscles.

Enfin, quant au suivi à très long terme, considérer qu’il s’agit de quelque chose de normal au lieu de faire comme si j’étais une extraterrestre qui débarquait de la planète Mars avec mes questions. Des associations existent en France et dans d’autres pays, pourquoi ici ou du moins en Belgique francophone, on fait comme si ceci n’était pas important?

Ex-docteur en chef qui a dit que pour toi le plus grave n’était pas qu’un enfant meurt (fais-avaler-ça-à-ses-parents) mais qu’il soit mal pris en charge, sache que moi je suis bien vivante mais que la mienne de prise en charge a, clairement, laissé à désirer, dans bien des aspects. Les choses auraient changé apparemment, je l’espère vraiment.

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