Le dossier de mon big C

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Ça y est, j’ai récupéré le dossier de l’hôpital où j’ai été prise en charge pour ma leucémie. Il était temps et ça n’a pas été facile.

N’allez pas croire, ouvrir l’enveloppe m’a demandé un gros effort. Une légère angoisse et une petite peur de ce que j’allais y découvrir m’ont empêchée de le faire  dès que je l’ai eu en main.

Ce que j’y découvre depuis quelques jours est interpellant, vraiment car on y retrouve déjà pas mal de mes soucis de santé actuels.

J’y ai appris que je suis rentrée à l’hôpital avec de l’ostéoporose à l’épaule droite (oui, à 11 ans) et des péronés à l’aspect vermoulu, autrement dit, la leucémie était occupée à bouffer les os de mes membres.

J’y ai aussi lu que je souffrais déjà d’une douleur à l’épigastre (creux de l’estomac). Douleur qui est le symptôme principal d’une béance cardiale et d’une hernie hiatale ( probablement congénitale) diagnostiquée en 2016 et que les médecins ont soupçonné, à l’époque, être une conséquence du stress que j’ai éprouvé une certaine semaine de mars 1993- celle où je fêtais mes douze ans et – où j’ai eu droit à une tentative violente de ponction lombaire sans la moindre anesthésie, une intoxication à une chimio que je n’éliminais pas et une hospitalisation prolongée en conséquence.

Je me suis rappelée de mon anxiété naissante et du peu de cas qui en a été fait.

La vérité c’est que ma leucémie a très vite était éliminée, dès le traitement d’induction (première phase du traitement destinée à détruire les blastes (mauvaises cellules)) mais j’ai encore et toujours, l’impression que beaucoup de paramètres ont été minimisés. Aucune idée de ce qu’on a fait pour soigner cette ostéoporose à l’épaule, on n’a pas cherché à en savoir plus sur ma douleur au creux de l’estomac, et ne parlons même pas de mon anxiété.

Je vous ai dit que tout début d’année, j’avais revu l’oncologue qui m’a soignée il y a 26 ans et que j’étais ressortie un peu partagée de notre rendez-vous. D’un côté, j’avais vraiment sentie de la bienveillance, de l’émotion chez elle et même une authentique disposition à m’écouter et de l’autre, une grosse sensation de déni des conséquences de la maladie et du traitement m’avait envahie et ne ne m’a pas quittée depuis. Ce dont je ne vous ai pas encore parlé, c’est de la suite, à savoir que j’ai eu de ses nouvelles deux semaines après notre entrevue. Elle m’a appelée pour me dire qu’elle avait beaucoup réfléchi à ce que je lui avais dit et que mes douleurs diffuses (dont je souffrais par périodes sans y prêter attention  jusqu’à ce qu’elles s’intensifient il y an environ un an) lui faisaient penser à un certain type d’affection. Elle m’a recommandée une rhumatologue avec qui j’ai rendez-vous fin mai (oui, les délais sont longs). Elle n’a, cela dit, pas parlé de ce souci comme étant un possible effet à très long terme du traitement et/ou de la maladie.

Peut-être que vous vous demandez pourquoi cette obsession chez moi de vouloir à tout prix imputer des soucis de santé à cette période de ma vie. Que vous vous dites que le principal, en fin de compte, c’est d’arriver à me soigner. Oui, mais non, parce que moi, j’ai besoin de faire des liens et surtout,  besoin d’une légitimité qu’on a jamais donnée à ma souffrance, qu’elle fusse physique et/ou psychologique. Souffrance qui, m’a arrachée à mon enfance et privée d’une véritable jeunesse.

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Les états d’esprit du vendredi 15 février 2019

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 15 février 2019  – [11:57]

fatigue : no comment
estomac : petit dèj
cond. phys. : possible tendinite à l’épaule gauche
esprit : découragée
boulot/projet : des tas mais je préfère garder ça pour moi, pour l’instant

Avis 1: Les secrétaires de polyclinique du Lothier (oui, je dénonce) sont aimables comme des portes de prison.

Avis 2: mon médecin traitant avait l’air de bien meilleure composition aujourd’hui.

culture : , HUVN (pas terrible mais ça change les idées pendant les insomnies), el laberinto de los espiritús de Carlos Ruiz Zafón (moitié. Finalement, c’est pas si mal), Leo DaVinci (film d’animation avec le bonhomme), Grey’s anatomy

Sorties: café avec V et N

loulou : gros souci de concentration (du à son problème d’oreille interne) à l’école et sa prof commence à me les casser avec ses remarques dans le journal de classe. A part ça, hyper joyeux, hyper heureux

msg perso 1: tu prends les choses trop à coeur, ma belle, il est temps de déléguer et de lâcher du lest

msg perso 2: je suis bête, j’ai vraiment cru que, peut-être, …

amitiés : Amsterdam, on arrive
essentiel : rêver
courses : viens de les faire
envie de: quelques mots d’amour

zic’:

Clap de fin: 12h07

Les états d’esprit du vendredi 8 février 2019

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 8 février 2019  – [10:04]

fatigue : insomnie un jour, insomnie toujours…j’accumule les nuits blanches.
estomac : petit dèj
cond. phys. : mauvaise période du mois en prime…mais pas si mal, malgré tout
esprit : neutre
boulot/projet : en cours

Avis: pas le temps, les semaines défilent tellement vite que rien ne se fixe dans ma tête

culture : , HUVN (pas terrible mais ça change les idées pendant les insomnies), el laberinto de los espiritús de Carlos Ruiz Zafón (moitié. Finalement, c’est pas si mal), Nos batailles (joli jeu d’acteurs et j’aime bien l’affiche et Romain Duris forever), Grey’s anatomy, Comédie sur un quai de gare (théâtre)

Sorties: parc, théâtre

loulou : beaucoup plus facile cette semaine mais il m’a appris que les autres enfants (à part deux) ne voulaient pas jouer avec lui et ça m’a brisé le cœur

msg perso: « tiens, tu ne me contactes pas cette semaine. Bizarre…mais tant mieux, probablement »

amitiés : malade, tantôt, rêve de vacances
essentiel : s’empêcher de trop réfléchir
courses : déjà faites
envie de: fun et de chocolat

zic’:

Clap de fin: 10h16

Le jour où j’ai compris qu’accepter, ce n’était pas se contenter

le-jour-où-j-ai-compris-qu-accepter-ne-voulait-pas-dire-se-contenter

Accepter, c’est abandonner l’espoir que les choses auraient pu être différentes à cet instant précis.  C’est mettre fin à l’insatisfaction permanente de ne pas être là où on voudrait/de ne pas faire ce qu’on voudrait faire. C’est être en chemin vers quelque chose et accepter que toutes les étapes ne soient pas roses mais, parfois, pénibles, avec des creux et même des retours en arrière temporaires. C’est se rendre compte que ce n’est pas parce que ce n’est pas bien maintenant, que ce sera toujours comme ça. C’est comprendre que la vie n’est pas figée et que nous avons un minimum de pouvoir sur elle. Ce n’est surtout pas se contenter.

J’ai mis du temps à intégrer cette importante nuance. J’ai passé une bonne partie de ma vie à me débattre dans mes contradictions, à les somatiser, à tergiverser entre mes aspirations et les attentes de ceux qui m’avaient élevée.

Mes parents sont des personnes que je qualifierais de résignées à leur sort. Il y a des avantages à l’être: on se satisfait de ce qu’on a et on ne va pas chercher plus loin. Or, moi, je suis le contraire. j’ai débarqué dans le monde pleine d’envies, de rêves, de désirs qu’on m’a sommée de taire pour la simple et bonne raison que « ce n’était pas pour nous » (vu que nous venions d’un milieu modeste) ou que j’avais « pájaros en la cabeza », à savoir la tête remplie d’idées farfelues.

Il va de soi que notre entente n’irait pas de soi.

Cela dit, en étant éduquée par eux, leurs messages,  je les ai bien intégrés. Par conséquent, même si je me battais pour réaliser ce en quoi je croyais, il y avait toujours un moment où ça foirait. Pourquoi? parce que je me sentais illégitime dans mes aspirations, coupable face à que je ressentais être des caprices de ma part…et surtout, parce que je m’autosabotais. Je suppose qu’ inconsciemment, je cherchais à rester fidèle à mes progéniteurs, à ne pas les décevoir et surtout, à gagner leur reconnaissance (ce que je n’aurai jamais).

Il m’a fallu trois plombes pour me réveiller et il n’y a, finalement, que quatre ans et ce moment où j’ai vraiment cru y rester à la fin de mon sevrage de drogues légales, que j’ai arrêté de poursuivre cette voie sans issue. J’ai alors cessé de lutter, de vouloir corriger ce qui n’avait pas été et j’ai accepté que ma situation d’ex-droguée légale craignait, totalement, mais que j’étais là et que malgré toutes les séquelles, il n’était pas trop tard pour faire ce qui me tenais à cœur et prendre un train qui aille ou, du moins, s’approche le plus possible de la destination que moi, Elisa, j’avais choisie.  J’ai, peu à peu, appris à me faire confiance (still in progress) et à m’affirmer. J’irais peut-être plus lentement que les autres, je n’emprunterais peut-être pas les mêmes sentiers que la majorité mais je me bougerais et irais vers quelque chose.

Il va sans dire qu’il n’y a pas besoin de venir d’un certain milieu social ni d’être riche  pour ça. Il faut avoir la motivation, l’esprit ouvert, de l’imagination et le sens de la débrouille.

Je ne me prends pas du tout pour un exemple (pour moi, il n’y a vraiment le jour de sa mort que l’on peut se targuer de quelque chose, et encore) en disant ceci mais si j’ai écrit ce texte, c’est que j’ai une raison.  Mon but est de faire passer le message qu’il est dans notre intérêt de ne pas se contenter, de ne pas mener la vie que notre famille ou même la société a projetée pour nous mais de tout faire, pour vivre ce que nous, en tant qu’individu à part entière, nous désirons, réellement vivre. Je me rends compte qu’il nous faut souvent être mis face à nos limites, arriver à des situations extrêmes pour se bouger. Je ne juge personne évidemment, il m’est arrivé la même chose. En revanche, je me demande pourquoi nous ne le faisons pas avant d’arriver à ces situations limites? Pourquoi ne pas se donner la chance de vivre ce qu’on veut, vraiment, avant qu’il ne soit trop tard ou qu’on soit limité? Je tente d’enseigner à mon fils qu’on peut tout essayer, qu’il n’y a pas de frein à l’imagination, aux rêves et aux projets et que si on rate, ce n’est pas grave, car, au moins, on on aura  essayé et le plus important: on ne sera pas bouffés par nos regrets.

Et vous, de votre côté, vous êtes du genre résigné.e ou idéaliste et fonceur.se?

 

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Journée mondiale contre le cancer, vous avez dit?

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Voici un article qui date de l’année dernière et que je re-publie aujourd’hui presque à l’identique. Après l’avoir relu, je crois que je suis peut-être un poil moins en colère. Après l’avoir relu, je me rends aussi compte que je pense plus à tout ça en hiver et je me dis que ce doit être la fatigue et les douleurs plus nombreuses qui font ça. Peut-être un peu le manque de lumière aussi. Ce que j’espère, en tout cas, c’est qu’un jour, ma colère cessera. Il faudra pour cela que je sache avec certitude que les enfants sont réellement mieux pris en charge et que le suivi à très long terme est devenu quelque chose de « normal », qu’on fait systématiquement.

Aujourd’hui, c’est la journée mondiale contre le cancer (euh, comme si on pouvait être pour…)

Ce phénomène de mode des journées mondiales m’énerve au plus haut point, je dois dire.  On y pense un jour et puis, on oublie. Le cancer, c’est plus compliqué car aujourd’hui, presque tout le monde est touché. Dans ses tripes ou dans celles d’un proche.

Perso, je l’ai été dans les miennes et ce n’est plus un secret pour personne depuis à peu près huit ans. Avant, je n’en parlais pas. J’en avais honte, je me sentais coupable. Oui, honte, coupable. Honte d’avoir été faible au point de développer un cancer. Coupable d’être en vie alors que d’autres…Hallucinant, non?

Je vais vous raconter comment sont nés ces sentiments.

J’étais aux portes de l’adolescence quand j’ai attrapé la leucémie. J’avais 11 ans et nous étions fin 1992. Fin 1992, à l’hôpital des enfants de Bruxelles, fallait être fort, les gars. Le personnel soignant n’était pas très cool. Onze ans, t’es grande, ma vieille. Tu dois supporter les piqûres (les 9-10 piqûres dans les veines d’affilée pour essayer de te poser un baxter), les ponctions dans le dos sans anesthésie (bah oui, au bout d’un moment, les relaxants ne font plus d’effet à cause du phénomène d’accoutumance), les séjours prolongés parce que tu n’as pas éliminé toute la chimio jaune (tu apprendras plus tard que les doses qu’on te donne sont trop fortes), l’infirmière qui te dit que tu te fais vomir pour attirer l’attention. Comme si ce n’était pas suffisant, tu dois aussi porter la peine de tes parents et faire comme si de rien n’était devant ta grand-mère, de peur qu’elle ne fasse un arrêt cardiaque. C’est ce que je te disais, en 1992, t’as onze ans, t’es vieille, tu dois être forte.

Tu termines le gros du traitement (la chimio, donc) et on te déclare en rémission. Youpie. Sauf que toi, tu te sens comme une merde. Les gens qui étaient là pendant le traitement disparaissent les uns après les autres et te font bien sentir qu’en fait, t’as pas le droit de te plaindre parce que tu as l’air de t’en sortir, alors que d’autres, tu vois, n’ont pas cette chance. T’as 12 ans, t’es grande. Supporte, ma vieille.

Le sentiment de culpabilité s’installe.

Tu retournes à l’école. On se fout de ta gueule. T’as honte. T’as pas de cheveux: haha, trop drôle. On te fait subir des tas d’humiliations.  Ce sont les enfants, oui, mais aussi les profs, dont ta titulaire, qui te dit d’aller sur l’estrade pour qu’on te pose des questions et qui tente de répondre à ta place (mais n’y arrive pas parce que tu ne la laisses pas faire et que, du haut de tes 12 ans, tu connais mieux le sujet qu’elle). Te voilà devenue un animal de foire. De mieux en mieux.

Tes cheveux poussent, tu changes d’école et tu tentes de te faire toute petite, sauf que t’es quand même absente un mercredi par mois pour cause de « traitement d’entretien » et que peu à peu, les ados boutonneux de ta classe commencent à se poser des questions; sauf que ta titulaire te fait remarquer que c’est pas parce que t’as été malade qu’elle va te traiter différemment (tu viens de le faire connasse et en plus je t’ai rien demandé, moi!), sauf que t’es quand même bien déformée à cause de la cortisone et que, faut être honnête, tu ressembles plus à un extraterrestre venu de Mars qu’à un humain.

Quelques années passent, tu as 16 ans et demi, tu es devenue une mignonne (je vais pas dire belle) jeune fille, tu sors du fameux tunnel des cinq ans et à partir de maintenant, tu as, grâce au ciel, autant de malchance que n’importe qui d’autre de retomber malade. Tu as donc tout pour être heureuse, sauf que tu ne t’identifies pas aux autres jeunes de ton âge, sauf qu’ une amie que tu t’es faite à l’hôpital et ta tante meurent toutes les deux du crabe, l’une après l’autre. Le pire c’est qu’on continue à se demander pourquoi, malgré ton immense chance, tu ne sembles pas heureuse. C’est pas normal, t’es quand même bien faible. Sentiment de culpabilité, honte, vous avez dit?

T’as 18 ans maintenant, tu finis tes secondaires et ouf, tu dis au revoir à l’enfer. En apparence. Car les messages, tu les a bien intégrés. Ils restent enkystés en toi et rien ni personne ne se montre compatissant. « L’empathie, c’est quoi ça?  Dix-huit ans et t’en es toujours à ce stade? Non mais t’es vraiment qu’une faible, ma pauvre! »

On ne sait comment, tu fais de brillantes études et du coup, personne ne s’inquiète (ah parce qu’on s’est inquiétés avant peut-être?), sauf que lorsque tu les termines ces études, tu n’arrives pas à trouver ta place et boum, la dépression te prend par surprise. Le sac-à-dos est trop rempli. Le pire? Tout le monde se demande pourquoi? Il ne t’est, pourtant, rien arrivé d’aussi terrible…d’autres sont morts, alors que toi?

Toute cette histoire pour vous dire que la journée mondiale contre le cancer (comme d’autres journées du style, d’ailleurs) je m’en bats … est une belle farce pour moi. Tout ça pour dire que le discours des adultes selon lequel « Le cancer a changé leur vie », « Le regard sur la vie s’en est trouvé transformé et ils valorisent plus ce qui est important » ne marche pas sur les enfants « aux portes de l’adolescence ». Ce message est tronqué, super culpabilisant, quand t’as personne qui te dit que c’est normal que tu te sentes pas très bien, quand t’as pas un entourage à l’écoute.

Je trouve qu’on parle très peu du « après » en ce qui concerne le cancer pédiatrique. J’ai cherché. J’ai pas trouvé grand chose. On ne parle jamais des séquelles physiques et psychiques. Il n’y pas de suivi. On met un sparadrap sur le corps, on oublie le reste. On considère peut-être encore que les enfants ne se souviennent pas…Les plus petits, peut-être, pas (quoiqu’il existe la mémoire du corps) mais les plus grands? Où est-ce parce que je fais partie de la première génération d’enfants dont beaucoup ont survécu et que personne ne s’est encore retourné sur les dégâts d’une médecine non-holistique? Bonne question.

Alors, en lisant cet article (si vous avez eu le courage d’arriver jusqu’ici), il est possible que vous vous disiez « ben, pourquoi elle n’agit pas elle, au lieu d’écrire, puisqu’elle sait si bien de quoi elle parle? » La réponse à cette question est simple: je ressens que ce n’est plus mon combat. Trop de temps a passé, je m’en suis remise pour de bon et ce n’est plus assez « chaud » (malgré les apparences de cet article). Mon but, en fait, avec ce post, c’est de conscientiser les gens, de faire passer le message que « il faut bien faire attention » à ces enfants qu’on n’écoute pas assez, sous prétexte qu’ils ne sont que des enfants et qu’ils vont oublier et/ou qu’ils ont une capacité de résilience supérieure à celle des adultes.

C’est cela oui… Comme le dit une chanson (je ne sais plus laquelle): « on n’oublie jamais rien, on vit avec » parce qu’on n’a pas le choix…

La prévention, la prise en charge complète , les groupes de parole, de soutien…pour adultes,  c’est bien, c’est super même et c’est surtout normal mais n’oublions pas les enfants. S’il vous plaît.

Merci à Albert Espinosa (lien sur « ressources bonheur ») pour ses livres, sa série « Polseres Vermelles » (adaptée même en français sous le titre « Bracelets rouges »), son film (Planta 4) sur le sujet. Merci pour sa façon de penser (si proche de la mienne aujourd’hui).

 

Les états d’esprit du vendredi 1er février 2019

* Le collectif de la vidéo s’appelle tisser des liens et la cheffe de file, c’est mon amie et j’en suis fière #proudfriend

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 1er février (what? mais où est passé janvier?) 2019  – [17:10]

fatigue : fatiguée mais dormi un peu mieux cette semaine
estomac : pain fromage-noix-roquette+ yahourt
cond. phys. : toujours un souci au bras et à l’épaule gauche mais beaucoup moins de douleurs depuis que j’ai arrêté la mélatonine
esprit : satisfait
boulot/projet : en cours

Avis: punir parce qu’on fait une bêtise, tout à fait d’accord, mais alors  faut aussi punir celui qui rapporte la bêtise, parce que à ce que je sache, moucharder, c’est pas bien. Non mais, c’est quoi cette discipline?

culture : La república (suite et fin), HVN (pas terrible mais ça change les idées pendant les insomnies), concert Valentina Diaz (piano), el laberinto de los espiritús de Carlos Ruiz Zafón (je rentre doucement dedans)

Sorties: récital de piano, ikea (ça compte?)

loulou : semaine difficile, beaucoup de mal à se concentrer à l’école (ce gosse dessine plus qu’il ne bosse), se réveille pendant la nuit ou grince des dents (une de ses dents bouge beaucoup, ça a un lien vous croyez?), n’obéit pas et j’ai l’impression que c’est plus fort que lui.

msg perso: merci pour cet excellent moment musical.

amitiés : on se voit lundi.
essentiel : être en accord avec soi
courses : déjà faites
envie de: de me retrouver le sol de ma cuisine (une grosse bouteille d’huile d’olive en verre m’a glissée des mains et a explosé sur le sol)

zic’:

Clap de fin: 17h33

Mon manque d’empathie face aux maladies anodines

mon-manque-d-empathie

Je ne supporte pas les gens qui crient à la mort alors que tout ce qu’ils ont c’est une petite maladie bénigne sans conséquence.s.. Quelqu’un qui se plaint, à longueur de journée,  de son rhume ou qui tire une tête de mourant à cause d’une brève période de fatigue me met hors de moi. J’y peux rien, je suis dure et je ne peux m’empêcher de penser à moi et de comparer leurs plaintes aux soucis que moi j’ai vécus, au fait qu’il y a 25 ans, j’ai éprouvé tellement de douleurs que mon accouchement m’a presque semblé être une promenade de santé, à côté; au fait qu’il n’y a même pas quatre ans, je croyais que je ne verrai pas grandir mon fils suite au désastre de ce qu’avait été mon sevrage de drogues légales et au vu de toutes les conséquences dont je pâtis, pour certaines, encore actuellement.

Je sais que ce n’est pas bien, je sais que personne n’est responsable de tout ce qui m’est arrivé et que je ne devrais pas comparer mais c’est plus fort que moi. Je bous à l’intérieur face à leurs propos débiles et j’ai envie de leur crier dessus « non, mais t’as vu à qui tu parles, là? ». Je trouve, j’avoue, que c’est un manque total de tact et de respect envers ma personne . J’ai envie de hurler mais je ne le fais pas, et à la place, j’abandonne, je coupe court à la conversation ou je change de sujet. Ça peut sembler lâche mais moi, c’est la paix que je cherche et si la paix passe par me taire, alors, dans ce contexte, je le fais.

Le problème , c’est que les gens oublient vite quand ils voient, à votre mine, que vous avez l’air bien. Le problème, c’est surtout qu’ ils ne peuvent pas se mettre à la place d’une personne qui en a vécu des vertes et des pas mûres et ce, peu importe le sujet. Peut-être qu’à moi aussi, même si je suis très prudente , il m’arrive de commettre des impairs face à ce que je ne connais pas. Je suis loin d’être parfaite. Cependant,  en général, je préfère écouter, poser des questions si je sens que la personne a envie de partager et éviter un maximum de déblatérer au sujet de mes plaintes ridicules devant une souffrance que je ne peux pas concevoir. Je connais trop la merde pour en rajouter une couche sur celle des autres, si vous voulez.

On m’a quelques fois reproché mon manque de tolérance. On m’a déjà sorti des phrases du style »ce n’est pas parce que tu as vécu des choses bien pires, que tu ne peux pas être plus agréable envers les plaintes des gens qui ont des soucis de santé moins graves » . Parfois, je me dis que c’est un comble et d’autres que ceux qui disent ça, ont peut-être raison: à dire vrai, le fait est que moi non plus, je ne peux pas faire preuve d’empathie envers ce que je ne connais pas. Je ne comprends pas qu’on puisse se noyer dans un si minuscule verre d’eau et je me dis qu’il s’agit, probablement, de l’autre face de la monnaie.

mon-manque-d-empathie

Les articles et émission que j’ai préférés

mes-articles-et-émission-préférés

Salut les gars,

Comme cela fait un moment que j’ai envie de vous parler de mes articles (blogs, presse, etc) et de mes émissions coups de cœur, j’ai décidé, en ce début 2019, d’ouvrir une nouvelle rubrique à laquelle je consacrerai un post chaque fin de mois. J’espère que l’idée vous plaira.

Le 1er janvier (ben oui, on ne chôme jamais ici), je suis tombée sur ce superbe article qui décrit l’hypersensibilité comme je la ressens au quotidien. Dans ce cas, normal qu’il m’ait fait de l’oeil vous me direz.

Le jour suivant, j’ai été attirée par cet article érotique. Simple et jouissif.

Le cinq du mois, ce texte  traitait d’une théorie à laquelle j’adhère depuis mes études supérieures sans jamais la partager avec personne.

Le 9,  cette liste m’a aidée à concocter ma PAL 2019.

Le 18 janvier est arrivé et omg, je suis tombée sur cette  recette de limoncello (oui, je plaide coupable, j’ai un faible pour cette liqueur) que je vais m’empresser d’utiliser dès que j’aurais un peu plus d’énergie.

Le 21, j’ai lu cet article très intéressant et bien documenté sur la sexualité consciente. Merci qui? Merci Rosa.

Le 26 janvier, je suis tombée sur ce texte comparant empathes et  hypersensibles. SPOILER: j’ai eu la sensation de me retrouver moit-moit dans les deux.

Enfin, le 27, je ne sais plus comment, je ne sais plus où, j’ai vu défiler l’intitulé de cette émission que je ne regarde jamais et j’ai cliqué sur le lien. Je ne regrette pas car le handicap y est présenté sous un angle beaucoup plus positif que d’habitude. Si vous avez le temps, n’hésitez pas à la visionner.

Et voilà, c’est tout pour janvier. J’espère pouvoir vous montrer une liste encore plus riche le mois prochain.

N’hésitez pas à partager vos propres coups de cœur en commentaire.s.

 

articles-et-émission-coups-de-coeur

PS: cette liste reprend l’ensemble des articles et émission que j’ai partagés sur ma page FB au cours du mois de janvier 2019.

 

 

Etats d’esprit du vendredi 25 janvier 2019

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 25 janvier 2019  – [10:00]

fatigue : au top
estomac : petit dèj en cours
cond. phys. : mieux malgré tout. J’ai été à ma 2ème séance de yoga lundi et ça m’a fait un bien fou…
esprit : pas encore libéré mais j’espère bientôt
boulot/projet : Bientôt

Avis: Vraiment, partenamut c’est plus ce que c’était

culture : La república (suite), Plan coeur ( c’était mignon, n’empêche que je sais pas si je reparle un jour à mes copines si elles me font ça), HVN (pas terrible mais ça change les idées pendant les insomnies), L’éloge de la lucidité de Ilios Kotsou (je vous le conseille)

Sorties: chorale, bois (il faisait caillant mais c’était très chouette).

loulou : heureux de pouvoir jouer avec la neige; a encore pleuré quand il a compris qu’on ne retrouverait, probablement, plus jamais George; me laisse sa place dans les transports; s’est réveillé trop tôt et au lieux de venir dans ma chambre, il est resté dans la sienne et a terminé son livre#proudmum ; fait de son mieux pour bien se comporter

msg perso: « ah oui, là t’as fait fort. T’en as vraiment rien à battre de ce que je peux ressentir. Je vais continuer à jouer ton jeu, encore un peu. On verra bien (et je dois faire très attention car la manip’, c’est pas mon truc) ».

amitiés : vendredi, dimanche, lundi
essentiel : sortir de l’emprise des gens
courses : aubergine, oignons
envie de: revoir le soleil. La dose du week-end dernier a vraiment été toute petite.

zic’:

Clap de fin: 10h20

La prise en charge idéale

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Il y a quelques jours, je vous ai parlés de mon rendez-vous avec mon ancienne oncologue. Je vous ai fait part de mon émotion mais aussi de ma déception concernant ce qui m’a semblé être du déni de médecin.

J’ai beaucoup réfléchi à cette rencontre, confronté mes souvenirs, discuté avec ma mère et j’en ai déduit que pour pouvoir m’en sortir sans séquelles, ou en tout cas, beaucoup moins que celles dont j’ai souffert et dont je souffre, possiblement, encore aujourd’hui, ma prise en charge aurait du être bien différente.

En ce qui concerne les traitements, j’aurais aimé qu’on m’explique clairement, avec des mots adaptés, comment il allait se passer, qu’on me parle des effets secondaires, sans tabou, qu’on garde consigné quelque part d’accessible le nom et le type de chimios que j’allais recevoir, et par extension, qu’on informe mieux mes parents.

J’aurais voulu qu’on me considère comme une personne, pas comme un amas de symptômes et qu’on me respecte. Me piquer dix fois pour trouver une veine, interdit. On aurait pu me mettre un port-a-cath beaucoup plus tôt et pas attendre 4-5 mois que mes veines deviennent inutilisables. Je serais bien moins traumatisée, aujourd’hui, et je ne tremblerais sûrement pas comme une petite fille à chaque fois que je vais me faire faire une piqûre. S’asseoir en califourchon sur moi pour que je ne bouge pas pendant une ponction lombaire, passible de peine de prison. J’avais 12 ans, mes parents n’étaient pas là et un infirmier qui fait ça, ce n’est pas NORMAL. Me dire que j’aime me faire l’intéressante quand je vomis, conduire au licenciement immédiat.

J’estime que des massages (je sais que ça peut passer pour un luxe) n’auraient pas été de trop entre deux hospitalisations. Ils auraient apaisé un corps meurtri par les séances de chimio (il paraît que ça existe maintenant).

En rapport au suivi psychologique, j’ai pensé qu’un.e ex-patient.e, survivant.e de cancer pédiatrique lui/elle-même, formé à l’accompagnement serait bien plus efficace qu’ un psychologue qui ne connait souvent que du sujet la théorie. Je sais que ce type d’accompagnement existe aux États-Unis. A quand l’importation de l’idée?

Au niveau de l’école, il faut aussi faire quelque chose. Permettre à l’enfant malade de revenir progressivement et surtout, surtout, apprendre la tolérance envers ce qui est différent depuis le plus jeune âge. Je constate qu’à ce niveau-là, rien n’a vraiment changé en vingt-cinq ans et cela m’attriste car les valeurs sont aussi importantes que de savoir écrire ou compter. Je sais que les parents ont aussi une part de responsabilité dans l’affaire mais je sais aussi que bien souvent, ce qui est construit à la maison est déconstruit à l’école. A l’école, il y a 25 gosses par classe, 25 gosses qui viennent avec leurs propres bagages, leurs propres éducations et des professeurs pas toujours sensibilisés ou même sensibles (à nouveau, je ne dis pas que ce soit le cas de tous et je sais qu’il y en a des très bien).

En rapport avec les effets secondaires à long terme, le minimum aurait été de m’annoncer que la fonte des muscles est une conséquence directe d’un traitement par chimio. Quand j’étais ado, j’étais crevée, incroyablement, molle et je ne comprenais pas pourquoi. Personne ne nous avait prévenus de rien. Je n’étais pas sportive mais je sais que si j’avais eu cette information, mes parents m’auraient aidée à entreprendre quelque chose pour renforcer mes muscles.

Enfin, quant au suivi à très long terme, considérer qu’il s’agit de quelque chose de normal au lieu de faire comme si j’étais une extraterrestre qui débarquait de la planète Mars avec mes questions. Des associations existent en France et dans d’autres pays, pourquoi ici ou du moins en Belgique francophone, on fait comme si ceci n’était pas important?

Ex-docteur en chef qui a dit que pour toi le plus grave n’était pas qu’un enfant meurt (fais-avaler-ça-à-ses-parents) mais qu’il soit mal pris en charge, sache que moi je suis bien vivante mais que la mienne de prise en charge a, clairement, laissé à désirer, dans bien des aspects. Les choses auraient changé apparemment, je l’espère vraiment.

la-prise-en-charge-idéale

 

 

Un lundi soir dans le noir …

un-lundi-soir-dans-l-histoire

Il est 23 heures. Le spectacle est terminé. Je m’apprête à rentrer à la maison.

Seule. Oui, seule.

Il pleut. C’est la nuit. Il fait sombre. Très sombre.

Je ne suis pas tranquille. Pas tranquille.

J’ai le choix entre un raccourci où il n’y a pas un chat et une large avenue illuminée. Je prends la large avenue, bien sûr. Bien sûr.

Il y a encore des gens . Un groupe de filles. Je me colle à elles. Du moins, autant qu’elles me laissent. Qu’elles me laissent.

J’essaye de me faire toute petite.

J’arrive à la station de métro. Il y a des clochards avec ou sans chien, avec ou sans canette de bière et des migrants assis parterre.

J’accélère. J’accélère.

Par chance, l’arrêt est bondé.

On ne me verra pas. Non, on ne me verra pas.

J’attrape le métro, descends pour prendre mon bus. Il n’y a personne. Pas même les gardes.

Je me cache. Oh oui, je me cache.

Je vois ma voisine. Je me mets près d’elle. Je ne l’aime pas mais au moins à deux, on sera mieux. Forcément, oui, on sera mieux.

Le bus arrive. Je monte. On dénombre dix passagers. Huits hommes, deux femmes.

Je me trouve une place, sors mon smartphone, mes écouteurs. Et je m’envole. Je disparais.

Cinq arrêts plus tard, je suis chez moi. Heureusement, mon immeuble n’est pas très loin. Pas très loin.

Je pique un dernier sprint et m’y voilà.

Il est 23h42.

Ouf, encore un soir où il ne s’est rien passé. Non, rien passé.

Et pourtant, j’avais la peur au ventre. Et pourtant, je suis soulagée. Et pourtant, je suis habituée.

 

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Les états d’esprit du vendredi 18 janvier 2019

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 18 janvier 2019  – [9:18]

fatigue : deuxième semaine à dormir à peu près 2 heures par nuit et à des heures qui sont plus proches du matin que de la nuit…du coup, je sais même plus où j’habite.
humeur : inquiète
estomac : petit dèj en cours
cond. phys. : épuisée, maux de tête dus à la fatigue
esprit : en rechute
boulot/projet : remis à plus tard

Avis: les gens ils peuvent pas m’envoyer ça

culture : La república, 14 de abril (genre de spin-off de la Señora), la verdad (fin trop nulle mais je devais m’y attendre, les Espagnols ne savent pas terminer une série), El laberinto de los espíritus de Carlos Ruiz Zafón (beaucoup de mal à rentrer dedans et ça m’attriste: ai-je changé ou est-ce moins bon ?(le 1er opus de la saga de 4 est sorti en 2001)), Plainte contre x (vraiment très bon, super performance de l’actrice)…

Sorties: théâtre et pas grand chose d’autre

loulou : continue à tout oublier, à tout perdre et pourtant, il a l’air bien…

msg perso: tu peux pas m’envoyer ça! ça, existe oui et j’y crois mais tu n’as pas le droit de m’envoyer ça…

amitiés : tantôt, dimanche
essentiel : se réchauffer
courses : avec le petit
envie: de plus que de mots et il est bien là le problème

zic’:

Clap de fin: 9h29

Tu as perdu George, mon coeur

tu-as-perdu-george-mon-coeur

George, c’était ton petit singe.

George, c’était ton doudou. Enfin, pas vraiment ton doudou parce que quand tu l’as eu, c’était trop tard, dans ta vie, pour qu’il soit considéré ainsi.

George, il a permis de maintenir le lien entre nous quand je ne pouvais même pas te prendre dans mes bras à cause de ces sales douleurs, partout, dans mon corps.

George, c’était notre marionnette. Je parlais pour lui et tu lui faisais vivre plein d’aventures.

George, on lui a inventé une histoire. Il avait un an et des poussières de plus que toi, venait de Gibraltar où parfois, quand tu le laissais, il retournait voir sa mamie-chérie.

George, tu l’emmenais partout. Chez papa, chez l’abuela. Il a visité plus de pays que tes grands-parents maternels.

On en aura passé des soirées à jouer avec lui. Tu lui auras même construit deux maisons.  George, pour toi, c’était Woody dans Toy story.

Tu l’aimais tellement ton George que parfois, je devais m’assurer que tu te souvenais encore qu’il était une peluche et pas ton frérot.

George et nous, c’est fini, parce qu’hier, dans le bus, tu l’as oublié.

Quand je l’ai remarqué, tu m’as demandé si ce n’était pas à nouveau une de mes blagues et lorsque je t’ai répondu que non, tu t’es mis à sangloter. « Oh non, pas George, c’est mon jouet préféré » que tu as articulé. Tu es revenu plusieurs fois en larmes dans l’après-midi et je t’ai dit que peut-être il valait mieux que tu apprennes à vivre sans lui mais que si c’était trop dur, nous trouverions une solution.

« Oh non pas George » et pourtant, je me dis que c’est peut-être la fin d’un chapitre . Le temps est peut-être venu de laisser ton petit singe et cette partie de ton enfance derrière nous. Tu grandis mon fils. La preuve, depuis quelques jours, tu joues déjà seul dans ta chambre avec tes cd de rock en background.

Tu grandis mon bonhomme et je me demande, au final,  à qui de nous deux la disparition de George aura fait plus de mal.

 

 

J’ai lu  » En finir avec la culture du viol » de Noémie Renard

J-ai-lu-en-finir-avec-la-culture-du-viol

Pitch: En France, chaque année, entre 60 000 et 100 000 femmes sont victimes de viol ou de tentative de viol. Environ 16 % des Françaises ont subi une telle agression au cours de leur vie. Et les viols ne représentent que la partie émergée d’un iceberg : celui des violences sexuelles. Chaque jour, que ce soit à la maison, au travail ou dans la rue, des femmes sont agressées sexuellement ou harcelées. Ces violences ont des conséquences graves : elles minent la confiance et limitent la liberté par la peur qu’elles instaurent. Elles constituent une atteinte aux droits et à la dignité des personnes et consolident la domination masculine.
Ces violences sexuelles n’apparaissent pas spontanément. Elles ne font pas non plus partie de la  » nature humaine  » ou de la  » nature masculine « . Elles ont des causes sociales – impunité des agresseurs, idées reçues sur la sexualité – et ne sont donc pas une fatalité. C’est pourquoi il est important d’identifier les éléments culturels qui servent de justifications et de terreau à ces actes, afin de proposer des pistes qui permettront d’y mettre fin.
Nourri de notions nord-américaines développées depuis 40 ans et enfin rendues accessibles en France au grand public, s’appuyant sur nombre de situations concrètes, ce livre s’adresse à toutes celles et à tous ceux qui se sentent concernés par l’ampleur du problème et refusent que notre société se résigne à cette situation. Les petits matins

Mon avis: Ce livre est bien écrit, très documenté et j’y ai appris des choses. Deux choses qui m’ont marquées d’ailleurs et qui ne sont peut-être pas celles qui sautent aux yeux directement.

La première, que le violeur, dans la plupart des cas, était très loin de l’image mentale que nous nous en faisions, qu’il n’a souvent rien à avoir avec le type peu fréquentable qu’on rencontre le soir tard dans la rue lorsqu’on est seule, en mini-jupe (faut pas l’oublier celle-là) mais qu’au contraire, il porte le plus souvent le costume du mec bien sous tout rapport, qu’on connait parfois bien ou même celui d’un membre de la famille (père, oncle, frère, cousin copain, compagnon, mari, voisin, la liste est longue). Je vais peut-être vous paraître naïve mais je vous avoue que même si ça peut paraître évident pour certain.e.s, personnellement, je n’avais jamais envisagé la chose comme telle.

La deuxième porte sur ce qu’on appelle la coercition sexuelle graduelle et parle de tous ces « petits actes » (pression verbale, utilisation de substances toxiques, de la force, etc) qui sont exercés en vue de forcer la volonté sexuelle d’une personne réticente à l’acte ou à certaines pratiques. Certaines femmes racontent s’être senties dépossédées de leur corps, avoir été prises pour un objet ou pour un morceau de viande.

L’affaire Weinstein a libéré la parole de beaucoup de femmes et le droit chez moi de me dire « féministe » ou plus justement « pour l’égalité des sexes ». Depuis, je me suis beaucoup informée. C’est normal, je suis une femme, vous allez me dire. Oui mais, toutes les femmes ne se sentent malheureusement pas concernées. J’en connais qui pensent que cela n’a rien à voir avec elles, que ce sont les affres d’hystériques en mal d’amour ou d’autres qui sont dans le déni de choses graves qui leur sont arrivées, tout en portant encore en elles, la honte et le malaise. C’est dingue, je trouve.

Malgré tout,  j’ai l’impression que même si nous vivons encore largement dans des sociétés patriarcales qui ont de beaux jours devant elles,  depuis un an et demi , les personnes qui discréditent les féministes sont moins prises au sérieux, un peu plus remises en cause.

Personnellement et je vais terminer là, je reste persuadée que la révolution ne pourra avoir lieu que si toutes les femmes se solidarisent entre elles et que si les hommes nous rejoignent dans ce combat. Je vois difficilement comment il pourrait en être autrement.

Bref, pour en revenir au livre, disons qu’il est à mettre entre toutes les mains des personnes que vous connaissez et plus particulièrement, devant les yeux de ceux et celles qui disent ne pas se sentir concerné.e.s.

Les états d’esprit du vendredi 11 janvier 2019

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

 

[jour Vendredi 11 janvier 2019  – [9: 42]

fatigue : je dors en moyenne deux heures par nuit depuis une semaine…alors, à votre avis?
humeur : ça va
estomac : en train de petit déjeuner
cond. phys. : je répondrai dans une semaine…
esprit : en vadrouille
boulot/projet : peut-être que j’en parlerai la semaine prochaine.

Avis: la législation, parfois (souvent?), elle est un peu ridicule.

culture : la Señora (suite et fin: je ne comprendrai jamais cette fin, snif snif), En finir avec la culture du viol de Noémie Renard (je vous en reparlerai), El laberinto de los espíritus de Carlos Ruiz Zafón (début), et c’est tout, ma foi.

Sorties: Pas grand chose cette semaine

loulou : reprise un peu difficile début de semaine mais ça a l’air d’aller mieux. Espérons que ça se confirme.

msg perso: je sèche

amitiés : début de semaine, fin de semaine prochaine
essentiel : se réjouir
courses : toute à l’heure
envie: que le temps s’éclaircisse et que les journées s’allongent

zic’: voir ci-dessus. Alors c’est pas vraiment ce que j’appellerai de la bonne musique mais ça a le mérite d’être clair et engagé

les-états-d-esprit-du-vendredi-11-janvier-2019

Clap de fin: 9h59

J’ai revu mon oncologue 20 ans plus tard

j-ai-revu-mon-oncologue-vingt-ans-plus-tard

Je n’avais pas du tout prévu ce rendez-vous. Ce n’était pas un projet. D’ailleurs, cela faisait 20 ans que je n’avais pas remis les pieds dans ce bâtiment.

Ce sont mes douleurs osseuses, articulaires, rhumatismales (en fait, je n’ai pas eu l’occasion de pouvoir faire identifier le type de douleurs dont il s’agit), ma mauvaise respiration des dernières semaines, mon manque de crédibilité auprès des médecins depuis  ma dépression et un article sur les possibles séquelles dues à la prise d’un type de chimio  pendant ma leucémie qui m’ont menée à chercher à avoir accès à mon dossier. Mon but:  faire le lien, si tel lien avait lieu d’être,  entre mon traitement et les bizarres symptômes dont je souffre actuellement.

J’ai contacté l’hôpital et à ma grande surprise, c’est la professeure qui m’a soignée en 92-93 qui m’a répondu. Si mes souvenirs sont bons, c’est elle qui a parlé de se revoir.J’ai accepté et le rendez-vous a été fixé au 4 janvier 2019.

Le 3 janvier, je me demandais déjà si ça valait la peine de se confronter à un tel fantôme et regrettais ma décision. J’étais certaine que rien de concluant ne sortirait de cette entrevue.

Le 4 janvier, après une miraculeuse bonne nuit de sommeil, j’y suis allée le cœur à l’envers. J’étais stressée comme si j’allais passer un examen et j’avais peur que les flashs du passé ne m’assaillent. J’oubliais qu’entre temps, j’étais devenue bien plus forte 🙂

J’ai aimé ce que j’y ai vu. Même si, forcément, le bâtiment avait vieilli et pas changé, l’entrée et la cafétéria avaient été modernisés, ce qui rendait l’hôpital plus accueillant. Les couleurs des murs étaient plus joyeuses que dans mon souvenir et le personnel agréable. A partir du moment où j’ai donné le nom de qui je venais voir et qu’il devenait alors facile de savoir de quoi j’avais souffert, les agents à l’accueil et la secrétaire m’ont fait sentir comme l’héroïne qui avait délivré tout un pays du mal ou une star manquait plus que le tapis rouge de Cannes. Vous trouverez sans doute que la comparaison est étrangement choisie mais en fait non, car  c’est, véritablement, la sensation que j’ai eu, et ce, même si, en vrai, je sais qu’à leurs yeux, je représentais la force, l’espoir et la gratitude vis-à-vis de la professionnelle qui m’avait prise en charge, 26 ans plus tôt.

Je suis montée à l’étage après m’être enregistrée et j’ai attendu. Pas longtemps. « Ma » docteure est vite sortie et m’a reconnue. D’ailleurs, en rentrant dans la salle de consultation, elle m’a confirmé qu’elle  avait su directement qui j’étais à mon sourire. Je l’ai cru parce que j’ai un sourire qui transforme, totalement, l’expression de mon visage qui semble plutôt fermé lorsque je suis sérieuse, et que de toute façon, malgré les années qui passent, je ne change pas des masses. Les « retrouvailles » ont été remplies d’émotion, je crois. C’était si étrange comme situation (le suivi à très long terme n’existe pas en Belgique et est tout nouveau en France).

Nous sommes vite rentrées dans le vif du sujet, si je puis dire et ce que j’étais venue chercher comme information.

A mes questionnements, elle a répondu qu’encore aujourd’hui, il existait très peu d’études qui portaient sur les séquelles à long terme des adultes qui avaient été atteints par un cancer pédiatrique et qu’elle ne pouvait, par conséquent, absolument pas répondre à la question de savoir si ma « petite santé » était due à la leucémie ou pas mais que dans tous les cas, mes symptômes ne répondaient pas du tout à ce qu’on avait « déjà » pu observer.

Chose qui m’a choquée et surprise: elle a mis en doute le fait que certains traitements puissent véritablement avoir un impact sur la fertilité des femmes ayant été traitées pour un cancer pédiatrique, alors que c’est scientifiquement prouvé. Ses arguments: que le pourcentage de femmes stériles étaient le même chez les ex-cancéreuses que chez les autres.

Je me suis aussi rendue compte qu’elle ne saisissait pas ce qu’était une dépression dans la mesure où elle a à nouveau utilisé les statistiques et le même exemple pour parler des gens qui avaient été traités pour une dépression après un cancer. A l’entendre, c’était comme si les gens pouvaient penser que les traitements provoquaient la dépression, alors que non, ce sont les conséquences sociales, familiales, économiques et physiques qui sont à remettre en cause. Je lui ai parlé de ma perte de crédibilité face aux médecins depuis ma dépression et elle m’a affirmé qu’elle ne doutait absolument pas de ce que je lui disais. J’avoue qu’au vu de ce qu’elle venait de me sortir, la croire s’est avéré impossible.

Heureusement, comme la vie, c’est pas que du noir, on a également échangé sur les avancées majeures quant à l’évolution de la prise en charge et du traitement depuis le début des années 90. J’ai été ravie d’apprendre qu’aujourd’hui:

  • il est beaucoup plus facile de déceler dans quels cas un enfant ne vas répondre à tel ou tel traitement pour ainsi pouvoir l’adapter. On s’approche d’un traitement personnalisé et c’est tant mieux.
  • que l’avancée dans le traitement des symptômes tels que les nausées et vomissements avait été spectaculaire depuis la découverte et l’utilisation de certaines molécules. Je me souviens avoir passé des semaines dans les chiottes.
  • que les enfants bénéficiaient d’un bien meilleur suivi psychothérapeutique qu’à l’époque. Ce qui à mon avis contredit ses dires sur le point « dépression » que j’ai développé plus haut) .

Malgré le fait que j’ai bien senti qu’elle ne comprenait pas où je voulais en venir, j’ai beaucoup aimé la revoir. J’ai ressenti qu’elle était dans la bienveillance, vraiment prête à m’aider si besoin et disponible malgré sa fonction et son emploi du temps bien chargé. D’ailleurs quand je l’ai remerciée pour ces 55 minutes qu’elle m’avait accordée, elle m’a dit que c’était plutôt à elle de me remercier dans la mesure où selon elle,ce sont ce genre d’échanges qui leur permettaient à, eux, professionnels,  d’évaluer et de mieux appréhender ce qu’il restait encore à faire pour améliorer la prise en charge des enfants. Enfin, elle a terminé en me félicitant d’être « là » et surtout, si bien « plantée dans la vie » malgré tout.

En fin de compte, je suis ressortie avec une bien meilleure image que je n’avais de l’hôpital dans lequel j’ai été soignée il y a déjà 26 ans.

j-ai-revu-mon-oncologue-vingt-ans-plus-tard

 

 

Que faire de cet espace?

que-faire-de-cet-espace

C’est la question que je me suis beaucoup posée fin de l’année dernière (Pour ceux qui ne seraient pas encore passés, psychologiquement, à l’an 19, l’année dernière = 2018).

Il est vrai qu’après avoir raconté mon histoire (en partie; on ne s’écrit jamais totalement)) et expliqué les techniques, les prises de conscience qui avaient fonctionné sur moi pour me remettre, je me suis sentie mieux. Je l’ai dit. J’avais l’impression d’avoir déposé un lourd poids et qu’il ne m’affectait plus outre mesure – et ce, même si toutes ces expériences ont fait, en partie , de moi, ce que je suis aujourd’hui.

Après cette longue série d’articles, j’ai traversé une panne d’inspiration ou plutôt disons, une période inspiration aléatoire. Une semaine, j’en avais assez pour écrire quatre articles et d’autres, à part les eev, je ne voyais pas. Je n’ai pas une vie si trépidante que ça (même si…) et je n’ai pas envie de me raconter dans les moindres détails.

J’ai beaucoup réfléchi ces dernières semaines sur ce que j’allais faire du blog, sur comment  j’avais envie de poursuivre (parce que j’ai envie de poursuivre) et il en est ressorti que:

  • je ne me forcerai pas. J’ai toujours envie d’écrire (j’écris d’ailleurs tous les jours hors de cet espace) mais je ne m’obligerai pas à tenir un calendrier. Si l’envie, l’inspiration et le temps sont là, super, si ce n’est pas le cas, tant pis.  Par ailleurs, je pense que je vais changer quelques noms de catégories et investir de nouveaux sujets en plus ou à la place de ceux déjà abordés. J’en ai envie et j’en ressens le besoin.

 

  • je vais m’éloigner d’Hellocoton. Je suis (re-) arrivée à la même conclusion que beaucoup: HC a ses favoris et les sujets et/ou les blogueurs sélectionnés pour la Une sont souvent les mêmes. J’en ai marre et je ne vais plus être assidue sur la plateforme. Par conséquent, si je ne like plus vos articles via HC, ne soyez pas vexé.e.s, ça veut, juste, dire que je ne passe plus, forcément, par là pour vous lire, mais que je vous lis quand même. En même temps, je n’ai plus accès à mon compte depuis au moins 15 jours, alors…

 

  • je veux et je dois améliorer le design. Il commence à me piquer les yeux. Le hic, c’est que je n’ai pas d’affinités avec le blog design, que j’ai besoin d’aide et que je n’ai ni l’envie ni les moyens d’investir une fortune pour le changer et m’acheter un nom de domaine.

 

  • je ne suis, décidément, pas faite pour les réseaux sociaux.

J’avais essayé Instagram en 2017 avec un compte privé et j’ai tenu un mois. Je trouvais ça fake et en même temps, je sentais bien que j’étais prise dans un tourbillon d’envie en voyant des publications avec des mises en scènes et des paysages plus alléchants les uns que les autres.

J’ai ouvert un compte FB pour ce blog et je n’y fait pas grand chose…mais je souhaite le garder car mes articles y sont relayés et c’est aussi là où je partage des articles de presse ou d’autres blogueur.se.s qui ont retenu mon attention et qui me plaisent.

J’ai tenté l’aventure Pinterest. En novembre, je me suis dit pourquoi pas et je me suis créé un compte. Fin décembre, j’en ai déjà eu marre et l’ai abandonné. Peut-être que je passe à côté de quelque chose de « wow » mais sérieusement, je ne comprends toujours pas l’intérêt de ce truc. En tout cas, moi, ça m’ennuie.

Je ne sais plus si j’ai craqué pour Twitter mais si tel est le cas, sachez que j’ai du l’utiliser, tout bonnement, une fois.

Vous l’aurez deviné ou compris depuis longtemps, je suis une blogueuse en carton qui revient et qui repart mais qui aime écrire, aime vous lire et faire de  » vrais » commentaires. Par conséquent, je compte continuer, même si différemment.

Encore une fois bonne année. I love you. Bon ok, j’exagère, je ne vous connais pas en vrai mais j’apprécie fortement l’échange que nous avons.

que-faire-de-cet-espaceA bientôt!

Les états d’esprit du vendredi 4 janvier 2019

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

Adiós les fêtes, adiós. I’m so relieved…

[jour Vendredi 4 janvier 2019  – [11: 23]

fatigue : ça va malgré un réveil bien matinal (j’ai dormi presque 7 heures, yes!)
humeur : ça va
estomac : petit bout de chocolat
cond. phys. : mal au milieu du dos
esprit : décante
boulot/projet : dans les prochaines semaines

Avis: quand on annule une activité, on prévient. C’est la moindre des choses…

culture : la Señora (binge-watching absolu depuis Noël, faut que je me remette à l’anglais bor***), Mia et le lion blanc ( je le recommande), biographie de Simone Veil (déçue, parle trop de politique), Trainworld, La verdad, Vivir sin permiso, Gros mensonges (théâtre)

Sorties: ciné avec le loulou, théâtre avec M., trainworld avec le loulou et ma mère,

loulou : un peu trop gâté pour son annif, un peu plus difficile quand on est en groupe, a appris à lacer ses chaussures, continue à me poser des questions qui me laisse sans voix, semble commencer à apprécier la lecture.

msg perso: « tu m’as écrit les plus jolis mots que j’ai reçus cette année (en même temps, on est le 4 janvier haha) et je me demande encore pourquoi »

msg perso2: merci encore de m’avoir reçue, je ne me rendais pas compte à quel point j’avais été bien prise en charge »

amitiés : occupée à m’éloigner doucement de l’une d’entre elles, revois bientôt les autres
essentiel : s’entourer de personnes bienveillantes
courses : demain
envie: d’une année remplie de surprises positives (c’est bateau mais c’est cool, non?)
‘zic :

Clap de fin: 11h46

Les états d’esprit 2018

Aujourd’hui, je prends mes libertés et j’adapte le formulaire de The Postman et Zenopia à l’année qui termine de s’écouler. J’espère qu’ils ne m’en voudront pas.

[jour Vendredi 28 décembre 2018  – [15: 37]

fatigue : présente mais…. j’ai vraiment pris conscience que je me fatiguais beaucoup plus vite que la moyenne des gens de mon âge et paradoxalement, cette année, j’ai retrouvé un semblant de sommeil…A quoi c’est du? je ne sais pas. Est-ce que le neurofeedback aurait eu des effets retardés? Est-ce la prise de mélatonine dont j’ai du adapter le dosage à plusieurs reprises? No idea. Dans tous les cas, j’espère que ça va continuer.

humeur : j’ai vraiment connu des moments heureux, de légèreté, dus à rien de particulier ou à rien de précis dans tous les cas. Ce fut assez constant jusqu’à la mi-novembre. Depuis, c’est up and down.

estomac : grosse crise en avril-mai. Au point que j’ai cru devoir retourner passer une gastroscopie…La soupe de légumes dont je me suis gavée même en été m’aura sauvée. Depuis, je dois faire attention, comme toujours, mais ça reste sous contrôle.

cond. phys. : j’ai alterné les journées avec et sans douleurs, surtout depuis le neurofeedback. J’ai l’épaule gauche en miettes. Quelques carences…bref, c’est pas la joie.

esprit : vif, toujours, malgré tout

boulot/projet : j’ai du mettre des choses en suspens et stopper ma propre progression pour pouvoir m’occuper de la santé de mon fils et des soucis de l’appart. Je ne peux pas tout faire, malheureusement.

Avis: je pense que la palme reviendra à toutes ces histoires de commerçants bruxellois pas aimables. C’est à tel point que je me dis que je vais noter quelque part le nom de la personne ou de l’établissement où je serais tombée sur quelqu’un d’ aimable et agréable.

culture :  beaucoup de cinéma, moins de musique (un festival quand même), de jolis voyages ou escapades (Alicante, Barcelone, Bruges, Lugano, Côme, Lucerne, Freiburg (D), Strasbourg, Varsovie, Cracovie), un peu de musées, l’une ou l’autre expo, des tas de séries, de livres …

Sorties: beaucoup quand même, avec le kid, sans le kid mais souvent avec le kid. Je profite dès que j’ai un regain d’énergie et que le temps n’est pas trop pourri (en 2018, nous avons eu de la chance à ce niveau-là).

penser à : m’occuper de moi, trouver un moyen d’aller de l’avant

loulou : heureux, drôle, affectueux,  a appris à lire, à écrire, dessine de mieux en mieux, a un sacré caractère, est plus sociable avec les enfants même s’il continue à avoir une préférence pour les adultes, bouge mieux même s’il y a encore du boulot, a une passion pour les dino, pour la nature, s’interroge sur beaucoup de choses, notamment, les origines de la vie…

amitiés : moins vues certaines, m’en suis fait de nouvelles, ai compris pourquoi je n’arrive pas à considérer cette personne comme ma meilleure amie alors qu’on a partagé tant de choses.

essentiel : l’amour et la santé, j’en suis sûre

love: je suis restée seule cette année. C’était un choix, malgré les rencontres, malgré la réapparition du fantôme. Ce n’est pas quelque chose que j’ai décidé mais qui s’est imposé. J’en avais besoin après plusieurs expériences très foireuses. Je crois que je suis prête pour du « move »  (positif please) désormais.

envie: d’avancer, toujours. De renouveau pour cet espace…

‘zic : coup de coeur de la semaine (si on m’avait dit que je mettrais la vidéo d’un rapeur un jour haha).

2018, l’année de petits pas. En ce qui concerne 2019, j’ai déjà quelques petits projets mais comme je suis superstitieuse, je préfère ne rien dévoiler pour l’instant…

Je vous laisse. Bonne année!

Clap de fin: 15h59

Sept

SEPT

Aujourd’hui, c’est ton anniversaire mon chou (au chocolat, toujours au chocolat) et je ne vais pas faire de long (s) discours. A la place, on a organisé une belle fête avec un bon gâteau et des bougies un peu spéciales (surprise, surprise :-)). Il y a des cadeaux qui t’attendent aussi, mais pas trop, et puis, surtout tes personnes favorites autour de la table: ta famille. Oui, car tu m’as dit vendredi que pour toi, le plus important dans ta vie, c’était ta famille (Les déclarations comme ça, ça c’est vraiment toi).

Trêve de blabla. J’ai dit que je la ferai courte et je tiendrai ma promesse. Place à la fête maintenant. Bon anniversaire mon bébé (ok, plus bébé depuis longtemps) Noël , mi muñeco. Te quiero.

J’en profite pour souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année à tous mes fidèles lecteurs (spécial dédicace à mon.ma fidèle lecteur.rice de Norvège qui ne décline pas son identité et puis, à vous de Pologne qui avez, étrangement (ou pas), commencé à me suivre à mon retour de Pologne, justement).

Je vous laisse. A vendredi.

Les états d’esprit du vendredi 21/12/2018

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 21 décembre 2018  – [9: 51]

C’est l’hiver! Au revoir l’automne ! Bonjour, jour le plus court de l’année, puisses-tu vite passer et laisser les journées (re)commencer à s’allonger…

fatigue : très présente. horreur, malheur, à nouveau repartie dans une spirale insomniaque
humeur : trop endormie pour pouvoir répondre à cette question
estomac : petit dèj
cond. phys. : à part la fatigue, ça peut aller
esprit : endormi
boulot/projet : en attente de passage à l’an 9, ou même 19

Avis: décidément, certains coiffeurs aiment trop couper.

culture :  Utopia XXI d’Aymeric Caron (presque fin),  Grandir de Sophie Fontanel (début), Vivir sin permiso (comme toute série espagnole que je connais, ça commence à partir en extrême cacahouète) , Pequeñas coincidencias (fini), Corps et âme de Franck Conroy (jusque-là, c’est plutôt chiant), Mary Poppins returns (trop de chansons à mon goût mais plus sympa que je ne l’aurais imaginé ), No me digas solterona (je fais dans le cinéma péruvien ces temps-ci et c’est très drôle)

Sorties: ciné, Marché de nowel (qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour ses enfants?)…

penser à : emballer le cadeau de loulou

loulou : content car son annif arrive et que c’est son dernier jour d’école, très clown, doit apprendre à mieux se défendre à l’école

msg perso: merci d’avoir répondu aussi vite et de faire le nécessaire

msg perso2: contente que ça n’ai été qu’une fausse alerte

amitiés : par ici, par là-bas
essentiel : être entouré.e
courses : toute à l’heure
envie: de dormir et de m’éclater
‘zic : chanson que je chanterais prochainement en état d’ébriété avancée

Clap de fin: 10h08

Le grinch, c’est moi

le-grinch-c-est-moi

Alerte: si vous êtes un.e inconditionnel.le de la période de Nowel, je vous déconseille la lecture de ce qui suit car vous pourriez être offusqué.e.s et mal réagir. Ou pas. Mais bon, sérieux, passez votre chemin si vous êtes fan des fêtes de fin d’année.

Vous voyez le bonhomme vert interprété par Jim Carrey dans un film et dont le dessin animé vient de sortir. Ben oui, c’est moi….

Je vais être honnête, je n’ai pas toujours détesté cette période. Il y a un avant et un après mes 11 ans. Avant mes 11 ans, mes grands-parents étaient là (en Belgique, je veux dire) et on festoyait tout ça en grandes pompes, enfin, pas en grandes pompes, mais avec toute la famille. Papa, maman, petit frère, oncles, tantes, cousins, cousines, abuelo, abuela, tout le monde était réuni dans ce vieil entresol duquel on voyait les jambes des passants depuis la seule fenêtre qui donnait sur l’extérieur. Je me souviens des dernières années (avant j’étais trop petite) et plus particulièrement, de l’année de mes 10 ans où on était une vingtaine. Une fête qu’on a continué le lendemain et encore le surlendemain. C’était assez magique. Puis, mon papy et ma mamie sont partis passer leurs vieux jours dans leur Espagne natale et tout a changé. Au début, je pensais que c’était parce que j’étais tombée malade juste avant Noël et puis, je me suis rendue compte que la vraie raison était l’égoïsme de ma famille. L’un qui se chamaille pour 100 francs (oui, je suis vieille, on dépensait des francs belges à l’époque) qu’il a donné en trop, l’autre qui ne veut pas acheter ce produit-là en grande quantité car dans leur maison,  on n’en consomme pas beaucoup (rien à fou… des 15 autres quoi), et puis, l’autre encore, qui se cache dans un coin, qui fait une tête d’enterrement pas possible parce qu’il a  envie de tout sauf d’être là.  Bref, j’ai senti l’obligation et l’hypocrisie s’installer.

Au fil du temps, on s’est retrouvés de moins en moins nombreux et de plus en plus aigris en voyant la  période arriver .

L’ironie du sort, c’est que mon fils s’est pointé le 24 décembre 2011 alors qu’il devait arriver le 9 janvier de l’année suivante. Déjà farceur qu’il était mon gamin, que voulez-vous…Pendant ses premières années de vie, je me suis un peu réconciliée avec Noël, du coup. Surtout, parce que je me focalisais sur sa fête à lui…Ensuite, nous nous sommes séparés, son père et moi,  et tout le tralala que suscite l’occasion a recommencé à m’exaspérer au plus haut point.

Mais ces raisons ne sont pas les seules qui me font détester Noël…. Non, ce qui me met hors de moi, ce sont aussi les décos dans les magasins depuis le mois d’octobre. Je me dis pourquoi ne pas installer un rayon spécial fêtes, tant qu’on y est, un rayon où on pourrait trouver tout ce qui est relatif aux événements « importants » de l’année pendant toute l’année. Ce serait beaucoup moins affligeant . J’utilise le mot « affligeant » car c’est celui qui me semble convenir le mieux étant donné que dès le 7 janvier (après la fête de la galette quand même), on verra nos supermarchés envahis de décos de carnaval et d’œufs de Pâques (en même temps, je ne mens pas) et que c’est comme ça pour tout. Tout le temps. Vive le commerce, vive la surconsommation.

Et puis, parlons des prix qui flambent. Chaque année c’est pire. Vous voulez un exemple pour illustrer mes dires? Le voilà: l’an dernier, ma chère maman a acheté un gigot d’agneau pour 8 personnes au prix de 27€ (ce qui n’était déjà pas donné) et bien, cette année, le montant demandé pour le même produit est passé à 42€. J’ai dit: « maman, oublie, c’est du foutage de gueule, on mangera des pâtes ».

Sans oublier cette pression qu’on se met inutilement, et je ne parle pas de cadeaux (je vous ai expliqué ici que chez nous cette tradition n’existait pas) non, mais du fait, de la culpabilité de se sentir mal si on n’aime pas les fêtes de fin d’année. C’est comme si tout le monde devait être positif et plein d’ardeur devant l’arrivée sur Terre du Messie. Non, mais allo quoi, l’an 0, c’était il y a très longtemps quand même. Faut arrêter à un moment.

Enfin, pour votre bien, je vous épargnerai le couplet sur les chants de Nöel  et les souhaitages de « Joyeux Nowel » et « Bonne année » convenus et pas du tout sincères…

Non, vraiment, Noël, je le vomis et je n’ai qu’une hâte: arriver au 2 janvier, jour où j’éprouverai un soulagement sans nom et où enfin, je pourrai recommencer à respirer…Oui, parce que là, je suis en apnée!

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Les états d’esprit du vendredi 14 décembre 2018

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 14 décembre 2018  – [9:52 ]

fatigue : j’ai dormi plus de 7 heures cette nuit, c’est à dire the whole night,  tu peux le croire toi? Moi, j’ai encore du mal
humeur : et pourtant, mon humeur est pas top. Je suis lasse. C’est la période, je crois
estomac : petit dèj
cond. phys. : des douleurs bizarres au niveau de la jonction entre le tronc et la jambe droite. ça tire quand je marche quoi…
esprit : ici
boulot/projet : en pleine recherche au sujet des séquelles physiques à long terme de la leucémie

Avis: 42€ pour un gâteau d’annif 8 personnes, vous me prendriez pas pour une cruche?

culture :  Utopia XXI d’Aymeric Caron (presque fin), En souvenir d’André de Martin Winkler, Le drame de l’enfant doué d’Alice Miller (remuant), Grandir de Sophie Fontanel (début), Vivir sin permiso (a ver, Ricardo, vas a quedarte en una serie ya, o que? ), Pequeñas coincidencias (passe le temps), Life itself (émotionnant émouvant), La verdad (attention, je décroche)

Sorties: café-concert avec V, marché de nowel  tantôt avec loulou et Z.

penser à : retourner ce foutu colis

loulou : adorable, dessine de mieux en mieux, tout le temps content, comprend tout à l’école

msg perso: j’aime pas les gens qui mentent. Adiós

msg perso2: tu as du recevoir mon message spatio-temporel-intergalactique-télépathique

amitiés : tantôt
essentiel : la santé
courses : aldi, tantôt (tantôt = toute à l’heure pour les frenchies)
envie: d’arriver au 24, puis de faire un saut vers le 2 janvier…oh ouais!
‘zic : toujours sur Paolo Nutini, je suis monothème, je vous l’avais pas dit?

Clap de fin: 10h10

Le jour où j’ai compris que la vie c’était que des problèmes

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Mon titre est négatif, me direz-vous, voire pessimiste. Or, la réalité que je vais vous développer ne l’est pas ou en tout cas, à moi, personnellement, ne me la semble pas.

Vous savez maintenant que j’ai trainé un mal-être entre mais 12 ans et mes 26 ans et que ce mal-être s’est transformé en dépression. Et bien, figurez-vous que pendant toutes ces années, il y avait selon moi deux types de vie: une vie idéale qui était celle où on avait de la chance et où tout nous souriait, nous réussissait  et une autre (le type de vie que moi je vivais) où tout était pourri. Un peu binaire, vous ne trouvez pas?

J’étais persuadée que j’avais du naître sous une très mauvaise étoile, pour souffrir et que je vivais les trucs les plus horribles qui existent. Ma vie n’a pas et n’était pas facile, c’est vrai, mais je n’étais pas la seule à être dans le cas. Je vivais avec des lunettes noires, grises foncées au mieux et c’était vraiment pénible.

Je ne sais pas ce qui m’a fait changer ou en tout cas, évoluer. Le temps, les thérapies, mon fils, une confiance en moi naissante, des expériences heureuses? Sûrement un mélange des cinq.

J’ai appris à hiérarchiser la merde. Là, c’est la colonne des grosses merdes, là des petites et là des détails. J’ai compris que des problèmes il y en avait, il y en aurait, tout le temps, et que la seule chose sur laquelle je pouvais agir, c’était mon moral (à défaut de ne pas pouvoir le faire sur mon corps défaillant) pour pouvoir les affronter.

Je me suis entrainée (je m’entraîne) à voir le positif dans les situations merdiques, à relativiser en beau français et à tirer tout ce que je pouvais des belles expériences.

J’ai aussi pris conscience du fait que même mon enfance que j’estimais heureuse et que j’avais, énormément, idéalisée n’avait pas été parfaite. Loin de là. Il y avait eu des tas d’injustices et une ambiance plutôt pourrie à la maison. Je me suis dit que si, à cette époque, j’avais été heureuse malgré tout , je pourrais  l’être aussi adulte. Les problèmes ne disparaitraient jamais mais peut-être que ma façon d’appréhender les choses pourrait me faire en tirer du beau et puis, surtout, je suis plus armée et moins vulnérable que lorsque j’étais gamine.

Enfin, j’ai cherché à devenir ma meilleure amie  et à m’aimer beaucoup parce que j’ai compris que la seule personne qui, j’en suis sûre, m’accompagnerait toute ma vie, c’est moi et moi seule.

Aujourd’hui, la vie reste très imparfaite mais lorsque je me bats, je lutte, il y a des choses qui changent en mieux. Il va de soi que je ne suis pas maîtresse de tout et qu’il y a des tuiles identifiées, d’autres indéterminées, qui pourraient m’arriver et contre lesquelles je ne pourrais rien, mais de plus en plus souvent, j’arrive à rester focalisée sur ce qui marche et à garder tout ce qui pourrait mal tourner dans un coin de ma tête (oui, ça reste parce que, que voulez-vous, je suis anxieuse), sans m’en rendre malade (de toute façon, ça ne sert à rien).

Simplement, je suis plus forte. Pas inébranlable, pas incassable, pas inaltérable, non, juste plus forte. J’en suis là et je ferai tout pour que ça continue …

Les états d’esprit du vendredi du 7 décembre 2018

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 7 décembre 2018  – [10:04 ]

fatigue : je ne sais pas, trop sous l’effet de l’antihistaminique encore
humeur : ça va
estomac : petit dèj
cond. phys. : asthme, d’après mes recherches, mes symptômes, c’est de l’asthme…rhumatismes, ostéoporose, arthrite, c’est quoi ces douleurs, bord***?
esprit : es-tu là?
boulot/projet : on a dit décembre fun et légèreté, non?

Avis: une journée où les commerçants, chauffagistes, on ne va pas dire kiné, sont tous sympa, ça se remarque et ça fait du bien.

Avis 2: le monde changera le jour où on n’entendra plus de mecs de 25 ans dire que s’ils font le ménage chez eux, c’est parce qu’ils n’ont pas une bonne femme pour le faire à leur place…

culture :  Utopia XXI d’Aymeric Caron, Vivir sin permiso (marathon de cette série où y’a plein de méchants), et pas beaucoup plus

Sorties: ciné avec loulou, crêpe avec R., dîner avec V.

penser à : préparer le mini-sapin avec le bonhomme

loulou : un peu diable début de semaine, toujours aussi affectueux, a reçu une partie de sa saint-Nicolas, a « perdu » son dragon smok dans le métro, pose toujours des questions très (trop?) pertinentes…

msg perso: Dommage que tu ne veuilles pas plus insister mais c’est peut-être mieux ainsi.

msg perso2: je ne sais pas ce qui me retient de t’envoyer te faire dorer chez les Grecs…

msg perso 3: contente que le voyage te fasse du bien. J’espère que ce sera le signe d’un nouveau départ

amitiés : peut-être encore demain
essentiel : la santé
courses : pas aujourd’hui
envie: d’arriver au 24, puis de faire un saut vers le 2 janvier.
‘zic : découverte de la semaine au dessus

Clap de fin: 10h19

Un noël sans cadeaux

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Je ne fête pas noël avec des cadeaux et je vais vous expliquer pourquoi.

Ma famille est, comme je vous l’ai dit, espagnole et à l’époque où mes parents ont immigré en Belgique avec leurs parents respectifs, le père noël n’était pas populaire en Espagne (je vous avoue que je ne sais pas si c’est le cas maintenant ). Non, là-bas, petit un, la soirée du réveillon était plus importante (et l’est toujours d’ailleurs) que la Noël et petit deux, ce sont les Rois Mages qui apportent les cadeaux le 6 janvier. Ma famille a donc embarqué ses traditions avec elle.

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Plus tard, lorsque le premier des mes cousins est né, les Rois Mages ont fait place à Saint-Nicolas. La crèche, l’école se chargeant de nous influencer, pour nous, première génération née dans la patrie de la frite, les Rois Mages n’ont, vite, plus rien, signifié de particulier. D’ailleurs, en ce qui me concerne, l’épiphanie, c’est juste un prétexte pour manger une bonne galette pâte d’amande et se prendre au jeu de la fève.

Pour mon fils, la Noël c’est le chaos. Il mélange tout et se prend volontiers pour l’enfant Jésus. Il est né le 24 décembre, le père noël c’est le 25 et je lui ai dit que ce courageux monsieur ne passait pas en Belgique. Je l’ai fait parce qu’honnêtement, je n’ai pas les moyens financiers d’assumer la Saint-Nicolas, l’anniversaire et la Noël, tout ça en même temps, et puis, parce que je suis contre tout ce consumérisme. Peut-être que le bonhomme à la barbe blanche passe chez son papa (qui est belge, pour sa part) mais c’est assez confus, je crois. Enfin, en tout cas pour moi.

Je sais qu’une grande partie de ma famille (dont le cousin premier né en Belgique dont je vous parlais plus haut) s’est mise à la tradition de papa noël et je vous avoue que par le passé, il m’est bien arrivé de tenter de me prêter au jeu des cadeaux , mais la démarche était tellement artificielle, « parce que c’est comme ça », et sans l’esprit qui va avec, que j’ai, rapidement, préféré laisser tomber et continuer à demeurer perplexe devant le spectacle des milliers de gens qui se cassent la tête pour acheter et offrir tout et n’importe quoi.

Je me sens, à contre courant, c’est vrai mais juste quand je passe dans les parties commerçantes de la ville. Pour le reste, en ce qui me concerne, cette période, c’est repos du cerveau et parfois, tentative d’explication brouillon du pourquoi du comment, je ne participe pas à la tradition des cadeaux.

noël-sans-cadeaux

 

Les états d’esprit du vendredi du 30/11/2018

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 30 novembre 2018  – [9:07 ]

Dernier jour de novembre, yeuch!!!

fatigue : stone, antihistaminique pris hier à minuit oblige
humeur : mieux
estomac : petit dèj
cond. phys. : crève ou allergie, je ne sais plus…
esprit : oh la vache, que mettre ici?
boulot/projet : remis à plus tard pour cause de santé foireuse

Avis: y’a des spectacles gratuits tellement bien que j’ai envie de payer et d’autres payants tellement nuls que j’ai envie de pleurer.

culture :  Utopia XXI d’Aymeric Caron (en cours, toujours), La verdad (distrayant, bons acteurs), cuéntame (adiós Carlitos), le choeur des femmes (j’avais adoré le livre, j’ai kiffé la pièce), Dix pour cent

Sorties: manger avec A. et Z., spectacle avec M., ciné cet aprèm avec le loulou

penser à : tuer le kiné…non, je rigole. Mon cerveau est incapable de savoir à quoi il doit penser pour le moment

loulou : en congé, très câlin, s’est mis en tête de faire son propre dé en papier, joyeux en permanence, décompte les jours pour sa fête et son anniversaire…

msg perso: Bonnes vacances ma belle. J’espère qu’elles seront le début de quelque chose de mieux.

msg perso2: bon ben t’es revenu…que faire de ces nouvelles données maintenant? rassure-moi, tu lirais pas mon blog? parce que les coïncidences sont troublantes?

amitiés : peut-être encore demain
essentiel : ne pas se précipiter
courses : à manger
envie: ça, ça change pas…A-t-il déjà fait plus sombre, je vous le demande? Que les jours rallongent, qu’il fasse beau, j’en peux déjà plus
‘zic : découverte de la semaine

Clap de fin: 9h31

November inside

november-rain

Il s’est passé beaucoup de choses  cette semaine. Un fantôme qui ressurgit du passé et qui disparait aussi vite qu’il n’est apparu, une rencontre spéciale et un tsunami émotionnel ont été au rendez-vous.

Je ne sais pas par où commencer. Novembre pour moi n’est jamais un mois anodin. C’est le mois où il y a 26 ans, pour la première fois, j’ai été hospitalisée pour cause de leucémie , c’est le mois où 15 ans plus tard, j’ai du rentrer d’Espagne en urgence avec une dépression grosse comme une maison et c’est le mois où il n’y a pas deux ans, le mec que j’ai le plus aimé depuis la rupture d’avec le père de mon fils,  ne trouve rien  de mieux à faire que de m’envoyer un sms pour m’informer du fait « qu’il ne serait pas amoureux de moi… » (ramasses ça dans la tronche et digères-le comme tu peux…).

Novembre est un mois où je rentre dans ma carapace, un mois où je réfléchis beaucoup, un mois où j’ai la sensation que l’année se meurt.

Il y a des années où ce mois passe plus facilement et d’autres (surtout avant) où c’est juste si j’ai pas envie de me jeter dans le canal (à Bruxelles, le fleuve a été remplacé par un canal il y a 1,5 siècles).

Cette année, je sens que c’est dur, que j’ai hâte d’être à vendredi soir mais que je tiens et que comme je vous le disais dans ce début d’article décousu, je réfléchis. J’agis aussi mais je suis, surtout, en instrospection. Dans cette torture psychologique,  j’ai vraiment compris une chose, à savoir  que, pendant cette fin d’année, j’ai besoin de me faire plaisir, d’oublier mon mental.

Je suis quelqu’un qui carbure tout le temps au mental, en mode trouvaille de solutions et  qui, si elle ne se bat pas pour quelque chose, ne sait pas quoi faire de sa peau (j’ai été élevée comme ça, que voulez-vous?) mais là, je n’ai plus envie. Pour cette fin d’année, j’ai envie de me raccrocher à n’importe quelle chose qui fera du bien à mon corps. J’ai envie de cacher les soucis sous le tapis, et juste de me faire du bien, sans culpabiliser. Danser, chanter, rire, boire (pourquoi pas?), me balader, sortir, tenter une nouvelle escapade (c’est beau de rêver) et puis, basta.

Une petite voix en moi me dit que ce n’est pas la meilleure des choses à faire, que c’est encore une de mes idée farfelue (#pajarosenlacabeza), que ce n’est pas le moment, que je devrais plutôt m’engager dans ceci ou cela ou encore prévoir cela. Vous savez quoi? Je l’emmerde ignore. J’ai besoin de légèreté et oui, je ferai, je promets, je ferai.

Si cela vous dit, rejoignez le mouvement et partagez vos idées.

 

Les états d’esprit du vendredi 23/11/2018

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 23 novembre 2018  – [9:50 ]

fatigue : bien présente- saleté, va
humeur : en dents de scie
estomac : petit dèj en cours
cond. phys. : à part la fatigue, ça peut aller
esprit : pareil que chaque année en novembre #ihatenovember, tsunami émotionnel, fière de moi malgré tout
boulot/projet : cherche une solution pour trouver comment concilier soucis de santé-enfant partagé et vie pro et trouver une opportunité.

Avis: ou je recopie l’avis du kiné sur le retard moteur de mon fils… »Je ne pense pas que ce n’est pas qu’il n’a pas les capacités mais qu’il n’a probablement pas bougé assez »…euh, je sais pas ce qui me retient de lui mettre mon poing dans sa gueu…

culture :  Utopia XXI d’Aymeric Caron (en cours, toujours), La verdad (distrayant), cuéntame (je suis dans une phase Spanish, on dirait) et puis, c’est tout, il me semble.

Sorties: belle promenade au bois de Laerbeek, resto avec V., rencontre hp (intéressant mais court)

penser à : acheter la vitamine D pour loulou

loulou : la lune de miel est passée, je crois…en même temps, j’avoue que je ne l’ai pas aidé cette semaine

msg perso: » je te pardonne mais fais attention. Si tu reviens, fais le bien, mais reviens »

msg perso2: « désolée mais je fais encore ce que je veux et si je termine, c’est parce que je le veux et pas parce que tu m’y forces. Faut pas abuser »

amitiés : des hauts et des bas
essentiel : faire attention à soi, ne pas dépasser ses limites, se faire respecter
courses : je vais peut-être profiter du black friday virtuel pour faire les courses de Saint-Nicolas mais chuut
envie: que les jours rallongent, qu’il fasse beau, j’en peux déjà plus
‘zic : je tombe pas amoureuse de chansons ces temps-ci mais celle-ci de Brigitte, j’aime bien

Clap de fin: 10h06

 

Un an de blog et toutes mes dents

dancing

Je n’ai jamais fait ce genre de bilan de ma vie et je ne sais donc pas ce qui va en ressortir encore. Je sais juste que j’y pense depuis quelques semaines déjà et que j’en ai envie.

Il y a un an, quand j’ai (re)commencé, je ne me croyais pas capable de tenir aussi longtemps. Je voulais raconter mon parcours, le partager, laisser un témoignage quelque part et même, pourquoi pas, une note d’espoir (Oui, il y a un remède aux maux de l’enfance et l’adolescence. Oui, tout est à l’intérieur de nous). Là, j’ai dépassé la centaine d’articles et je ne me sens pas prête d’arrêter. Ecrire me fait du bien. Ecrire et puis le challenge que suppose le fait de tenir un blog (En tout cas pour moi). Il faut trouver un sujet, travailler et soigner son expression, trouver un titre accrocheur et publier. C’est du travail (non rémunéré, malheureusement, mais sûrement plus intéressante que certaines missions payées extrêmement chères) et quelque part, je me sens un peu plus utile. Je m’éloigne un peu du rôle de maman au foyer qui m’est tombée dessus sans l’avoir choisi mais qui me sied mieux que celui d’employée d’une société que je déteste et où je perds 40 heures de ma vie par semaine (pardon, je suis sous l’influence d’Aymeric Caron) .

Je n’ai jamais pensé au résultat qu’écrire pourrait avoir sur moi. Et pourtant? Pourtant, il a un peu remplacé les thérapies . Et ça je sais que c’est du aux échanges que j’ai eu avec, vous, lecteurs. Des échanges jamais vides de sens et qui m’ont permis de réfléchir et de prendre encore plus de recul, voire même d’imaginer de nouvelles pistes pour l’avenir.

Pendant l’année qui vient, je suppose que je vais encore écrire ce que je veux quand je le veux, sans tenir compte des chiffres mais en attirant, je l’espère, encore plus de participations de votre part. J’ai également envie d’avoir mon propre nom de domaine et de confier le design à quelqu’un mais hum, ça, ça dépend de mes moyens et je doute que ce soit pour tout de suite.

Pour terminer, je vous laisse la liste des articles qui ont le mieux fonctionnés et qui sont pour la plupart, étrangement ou pas d’ailleurs, ceux qui me tiennent le plus à coeur.

J’ai toujours su qu’il y avait quelque chose

Les expressions qui m’exaspèrent quand on parle maladie

Comment j’ai surmonté ma dépression

Il y a un an, je me suis rasée la tête

Mon rapport aux livres de développement personnel

large

Merci!

Une histoire d’implicites

le-piège-des-implicites

J’ai toujours été douée pour remarquer les implicites. Les soucis d’incohérence entre paroles et actions, le non-verbal, toussa toussa. Je scanne les gens que je rencontre. Toujours. Oh ce n’est pas conscient, ça va très vite, ça prend de l’ordre de quelques secondes mais je le fais systématiquement, je le sais. Je ne sais pas, en revanche, si je le faisais déjà enfant. Le harcèlement scolaire et professionnel que j’ai subis, plus jeune, m’ont conditionnée à me protéger. Parfois de trop mais en général, je ne me trompe pas beaucoup sur les intentions des gens.

Dans mon atelier coaching, j’ai « senti » que je pouvais m’entendre avec trois filles. Jusqu’à ce qu’elles ouvrent la bouche et que je les entende parler. Je m’étais donc trompée. Cela n’aurait pas été grave si j’avais trouvé un quelconque atome crochu avec les autres (nous étions neuf au total), mais cela n’a pas été le cas. Je ne parlais pas comme elles, je ne cherchais pas à me mettre en avant.J’étais, simplement, venue en apprendre le plus possible sur moi, récolter des infos pour la suite, échanger et voir si je pouvais tenir 20 heures sans m’effrondrer à un moment.

J’ai pris une claque, en fait, parce que je ne m’étais jamais retrouvée dans un si grand groupe avec rien à partager. Il n’y avait pas moyen. Elles et moi, on venait de sphères totalement différentes. Alors, est-ce dû à mon arrêt complet de plus de quatre ans maintenant, l’interprétation diamétralement opposée que nous avions de nos vécus respectifs, comme me l’a suggéré mon amie V., ou leur mentalité d’employées d’entreprise, je ne le sais pas mais je me suis posée beaucoup de questions. Je me suis demandée pourquoi j’avais du faire face à de l’hostilité vis-à-vis de ma personne (pas par toutes, je ne dis pas ça). Pourquoi ma façon de m’exprimer, les mots que j’employais faisait si mal réagir? Pourtant, le contenu, je le sais, il me représentait et je suis, je crois, une personne bienveillante. C’est peut-être que comme me l’a dit ma mère, elles étaient là pour parler d’elles et pas pour échanger, pas pour se remettre en question. Oui, je pense que c’est une bonne piste. Certaines semblaient franchement mal dans leur recherche, mal dans leur peau et elles me renvoyaient tout ça. Comme je n’ai pas de filtre, que je suis empathe (mais alors vraiment empathe), j’ai absorbé et re-absorbé.

J’ai continué parce que je trouvais le contenu de l’atelier intéressant et parce que l’animatrice, elle, était vraiment, dans la bienveillance. J’ai continué parce que je me disais que j’arriverais à faire semblant l’espace de quelques jours encore. J’ai continué à m’exprimer mais j’ai arrêté de partager sur mon projet à partir du jeudi. Je me suis renfermée et j’ai senti un goût rance de harcèlement remonter dans l’oesophage . Je me suis dit qu’heureusement que jamais je ne serai obligée de travailler avec elles. On est censées rester en contact, j’ai d’ailleurs donné mes coordonnées mais intérieurement, je me suis dit NO WAY. Ce n’est pas le genre de personnes que je peux/veux fréquenter dans ma vie privée ou professionnelle.

le-piège-des-implicites

Les états d’esprit du vendredi 16 novembre 2018

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 16 novembre 2018  – [heure 16:31]

fatigue : présente mais moins forte
humeur : ça va
estomac : sandwich club
cond. phys. : mauvaise semaine donc désagréments habituels dûs à cette période
esprit : comment dire?
boulot/projet :participé à un coaching pro en groupe toutes les matinées de cette semaine. C’était enrichissant. J’ai appris plus sur moi mais les autres participantes et moi, comment dire?, un fossé nous séparait. C’est jamais agréable de ressentir ça

Avis: ben si l’ouverture, c’est « se la raconter, être médisantes et/ou agressives », je préfère rester fermée.

culture :  Utopia XXI d’Aymeric Caron (en cours), La verdad (ça a l’air pas mal), Vis à vis (abandonné, la protagoniste partie, je ne vois pas l’intérêt de continuer), Dix pour cents (je n’ai pas trouvé formidable le début de cette 3ème saison), Dans le jardin de l’ogre de Leïla Slimani (en cours), En liberté (j’adore Pio Marmaï, mais alors ce film, comment dire? c’est n’importe quoi).

Sorties: superbe soirée à l’occasion de l’annif de mon amie d’adolescence V. Chouette ambiance, vraiment agréable.

penser à : remplir le questionnaire

loulou : est très affectueux, il me fait rire, se pose beaucoup de questions, s’est coincée la main dans le portique du métro

love:je ne cherche pas, on me cherche pas, tout va bien.

msg perso: faut écouter au lieu de juger directement sans connaître.

amitiés : remontent la pente, doucement.
essentiel : prendre du recul
courses : lundi …ou mardi
envie de : concrétisation
‘zic : emoción, sí, por favor!

Clap de fin: 16h58

Et sinon pour les devoirs, ça se passe comment?

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Si, pour le moment aujourd’hui, je n’ai plus beaucoup de soucis avec le bonhomme pour qu’il fasse ses devoirs, les débuts n’ont pas été glorieux.

Mon fils n’aime pas l’école. Je ne sais pas si c’est à cause de son établissement, le système dans son ensemble ou autre chose, mais il a toujours souffert de devoir y aller.

Sa rentrée en primaire a été chaotique et encore, je trouve que le mot est doux par rapport au stress et à la tension que je ressentais dans son petit corps. Tout le premier trimestre, son père ou moi, avons du, pratiquement, le pousser  à l’intérieur de l’école et le laisser collé à le surveillante à attendre que la cloche sonne. C’est dire, si pour moi, ce fût un déchirement, à chaque fois.

Lorsque pour la première fois, j’ai sorti le journal de classe de son cartable et que je lui ai expliqué qu’à partir de ce premier septembre (2017), il allait devoir travailler après l’école, il m’a fait une crise. Je le comprenais, moi. Il venait de se taper une journée dans un nouveau bâtiment, avec plus de 400 gamins dans la cour pendant la récré; à devoir, tout à coup, rester assis toute la journée, écouter, commencer l’apprentissage des sons pour la lecture, l’écriture en français et en néerlandais. C’en était trop pour lui, la goutte qui faisait déborder son vase.

Que ce soit lui ou moi, on a eu du mal à rentrer dans ce nouveau rythme. Lui, pour les raisons que je viens de citer et moi, parce que son rythme d’apprentissage et le mien  différaient totalement. J’ai revécu toute ma première année de primaire pendant la sienne et  j’avoue avoir eu extrêmement de mal  à me mettre à sa place et à m’adapter. Lui, il apprenait doucement et moi, le premier jour, je savais déjà. Il m’a fallu longtemps pour comprendre qu’entre lui et moi, c’était moi qui avait eu un rythme d’apprentissage atypique et « anormalement » rapide.

Il nous aura fallu arriver au mois de décembre et aux congés de noël (ou d’hiver, comme on dit maintenant chez nous, mais ça c’est une autre histoire) pour qu’on « rentre dedans » et que le petit intègre l’idée de travail après l’école. Je ne vais pas dire que c’est devenu évident par la suite mais, en tout cas, bien moins douloureux. Il savait ce qui l’attendait et a , peu à peu, arrêter ses simagrées.

Cette année, je trouve qu’il a bien commencé. J’ai mis en place des petits jeux pour l’aider (chrono pendant qu’il fait ses calculs ou faire semblant de faire les mêmes devoirs de mon côté, pour ensuite comparer nos résultats, par exemple). Je trouve aussi que sa nouvelle titulaire est moins exigeante et jusqu’à présent, sa méthode de travail nous sied mieux.

Et sinon, chez vous, ça se passe comment?

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Les états d’esprit du vendredi 9 novembre 2018

 

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 09 novembre 2018  – [heure 09:33]

fatigue : présente mais moins forte que la semaine dernière…découvert à mes frais que la mélatonine pouvait rendre très somnolent
humeur : mieux
estomac : petit déjeuner en cours
cond. phys. : faiblesse dans les genoux moins forte (ça aussi c’est la mélatonine)
esprit : en questionnement
boulot/projet : je répète…trop supersticieuse pour en parler comme ça, maintenant et puis faut voir si ça en vaut la peine…

culture :  Utopia XXI d’Aymeric Caron (en cours), Elite (je suis mitigée), Vis à vis (3ème saison encore plus violente), Parler tout bas si c’est d’amour de Sophie Chérer, I feel pretty (j’ai passé un très chouette moment), Dans le jardin de l’ogre de Leïla Slimani (en cours)

Avis: ben si tous les kinés dans cet hopital sont autant dans le jugement, ça va être dur d’y retourner 16x encore, surtout que c’est pas la porte à côté.

Sorties: Deux balades en forêt qui m’ont fait beaucoup de bien

penser à : faire une to-do-list

loulou : est très affectueux, il me fait rire, se pose beaucoup de questions, semble vraiment aimer aller à l’académie (pourvu que ça dure) et la natation (pas à l’école).

love: le désert du Sahara et à mon avis, ça risque pas de changer vu comment je suis devenue méfiante.

msg perso: je vais essayer de trouver ce fameux tricotin, comme ça je pourrais t’aider.

amitiés : malades, pas drôle
essentiel : avoir des projets
courses : de todo un poco
envie de : passer du bon temps
‘zic : une chanson à faire se retourner, Franco, dans sa tombe (ce qui est toujours positif).

Clap de fin: 9h48

Et puis la Pologne

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Stare Miasto

Comment vous parler de la Pologne sans passer par les cases j’ai dormi là et j’ai mangé ça? J’avoue que dans ma tête, tout est encore embrouillé. Le voyage fut riche en sensations et le contrecoup que j’ai vécu lorsque je suis rentrée n’a fait que confirmer cette hypothèse.

Normalement, je devais partir en septembre, ailleurs et avec d’autres personnes mais mes deux amies se sont désistées, pour d’excellentes raisons que je ne développerai pas. Je suis donc restée avec cette immense envie de voyage, de déconnexion et cette impression qu’après, repartir serait plus difficile pendant une longue période (#teamfauchée).

Lorsqu’une autre amie m’a appelée pour me dire « je viens de me faire virer, maintenant, on peut partir quand tu veux », j’ai trouvé que le hasard avait une curieuse façon de se mettre de mon côté…mais je mentirais si je disais que je ne me suis pas réjouie…De toute façon, c’était un boulot de mer…, elle en retrouverait bien un autre d’un peu mieux (en tout cas, je l’espère).

C’est ainsi que fin septembre, nous nous sommes réunies chez moi pour nous mettre d’accord sur la destination et la période. La Pologne et fin octobre nous ont parus parfait au niveau prix. Ni une ni deux, nous avons pris nos billets et réservé nos hotels.

La date du départ approchant et ma santé se mettant en mode « hiver », j’ai commencé à me dire que c’était un peu du suicide. Le corps suivait moins, voire pas, c’était la mauvaise période du mois et pour couronner le tout, nous allions passer à l’heure d’hiver…Je commençais à stresser. Ouf pour moi, j’ai eu l’idée de faire de l’hypnose à la maison et à réussir à éloigner les mauvaises pensées.

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Alors la Pologne, finalement?

Détruire mes préjugés, mettre au tapis les clichés, aller à la rencontre de personnes qui ne vivent pas tout à fait comme nous, c’est ce qui me plait dans le fait de voyager et la découverte de la Pologne a été au delà de mes espérances .

Varsovie et Cracovie sont sûres, propres et bien entretenues. Les gens sont simples, serviables, disponibles, sans être chaleureux (#jenesaispasmentir) et bien plus calmes (surtout à Varsovie). La vie y est moins chère, également.

Varsovie était intéressante mais dure à visiter étant donné le froid et la pluie qui s’y sont abattues pendant notre séjour . Du coup, nous avons, seulement pu voir la vieille ville (Stare Miasto), un peu le centre et un parc (il y en a en veux-tu en voilà éparpillés dans la ville).

Cracovie, quant à elle, est impressionnante avec sa grand place, son château (Wavel) et la légende autour du dragon, son quartier juif, sa promenade le long du fleuve Wisla … Ce n’est pas une très grande ville mais elle est chargée d’histoire,  de choses à faire …et puis, elle a cette atmosphère si particulière des villes de l’ancien bloc de l’est.

La Pologne, ce fût, pour moi, une destination choisie au hasard et qu’au final, je vous recommande vivement !

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Cracovie

Petits conseils pour terminer:

  • N’hésitez pas à réserver dans des hotels 3-4 étoiles (un 4 étoiles = un trois étoiles chez nous niveau confort et petit déjeuner). Ils coûtent moins chers que les une étoile dans des villes comme Paris, Barcelone ou Bruxelles.
  • Si vous avez un gros appétit, ne prenez jamais un plat de pâtes. Les portions sont riquiqui.
  • Goutez leur super chocolat chaud et leurs gâteaux. Attention cependant si vous n’aimez pas la crème fraîche, ils en mettent partout.
  • Prenez les transports (15 zlotys, soit 3,50€ le ticket 24heures) à Varsovie et marchez (si vous aimez bien et que vos jambes vous le permettent) à Cracovie.
  • Si vous parlez allemand, c’est mieux. Les Polonais vous en remercieront et vous éviterez les malentendus. J’ai survécu avec mon anglais mais je sais bien qu’avec l’allemand, j’aurais évité l’un ou l’autre couac.
  • Les pigeons ne portent pas bien leurs noms. Ne leur donnez pas à manger ou ils risquent de venir se servir, en groupe, directement dans votre assiette. #cestduvécu

 

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Quartier juif

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Parce que ma maman s’appelle Josefa

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Vue de Smok (dragon)

Si vous avez besoin d’informations, de conseils ou autre, criez et j’arrive.

Etats d’esprit du vendredi 2/11/2018

 

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 02 novembre 2018  – [heure 08:44]

fatigue : au rendez-vous, je la traîne comme un gros boulet malgré les compléments à gogo que je m’enfile.
humeur : triste
estomac : petit déjeuner en cours
cond. phys. : mal aux genoux mais mieux que dans mon lit
esprit : embrouillé
boulot/projet : trop supersticieuse pour en parler comme ça, maintenant et puis faut voir si ça en vaut la peine…

culture :  cuéntame cómo pasó,   Utopia XXI d’Aymeric Caron (en cours), Varsovie, Cracovie (ça vaut la peine,je vous en reparlerai) et pas grand chose d’autre…je suis en méga contrecoup de mon séjour infernal en Pologne.

Avis: je sèche

Sorties: Cracovie, Pologne et rien depuis…peut-être cinéma avec le bonhomme cet aprèm.

penser à : l’oublier

loulou : très affectueux, a eu un bon bulletin, content des souvenirs que je lui ai ramené, a hâte de voir son copain demain.

msg perso: j’espère que c’est moins mauvais que tu ne le penses…N’hésite pas à venir me parler si besoin

amitiés : pas au beau fixe, c’est clair
essentiel : profiter du peu de lumière qu’il nous reste
courses : beaucoup trop de choses…mon frigo est vide
envie de : positif car à part ma parenthèse super escapade, ce n’est pas une bonne période du tout…Beaucoup de trucs qui se terminent…Un cycle, je pense et une grosse page qui ne se tourne toujours pas.
‘zic : un truc bien glauque d’halloween et puis ça

Clap de fin: 9h01

Mon ado de même pas 7 ans

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Depuis quelques jours, quelques semaines, mon fils est assez insupportable. Il peut être agressif, limite violent. Il crie, répond, tape, désobéi, croit qu’il sait tout et le fait savoir par des « n’importe quoi » à répétition. Alors attention, ce n’est pas encore constant. Il n’est ni toute la journée, ni tous les jours comme ça. Il ne faut pas tomber dans les clichés. Non, lui et d’autres, j’imagine, ce sont plutôt des moments, des moments très pénibles qui surviennent lorsque quelque chose le contrarie.

C’est un sujet que je n’aime pas trop aborder avec les gens que je cotoie dans ma vie IRL. Parmi eux, il y a ceux qui ne sont pas parents mais qui, quand on les entend, donnent l’impression d’avoir un master en pédagogie et qui nous sortent des discours donnant à peu près ceci: ah les gosses d’aujourd’hui, tous des démons, des êtres insupportables parce que leurs parents leur laissent tout faire, blablabla. Il y a aussi ceux (pas tous) de l’ancienne génération pour qui une bonne claque de temps en temps ne pourrait faire que du bien (j’avoue avoir déjà tapé sur les mains de mon fils mais je ne suis pas pour cette technique qui me semble confuse pour l’enfant: je te tape pour que tu arrêtes de me taper…euh, comment dire, il y a quelque chose qui m’échappe). Et puis, il y a ceux qui ont mon âge mais qui donnent une éducation extrêmement stricte à leur.s enfant.s (dans le cas que je connais, c’est juste si l’enfant a le droit de bouger) et dont je n’écouterai jamais les conseils.

Personnellement, je ne pense pas être une maman qui laisse tout faire à son fils et qui obéit à ses moindres désirs et caprices. Je suis beaucoup dans l’échange, dans l’explication, dans la conversation mais je le remets aussi à sa place quand il le faut. Je fais en sorte qu’il y ait le moins de tabous possibles entre nous et je veux qu’il se sente libre de discuter avec moi de tout ce qu’il souhaite.  Je ne suis juste pas omnisciente, humaine et la plupart du temps, fatiguée.

Un peu désespérée, j’ai cherché et glané des infos sur le net. J’ai trouvé quelques articles de blogs de mamans qui racontaient à peu près la même chose que moi et qui appelaient ça: la crise d’ado de mon 6 ans, 7 ans. En lisant les commentaires, je me suis d’ailleurs rendue compte que ce phénomène n’était pas rare du tout (à bas la culpabilité) et qu’on pouvait gentiment ou violemment s’asseoir sur la maxime: sept ans = l’âge de raison.

Dans ces articles, certains parents proposaient des solutions telles que:

des punitions: je suis d’accord dans certains contextes mais là, faut-il encore bien cibler…Le priver de son dessin animé préféré, de chocolat, d’accord, de sport ou de saint-Nicolas, pas question.

aller voir un psy: si je peux éviter de passer par cette case, ça m’arrangerait, merci et franchement, pour notre cas précis, je ne crois pas que c’est de ça dont le petit a besoin. Je sais qu’il est anxieux et qu’il a beaucoup d’énergie. J’ai d’ailleurs l’impression qu’il s’est découvert de « nouveaux pouvoirs » depuis qu’il va à la kiné et qu’il a commencé à rattraper son retard moteur. Pas besoin d’aller consulter pour ça.

les sports de balle ou de combat: mon fils fait de la natation, du vélo et va à l’académie des arts de ma commune mais c’est vrai qu’il ne fait pas de sport qui le défoule. Il faut dire qu’il n’est pas très sportif et que lorsque je lui ai parlé de balle, il m’a répondu qu’il voulait bien faire des quilles (haha, du bowling). Enfin, pour ce qui est des sports de combat, Nicolas a peur dans la mesure où il n’aime pas se battre. Personnellement, je me dis que ça pourrait être une bonne idée mais je ne sais pas si l’emmener sous la contrainte se révélerait, extrêmement, positif.

Je vous avoue que pour le moment, je ne vois pas de solution parfaite. Nous avons déjà beaucoup discuté avec lui. Je pense qu’il a compris que ce n’était pas top comme comportement mais je sens encore beaucoup de tension en lui et du coup, je continue à chercher. Par conséquent, si vous avez des idées ou la solution miracle, n’hésitez pas à me les transmettre, parce que je m’inquiète. Oh oui, je m’inquiète.

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Les états d’esprit du vendredi 19/10/2018

 

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 19 octobre 2018  – [heure 09:10]

fatigue : y’a pire, y’a mieux, beaucoup de coup de pompes, surtout à l’heure où loulou sort de l’école.
humeur : pas encore assez réveillée pour savoir
estomac : en cours
cond. phys. : douleur à l’épaule gauche dans certaines positions
esprit : aujourd’hui, je sèche
boulot/projet : j-5 pour la Pologne…Pour le reste, on verra au fur et à mesure…car beaucoup de trucs qui se sont annulés et je deviens supersticieuse…

culture :  cuéntame cómo pasó,   el día de mañana, Leo et les extraterrestres, Fendre l’armure de Anna Gavalda (ça va, ça passe), King Kong théorie de Virginie Despentes (en cours).

Avis: acheter un ordi, aller chez le médecin, tout devient un parcours du combattant et on finit souvent par faire tout soi-même, derrière nos écrans d’ordinateur.

Sorties: cinéma avec le bonhomme, restau avec une amie

penser à : récupérer une mini-valise quelque part

loulou : m’inquiète, est rentré dans une phase très rebelle, semble vraiment apprécier l’académie, adore le vélo, s’en sort mieux à la natation (enfin, sauf avec l’école)…

msg perso 2: pas envie, pas pour le moment (ou pour toujours? )

amitiés : pas super en forme
essentiel : se dire que tout finit par passer, que la vie ce sont des cycles
courses : mini-valise
envie de : facilité
‘zic : je trouve qu’elle a raison Angèle

Clap de fin: 9h20

J’ai été voir  » A star is born »

Oulah, cele faisait longtemps que je n’avais pas parlé de ce que j’avais vu ou lu. En fait, faut vraiment que quelque chose m’étonne, m’interpelle et ça n’arrive plus si souvent en matière de culture (peut-être parce que j’en consomme beaucoup beaucoup?) . A star is born avec Lady gaga et Bradley Cooper m’a agréablement surprise . Du coup, je vais essayer de vous donner mon avis tout à fait subjectif, du mieux que je peux.

C’est parti:

D’abord le pitch: Star de country un peu oubliée, Jackson Maine découvre Ally, une jeune chanteuse très prometteuse. Tandis qu’ils tombent follement amoureux l’un de l’autre, Jack propulse Ally sur le devant de la scène et fait d’elle une artiste adulée par le public. Bientôt éclipsé par le succès de la jeune femme, il vit de plus en plus de mal son propre déclin…

Mon avis: Je vais d’abord vous expliquer ce qui m’a intrigué dans le film. C’est simple: la présence de Lady Gaga. Au début, je n’étais pas très fan de cette chanteuse. Même si j’ai longtemps gardé la mélodie de « Poker face » dans la tête, son côté provocateur me saoulait. Je trouvais qu’elle faisait souvent preuve de très mauvais goût et que ses excentricités éclipsaient pas mal son talent. D’ailleurs, je n’ai eu conscience de son génie que bien tard, lors de je ne sais plus quelle remise de prix dont ils avaient passé un extrait à la télé et que j’ai vu ce qu’elle était capable de faire avec sa voix. Je trouve que ces dernières années, elle s’est moins fait remarquer (on me dit dans l’oreillette qu’elle a eu des soucis de santé, ce qui expliquerait cela) et s’est un poil éloignée de la mauvaise image que, personnellement, je m’étais faite d’elle.

Maintenant, en ce qui concerne le film,  je ne suis pas d’accord avec l’inteprétation de l’histoire dans le pitch. Je ne trouve pas que Jackson Maine se fasse éclipser par le succès de la jeune femme ni qu’il s’agissait d’un chanteur oublié dans la mesure où ses concerts semblaient full of people. Son malheur est ailleurs…mais bon, je ne vais pas tout dévoiler.

J’ai beaucoup aimé. La musique filmée en live est un véritable plus. Ils jouent bien, leur interprétation est sobre, ils n’en font pas des caisses. Ils chantent tous les deux et l’histoire est jolie. Evidemment, si votre but est de passer un moment léger devant un film, passez votre chemin parce que vous risquez d’être traumatisés  déçus.

La culpabilité de ne pas travailler

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Dans ma série, la culpabilité de…, il reste encore le phénomène de la culpabilité de ne pas travailler , que je vais traiter aujourd’hui, ainsi que la culpabilité de ne pas être une maman parfaite.

Pour parler de la culpabilité de ne pas travailler, je vais illustrer mon article par une anecdote que je situe à lundi dernier.

Lundi, j’avais « atelier d’écriture » et avant de se mettre à écrire, l’animatrice a l’habitude  commencer par un tour de table pour voir comment nous nous sentons. Ce lundi, les mots qui sortaient de nos bouches étaient: grognon, faible, fragile, morose (je pense que ça doit être du fait de la lumière qui commence à décliner fortement). Jusque-là, rien d’anormal et puis, le tour de Mireille , une dame d’environ 60 ans arrive et c’est le drame: elle, elle, éclate littéralement en sanglots.

Mireille explique qu’elle a été victime il y a pas mal d’années d’un accident et que la conséquence de cet accident a été une perte plus que partielle de sa vue. Depuis,  Mireille n’a plus pu travailler, a parfois frôlé la clochardisation quand ses 4 filles étaient gamines  et culpabilise parce qu’elle se sent inutile. Elle termine en expliquant qu’elle ne sait pas ce qui lui a pris de se confier comme ça, sur ce sujet, que ça ne lui arrive jamais.

Ces confidences m’ont touchée bien évidemment mais aussi étonnée car jusque-là, je pensais naïvement que le sentiment de culpabilité de ne pas travailler était réservé aux jeunes qui n’arrivent pas à s’insérer professionnellement dans la société.

Alors le beau message de la société, répétons-le. Il s’agit de:  étudies et tu auras un diplôme…Obtiens ton diplôme et tu trouveras un job, maries-toi, ais des enfants, achète une maison, une voiture et un chien. Je caricature mais ne pense pas être loin de la vérité. Le problème c’est qu’atteindre ce soi-disant Gräal pour beaucoup de gens est illusoire, surtout de nos jours.. Pour les personnes différentes, handicapées ou (un peu) malades, rentrer dans ce moule imposé est plus compliqué. C’est normal dans l’anormalité et ce n’est en aucun cas de leur faute.

Moi, je l’ai compris début 2015, quand je me suis rendue compte que mes soucis de santé, même s’ils ne portaient pas de nom, étaient gros et handicapants. C’est tout naturellement alors et presque imperceptiblement que j’ai cessé de culpabiliser.

Je ne suis pas pour autant fan de ma situation et il y a trois semaines par an où je me sens bien malheureuse mais j’ai bien conscience d’avoir poussé toutes les portes existentes et imaginaires et que jusque-là, on me les a toutes fermées au visage. Il y a toujours toujours quelque chose qui cloche.

Malgré tout ce négatif, je n’ai pas arrêté de lutter . C’est juste qu’à nouveau, j’ai lâché prise et que j’ai décidé que je n’allais pas  me rendre encore plus malade pour faire plaisir à la société .Ma mère dit qu’on a de la chance d’être en Belgique, qu’ailleurs, si on m’entendait parler comme ça, on m’aurait déjà retiré tous mes droits…C’est parce qu’elle a mal compris mon message qu’elle me dit ça, qu’elle a rejoint le club des nombreux qui pensent que je m’en fiche, alors que non…Je ne me tourne pas les pouces pour autant, j’insiste, je suis en constante recherche de solutions mais comme je l’ai dit plus haut, je ne m’autodétruis plus pour ça…

Article lié: Le travail, c’est la santé

Mireille, quant à elle, semble être bloquée dans l’ancien schéma, celui qui fait qu’on pense être responsable de quelque chose…alors que soyons honnêtes, dans ce genre de contexte, on n’a pas prise sur grand chose. Dans son cas ,  on voit bien qu’il n’y a pas de raison de culpabiliser, qu’elle ne profite pas, comme il serait facile de le penser. Elle cumule âge, handicap et s’occupe avec  plein d’activités.

J’ai eu envie de la prendre dans mes bras et de lui expliquer mon point de vue mais au lieu de ça, je suis restée muette, un peu paralysée par la peur de ne pas être prise au sérieux (je pourrais être sa fille). J’espère juste qu’elle aura le déclic avant qu’il ne soit trop tard.

la-culpabilité-de-ne-pas-travailler

 

 

 

Les états d’esprit du vendredi 12/10/2018

les-états-d-esprit-du-vendredi

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 12 octobre 2018  – [heure 08:42]

fatigue : j’ai dormi plus de 7heures cette nuit, sí señor!!!
humeur : mieux
estomac : petit dèj en cours
cond. phys. : carencée en ferritine, en vitamine d, en un machin qui a à voir avec les reins, juste en calcium…C’est pas la joie, quoi!
esprit : toujours assez angoissé
boulot/projet : je pars en Pologne!!! quelque chose de pro pour novembre, mais chuut

culture : A star is born (vraiment trop triste fin), cuéntame cómo pasó, Nina (1ère fois de ma vie que je regarde cette série et je trouve que les acteurs ne sont pas mauvais), The good doctor (un épisode par ci, un épisode par là) Au bonheur des ogres (mouais, bof), Les corps inutiles de Delphine Bertholon (je vous en reparlerai peut-être), Vous n’aurez pas ma haine d’Antoine Leiris (dur à lire, forcément), J’étais derrière toi de Nicolas Fargues (commencé mais mouais, bof)

Avis:c’est fou comme l’habit ne fait pas le moine…

Sorties: cinéma et pas grand chose d’autre

penser à : récupérer une mini-valise quelque part

loulou : va mieux, je le retrouve, même si je le sens bien anxieux (comme sa maman? oh non!), a nagé seul avec sa planche, a aimé son excursion à la ferme, file à toute allure en vélo, me rapporte de bons points.

msg perso : et ne reviens surtout pas !

msg perso 2: pas envie, pas pour le moment (ou pour toujours? )

amitiés : plus loin
essentiel : rire
courses : blouse, parapluie
envie de : nouveauté
‘zic :

Clap de fin: 9h03

La plainte que je n’ai pas déposée

la-plainte-que-je-n-ai-pas-déposée

Comme vous le savez ou pas, il y a, à peu près un mois, mon vieil ordi m’a lâché. Dans la mesure où je ne peux ni ne veux me passer de cet appareil, ô combien fantastique et chronophage, c’est, tout naturellement, que je me suis rendue dans un magasin d’éléctronique pour le remplacer. Jusque-là, rien d’extraordinaire, n’est-ce-pas?

Je me rends donc chez Krëfel, chaussée de Mons à Anderlecht (comme je n’ai pas porté plainte, je mets le max d’info ici, histoire que ma mésaventure ne passe pas complètement inaperçue) en région de Bruxelles-capitale.

J’ai à faire à l’un des managers du magasin, je lui fais part de ma demande et il me propose quelques ordis, ou plutôt un, au bout de 10 minutes de recherche. La marque du PC est Lenovo et j’avoue qu’elle ne m’inspire pas et me fait plutôt penser, allez savoir pourquoi, à une marque de lessive. Cela dit, je me dis qu’il a cherché, que cette marque semble être en expansion et je lui fais confiance. Je lui demande s’il peut allumer l’ordinateur, étant donné que ce dernier ne se trouve pas en exposition mais dans sa boîte. Il accepte mais il ne peut pas aller bien loin vu qu’il faut le paramétrer pour pouvoir accéder à la page d’accueil. Je décide de le prendre et le vendeur me dit que comme c’est le seul exemplaire de ce modèle et que c’est une fin de série, il me fait une ristourne de 10%. Il me propose, également, une garantie prolongée de 2 ans pour la modique somme de 4€.  J’accepte.En faisant le total, un détail m’échappe mais je vous raconterai plus tard.

Je rentre chez moi et vite, je trouve que l’ordinateur ne fonctionne pas bien. Il y a des touches qui ne semblent pas répondre correctement. Je le trouve lent. Comme d’habitude, je me dis que je suis parano.

Je parviens à l’utiliser malgré ce qu’il me semble être des couacs. Je l’éteins le soir, le rallume le matin, l’utilise encore un peu, pars chez une amie et à mon retour, je ne parviens plus à l’allumer ou plutôt si, mais un message d’erreur s’affiche systématiquement, m’empêchant d’aller plus loin. J’essaye les quelques manoeuvres que je connais et comme rien ne va, je prends la décision de le ramener en magasin. En transports. Je ne conduis pas.

J’arrive au magasin et à nouveau, j’ai à faire au même vendeur, qui se montre étonné mais aimable. Il essaye de le faire fonctionner mais n’y parviens pas. Il me montre alors un autre portable de la marque ASUS cette fois-ci. Il l’allume. Il me plaît un peu plus, même si, à nouveau, on ne peut pas aller bien loin étant donné qu’il est à paramétrer par l’acheteur. Je décide de le prendre et là, à nouveau, le vendeur me sort la rengaine des 10%. Dix pour cent que je ne vois pas dans la note, étant donné que je dois à nouveau débourser 45€ alors qu’en retirant les 10%,  l’ordinateur n’est pas plus cher que l’autre. Je ne comprends pas trop mais ne tilte pas et puis, je suis fatiguée et une douleur commence à se faire sentir dans mon dos.

Je l’emmène donc chez moi et je l’allume, l’installe. Je remarque qu’il est plus simple à paramétrer mais quand même, quelque chose me chipote. Je trouve que l’image et le son ne sont pas top. Je l’utilise, l’éteins et le lendemain matin, lorsque je décide de le rallumer, paf, plus d’image. Le choc. Je commence à me poser plein de questions, à me demander si je n’ai pas des pouvoirs spéciaux capables d’anéantir ce genre de machines…et une fois de plus, décide de retourner au magasin. En transports, avec une grosse douleur au dos qui me clouera sur le fauteuil toute l’après-midi et la soirée .

J’ai, à nouveau, à faire au même vendeur qui reste poli mais qui m’envoie un de ces subalternes, alléguant qu’il a des choses importantes à faire. Ce dernier examine l’ordinateur et constatant qu’il n’a pas le moindre coup et qu’il ne fonctionne pas, commence à m’en chercher un autre. Je tombe sous le charme (façon de parler, hein?) de l’Acer sur lequel je suis en train de rédiger. Celui-ci est, effectivement, 45€ plus cher mais comme le vendeur me ressort la rengaine des 10%, je crois, naïvement, que je vais récupérer de l’argent…sauf que, je dois  à nouveau débourser 45€ en plus. Trouvant tout ça très louche, je fais le calcul et me rends, finalement, compte que  les 10% qu’ils retirent du prix de l’ordinateur, ils l’ajoutent à celui de la garantie, qui en fait, me coûte 59€!!! Je lui fais part de mon mécontentement et lui dis que la façon de procéder de son supérieur n’est pas honnête. Il me propose alors d’aller chercher ledit supérieur et de voir avec lui s’il ne peut pas faire un autre geste (sérieux, comme s’il en avait fait un premier). Son supérieur revient alors en mode furie, hors de lui, les yeux exorbités et me crie  qu’il n’a jamais vu ça, que c’était difficile de trouver un ordinateur pour moi, qu’il avait passé une demi-heure pour moi à en chercher un la première fois (ce qui est faux et puis, même si ça avait été vrai, c’est son taf!) et que je n’ai qu’à en prendre un moins cher. Je lui réponds que je ne vais sûrement pas garder un ordinateur qui ne fonctionne pas et que j’en ai marre de me promener dans les transports, que j’ai le dos en compote à force de transporter des ordinateurs. J’aurais du ajouter : allez soulager vos frustrations autrement, mais j’étais tellement choquée que le sens de la répartie m’a, tout à coup, fait défaut. Il me laisse aux mains de son collègue qui lui essaie de tempérer nos ardeurs. Il essaie de m’expliquer une fausse vérité, à savoir que le programme n’accepte pas de réductions sur la garantie et que, par conséquent, ils déduisent le prix sur l’ordinateur mais que les 10% sont bien comptabilisés. Ce qui est faux, puisque j’ai déjà du débourser 90€ en plus depuis l’achat du Lenovo. Je répète que leur façon de procéder n’est pas honnête. Malheureusement, je suis obligée de prendre l’ordinateur ou de choisir un bon d’achat, dans la mesure où dans cette chaîne de magasins, la formule « remboursement » n’existe pas.

Je repars de là en état de choc, la sensation de m’être faite agressée, flouée, avec l’envie de pleurer (je ne supporte pas la violence qu’elle soit verbale ou physique) et certaine d’une chose: désormais, je commanderai ce genre d’équipements sur internet. Je n’ai pas  envoyé de plainte. Le timing et ma santé, n’étant pas bons, à ce moment-là, j’ai préféré choisir d’autres batailles.

la-plainte-que-je-n-ai-pas-déposée

Les états d’esprit du vendredi 5 octobre 2018

 

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 05 octobre 2018  – [heure 10:15]

fatigue : je ne sais pas
humeur : bof
estomac : petit dèj en cours
cond. phys. : me sens comme un pantin sans énergie
esprit :angoissé depuis quelques jours et ça m’inquiète
boulot/projet : je pars en Pologne!!!
culture : alors cette semaine???? fin du roman de Nadia Hashimi…et à part ça? ah oui, Love Addict (délassant, sans plus)

Avis: pas d’accord, pas d’accord, pas d’accord

Sorties: Chorale, et pas grand chose d’autre

penser à : l’ignorer

loulou : est assez difficile pour le moment et je ne sais pas pourquoi. Peut-être pas assez de temps pour se poser tranquille à la maison? A creuser…

msg perso : je suis surprise qu’à ton âge, tu sois encore étonnée de ce genre de choses. Serais-je trop blasée?

msg perso 2: euh, je comprends pas, si ça t’intéresse pas, tu le dis, y’a pas de souci…mais faire le mort? on a 14 ans ou quoi?

amitiés : éparpillées
essentiel : se relaxer
courses : bottes de pluie pour loulou, doudoune, sac et blouse pour moi
envie de : revenir à l’été…
‘zic : forcément un peu de Charles et puis, ça:

Clap de fin: 10h25

Comment j’ai surmonté la dépression #3b la culpabilité de me sentir différente

sentiment-de-différence

Ce sentiment ne m’est pas apparu très jeune. Petite, le fossé qui me séparait des autres enfants était, principalement, scolaire. Je savais lire, compter, écrire depuis belle lurette lorsque eux, ils apprenaient, mais à part ces quelques détails, je n’étais pas si différente. J’aimais jouer et mes intérêts étaient similaires aux leurs. J’étais bien intégrée.

Au niveau familial, je me souviens que ma mère disait et répétait que je n’étais pas comme eux (eux, c’est-à-dire elle, mon père, mon frère et mes cousins-oncles-tantes). Elle me parlait toujours du devoir de se contenter, du fait que telle ou telle chose n’était pas pour nous alors que moi, je croyais innocemment que tout était possible (je le crois encore un peu d’ailleurs) et j’avais de grands idéaux. Je suis très idéaliste et je pense que quelque part, c’est ce qui m’a sauvé lors des plus grandes épreuves que la vie m’a réservée. Entendons-nous bien, je ne lui/leur jette pas la pierre. Je sais que beaucoup d’immigrés et enfants d’immigrés sont comme ça, à cause de la pauvreté qu’ils ont connus chez eux avant d’être contraints de partir. Pour mes parents, ce qu’ils avaient, en Belgique, s’est vite apparenté au luxe alors que moi, j’étais née dans l’opulence (toute relative), la démocratie et dans une plus grande liberté. C’était très différent.

Comme vous vous en doutez, c’est après la maladie que l’histoire s’est corsée et que mon sentiment de différence s’est fort développé. Retourner à l’école et constater que je ne comprenais plus les enfants (qui entre-temps étaient devenus de jeunes ados boutonneux), que les sujets dont ils discutaient ne m’intéressaient absolument pas et que j’étais, à mille lieux, de ces nouveaux « jeux » qui se jouaient entre filles et garçons, fut très déroutant. D’ailleurs, j’ai largement payé cet état de fait via brimades et harcèlements divers.

Depuis, je crois n’avoir jamais rejoint le « club des gens de mon âge »et le sentiment de décalage n’a pas, complètement, disparu. En revanche, ce qui est sûr aujourd’hui, c’est que je n’en souffre plus comme avant. L’adolescence et le début de l’âge adulte sont (de plus en plus) loins. J’ai réfléchi, lu, suivi des thérapies et cherché à renouer avec la petite fille joyeuse et espiègle que j’étais. Je me suis rappelée de ma force de caractère, de cette indépendance salvatrice dont je faisais montre, des rires à n’en plus finir.  Je suis devenue solitaire mais pas trop. J’ai fait la paix avec beaucoup de choses que je n’aimais pas chez moi et j’en ai aussi compris d’autres.

La vérité,je crois, c’est que, désormais, je me fiche chaque jour un peu plus de ce que les autres peuvent penser de moi et ça croyez moi, c’est une belle liberté. Avant, j’avais un besoin désespéré d’être aimée. Ce n’est plus le cas maintenant. Le seul domaine (il me semble) où cela coince encore c’est l’école lorsque je dois échanger avec les autres parents ou le corps enseignant…mais je vous en reparlerai, sans doute, un jour dans un autre article.

culpabilité-sentiment-de-différence

Autre article sur le sujet: https://theatypicalsblog.wordpress.com/2018/09/05/comment-jai-surmonte-ma-depression-3-la-culpabilite-de-sen-etre-sortie-vivante/

Moi, à la chorale

J’ai toujours aimé chanter mais pas au point de prendre ça au sérieux. Ma douche, mon salon, mon fils comme spectateur me suffisaient amplement. Et puis, il y a deux semaines, je reçois l’invitation facebook d’une amie pour participer à une chorale.

J’ai direct pensé « église » et je me suis dit qu’elle était folle…mais quand même, ça m’a titillé. Je me suis informée et vu qu’en fait, on n’allait pas chanter « Oh Happy day » et « Marie a un agneau noir » mais une chanson qui passe souvent sur les ondes en 2018 et une autre, spécialement, dénichée par le soin de la compagnie qui organise ces soirées,(c’était à peu près ce que racontait la pub, en tout cas), j’ai accepté (même si j’avais peur qu’ils nous sortent un chant yiddish (langue qui comme vous vous en doutez, je ne domine pas) pour la 2ème partie).

Je me suis mise en mode « je ne réfléchis pas et j’assume ma décision ». Je bloque tout ce qui vient de négatif dans ma tête sur le sujet et j’y vais. Toute tremblante mais oui, j’y vais.

Devant l’entrée des lieux, je retrouve ma copine. Ouf, elle est déjà là. Moi qui suis en avance, cela me rassure. On attend une deuxième copine et aussi une troisième qui ne trouve pas de place pour se garer. Lorsque la deuxième arrive, on décide de rentrer. Et là, on découvre qu’il y a plein de monde. Moi qui pensais que c’était le genre d’événement qui attirait 2 pelés et 3 trois tondus, j’ai été agréablement surprise. J’allais pouvoir me cacher.

L’heure de début a sonné et nous avons du entrer dans la salle où nous allions former, à nous tous, la soi-disante chorale. Ma copine (la première, celle qui m’a invitée) va vite se mettre devant et oh miracle, je ne réfléchis pas et je la suis. Les thèmes choisis sont Johnny B. Goode de Chuck Berry et Take me to church de Hozier… Quand même, je me dis qu’il n’y a pas de hasard. Dans ma tête, je vois encore mon fils se jeter par terre cette après-midi même au son de Classic21, chaîne de radio où il ne passe que du rock nouveau et ancien et qu’il adore depuis qu’il a vu Retour vers le futur 1 et, surtout, Marty MacFly devenir crazy en chantant Go, go, go Jonhny, Go, Go…Et puis, en ce qui concerne la deuxième, j’avais raison: on finit quand même à l’église et oh, ce que cette chanson peut m’exaspérer…mais bon, j’ai dit, je ne pense pas, j’ai dit, j’assume.

Les répèts commencent et phénomène paranormal, nous sommes tous emportés par le rythme joyeux de la mélodie…Les animateurs sont sympas, taquins entre eux. L’ambiance est bonne. Je me lâche et libère ma voix. C’est parti. En une heure de temps, on arrive à faire que le morceau tienne. C’est dingue ce qu’il se passe. On ne se connait pour la plupart ni d’Eve ni d’Adam et pourtant, ça marche. Et même que ça le fait grave selon une des animatrices.

L’heure de la pause entre les deux morceaux arrive. On va boire un coup. On est sonnés de ce qu’il vient de se passer.

On est un peu en retard pour le retour. Les répèts pour « Take me to church » sont déjà entamées et là, je me rends vite compte que ça va être le bordel. Cette chanson est bien plus compliquée que la première avec tous ces « ouh,ouh, ah, ah, è,è, a-men « et nous sommes, pour la plupart, déjà crevés. Il aurait fallu, je crois, commencer par celle-ci. N’empêche, je ne sais, par quel miracle, on arrive à se mettre à la tâche. Sérieusement. Même si on s’enmêle les pinceaux, que les animateurs aussi et qu’on improvise pas mal en choisissant chacun notre voix, peu à peu, cela prend forme. C’est magique et finalement, on y arrive. Avec plus de couacs que pour la première, d’accord, d’accord, mais on y arrive.

Je ressors de là, exténuée et presque aphone mais contente et fière de ne pas m’être dégonflée.

Y retournerai-je pour autant? Seule l’avenir nous le dira…

Les états d’esprit du vendredi 28 septembre 2018

 

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 28 septembre 2018  – [heure 09:18]

fatigue : joker…le matin, ce ne sera jamais très positif, je crois, car même à l’époque où je dormais encore bien , je n’étais pas du matin. Là, j’ai dormi 5h et des poussières et c’est un exploit. Un de plus 🙂
humeur : ça va
estomac : café en cours+tartines
cond. phys. : fatiguée mais presque plus mal au dos
esprit : perdu
boulot/projet : j’en saurai plus dans deux semaines…Deux semaines quand même
culture : La fête des mères, Victoria (c’est quoi ce film? et je trouve que Virginie Efira est et reste une bien mauvaise actrice), Les pingouins de Madagascar, Atypical (2ème saison), El aviso (gros navet et c’est dommage car l’histoire mieux développée aurait pu être sympa), Cuéntame (como pasó) saison 19), Pourvu que la nuit s’achève de Nadia Hashimi (c’est celui qui m’emballe le moins des trois que j’ai eus entre les mains), C’est pour ton bien d’Alice Miller (déroutant, dur, très très bien)

Avis: Je le répète: les clients sont rois. Si vous n’êtes pas sympas, aujourd’hui, on a le choix de tout commander sur internet et de faire en sorte que tous les magasins ferment. Entendido?

Sorties: Pauvres cette dernière semaine, beaucoup de « je dois »

penser à : appeler l’ophtalmo, la dirlo, la gynéco, le dentiste…enfin, que des trucs pas drôles

loulou : semble vraiment apprécier ses débuts à l’académie, a recommencé la piscine, a un gros rhume, se fait embêter par sa voisine en classe, déteste toujours autant faire ses devoirs, est toujours aussi câlin.

msg perso : euh, c’est quoi ce binz, tu prévois tout un bazar et puis, t’en parles plus?

msg perso 2: je me doutais que tu ne pourrais pas sortir. Je crois que tu ne te rends pas compte de l’état dans lequel tu étais.

amitiés : inconstantes
essentiel : se chouchouter
courses : poulet, bonnet (ça rime), doudoune pour moi, vêtements d’hiver moches pour l’école et beaux pour le week-end
envie de : quelque chose d’extrêmement positif et nouveau
‘zic : oh ben là, pas grand chose, je découvre peu de trucs qui me plaisent pour le moment…

LES-EEV-28-SEPTEMBRE-2018Clap de fin: 9h43

Les États d’esprit du vendredi 07/09/2018

 

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 07 septembre 2018  – [heure 09:42]

fatigue : intense
humeur : mieux
estomac : café en cours+ madeleines
cond. phys. : à part la fatigue, j’ai connu bien pire
esprit : inquiet
boulot/projet : je sais pas quand, je sais pas avec qui, ni comment mais je vais repartir quelques jours avant la fin 2018. Elle n’a pas dit son dernier mot, Elisa.
culture : Eloge de la faiblesse de Alexandre Jollien (belle surprise), Chocolat, No tomorrow, Nos futurs, La source des femmes…euh, y’a pas eu grand chose en fait cette semaine…La rentrée m’a bouffée

Avis: Je suis à court. ça m’étonne haha

Sorties: Salon bio à Namur avec V., brocante avec A., cercle des voyageurs avec Z. et puis encore avec J. (si vous êtes de passage à Bruxelles, je vous conseille cet endroit)…

penser à : y’a trop de choses pour le moment, je ne sais pas où donner de la tête

loulou : est rentré en 2ème primaire, sans larmes ni drame. C’est une vraie victoire. La première fois depuis le début. Y’a plus qu’à reprendre le rythme maintenant.

msg perso : merci pour tes mails 😉

msg perso 2: merci de venir mardi t’occuper du petit pendant la réunion

msg perso 3: rentrer à l’hôpital parce que tu ne dors pas? c’est vraiment celle-là la raison? parce qu’à part te bourrer de médocs, je vois pas bien ce qu’ils vont te faire…

amitiés : présentes, je suis contente (mon cerveau fait des rimes depuis quelques temps)
essentiel : crever l’abcès quand il y en a un
courses : galettes de riz au chocolat, légumes, couvertures en plastique, set de table
envie de : légèreté
‘zic :

Clap de fin: 9h55

Comment j’ai surmonté ma dépression? #3 La culpabilité de s’en être sortie vivante

se-sentir-coupable-de-sen-sortir-vivante

Dans mes précédents articles sur le sujet, je vous ai parlé de comment j’avais appris à m’écouter et de l’arrêt des médicaments. Celui-ci et les suivants seront consacrés au sentiment de culpabilité dévorant que j’ai éprouvé pendant près de 20 ans. Je vous assure que s’ils avaient mis une photo à côté du mot « culpabilité » dans le dictionnaire, ça aurait été celle de ma tête, tant ce sentiment était puissant chez moi.

Pour plus de clarté (et parce que je me suis rendue compte en commençant à rédiger que le texte allait être bien trop long), j’ai décidé de diviser cette partie en plusieurs sous-parties.

Celle-ci sera consacrée à la culpabilité de s’en être sortie vivante.

Lorsque je suis tombée malade, les infirmiers et l’entourage m’ont vite fait comprendre que j’étais trop grande pour me plaindre, que je devais tout supporter parce que parmi les enfants, j’étais dans les plus grands.

Ce  message a eu des conséquences dramatiques sur ma personne. Comme autour de moi, je voyais s’éteindre des gamins que je trouvais tellement plus courageux, tellement plus lumineux que moi, je me suis mise à penser que je ne méritais pas cette seconde chance qui m’était offerte et que, visiblement, je n’avais pas reçu le mode d’emploi de la vie. Oui, rien que ça.

Ce sentiment, je l’ai ressenti très fort jusqu’à 26-27, voire 28 ans. A 27 ans, j’ai commencé une thérapie et ma psy (une pro vraiment bienveillante et généreuse, je tiens à le souligner) m’a fait comprendre que je souffrais d’un syndrome post-traumatique jamais diagnostiqué et par conséquent, jamais traité. J’ai accepté son diagnostic et ai commencé à parler de ma maladie plus facilement (jusque-là, j’en avais fait un véritable tabou). Cependant, je me suis vite aperçue qu’il manquait quelque chose à ce diagnostic parce que d’accord, j’en parlais plus facilement mais je continuais à me sentir coupable d’avoir éprouvé un mal-être et d’avoir fait une dépression alors que j’avais réussi à me sortir d’une maladie très très mortelle.

En 2016, la chance ou la providence, je ne sais pas, ont mis Magalie Mertens du blog vie et cancer sur mon chemin. Magali, c’est une fille qui a attrapé un cancer des glandes salivaires (oui, oui, ça existe) alors qu’elle avait tout juste 30 ans et était, vachement, enceinte. C’est une fille qui comme moi est tombée dans un espèce d’abysse après avoir terminé tous ses traitements et être déclaré en rémission. Elle, ce qu’elle a fait, c’est chercher pourquoi on ressentait ça alors que merde, vu qu’on était en rémission, on aurait du se sentir bien, non? Grâce à ses recherches, elle s’est aperçue que ce sentiment et la dépression post-traitement étaient quelque chose de très fréquents. Pourquoi? parce que lorsqu’on est en traitement, on subit, on est tout le temps le nez dans le guidon, on a 10000 rendez-vous médicaux, on est souvent très entourés. On n’a pas le temps de réfléchir à ce qui nous arrive. Or, à partir du moment où l’on est déclarés en rémission et qu’on termine la phase de traitements lourds, il nous est, non seulement, donné tout le loisir de penser mais en plus, beaucoup de gens qui étaient là pendant le pire disparaissent avant le meilleur. « Ben oui, puisque vous êtes sortis d’affaire, rien ne sert de s’inquiéter et puis, faut pas se plaindre surtout, car d’autres n’ont pas votre chance et sont restés sur le carreau ».

Un poids est tombé lorsque je l’ai rencontré et que j’ai compris que je n’étais pas la seule à avoir éprouvé ce genre de sentiments, que limite, c’était normal et plus que courant.  Lorsqu’on vit ce genre d’épreuves, notre vie s’en trouve transformée à jamais et il n’est pas si facile de se remettre sur des rails qui se dirigent dans la direction qui nous correspond le mieux. D’ailleurs, en ce qui me concerne, je n’avais que douze ans et pas encore les armes dont disposent les adultes pour affronter tout ça.

Je ne le dirais jamais assez:

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Les états d’esprit du vendredi 31/08/2018

 

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 31 août 2018 (dernier jour d’août, i can’t believe it] – [heure 10:23]

fatigue : que dire? après avoir dormi comme un humain normal pendant une dizaine de jours, me voilà replongée dans les affres de la plus vile des insomnies .
humeur : moyenne (pour autant que ça veuille dire quelque chose)
estomac : café+ galettes de riz au chocolat
cond. phys. : naze
esprit : embrouillé, angoissé, une histoire de vieux schémas qui se reproduit
boulot/projet : m’inscrire à un cours de webdesign, inscrire loulou à l’académie
culture : Toy story 2 et 3 (je me demande qui aime le plus, le petit ou moi?), The Affair 4ème saison (j’ai surkiffé, par contre: « mais pourquoi ils ont tué le personnage de »…vais pas spoiler), Vivre sans pourquoi d’Alexandre Jollien (un peu trop de Dieu et Jésus à mon goût mais fond intéressant),

Sorties: festival des Solidarités, shopping chaussures pour le loulou, razzia de livres aux Petits Riens

penser à : 1000 choses…oh shit, c’est la rentrée

loulou : a fait un stage d’une journée à la ferme (il a adoré et était tout fier du pain qu’il avait fait (c’est vrai qu’il était réussi)), est trop marrant, a été heureux de passer un jour et une nuit avec papi et mamie, semble être un peu plus résigné à son sort.
msg perso : Je crois que c’est cuit, malheureusement.
amitiés : réapparition d’une « ancienne » amitié, on se voit demain pour la brocante et dimanche pour le salon (on va devenir namuroises si ça continue)
essentiel : niquer (passez moi l’expression, c’est la rage qui parle) tous ces vieux schémas pourris.
courses : je sais pas
envie de : de devenir zen et de le rester
‘zic : je l’ai vue dimanche au festival et j’ai cette chanson dans la tête depuis

La médecine à deux vitesses? Ben non, c’est pas un mythe

médecine-deux-vitesses

J’écris un peu cet article pour me défouler. Me défouler de ce que j’ai, vraiment, fini par comprendre hier.

Hier, j’avais rendez-vous avec un nouveau médecin . Mon but était de passer un check-up, de voir où en étaient mes carences et de découvrir d’où venaient tous mes symptômes physiques pour enfin retrouver la santé. Ce docteur m’avait été conseillé par une amie qui m’avait dit: « elle est chère (80€ la consultation!) mais tu verras, elle t’écoute et te fera passer un bilan ».

Arrivée à l’adresse de consultation, je trouve l’ambiance un peu trop bobo, baba cool. Deux personnes attendent en même temps que moi dans la salle d’attente. Un monsieur d’environ 50 ans commence à me parler. Il me dit que je suis tombée entre de bonnes mains, que je vais en ressortir apaisée, avec des solutions. Je précise que je ne lui ai rien demandé, rien raconté de mes soucis de santé .

Le docteur me reçoit. Son cabinet ne ressemble pas à un cabinet classique. Il y a des tas de pierres, grigris sur son bureau,. Elle ne ressemble pas à un médecin classique. Elle est habillée en hippie. Je tente de me rassurer, me dis que je suis parano, que je dois être plus ouverte, mais déjà, j’ai envie de m’enfuir.

Je lui raconte mon parcours médical. Elle me pose des questions mais je ne la sens pas empathique. Dans ses propos, je la trouve même assez condescendante vis-à-vis de mes démarches passées, de l’attitude des médecins que j’ai vus avant elle, du déroulement des thérapies que j’ai faites. Par contre, je sens qu’elle en a sous le pied, qu’elle connait beaucoup de choses et ses connaissances s’accordent avec celles que j’ai sur mes propres ennuis de santé et les traitements possibles.

Elle m’examine, me pèse et ne fait aucun commentaire.

On va se rassoir et là, elle me sort qu’étant donné ma situation financière, elle ne pense pas que je puisse me payer la prise de sang complète qu’elle préconise mais qu’elle ne croit pas s’avancer en disant qu’étant donné les symptômes que je lui ai décrit, il est presque certain que je dois avoir cette carence ci, celle-là et puis encore celle-là. Elle ne me propose aucun examen, rien. En revanche, elle me tend une prescription de pas moins de 7 compléments alimentaires et me demande si je veux déjà les prendre chez elle. En calculant, je me rends compte que j’en ai pour au moins 200€ +les 80€ de la consultation. Je lui réponds que je n’ai pas cette somme d’argent sur moi et elle me donne les coordonnées des labos où je peux aller les chercher. On fixe un nouveau rendez-vous (que je vais annuler) pour dans un mois.

Je prends les papiers, paye et en ressort abêtie (oui, c’est bien le mot). A dire vrai et c’est ce qui m’a choquée, c’est que j’ai bien vu qu’elle savait. Je veux dire qu’elle avait des clefs pour me faire aller mieux, voire bien, qu’elle était intelligente, douée dans ce qu’elle faisait mais qu’elle ne me soignerait pas parce que je n’ai pas les moyens de m’offrir ce qu’elle a à me proposer et qu’elle ne va surtout pas se casser la tête pour m’aider à trouver des solutions moins chères mais peut-être, tout aussi efficaces (je suis sûre qu’elles existent). Elle propose un type de compléments et une prise de sang, voire des examens spécifiques à ceux qui semblent en avoir les moyens. Sa démarche est peut-être holistique mais pas du tout personnalisée, pas du tout généreuse.

Trouver ce que j’appelle un véritable médecin, à savoir une personne qui cherche vraiment à soigner ses patients en tenant compte de leur état de santé physique,psychique, parcours et moyens financiers est, pratiquement, impossible.

J’ ai compris qu’en ce qui me concerne, du-moins en Belgique, j’avais juste les moyens d’aller chez un docteur qui me bourrera de médicaments qui ne feront que cacher des symptômes en m’en faisant développer d’autres mais pas de me payer une vraie médecine qui va me remettre sur pied. En prendre conscience, je ne vous le cache pas, m’a mis un sacré coup au moral.

médecine-à-deux-vitesses