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Les états d’esprit du vendredi 20/07/2018

etats-desprit-du-vendredi

The Postman et Zenopia les ont créé et moi, j’ai fini par suivre: je vous parle bien évidemment des Etats d’esprit du Vendredi. Let’s begin:

[jour Vendredi 20 juillet 2018] – [heure 16:01]

fatigue : grosse insomnie hier, donc très marquée
humeur : déçue (c’est une humeur ça?)
estomac : panini légumes dinde+café
cond. phys. : à part la fatigue, ça va
esprit : embrumé
boulot/projet : vacaaances
culture : La otra mirada (tve), Grains de sel (Régine Naulin), Nosotras (Rosa Montero), Tout le monde debout, The Guernesey Literaty Society

Sorties: rien de spécial ce week-end, déjà pas mal bourlingué pendant la semaine

penser à : faire sa valise
avis perso 1 : quand t’es vendeur, si tu veux vendre, tu dois être sympa, me trompe-je? Il y a des fois, j’ai vraiment l’impression de venir mendier plutôt que d’acheter.

avis perso 2: finalement, ça fait du bien d’avoir un peu de temps pour soi.
loulou : en Italie avec papa, s’amuse à la plage, en quickstax et autrement
msg pers : « ta générosité intéressée, tu peux te la garder »
amitiés : petit lunch aujourd’hui avec Régine
essentiel : s’affirmer en tant que femme
courses : quelque chose à manger pour dimanche
envie de : dormir et partir rejoindre mon loulou même si j’appréhende à cause de la fatigue (ambivalence de la maman poule, quand tu nous tiens…)
‘zic :

Clap de fin: 16h23

Il n’y aura pas d’états d’esprit la semaine prochaine par ici car je serai au pays de Heidi. Bon week-end à tous

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Mes huiles essentielles

mes-huiles-essentielles

Il y a quelques semaines (mois?), je vous ai dit que je vous parlerai de toutes les thérapies alternatives que j’ai essayées pour aller mieux. Comme vous le savez, je cherche à tout prix à éviter la médecine allopathique, qui chez moi, a eu des résultats catastrophiques et à la remplacer par quelque chose de plus sain, de plus naturel.

J’ai déjà consacré l’un ou l’autre article sur ces thérapies. Certaines ont donné de bons résultats et d’autres (aka le neurofeedback) n’ont pas été si concluantes.

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler de mon rapport aux huiles.

En 2016, je me suis intéressée à l’aromathérapie et j’ai participé à une formation. Comme je trouvais que le cours n’était pas assez complet, j’ai également étudié en autodidacte et après toutes mes expérimentations, je peux vous dire que celles qui marchent le mieux sur moi sont :

l’HE de citron (citrus limon): j’en mets quelques gouttes dans mon thé lorsque mon fils a le nez qui coule et que je crains d’être contaminée ou lorsque moi-même, je sens que je suis en train de m’enrhumer.

L’HE de menthe poivrée (Mentha piperita): celle-ci, je l’utilise lorsque j’ai des migraines. J’en mets quelques gouttes sur un gant de toilette que je place sur la partie de la tête qui me fait mal.

Une autre de mes applications moins politiquement correcte est d’en mettre quelques gouttes dans une tasse d’eau bouillante quand j’ai le nez bouché et d’inspirer plusieurs fois au dessus du récipient. Je ne sais pas si c’est très sain mais ça dégage du tonnerre.

Toujours lorsque je sens que je m’enrhume ou que le petit est malade, je prends des gélules d’HE d’origan (origanum) matin et midi (pas le soir à cause du risque d’insomnie).

Enfin, j’ajouterai un commentaire sur l’HE de tea tree (Melaleuca alternifolia): celle-ci, je l’utilise pour mon acné au menton (je suis une ado éternelle, que voulez-vous?) car elle sèche les boutons. J’en mets quelques gouttes sur un coton tige ou un morceau d’ouate et je l’applique par tapotement. Elle est très efficace.

Comme elle a également un effet antibactérien, antifongique et que mon fils souffre d’eczéma, je n’hésite pas à en mettre 30 à 40 gouttes dans mon bidon de lessive maison.

Petit rappel: Les huiles essentielles, même si très efficaces, ne sont pas à utiliser n’importe comment. En effet, il y en a beaucoup qui sont interdites en cas de grossesse et/ou qui peuvent s’avérer dangereuses pour les enfants.

Mais il n’y a pas que les huiles essentielles qui peuvent nous aider dans notre quête du bien-être.  Les huiles végétales font aussi leur effet. Parmi celles-ci, , ma préférée depuis mes dix ans est l’huile d’olive. Je précise mes dix ans car mon amour pour cette huile est née le premier été où j’ai passé deux mois chez mes grands-parents à Alicante. Je me souviens encore de ma abuela en train de me dire: « je te préviens, je sais que ta mère ne cuisine pas avec de l’huile d’olive mais ici moi, je n’utilise que ça et tu devras t’habituer ». Échanger l’huile de tournesol et de friture contre l’huile d’olive ne m’a posé aucun souci dans la mesure où j’ai, tout de suite, trouvé qu’elle apportait un petit goût agréable que je ne retrouvais pas dans les autres. D’ailleurs, j’ai tellement été séduite que j’ai réussi à convertir ma mère en rentrant à Bruxelles. Ce n’est que bien plus tard que j’ai entendu parler de ses bienfaits et de toutes ses indications possibles.

Pour ce qui est des autres huiles à bonne réputation, je n’ai jamais essayé que l’huile de lin que j’ai trouvé immangeable. J’aimerais beaucoup tenter l’huile de noix extravierge (j’insiste) mais son prix m’en a, jusque-là, dissuadée.

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Comment apprendre et réviser sans avoir l’air d’y toucher ?

comment-réviser-et-apprendre-sans-avoir-l'air-d-y-toucher

Je fais partie de ces mamans qui ont peur que leur enfant  perde ses acquis scolaires pendant l’été mais je suis aussi le genre de maman qui dit qu’été = vacances et que les cahiers de vacances si ce n’est pas à la demande de la progéniture, c’est niet.

J’ai lu plusieurs textes qui parlaient du phénomène des fameux cahiers après que la titulaire du petit nous en ai conseillé un qui ressemblait, étrangement, à un manuel scolaire. En parcourant tous ces articles, j’ai trouvé le message des psys intéressant. Selon les professionnels interrogés, les enfants non seulement n’oublient rien de ce qu’ils ont appris pendant l’année scolaire,mais en plus, ils s’imprègneraient même de nouvelles connaissances non-scolaires qui leur serviront pour toute la vie. Lesquelles? Un peu de tout.

Mon fils a, par exemple, appris à reconnaître et à dessiner les drapeaux des pays participants pendant la coupe du monde. Pas de tous mais des pays que nous connaissons déjà pour y avoir déjà voyagé ou parce qu’ils signifient quelque chose pour nous (sa chienne vient d’Argentine, ma belle-sœur du Brésil). Aujourd’hui, Nicolas connait mieux que moi le sens des couleurs dans les drapeaux belge (je sais, j’ai honte) ou argentin.

Par ailleurs, N. est un fan inconditionnel de nature. Animaux, plantes, fleurs, tout y passe. Nous avons la chance d’habiter dans une capitale très verte. A Bruxelles, il y a des parcs et des bois un peu partout et depuis qu’il a terminé l’école, on en a visité plein de nouveaux. Comme c’est un enfant très curieux, il pose des tas de questions et retient les réponses (non négligeable) que nous lui donnons au moment-même ou après de multiples et pénibles (j’exagère) recherches sur internet. Comme c’est vraiment son dada, de retour à la maison, il prend un plaisir fou à faire des « livres » d’animaux et même des herbiers. De cette manière, il acquiert connaissances et vocabulaire. Que demander de plus?

A part ça, il aime aussi les histoires. Orales et écrites. Je me demande qui lui a transmis le virus? Et bien vous savez quoi? parfois quand, avant de se coucher, il n’a pas envie qu’on lise un conte de son étagère, on en crée un, oralement, de toute pièce. J’invente la première phrase, lui la deuxième et ainsi de suite. Il adore ça.

Par contre, il est vrai que je trouve certaines de ses acquisitions scolaires un peu hésitantes (la lecture et les calculs avec des résultats qui dépassent 10) et que j’ai pas mal réfléchi à une façon (vraiment) ludique de fixer ce qu’il restait à fixer.

Pour les calculs, c’est pas encore très compliqué, en 1ère primaire. On prend une recette de cuisine, on lui fait additionner, soustraire ou multiplier le nombre de grammes nécessaires ou qu’il manque. Il prend ça comme un défi et le tour est joué.

En ce qui concerne la lecture, on a trouvé, parmi ses livres, des histoires qu’il peut lire seul, sans souci…Je ne lui fais pas tout lire parce que j’ai remarqué qu’il se fatiguait assez rapidement. C’est la moitié pour lui, et un demi pour moi. On fait, lui, la page gauche, moi, la page droite, par exemple. L’autre technique que j’ai trouvée, c’est celle de lui faire lire, à son insu, le nom des arrêts de métro lorsqu’on va chez la kiné qui s’occupe de lui pour son retard de développement. C’est genre: »chéri, je ne sais pas où nous sommes? qu’est-ce qui est marqué? je ne vois pas » et il s’exécute.

L' »écriture en attaché » (qu’il n’aime pas, pour le moment), il l’entraînera (je l’espère) via l’écriture de cartes postales qu’il nous écrira à sa mamie et à moi depuis son lieu de vacances avec papa.

L’orthographe, avec un jeu qu’une tante lui a offert quand il avait genre 6 mois (si si, je vous jure) et qui consiste à imbriquer des lettres pour faire des mots. On prend les sujets qui l’intéressent et c’est parti.

Quant aux cahiers de vacances, je lui en ai acheté un de mon côté et il l’utilise juste lors des longs trajets, s’il en a envie.

En me relisant, je me dis que je dois donner l’impression d’avoir tout planifié. Or, ce n’est pas le cas. Il est vrai que j’ai du mal à me mettre à sa place étant donné que personnellement, j’ai acquis toutes ces connaissances vers l’âge de quatre ans et que comme si cela n’était pas suffisant, je suis très perfectionniste, mais jamais au grand jamais, je ne pense: « tiens, on va faire ça, ça va lui servir à ça »…Non, qu’il apprenne, qu’il maintienne tous ses apprentissages c’est bien, évidemment mais tout est improvisé et chez nous, la règle, c’est « fun d’abord et surtout, pas d’obligation » parce que l’école, c’est à l’école qu’elle doit rester.

Et vous, de votre côté, que pensez-vous de ces cahiers? Faites-vous réviser vos enfants pendant l’été?

 

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Les états d’esprit du vendredi 13/07/2018

 

The Postman et Zenopia les ont créé et moi, j’ai fini par suivre: je vous parle bien évidemment des Etats d’esprit du Vendredi. Let’s begin:

[jour Vendredi 13 juillet 2018] – [heure 20:04]

fatigue : ça va, ça vient
humeur : mieux
estomac : mc do (trop pas bien)
cond. phys. : bonne marche avant le mcdo
esprit : fière d’avoir réussi à participer à tout mon stage
boulot/projet : nouvel atelier autour du conte?
culture : Les années du silence de Louise Tremblay (fin, bilan mitigé), Et tu trouveras le trésor qui dort en toi de Laurent Gounelle (on va dire que c’est l’été), La otra mirada (super belle découverte de la semaine niveau séries)

Sorties: La ferme du parc Maximilien, Bruxelles-les-bains, parc du botanique

penser à : demander si je peux prendre ce sac-là pour mon vol du 23.
avis perso : J’ai beaucoup aimé mais on voit encore qu’elle manque d’expérience et qu’elle improvise parfois.
loulou : bien, est rentré dans le rythme des vacances, part mardi en Italie avec son papa
msg pers : « dis, c’est quand qu’on se voit? »
amitiés : peut-être demain…
essentiel : rester au présent
courses : tea tree, shampoing, sandales, maillot (oui, toujours pas acheté)
envie de : partir déjà…Je sens que le bonhomme va trop me manquer…
‘zic : pratiquement rien écouté cette semaine…

Clap de fin: 20h22

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Mes Etats d’esprit du Vendredi [06/07/2018]

 

The Postman et Zenopia les ont créé et moi, j’ai fini par suivre: je vous parle bien évidemment des Etats d’esprit du Vendredi. Let’s begin:

[jour Vendredi 06 juillet 2018] – [heure 09:42]

fatigue : forte, trop mal à l’estomac
humeur : instable
estomac : café+galettes de riz au chocolat (c’est mon petit déj pas sain du vendredi)
cond. phys. : mal à l’oesophage
esprit : frustré
boulot/projet : peut-être trouvé une structure pour m’aider à peaufiner mon projet d’indépendante complémentaire.
culture : the Sessions, Les années du silence ( la tourmente, suite) de Louise Tremblay, Musée Belvue (intéressant pour les parents, bof pour les petits malgré leur pub), l’Ommegang (épreuves avec des chevaux, avec mon poussin), Le vilain petit canard avec bonhomme.

Sorties: peut-être aller voir le match au stade qui se trouve derrière la maison (oui, moi aussi, j’ai succombé. En plus, contre le Brésil… :)))

penser à : aller à la poste pour renvoyer cette robe trop longue.
avis perso : lourd de devoir toujours expliquer aux gens que l’hypersensibilité n’est pas une maladie et que ce n’est ni de la bipolarité ni de la cyclothymie.
loulou : fatigué, a chaud, pas très motivé
msg pers : « merci mais c’est trop tard. Je suis passée mercredi dernier. En même temps, on est vendredi et j’ai toujours rien reçu ».
amitiés : virtuelles, cette semaine
essentiel : se connaître soi-même
courses : origan, sel
envie de : me sentir mieux
‘zic : si on m’avait dit un jour que j’intégrerai une chanson d’Adamo haha…mais j’aime beaucoup cette version.

Clap de fin: 9h56

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Il y a un an, je me suis rasée la tête

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Enfin non. Oui. Pas tout à fait. Je ne voulais pas non plus me retrouver comme à douze ans. La vérité c’est que j’ai laissé environ un centimètre derrière et 2,5 cm dessus.

Ce n’était pas un coup de tête. J’y pensais depuis longtemps mais le fait est qu’aucun coiffeur n’avait accepté jusque-là. « Non mais vous êtes folle, vous allez regretter » « Non, mais vous avez trop de masse, ça va gonfler, ce sera moche » qu’on me disait.  J’avais les cheveux mi-longs et le mieux que j’arrivais à obtenir c’était un carré court. J’en avais marre. Marre d’avoir toujours la même tête, marre parce que mes cheveux étaient abîmés par le sevrage, marre parce je me sentais « éteinte » avec mon allure.

J’ai demandé à Adam* (mon coiffeur actuel) et lui, il a accepté.  Enfin.

J’étais avec deux copines ce jour-là et je sais que jamais elles ne se seraient attendues à une demande pareille. Moi, j’étais sûre. Je n’avais pas peur. Je savais que ça m’irait bien. J’avais des (vagues) souvenirs de ma période post-chimio avec mes « nouveaux » petits cheveux et les compliments que je recevais.  Mon visage n’a pas vraiment changé, malgré les années qui se sont écoulées, alors je n’ai pas eu  l’impression de prendre un si gros risque.

Adam a travaillé petit à petit.  Il voulait que je puisse lui dire d’arrêter si je trouvais que ça devenait trop court. Moi, je l’ai laissé faire. Il a pris beaucoup de temps. Il s’était lancé une mission « relooking », je crois.

Quand il a eut terminé, il m’a trouvé tellement jolie qu’il a voulu me maquiller. J’ai joué le jeu. C’était un moment de ceux dont on sait directement qu’ils sont spéciaux et qu’ils resteront gravés dans le temps, un moment dont on sait qu’il faut profiter.

Mes amies n’en revenaient pas et moi, j’avoue, je me sentais chauve, et en même temps, libérée d’un poids. Je n’ai pas compris pourquoi.

Je ne sais pas non plus pourquoi mais  j’ai également pensé à toutes mes « soeurs de cancer » et je me suis sentie solidaire. Et puissante aussi car cette fois, c’est moi qui avais décidé. La coupe ne m’avait pas été imposée. C’est moi qui avait choisi de porter les cheveux si courts.

Et puis, voilà, que moi qui ne m’étais jamais sentie belle, je prends confiance en mon physique et  vite, je cherche à me (re)mettre en valeur avec : un peu plus de maquillage, des accessoires, des jolies tenues. C’est pas qu’avant je me promenais en mode « camionneuse », hein, mais je ne me retrouvais plus dans aucun style depuis mon accouchement. Un mystère, encore.

La vie, quel paradoxe, j’ai envie de dire.

Bref, si j’ai voulu partager cette anecdote (inspirée par cet article, d’ailleurs) avec vous c’est parce qu’on dit toujours que le physique n’a pas d’importance, que ce qui compte c’est l’intérieur, blablabla mais moi, depuis, je pense que, parfois, un changement extérieur peut donner un coup de boost en  dedans. En tout cas, moi, cette coupe m’a fait beaucoup de bien.

*Adam ne s’appelle pas Adam en vrai 🙂

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Les etats d’esprit du vendredi [29/06/2018]

 

The Postman et Zenopia l’ont créé et moi, j’ai fini par suivre: je vous parle bien évidemment des Etats d’esprit du Vendredi. Let’s begin:

[jour Vendredi 29 juin 2018] – [heure 08:37]

fatigue : je suis fatiguée mais j’ai bien dormi hier (c’est tellement rare qu’il fallait que je l’écrive quelque part 🙂 )
humeur : bonne
estomac : café+galettes de riz au chocolat
cond. phys. : courbatures
esprit : confus
boulot/projet : cagnotte leetchi  pour mon projet de formation (au passage, merci beaucoup à la personne qui l’a inaugurée)
culture : the Book of Henry, the Glass Castle, Les années du silence (tome 1: la tourmente) de Louise Tremblay, Ch comme Charlotte et France et le vélo rouge avec le bonhomme

Sorties: summerbounce demain mais j’ai besoin de repos, trop d’action ces derniers jours, je crois que je vais annuler, je suis trop naze

penser à : écouter ce message sur ma boîte vocale (pas envieee)
avis perso : la vie est un joyeux bordel mais ça vaut la peine d’en voir le positif
loulou : adorable, heureux quand il a appris qu’il n’avait plus école jeudi et vendredi, passe en 2ème primaire sans souci (bon faudra quand même travailler le néerlandais)
msg pers : merci mes belles pour cette merveilleuse soirée. On a oublié de consommer, tellement on a papoté 😉
amitiés : soirée pleines d’émotions hier avec mes amies de l’atelier d’écriture
essentiel : vivre pour soi
courses : de todo un poco
envie de : retourner à la mer
‘zic : Consejo de sabios de Vetusta Morla

Clap de fin: 9h09

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Une campagne leetchi pour une vie meilleure

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Bonjour,

Aujourd’hui, c’est un article un peu spécial que je vais partager ici.

Voilà, je voudrais suivre une formation en communication web à l’ihecs academy. de Bruxelles et pour ce faire, j’ai besoin de 2500€. Une somme qui couvrira les droits d’inscription de 1730€ ainsi que l’achat d’un nouvel ordinateur portable, le mien étant, complètement, en rade (il a 5,5 ans, en même temps).

Je pensais demander un crédit mais déjà, je ne suis pas fan de ce genre de procédé et puis, je crains que ma situation ne soit un peu bancal pour me risquer à ça.

Pour récolter l’argent, j’ai ouvert (sous les conseils de Ditwan) une cagnotte leetchi et j’ai besoin de votre aide. Pas nécessairement pour participer financièrement mais pour partager cette article sur vos réseaux.

J’ai, vraiment, la volonté de faire quelque chose de ma vie et je sais que la meilleure option, étant donné mes soucis de santé, est de travailler de chez moi. Cette formation pourrait m’y aider et je me sens capable d’aller au bout de ma démarche.

Je tiens à ajouter que si j’avais les moyens de faire autrement, je ne lancerais pas cette campagne mais comme on dit, qui ne tente rien à rien et moi, je me dis que je ne perds rien à essayer.

N’hésitez pas à me contacter par email si vous avez besoin d’informations complémentaires.

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J’ai toujours su qu’il y avait quelque chose

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Il y avait déjà cette sensibilité aux doigts de pieds quand tu étais bébé.

Cette façon de courir un peu étrange, un peu pataude que tu as acquise, plus tard.

Et puis, cette lenteur pour descendre les escaliers .

Sans compter cette rigidité dans les jambes et ce manque de réflexes dans les jeux de balle.

A l’école, les profs s’en sont mêlées mais leurs arguments m’ont énervé. Elles étaient hautaines, condescendantes ou dans la pitié. Je n’aimais pas ce qu’elles sous-entendaient et surtout, je n’étais pas d’accord. Je te voyais, t’observais tous les jours.

J’ai réfuté ce qu’elles m’ont dit mais de mon côté, je me suis mise à chercher car je me doutais bien qu’il y avait quelque chose et il devenait urgent d’identifier de quoi il s’agissait.

Je t’ai emmené chez une psychomotricienne , très sympa, mais qui est passée à côté. Je me souviens qu’elle a dit : « il investit tout son corps, c’est le principal ». Oui, mais non.

Ensuite, chez une pédopsy qui, elle, t’a trouvé parfait (ce que tu es).

Et pour finir, un orthopédiste pour tes douleurs, la nuit et parfois, le jour.  Il a remarqué tes soucis de coordination mais a banalisé la chose en disant: « chaque enfant est différent, madame ». Oui, mais …

Le temps m’a donné raison lorsqu’à ton cours de tennis hebdomadaire, ton père et moi, t’avons vu, tenter, sans succès, de grimper, sur un banc, à 20 centimètres (!!!) du sol. Vingt centimètres ce n’est pas grand chose. Les autres enfants de ton âge y arrivaient sans forcer. Toi, tu avais besoin d’appui et il n’y en avait pas.

Suite à cet « incident », il a été décidé de te faire passer un bilan psychométrique, à l’hôpital, avec toute une équipe .

On aura vu quatre docteures au total. La première m’a effrayé. Ses questions étaient orientées, je le sentais. Elle cherchait à détecter un (horrible) type de maladie en particulier (je découvrirai lequel sur le net) et n’est pas parvenue à cacher ses propres craintes. La deuxième a très vite posé un diagnostic. La troisième t’a fait passer le bilan et m’a un peu rassurée. La dernière a confirmé le diagnostic de la deuxième.

Aujourd’hui, le mystère est dévoilé, gatín*et on sait que tu as ce qu’on appelle un retard de développement moteur avec un trouble de l’équilibre comme symptôme principal. Je sais, ça fait peur dit comme ça mais ce n’est pas si terrible.

Pour voir si la source de ton souci d’équilibre ne se trouve pas dans l’oreille interne, tu vas devoir passer une série de tests en audiophonologie.

Pour rattraper ton retard ou en tout cas, renforcer tes muscles tu as intégré un cours de natation et fais de la kiné une fois par semaine. Tu en as pour 18 semaines au minimum .

La kiné avec qui tu as débuté tes séances m’a dit que tu avais une hypotonie (faiblesse musculaire) du tronc qui pourrait très bien expliquer toutes tes difficultés. Elle a insisté sur le fait qu’il était impossible de savoir, exactement, d’où ça venait… mais moi, comme toute maman, j’ai culpabilisé. Je me suis demandé: est-ce que ce ne serait pas à cause de ci ou de ça ou encore de ça? et j’ai refait notre histoire avec des « si », alors que j’avais très bien conscience que c’était absurde et que, surtout, ça ne servait à rien.

Au moins, et c’est très bien, nous avons une réponse. Je suis soulagée. Enfin. Du moins en partie. Je sens qu’on est sur le bon chemin mais tu sais comment je suis, je te surveille, de loin, de près, tout le temps. Je ne lâche rien.

Depuis que tu es né, j’ai appris  à ne rien écouter de ce que les gens disent et à suivre mon instinct. Il ne m’a pas trompé.  Je suis ta maman pour la vie et je suis la mieux placée pour savoir. Pour sentir, j’ai envie de dire. C’est comme ça.

Je ferai tout pour que tu sois bien. Toujours. Parce que tu es ce qu’il y a de mieux en moi et que je t’aime.

 

jai-toujours-su-quil-y-avait-quelque-chose

*petit chat en español

 

 

 

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Les états d’esprit du vendredi [22/06/18]

 The Postman et Zenopia l’ont inventé et moi, j’ai fini par suivre: je vous parle bien évidemment des Etats d’esprit du Vendredi. Démarrons:

[jour Vendredi 22 juin 2018] – [heure 09:26]

fatigue : un peu mieux, le traitement histaminique + mélatonine aide, pour le moment
humeur : ça va
estomac : café+tostadas à l’huile d’olive (on est d’origine espagnole ou on ne l’est pas)
cond. phys. : mieux aussi, presque plus de douleurs. Respire mieux
esprit : je cherche
boulot/projet : nouvelle formation en septembre ou octobre, I hope
culture : je continue Delphine de Vigan avec la suite et la fin des Heures souterraines et Jours sans faim. Revu la fin de l’Auberge espagnole et le début des Poupées Russes avec une amie. Que de souvenirs…Como pasa el tiempo, madre mía

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penser à : faire cette p… de déclaration d’impôts
avis perso : il va vraiment s’inscrire à toutes les activités auxquelles je m’inscris. Il ne me laissera donc jamais tranquille??!!
loulou : termine ses évaluations aujourd’hui (il connaissait très bien sa poésie), continue à décompter les jours, a été ravi de sa surprise hier après-midi
msg pers : Tu vas me laisser tranquille un jour???merde!
amitiés : à la maison, à Huizingen, au resto
love : je crois que je préfère être célibataire finalement
sorties : je ne sais pas encore, mes plans risquent d’être chamboulés
essentiel : dormir
courses : de l’eau
envie de : lire, marcher
‘zic :j’écoute pas grand chose ces temps-ci

Clap de fin: 9h48

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Hasard et conséquence.s

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Il y a des gens qui passent et qu’on oublie …

Il y a des personnes qui nous marquent positivement, négativement ou les deux à la fois.

Il y a des individus qu’on aurait préféré ne pas avoir rencontré et d’autres qui nous manquent, et encore d’autres qu’on aurait préféré ne pas avoir rencontré et qui nous manquent quand même. On est maso ou on ne l’est pas...

Il y a des amours, des amitiés qui font mal, d’autres qu’on croyait morts et qui renaissent de leurs cendres, ou à l’envers, que l’on croyait pour la vie et qui s’arrêtent avec ou sans raison.

C’est pareil avec les événements.

Il y a des événements qui nous touchent sur le moment et puis qu’on range dans notre disque dur, sans jamais y repenser, et des accidents de la vie qui nous transforment. Parmi ces derniers, on distingue ceux qui finissent par faire sens et pour lesquels on se dit que ça devait forcément arriver, parce qu’au final ils nous auront apporté quelque chose de bien et puis les autres, ceux qui nous ont, en partie, détruits et pour lesquels on se demande encore 5, 10, 25 ans après: pourquoi?  Pourquoi c’est arrivé? Pourquoi moi? Qu’ai-je fait pour mériter ça? sans jamais parvenir à trouver une réponse qui nous apaise.

Il y a des pages que l’on passe, rapidement, et d’autres qu’on n’arrive jamais, complètement,  à tourner, parce que c’est plus fort que nous ou qu’on n’en a simplement pas envie. Parce que quelque part, cette résistance à dire au revoir nous est bénéfique.

Il y a nous, qui sommes ce que nous sommes grâce ou à cause de ces personnes/ces faits. Il y a nos vies qui sont comme elles sont et qui n’auraient pas été nôtres si les choses ne s’étaient pas déroulées comme elles se sont déroulées.

Mes mots semblent peut-être boursouflés mais c’est ainsi. Pour moi, pour lui, pour vous et pour tout le monde.

 

il-y-a

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Les états d’esprit du vendredi [15/06/2018]

Sur invitation ouverte de The Postman et Zenopia, je partage « Les Etats d’Esprit de mon Vendredi ».

[Jour Vendredi 15 juin 2018] – [heure 20:10]

fatigue : à son climax
humeur : en fait, ça va
estomac : café+ galettes de riz au chocolat (je sais, c’est pas bon), +yahourts aux myrtilles+ framboise+ chocolat+steak+frites
cond. phys. : à la ramasse
esprit : euh
boulot/projet : en recherche obsessionnelle d’un moyen qui va me sortir de cette torture de l’insomnie
culture : Les heures souterraines et Rien ne s’oppose à la nuit (magnifiquement triste) de Delphine de Vigan, Oiseau de Lune avec bonhomme, théatre: Juste la fin du monde (trop long, trop de mots)

avis perso : ras-le-bol des vieux qui critiquent la jeunesse d’aujourd’hui et qui balancent un « va te faire foutre » à cette même jeunesse sans se retourner.
loulou : fatigué, décompte les jours, s’extasie devant les animaux
msg pers :  merci d’essayer de m’aider
amitiés : travaillent, étudient
love : je passe
sorties : dimanche avec bonhomme
essentiel : dormir
courses : chocolat
envie de : dormir
‘zic : Oniria e insomnia de Love of Lesbian, Save myself de Ed Sheeran

Fin: 20h13

etats-desprit-du-vendredi

ps: c’est ma première participation, si erreurs ou oublis il y a, prévenez moi et je corrige.

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Voyage au pays de la TCC

tcc-hypnose

La TCC, pour ceux qui ne savent pas encore ce que c’est ou qui ne sont pas du tout familiarisés avec ce type de sujet , désigne la thérapie cognitivo-comportementale. Cognitivo c’est  pour pensées et comportementale pour comportements .

On part du principe que les personnes angoissées et/ou phobiques vivent avec tout un tas de scénarios catastrophes en tête, des schémas de pensées négatifs qui viennent de  l’enfance (discours de parents critiques qu’ils ont intégré par exemple) et qui entravent leur vie d’adulte de par les comportements qu’ils induisent.

En TCC, ce qu’on va faire, c’est repérer tous ces scénarios. Écouter son discours interne et noter ces idées mortifères. Une fois (c’est un peu belge, ça, non?) notées , on va les analyser. Certaines idées vont nous apparaître directement loufoques. Par contre, pour d’autres, ce ne sera pas si simple. C’est une des raisons pour lesquelles, il est recommandé de se faire aider par un psychologue. Détecter ces pensées et les corriger par des scénarios plus réalistes va permettre au patient  d’avoir des comportements plus appropriés dans les situations qu’il a du mal à affronter ou qu’il évite.

Les phobiques dans l’évitement feront cet exercice + un deuxième qui consiste à lister l’ensemble des situations qui leur font peur pour ensuite pouvoir les affronter l’une après l’autre . Généralement, on va de celle qui nous effraye le moins à celle qui nous fait le plus peur.

En TCC, le thérapeute apprendra aussi à son patient la respiration ventrale (Il faut savoir que lorsqu’on est anxieux, on respire toujours avec le thorax) et d’autres techniques (ramener son esprit au présent, la technique de la paille, la relaxation instantanée) destinées à la relaxation.

Personnellement, cette thérapie, je l’ai suivie pour une agoraphobie assez sévère, des attaques de panique et une angoisse que je trainais depuis des années. Je ne vais pas mentir: elle ne m’aura pas permise de me débarrasser de l’anxiété, pour la simple et bonne raison qu’une personne anxieuse reste une personne anxieuse toute sa vie. Dès qu’on a un gros coup de stress ou qu’on est trop fatigués, et bien, on « fabrique » de l’angoisse. En revanche, grâce à elle, j’ai surmontée mon agoraphobie assez rapidement (6-7 mois seulement), mes attaques de panique (je touche du bois, je n’en ai plus eu depuis 5 ans) et j’ai appris à penser d’une autre manière ou en tout cas, à me laisser beaucoup moins envahir par mes pensées intrusives.

Au niveau des sensations physiques, je pense, par contre que ce qui m’aide le plus en cas de montée d’angoisse, c’est l’autohypnose (voir lien sur Ressources bonheur). Depuis que j’en fait, mon angoisse redescend vite généralement. Je suis beaucoup plus zen, même si zen est toujours un bien grand mot me concernant.

N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions ou des choses à partager.

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Parce qu’il y a aussi le yoga et l’acupuncture

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Lorsqu’on est déprimé, anxieux ou fatigué, les médecins ne se cassent pas beaucoup la tête et ont tendance à dégainer, plus vite que leur ombre, un bloc d’ordonnances pour nous prescrire plein de belles pilules (C’est en tout cas, ce qui personnellement m’est arrivé) . Or, il existe des alternatives . Des alternatives sans effets secondaires, pour la plupart et sans risques.

Dans ma quête du bien-être, j’en ai essayé des tas et j’ai décidé de passer en revue sur le blog les différents techniques et remèdes que j’ai essayés.

Il y a eu deux gros blocs d’expérimentations, on va dire. Le premier, au moment où je suis tombée en dépression, il y a 10 ans. Le deuxième, lorsque j’ai arrêté mes médicaments le 20 mars 2015 (la mémoire des dates, c’est une maladie chez moi). Faites le calcul, cela fait donc 3 ans et des poussières.

En 2008, j’ai réfléchi à ce que je pourrais faire en plus de mes pilules magiques (ironie inside) pour me sortir du trou. Je me suis un peu renseignée et suite à plusieurs tergiversations (mon cerveau fonctionnait au ralenti à cause de la camisole chimique dans laquelle j’étais engluée), j’ai commandé un dvd de yoga (j’étais trop trop faible pour aller suivre un cours in vivo) sur Amazon. A la ramasse, un entraînement quasi quotidien m’a permis de retrouver ma souplesse et une meilleure forme physique. J’ai fait ça quelques mois et puis, j’ai arrêté car le yoga, franchement, ça me broutait m’ennuyait.

En parallèle, sous les conseils d’une connaissance, j’ai tenté l’acupuncture. Apparemment, ça l’avait aidé à se débarrasser de son anxiété. Chez moi, les aiguilles n’ont rien donné sur l’angoisse. En revanche, elles ont eu un effet spectaculaire sur mes migraines (je souffrais à l’époque de migraines ophtalmiques avec pertes de connaissance en bonus) et mon dos (j’avais des phases de douleurs épouvantables dans le bas du dos dues aux ponctions lombaires que j’avais subi lorsque j’étais petite et leucémique). A raison d’une séance toutes les trois semaines pendant un an et demi, j’y suis allée avant de finalement devoir stopper. Ben oui, parce que malgré tous les magnifiques effets du traitement (qui perdurent encore aujourd’hui),mon corps, surtout mes pieds, ont fini par ne plus supporter les piqûres.

J’ai vraiment fait des expériences en tout genre cette année là, avec les fleurs de bach, notamment, que j’ai mal prises dans la mesure où je n’y croyais pas ou encore la valériane qui a toujours eu un effet apaisant sur moi. Cependant, mon anxiété, c’est vraiment grâce à ma tcc que j’ai réussi à la canaliser.  Je reviendrai dessus dans mon prochaine article. J’ai envie de bien expliquer ce que c’est et comment la thérapie m’a aidé à voir la vie avec d’autres yeux. Je vais fouiller dans mes souvenirs et revenir vers vous ensuite. So, stay tuned.

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J’ai arrêté le neurofeedback

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Fin janvier, en pleine crise d’insomnie (qui dure depuis noël), j’entame des séances de neurofeedback dynamique.

Comment vous expliquer ce que c’est? Je vais y aller avec mes mots et vous partagez l’information comme moi, je l’ai comprise. En fait, tout se passe avec un programme relié à 4 électrodes (on me dit dans l’oreillette que c’est 5 mais je n’en suis pas sûre): 2 que le praticien pose sur la tête et 2 sur les oreilles. Pour aider à la détente, un casque (relié au programme) avec de la musique zen nous est apporté. Toute musique qui nous relaxe peut faire l’affaire. Le programme, quant à lui, est censé repérer les failles dans notre cerveau pour qu’ainsi ce dernier puisse se réguler seul. Chaque fois qu’une faille est repérée, la musique se coupe et on entend un petit buzz. Voilà pour la technique.

Si la thérapie est vendue comme étant sans effets secondaires, je me retrouve rapidement à éprouver une fatigue beaucoup plus importante encore que celle que je subis déjà au quotidien de par mon insomnie.

Mais ce n’est pas le seul. A part cette sensation d’épuisement quasi constante, je remarque d’autres symptômes: la durée de mes règles diminue et mes cycles s’allongent. Alors je ne vais pas vous raconter ma vie mais disons que mes règles étaient très abondantes et très longues (entre 8 et 10 jours) avant de commencer la thérapie et que la durée n’a eu de cesse de se réduire depuis le début. Je suis passée de 8-10 jours à 3,5 jours. Si au début, je trouvais ça génial, j’ai quand même fini par m’inquiéter…

Par ailleurs, j’expérimente également des tremblements au niveau de l’oeil gauche et des membres.

Cela dit, comme tout ceci n’était pas douloureux, je n’en fais pas un fromage et je laisse passer…

Sauf que la liste des effets ne s’arrête pas là: en effet, des cauchemars à répétition viennent se rajouter. Je ne me souviens pas du contenu mais je sais que je me réveille complètement paniquée et très angoissée quand ça arrive.

Cependant, le déclic ne se produit qu’après treize séances lorsque les angoisses  que je n’avais pas connue depuis des années sont revenues. Il y a quelques semaines, alors que je suis tranquillement assise dans un café, je me mets à éprouver des symptômes que je reconnais être comme les prémices d’une attaque de panique. Comme je connais le phénomène, je ne panique pas (paradoxal, n’est-ce pas?) et je parviens rapidement à faire redescendre mon angoisse. Je ne relie pas directement l’événement au neurofeedback…mais voilà que quelques jours plus tard, je remarque que je recommence à avoir des idées noires comme je n’en ai plus eu depuis 2015 ainsi que des phobies par rapport à mon fils. Trop, c’est trop.

J’avertis donc la praticienne et elle me répond, je cite: » que c’est dur à comprendre mais que parfois, lorsqu’on choisit les moyens naturels pour s’en sortir, on peut passer par des moments très pénibles  » Son but: rapprocher les séances. Sensible comme je suis, je sais que c’est une très mauvaise idée et que j’ai besoin de plus de temps entre deux séances que d’autres personnes moins réactives. La praticienne n’est pas d’accord.  En faisant des recherches, je me rends compte que sa pratique de la technique n’est pas vraiment complète.

Alors je ne sais pas si la dame était malhonnête, je  n’ai pas eu l’impression qu’elle était ce qu’on appelle un charlatan. Elle n’en avait pas le profil,  en tout cas (elle héberge des migrants, elle m’a réparé la tirette de ma veste, m’ouvrais toujours la porte même quand j’arrivais super à l’avance, etc), mais ce qui est sûr c’est qu’elle n’est pas dans une démarche holistique et personnalisée. Je crois aussi qu’elle n’est pas désintéressée financièrement parlant (50€ la séance) et que son goût pour l’argent dépasse  celui d’aider les gens par cette technique.

J’étais très confiante au début car malgré la chape de fatigue, je ressentais vraiment revenir ce que j’appelle des réflexes de sommeil et d’endormissement (les yeux qui se ferment quand je lis, tomber endormie sur le fauteuil avant minuit (même si ça ne tenait pas toute la nuit), un ré-endormissement plus facile après un réveil en pleine nuit,  un état de détente beaucoup plus long. Malheureusement, tout ce mieux a fini par disparaître et la fatigue n’a jamais fait que s’intensifier (au point que je ne jouais pratiquement plus avec mon fils et que j’en suis arrivée au stade où j’étais incapable d’aligner deux bonnes phrases pendant mon atelier du lundi).

J’ai vraiment l’impression que la technique n’est pas mauvaise en soi mais qu’il est indispensable de trouver un praticien qui travaille avec vous, c’est-à-dire avec qui la communication est possible et qui s’adapte à vos besoins réels. Chose qui, visiblement, n’a pas été mon cas.

Et maintenant alors?

Aujourd’hui, j’ai vraiment besoin de me poser, d’arrêter de chercher des solutions pour dormir pendant au moins quelques semaines, de prendre le temps de réfléchir avant de me lancer dans une nouvelle thérapie, quelle qu’elle soit. La seule chose que je vais reprendre, pour le moment, ce sont mes séances d’autohypnose, qui, elles m’ont toujours aidée à me détendre, et ce, sans effets secondaires.

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Si j’étais une ville

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Il y a 10-15 ans, j’adorais les villes bouillonnantes de vie telles que Londres ou Barcelone. J’avais besoin d’action. Le bruit me rassurait (je ne suis pas née dans une capitale pour rien). Aujourd’hui, en revanche, j’aspire au calme. Je ne sais pas si ce sont les épreuves, je ne sais pas si c’est l’âge ou un peu des deux mais une chose est sûre, je n’ai plus besoin de chaos pour me sentir vivante.

Je me suis donc imaginée en ville idéale et il en est ressorti ceci:

Si j’étais une ville,

Je serais ensoleillée et chaude le jour, froide et pluvieuse la nuit.

Je serais cyclable et piétonnière.

Je serais parcourue de larges et spacieuses avenues.

Je serais riche en jardins et parcs. Des jardiniers seraient engagés pour chaque jour leur refaire une beauté.

Je serais propre. Les poubelles seraient jetées dans des containers qui respecteraient le tri et que tous les jours les éboueurs viendraient vider.

Je serais grande et pourtant, hospitalière. Les gens seraient agréables et n’auraient plus peur les uns des autres.

Je serais plage et montagne. Tout le monde pourrait se baigner et faire des randonnées quand il le désirerait.

Je serais musicale. Les artistes de rue seraient toujours les bienvenus et des spectacles s’organiseraient.

Je serais adaptée aux enfants tout court en poussette et aux handicapés. Mes trottoirs seraient construits de façon à ce que leur accès soit aisé.

Je ne serais plus polluée. Je ne serais plus bondée. Je ne serais plus violente et agressive.

Je serais belle, bien entretenue et paisible. Je serais bien et on aimerait m’y habiter.

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Je vous invite à imaginer votre propre ville idéale.

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Je suis une maman névrosée

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Je veux que mon fils n’ai pas de maladie grave et qu’il soit heureux.

Jusque-là, rien d’ anormal, n’est-ce pas? Le souci, c’est que chez moi, ce sont de  véritables obsessions. Pas toujours très conscientes.

Pour la maladie, je crois qu’en partie, on peut me comprendre mais quand même, je me rends compte que ce n’est pas très sain de limite paniquer quand je vois que ma progéniture n’a pas touché à ses légumes et qu’il ne mange quasi aucun fruit. A cause de ma crainte, il m’arrive de me fâcher et de l’obliger. Je me rappelle de moi qui ne mangeais presque rien. Ce que j’oublie en revanche, c’est que moi, si je mangeais si peu, c’est parce que déjà toute petite, j’avais pas mal de soucis au ventre et à l’estomac alors que lui, non. Je ne sais pas si le fait de mal manger a quelque chose à voir avec la leucémie que j’ai développé mais comme on parle toujours du rapport entre l’alimentation et la santé, je me dis que peut-être, ce n’est pas si anodin.

Pour le bonheur, c’est surtout sur deux aspects que je m’obsède focalise: les activités extrascolaires ou sorties ainsi que le harcèlement scolaire.

Quand j’étais petite, je voulais faire de la danse. C’était et ça reste ma grande passion. Or, mes parents ne m’ont jamais inscrite. Pour eux, les hobbys ce n’était pas utile, presque comme du caprice. Comme j’ai vécu ça et que j’ai constaté qu’un loisir pouvait être, au contraire, salvateur, je crois qu’à l’inverse d’eux, je me suis mise à être trop attentive aux désirs et aux passions de mon fils . Inconsciemment, je veux trop faire en sorte qu’il ne passe pas à côté des choses qui l’intéressent, tout en n’acceptant pas qu’il fasse sa girouette en voulant changer d’activité tous les quatre matins. C’est beaucoup de pression que je nous mets et j’ai peur qu’il ne finisse par s’en mettre lui-même.

Quant aux sorties, disons que N. est plutôt casanier mais qu’il est passionné par plein de choses: les dinosaures, les animaux, le cinéma, les travaux manuels, etc. Du coup, moi, je veux l’emmener partout …et je me suis rendue compte que c’était trop et qu’il n’avait pas besoin de tout ça. Je ne suis pas casanière moi-même, son père non plus et j’avoue que j’oublie parfois que mon petit garçon est déjà content en passant son après-midi à jardiner (il adore ça), à préparer un gâteau ou même à regarder un film sur l’ordinateur.

Enfin, en ce qui concerne le harcèlement, ce qui me pousse à en avoir peur c’est que N. est assez différent des autres enfants de son âge. Il n’a pas souvent les mêmes centres d’intérêt qu’eux et il ne cherche pas à se faire des amis. En général, il préfère la compagnie des adultes.

Cette année, pour la première fois, il a commencé à nous parler à toutes les sauces d’un petit garçon avec qui il jouait et j’ai été rassurée; un peu, car avec les autres, ce n’est toujours pas ça et il lui arrive d’en souffrir. Ses profs me disent qu’il n’est pas exclu pour autant et je n’en ai pas non plus l’impression. C’est lui qui se met à part et j’ai peur qu’à un moment, cette tendance finisse par se retourner contre lui.

J’ai été moi-même une ado harcelée, après la maladie, et il n’y a rien à faire, qu’il soit si solitaire m’angoisse terriblement.

Rationnellement, je sais qu’il n’est pas moi et qu’il aura de meilleures armes, j’en suis sûre mais il est aussi très sensible, empathique et tête de mule , il manque de confiance en lui, et ce sont des choses qui cumulées ensemble attirent les harceleurs comme des mouches. Je suis bien placée pour le savoir.

Plus il grandit et plus, je me souviens de mon propre parcours. Il y a déjà des similitudes, comme ce décalage avec les autres enfants dont il est beaucoup plus conscient que moi, à son âge, mais aussi des différences de caractère. Lui, il se sent le droit de s’exprimer quand quelque chose le dérange. Moi, je gardais tout pour moi. C’est déjà énorme, je trouve.

Je pense que je vais devoir faire un énorme travail sur moi pour ne pas lui transmettre mes angoisses et ce n’est pas évident car je ne les perçois pas toujours. Certaines choses sont tellement ancrées.

Et vous, est-ce qu’il vous arrive de faire des projections de votre propre enfance sur celle de vos enfants? Avez vous des peurs irrationnelles les concernant?

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L’incohérence faite école

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Mardi, mon garçon est censé partir en voyage scolaire, dans un parc animalier, bien connu en Belgique. Je dis bien « censé » car il avait été décidé qu’il n’irait pas. Les raisons: la non-motivation de mon fils pour aller dans un endroit où il s’est déjà rendu deux fois et qui ne lui plait pas, le prix exorbitant du voyage et la mauvaise organisation de l’école (ils y vont trois jours, même pas d’affilée).

Le prix ordonné demandé revient, facilement, au double du prix normal de l’entrée pour trois jours (motif invoqué: le prix du bus), et ils ne dorment même pas sur place, le parc n’étant pas équipé pour. Dans ces conditions, mon gamin de 6 ans serait donc censé prendre un car à 8h30 pour revenir avec ce même car en soirée, vers 18h30 et ce, trois fois pas de suite ( mardi-jeudi-vendredi). Personnellement, je trouve que c’est un non-sens complet.  Franchement, pourquoi ne pas faire qu’une seule journée?  Et puis, le prix? Tout le monde peut se payer ça (185€)? Mon fils serait-t-il dans une école de riches à mon insu? Y-aurait-t-il tant à faire dans ce parc aussi? Il est joli, d’accord, mais il ne m’a pas paru si grand que cela la fois où j’y suis allée.

Je disais donc qu’il avait été décidé qu’il n’irait pas…mais voilà que je l’annonce aux maîtresses et que j’apprends que ce voyage est OBLIGATOIRE  et que s’il n’y va pas, il sera contraint de passer ses journées, dans une classe de 2ème primaire. Pour lui qui a déjà tant de mal à tenir toute la journée à l’école, se retrouver avec des inconnus, sur un banc, à dessiner, toute la sainte journée, risque de s’apparenter à de la torture.

Autant vous dire qu’en apprenant la nouvelle, je me suis mise hors de moi. Pas dans l’école (je n’y étais plus) mais lorsque le petit m’a annoncé, tout à coup, qu’il voulait, finalement, faire ce voyage, en invoquant comme raison le fait qu’il préférait encore aller dans ce parc, plutôt qu’à l’école.

Je ne sais pas. Peut-être que je suis folle ou aveuglée par mon non-amour de l’ établissement dans lequel pour raisons logistiques, financières et de santé, je suis contrainte de laisser ma progéniture , peut-être que je suis dépassée par le ton limite dictatorial de la directrice  et de certains membres du corps enseignant qui pensent avoir tous les droits sur nos enfants et savoir, mieux que nous, ce qui leur convient, ou peut-être suis-je, tout simplement, désabusée par une institution que, je comprends de moins en moins, ….mais vraiment, je ne vois pas où est la logique dans le fait de demander à un enfant  de choisir entre un voyage scolaire qu’il ne veut pas faire et aller à l’école comme s’il était puni pour ne  pas avoir voulu participer à ce voyage à l’organisation absurde.

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Dix remarques qu’on se prend dans la tronche quand on est parent solo

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Ces temps-ci, je ne suis pas très active par ici, et ce, pour deux raisons. La première, c’est que je vis plus que je n’écris. La deuxième, c’est parce que je souffre. Mon estomac fait pas mal de siennes depuis l’Espagne et lorsqu’il me laisse un peu de répit, je préfère faire autre chose que de passer mon temps derrière un ordi. Vous me comprenez, j’en suis sûre.

Mais revenons à nos moutons…Je disais donc, les remarques que l’on reçoit lorsqu’on est famille monoparentale.

Vous êtes prêts? Ok, ben alors, on y va:

1) tu l’as voulu ton (tes) enfant.s, ben maintenant, de quoi, tu te plains, assume les conséquences…

Euh ouais, je le voulais. Ouais, mais on était deux à le vouloir, que je sache. Pourquoi est-ce que je serais l@ seul@ à devoir assumer?

2) tu as demandé de l’aide ?

A qui, quoi, comment? De quoi tu parles?

3) Faudrait d’abord que tu prennes soin de toi avant de pouvoir aspirer à devenir une bonne maman?

Je suis d’accord: mais quand? comment? avec quels sous?

4) Quoi, t’es maman solo et tu te permets un citytrip/coiffeur/massage?

Bah oui, parce que dans l’imaginaire collectif, la parentalité solo doit toujours rimer avec pauvreté et sacrifice de soi ( grosse contradiction entre cet exemple et celui du dessus)

5) Oh, ça va, te plains pas. Il y a plein d’autres femmes dans ta situation.

Euh oui, je suis d’accord mais ce n’est pas pour ça que c’est facile et que la situation est voulue.

6) C’est une mère célibataire, attention planque ton copain/mari ou elle risque de lui sauter dessus.

Ce n’est pas parce qu’on devient mère célibataire, que 1) on va sauter sur tout ce qui bouge 2) celui qui ne nous plaisait pas avant, va nous plaire maintenant, subitement, parce qu’on se retrouve à devoir élever notre enfant toute seule.

7) Si t’es pas bien, sous entendu, si t’as pas de sous, que t’as des problèmes pour arranger ça à la maison ou payer ci, trouve-toi un mec, hein…

  1. Personne ne nous attend devant notre porte…Ce n’est pas parce qu’on est seule, que c’est facile de retrouver quelqu’un. C’est même plutôt le contraire vu qu’on a, je le rappelle, au moins, un enfant et que tous les hommes (ça vaut pour les femmes aussi) ne sont pas disposés à s’occuper de.s enfant.s d’un.e autre.
  2. Le but de la plupart des mamans solo n’est pas de se trouver un mec par intérêt.

8) Il le.s (les enfants) prend parfois quand même un peu?

Là, moi, j’entends au moins deux choses:

  1. que la marmaille, en cas de séparation, c’est, d’office, chez la mère qu’elle va.
  2. que le papa est, par principe, un salaud qui, à terme, se désintéressera de sa marmaille.

9) Ton gosse, c’est, clair, qu’il va tomber dans la délinquance sans l’image d’un père et d’une mère ensemble.

Depuis quand, tous les enfants de parents solos sont des délinquants et tous ceux qui vivent avec leurs deux parents, sous le même toit, sont des petits anges?

10) Tu as de la chance qu’il t’aide pour le petit

Remarque que je me suis ramassée par deux mamans elles-mêmes solo parce que j’ai l' »extrême chance » que le père de mon fils ait pris son rôle au sérieux et qu’il ait une vraie relation avec son fils (j’y avais consacré tout un article ici). Je le répète: le père n’aide pas, il joue son rôle tout comme la mère. C’est NORMAL!!!

 

J’ai préféré m’arrêter là pour éviter de trop m’énerver mais la liste n’est absolument pas exhaustive et je vous invite à venir la gonfler avec d’autres exemples.

Être parent solo (maman surtout, désolée mais c’est vrai), ce n’est pas facile, surtout lorsque les enfants sont tous petits et qu’ils sont nos seuls interlocuteurs pendant 24-48-72 heures (c’est, franchement, à devenir taré) mais rien n’oblige à ce que ça se passe mal. Si les proches (c’est souvent d’eux que viennent les critiques les plus virulentes), la société, faisaient un effort de tolérance, si des moyens étaient mis en place pour permettre à la maman/papa seul.e de souffler quelques heures par semaine, si reconnaissance comme famille à part entière il y avait, être parent solo rentrerait dans la norme (oui, parce que là, elle l’est en apparence) et cet article n’aurait plus lieu d’être.

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Un dimanche ordinaire

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C’était un dimanche comme les autres, un dimanche de fête des mères en Belgique.

Il faisait moche et j’ai préféré rester chez moi.

Sûrement parce que je savais qu’à la maison, plusieurs visites, nous allions recevoir.

D’abord celle d’une bonne amie (enfin, elle était là depuis la veille). Ensuite, celles de ma mère et mon frère qui étaient venus célébrer avec nous,  ce jour ordinairement spécial.

Nous n’avons rien fait d’original: discuter, manger, rire, jouer. Rien d’original et pourtant, c’était si agréable de constater que malgré le temps qui passe, les rancœurs et malentendus de parfois, ma famille et moi restons tellement soudés. C’est toujours si évident entre nous.

Nous n’avons pas souvent l’occasion de nous retrouver juste entre nous et vraiment, c’était bien. Espérons juste qu’il ne faille pas attendre l’année prochaine pour recommencer.

 

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J’avais envie de laisser ce petit mot sans intérêt, ici, pour en garder une trace quelque part.

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Il n’y a pas que la question des migrants …

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Le 1er mai, avec mon fils, je suis allée à une fête organisée en l’honneur des migrants. Je ne savais pas grand chose sur le sujet jusqu’à il y a peu et qu’un monsieur de l’atelier d’écriture ne m’inonde d’informations et ne me tanne (il n’y pas d’autre mot) pour que j’aille confectionner des colis de nourriture pour eux (ce que je n’ai pas fait, soit dit en passant).

La fête se situait dans le parc Maximilien, lieu à Bruxelles où ces gens sont « parqués »  depuis leur arrivée.

Je vais être honnête. Je n’étais pas rassurée en y allant. On entend tellement de choses et je ne savais pas ce que j’allais y trouver.

Heureusement, j’ai été agréablement surprise par l’ambiance. Elle était chaleureuse et conviviale. Il y avait beaucoup d’activités pour les enfants, des stands de sensibilisation, de la nourriture et de la bonne humeur.

Par contre, nous ne sommes pas restés très longtemps. Il y avait école le lendemain et pour une raison qui m’était alors inconnue, je ne m’y sentais, malgré tout, pas très à l’aise.

Je me suis interrogée longuement sur ce sentiment. Je ne trouvais pas cela très glorieux pour une personne aussi sensible aux injustices que moi. J’ai beaucoup lu, beaucoup écouté, beaucoup réfléchi et ait compris d’où cela venait. Je vais vous expliquer.

Premièrement, je mène déjà pas mal de combats pour mon bien-être.

Deuxièmement, je suis davantage attirée par d’autres thématiques: le droit des femmes, le statut des parents solo, l’enfance.

Troisièmement, les migrants ne sont pas très nombreux et dans le parc cité plus haut on en dénombre seulement 500. C’est 500 de trop, je suis d’accord mais en Belgique (francophone, du moins), dans les médias, on ne parle quasiment plus que de ça alors que les politiciens sont occupés à bafouer nos droits et à détruire notre sécurité sociale à la hache. Les gens qui ne sont pas concernés diront que j’exagère mais c’est justement parce qu’ils ne sont pas concernés. Lorsqu’on passe de l’autre côté de la barrière, on se rend compte à quel point la misère devient palpable: le nombre de sdf s’est multiplié ces dernières années, l’accès à la justice est devenu presque impossible pour les personnes qui ne sont pas assez riches pour se payer un avocat, la pression est mise sur les malades pour se remettre au plus vite et retourner au travail, les remboursements de nos frais médicaux  sont de plus en plus restreints, les délais pour avoir un rendez-vous chez un médecin ou des examens à l’hôpital de plus en plus longs, le manque de personnel soignant est de plus en plus criant et je vais m’arrêter là, dans la mesure où j’ai l’habitude de ne parler que de ce que je connais.

Entendons-nous bien, je suis pour l’aide aux migrants mais au même titre que je suis pour l’aide à toute cause qui le nécessite. Je trouve qu’il est dangereux de ne se focaliser que sur un seul point. Les médias, les politiques font bien leur boulot en attirant l’attention sur ce seul sujet (qui pourrait être résolu assez rapidement) alors qu’ils sont occupés à faire passer, quasi incognito, un tas de crasse sous la table.

Personnellement, j’en ai marre et je veux me battre pour ce qui me touche moi, à ma manière, parce que c’est nécessaire et pas parce que l’extérieur tente de m’influencer, dans une direction précise.  J’ai la chance d’avoir cette alarme, cette lucidité, qui me permet de percevoir certaines choses, parfois, avant les autres. Je vais l’utiliser. Pour qu’on ne soit plus seulement bien quand on n’a pas de problème …

 

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Spectre ou bien, règle ?

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Elle n’était pas venue aux premiers ateliers est est apparue, comme une fleur, par un soir de novembre (2016).

Elle avait du arrêter l’année d’avant pour cause de maladie et à ses petits cheveux de chat que je reconnaissais si bien, j’avais compris la sorte. De toute façon, elle en parlait, aisément, de son cancer. Elle n’avait pas de problème avec ça.

Elle était gentille et semblait en paix avec la vie.

Elle était jeune aussi mais ce n’est que lorsque j’ai vu son compagnon que je l’ai compris. Le traitement lui donnant un air bouffi, gonflé même (les effets de la cortisone), il n’était pas si évident que ça de lui donner un âge.

Elle écrivait des histoires très fortes et un peu glauque, je me souviens.  On avait été chez elle un soir pour continuer les nôtres. Elle aimait écouter et souligner ce qui lui avait plu. L’ambiance avait été agréable, chaleureuse et jamais nous n’aurions pu deviner que ça s’arrêterait là. Une semaine avant noël (2017), alors que rentrais de mon atelier d’écriture actuel, j’ai su (par son amie avec qui elle venait à l’atelier) qu’elle était décédée. J’ai été choquée. Comment cette fille dont les cheveux repoussaient vites et forts et qui avait un millier de projets, avait pu mourir, comme ça, aussi rapidement, en ce qui m’avait semblé n’être qu’ un claquement de doigts? Apparemment, cela faisait près d’une décennie qu’elle subissait les affres de la maladie.

Les fêtes sont passées, la vie a continué et j’ai rangé cet info dans un coin de ma tête (il faut être honnête, on ne se connaissait pas si bien que ça après tout) … Et puis, il y a quelques jours, alors que j’étais tranquillement à la maison, j’apprends par ma maman que la cousine d’une cousine que je voyais beaucoup quand j’étais petite et qui elle-même a perdu sa mère des suites d’un cancer,  était elle aussi victime de ce fléau. Je n’ai pas pu en croire mes oreilles.

Il y a tellement de gens proches de moi qui ont du/doivent passer par là. Je ne vais pas vous faire la liste mais c’est effarant. Dans mes soirs de paranoïa, il m’arrive de me demander si cette maladie ne gravite pas autour de moi comme un spectre. Mais vraiment, est-ce que ça se passe comme ça dans tous les entourages ou seulement le mien? Je vous pose la question. Parfois, je me dis qu’il vaut mieux que ça ne soit que dans le mien car alors le sort peut toujours cesser de s’acharner… En fait, j’essaye de trouver un moyen de me consoler, aussi tordu soit-il, mais en vérité, je ne sais absolument pas quoi penser de la situation et cela me fait peur.

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Mon rapport aux livres de développement personnel

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Il y a quelques années, j’ai enchaîné les livres de développement personnel. Je n’étais pas bien, en dépression, en burn-out ou ce que vous voulez et je cherchais une voie , une lumière, quelque chose, pour sortir du trou dans lequel j’étais tombé. Dans ces livres, j’ai trouvé à boire et à manger et avec le temps, beaucoup de temps, j’ai compris que ce genre de lecture demandait d’avoir du recul et de ne surtout pas prendre ce qui était écrit au pied de la lettre…J’ai même eu l’impression que lire ces livres pouvait s’avérer nocif pour les gens désespérés en recherche d’apaisement. Leurs recettes ont l’air faciles à appliquer et pourtant, changer une vie ne se fait ni en sept jours ni même en un mois. Il faut tout un processus, des schémas, des nœuds à défaire. Ne pas le dire n’est pas très honnête, je trouve et les auteurs de la plupart de ses ouvrages ne le font pas.

C’est en 2014 , suite à ma tentative ratée de lecture du très célèbre « 3 kifs par jour de Florence Servan Schreiber » (cousine de David), que j’ai complétement arrêté. Je me souviens qu’après quelques pages, j’ai ressenti une grande vague de résistance m’envahir. Faut pas croire, j’ai cherché ces trois moments de gratitude par jour mais j’ai vite abandonné. Pourquoi? parce que la démarche me semblait artificielle, tout simplement. Raison? il y avait de belles journées (quoiqu’en 2014, j’en doute) où j’aurais  voulu remercier la terre entière et de très nombreuses d’autres, où j’avais envie, passez- moi l’expression, d’envoyer péter la moitié des gens que je connaissais. Ce livre m’a frustré mais, effet non escompté, il m’a permis, je dois l’avouer, de commencer à m’intéresser à la sensation de gratitude.(Peut-être parce que croyez-moi ou non, je n’en avais jamais entendu parler). La différence entre ma façon de faire et le principe du livre, c’est que je ne me force pas à trouver ces moments. Non, je les laisse plutôt venir à moi, naturellement, quand ils ont lieu d’être…

Dans ce type de littérature, bien souvent, on sous entend aussi que le pardon est la panacée à bien de nos maux…Je suis d’accord que le pardon est quelque chose d’extrêmement positif et que la rancœur fait surtout souffrir la personne qui la ressent mais encore une fois, accorder son pardon c’est quelque chose qui ne peut pas se forcer et qui nécessite, souvent, de se faire en étapes, surtout lorsqu’un gros truc bien glauque s’est produit.

Par contre,  je n’ y ai pas retrouvé grand chose sur la force de l’humour et de la joie simple. Comment expliquer ? Personnellement, je suis quelqu’un qui aime bien rire (oui, je sais, les apparences de ce blog ne le laissent pas à penser). Je cherche toujours le petit truc funny, joyeux dans toutes les situations et je crois qu’en grande partie, c’est ce qui m’a aidé à remonter la pente il y a maintenant trois ans. J’ai remarqué que c’était un de mes forts, que même dans les situations les plus délicates, j’arrivais à voir un peu de beau et à faire rire les gens avec mon humour particulier. J’aurais aimé trouver quelque part que c’était une qualité à cultiver et pas le signe que tout allait bien car je vous assure, rien n’allait vraiment beaucoup à l’époque (2014-2015).

Conclusion: Lire des livres de développement perso, pourquoi pas, ils peuvent  ouvrir des pistes de réflexion pour se sortir d’une vie qu’on estime pourrie mais jamais, au grand jamais, ils ne seront suffisants à eux seuls. Pour aller mieux, il faut être motivé, patient et peut-être essayer des tas d’outils différents avant de trouver celui ou ceux qui nous convient/conviennent…

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J’ai une maladie invisible et je vous emmerde…*

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Le titre correct aurait dû être : »J’ai une maladie invisible qui n’a pas de nom et je vous emmerde », mais vous avez raison, ça aurait été très long.

Le titre politiquement correct, pourquoi pas : « L’injustice dans la maladie invisible », mais je n’ai pas envie de faire dans le politiquement correct quand je suis énervée.

Avoir une maladie invisible, c’est la loose. Avoir une maladie invisible qui n’a pas de nom, c’est la loose puissance 2. La loose, parce que, comme pour les maladies invisibles avec nom, soit on ne te croit pas, soit on n’y fait pas attention, soit on oublie. Puissance 2, parce que t’as même pas de nom pour que les gens puissent aller vérifier que ta maladie existe vraiment et que t’es pas un.e sale mytho…

Dans mon cas, c’est l’estomac et la fatigue assassine chronique. L’estomac, c’est des douleurs chroniques idiopathiques (ça, ça veut dire qu’on ne sait pas ce que c’est ni pourquoi j’ai ça;(la science a échoué quoi!)) + hernie hiatale + béance cardiale (purée, ça rime en plus), qui me clouent au fauteuil parfois et/ou qui m’empêchent de m’alimenter  correctement.  La fatigue assassine chronique et les insomnies, vous connaissez l’histoire, je ne vais pas vous ennuyer avec un deuxième topo sur le sujet.

Des remarques, j’en reçois des tas; de gens qui ne savent pas  et de gens qui savent très bien. Et les gens qui savent très bien, ça peut aller de mon frère (qui, je pense, ne prend pas la mesure de mes affections) à la pétasse l’agent payée par la fédération des mutuelles libres de Belgique, lors de ma dernière convocation en janvier…Devant elle, j’ai eu l’impression d’être une chômeuse qui ne voulait pas bosser et qui profitait du système*, plutôt qu’une malade qui ne demanderait pas mieux que de travailler mais qui est lucide et qui se rend compte qu’étant donné son état non-fiable, le seul boulot qu’elle pourrait effectuer, ce serait depuis chez elle, avec des conditions très personnalisées (horaires à la carte et pas tous les jours, sous peine d’effondrement).

Les gens ont du mal à me croire parce que ça ne se voit pas (on arrête pas de me dire que j’ai bonne mine, en plus) mais aussi parce que je vis, tout simplement; et par je vis, je veux dire que je tente un minimum de prendre soin de moi, que je sors (pas si souvent et très très rarement après minuit) et que je pars en vacances de temps à autre. Ils ne se rendent pas compte que, partout où je vais, dans mon sac/ma valise, j’emporte avec moi mes douleurs et mes insomnies et que si je me prive le moins possible, en tout cas, le moins que mes finances limitées me le permettent, c’est parce que j’ai bien à l’esprit, que de vie, on n’en a qu’une (que nous sachions) et que je n’ai pas envie que les soucis de santé m’empêchent de vivre les expériences que j’ai envie de vivre.

Je ne devrais pas avoir à me justifier pour ça, personne ne devrait avoir à le faire…Et pourtant, on vit dans une société où chacun a son mot à dire, où chacun a son commentaire à faire. On nous met tous dans le même sac, sans chercher à savoir l’histoire qui se cache derrière notre mine, apparemment, bonne.

Ce n’est pas normal, c’est frustrant et surtout, très injuste. Vous ne trouvez pas?

* je tiens à préciser que je ne vous emmerde pas, vous, lecteurs. Je vous remercie plutôt beaucoup beaucoup de me lire et de commenter.

* J’ai été chômeuse et je n’avais jamais ressenti ça…

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Laisse-la se démarquer, elle qui aime tellement ça …

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Warning: ceci sera ma parenthèse Caliméro of the month (i hope). J’ai besoin de ventiler, comme on dit, quelque chose qui m’est arrivé récemment et dont j’ai honte d’être affectée à mon grand âge. Ici, je suis presque totalement anonyme et c’est, donc, plus facile.

Pas plus tard que lundi, l’animatrice de l’atelier d’écriture auquel je participe m’a blessée. Dans le cadre d’un exercice , j’ai suivi une consigne comme je pensais qu’il fallait faire. Or, j’avais mal compris et ma faute a perturbé le déroulement du travail qui, manque de bol, était à mettre en commun avec tout le groupe. L’animatrice a pensé que je l’avais fait exprès et ce qu’elle a dit de moi (voir titre) à une autre participante fait partie des remarques qui me vexent le plus encore aujourd’hui. La raison: ce genre de malentendu m’a poursuivi toute ma vie …

Dans ce cas présent, j’avais mal compris. Dans d’autres, j’avais juste un avis ou une façon de voir les choses différents. Dans d’autres encore, c’est juste une émotion que j’ai cherché à faire partager, pour me sentir mieux lorsque quelque chose ne s’était pas passé comme je l’espérais, par exemple. Cependant, jamais,  je ne cherche à me démarquer ou à faire l’intéressante. J’aurais plutôt tendance à faire le contraire si je ne me surveille pas (à vouloir rentrer dans le moule pour que tout le monde m’aime, pfff).

Après cassage de tête réflexion, je me rends compte que ce qui m’a le plus choquée est le ton employé par l’animatrice. J’ai senti que sa remarque, ça devait faire longtemps qu’elle avait envie de la lâcher. Moi, qui la trouve tellement bienveillante d’habitude, j’ai été blessée. Je ne m’attendais tellement pas à ça venant d’elle.

Je me croyais en « lieu sûr » dans cet atelier et j’ai vu que ce n’était pas le cas. Les gens ont toujours des aprioris, et ce, quoi qu’ils disent, quoi qu’ils prônent. Je ne lui jette pas la pierre car moi aussi (j’en suis consciente), je défends des choses, en théorie, qui peuvent me coûter, en pratique….C’est juste que arghh, ça fait mal quand cela tombe sur soi et qu’on est aussi sensible que moi.

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J’ai lu « La condition pavillonaire » de Sophie Divry

La-condition-pavillonnaire

 

Le résumé: La condition pavillonnaire nous plonge dans la vie parfaite de M.-A., avec son mari et ses enfants, sa petite maison. Tout va bien et, cependant, il lui manque quelque chose. L’insatisfaction la ronge, la pousse à multiplier les exutoires: l’adultère, l’humanitaire, le yoga, ou quelques autres loisirs proposés par notre société, tous vite abandonnés. Le temps passe, rien ne change dans le ciel bleu du confort. L’héroïne est une velléitaire, une inassouvie, une Bovary… Mais pouvons-nous trouver jamais ce qui nous comble ? Un roman profond, moderne, sensible et ironique sur la condition féminine, la condition humaine. source

Mon avis: c’est un livre qui m’a plu autant qu’il  m’a ennuyé. Je me suis dit (et je ne me dis jamais ça tant je respecte le travail des auteurs ) que j’aurais pu l’écrire moi-même, à tel point certains passages m’ont semblé bâclés faciles : l’auteure détaille à l’extrême les choses mineures et manque de précisions dans les faits importants.  Cependant, pour sa défense, je dirais que le style semble voulu, que c’est fait exprès, pour qu’on ressente le même ennui que la protagoniste. Le souci c’est que le coup est tellement bien réussi que le livre en devient ennuyeux et que perso, j’ai eu envie de le lâcher pour de bon à plusieurs reprises (J’ai tenu par voyeurisme et parce que j’avais, quand même, envie de connaître la fin de l’histoire).

C’est aussi un roman qui m’a angoissé parce qu’il décrit une vie de femme, de la naissance jusqu’à la mort et que j’ai un gros souci avec la vieillesse. Une vie de femme plan-plan à laquelle j’ai toujours voulu échapper. Un chemin tout tracé où il ne se passe pas grand chose.  Ses parents sont (suffisamment) bons, elle réussit ses études d’un coup, elle se trouve un mari gentil mais surtout ennuyeux; ensemble, ils ont des enfants tout bien comme il faut, ils ont un groupe d’amis toujours disponibles si besoin , ils passent des petites vacances en bord de mer ou en gîte…Enfin, vous m’avez compris. Rien n’est difficile ni excitant. Il n’y a aucun soubresaut, aucun grand malheur, aucun événement positif qui sort du commun (ah si, elle se prend quand même un amant). C’est une vie d’une banalité sans nom où il se passe beaucoup et rien à la fois et c’est, finalement, une sensation de gâchis qui m’a étreint tout au long de cette lecture. La protagoniste a tout pour faire de grandes choses mais elle s’investit peu car rien ne l’intéresse vraiment très longtemps. Elle est ce qu’on appelle une insatisfaite chronique. C’est triste et surtout, très flippant. L’exemple que je ne voudrais pas être..

J’ai tenu à parler de ce livre car malgré tout le positif que je n’en dis pas, je pense qu’il ne laisse pas indifférent et qu’il peut faire réfléchir. Enfin, à condition de dépasser le sentiment d’ennui profond dans lequel il peut parfois nous faire plonger …

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Monsieur peureux

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Mon fils est un enfant peureux. Il pense toujours aux conséquences dangereuses de ses actes. C’est ainsi qu’à l’âge de six ans (ce qui n’est quand même pas fort vieux :-)), il faut encore lui rincer les cheveux avec une tasse, tenir son vélo avec une tige, rester au bord de l’eau avec lui lorsque tous les autres enfants de sa classe se jettent dans la grand bassin pour faire des exercices, le laisser allumer les lumières du corridor lorsqu’il fait noir et qu’ il doit le traverser pour aller dans sa chambre …

Comme j’ai également un profil phobique , je me suis vite rendue compte qu’aller dans le sens de ses peurs n’augurerai rien de bon. J’ai fait une TCC (thérapie cognitivo-comportementale), il y a dix ans, qui m’a appris que de la peur, on ne mourait pas. Impossible. Que la sensation pouvait être horrible (comme de mourir, tiens??), mais que, en cas de très grosse angoisse ou même d’attaque de panique, la mort (justement) n’était jamais au rendez-vous  . En fait, c’est un peu comme si le corps se préparait pour se battre contre un tigre alors qu’on est, par exemple, tranquillement couché sur son fauteuil en train de regarder un film. Cela n’a pas de sens, je vous l’accorde. C’est une alarme déréglée, qui sonne à n’importe quel moment et qu’il faut réparer.

Mon garçon n’a jamais eu d’attaque de panique mais le principe est le même car une phobie non-prise au sérieux ou non-contrôlée débouche souvent sur ces horribles crises, voire pire (agoraphobie). J’ai donc pris le taureau par les cornes et ai réfléchi à quoi faire pour l’aider.

Étant donné son petit âge, pour le côté théorie, j’ai choisi de partir d’un dessin animé, à savoir vice-versa. J’ai pris l’exemple du bonhomme violet-qui représente la peur-pour lui expliquer que chez lui, comme chez moi, c’était (avec le doré) un des plus forts . J’ai insisté sur le fait que ce bonhomme était utile car il nous prévenait des vrais dangers mais que le sien, tout comme le mien, nous racontaient souvent des choses effrayantes qui n’étaient pas vraies…

En ce qui concerne la pratique, j’ essaye au maximum (sauf quand il est malade ou trop fatigué) de lui empêcher d’éviter les situations qui lui font peur (bon, à part si elles sont vraiment dangereuses, cela va de soi), le rassure, l’encourage (un peu, strictement, parfois) et le félicite à chaque nouvelle victoire.

La partie n’est pas encore gagnée mais on avance …

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Visca Barcelona *

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J’ai été à Barcelone. Huit ans ça faisait que je n’y avais pas mis les pieds.

C’était tellement bizarre et irréel d’être là.

J’avais l’impression que rien n’avait changé à part moi.

J’ai su m’y orienter très facilement et suis retournée sans problèmes à mes place-to-be particulières. En fait, c’était un peu comme si je ne l’avais jamais quittée. Et pourtant …

Les souvenirs ont afflué au fur et à mesure du temps qui s’écoulait et une vague d’angoisse a réussi à se frayer un chemin car c’est ici que mes attaques de panique ont commencé fin 2007. Heureusement, très vite, j’ai balayé tout ça car je me suis rappelée que j’étais revenue depuis (fin 2008, 2010) et qu’à chaque fois, tout s’était bien passé.

Il y a tellement d’émotions liées à cette ville, tellement de choses à faire à Barcelone. En fin de compte, je serai restée sur ma faim …mais, c’est sûr, j’y retournerai.

*Vive Barcelone

PS: mes photos sont un peu pourries car il faisait quand même très moche et que la lumière était mauvaise. Je compte sur votre indulgence 🙂

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Directo al sol*

Coucou la compagnie,

juste un petit mot pour vous dire deux choses:

  1. il n’y aura pas d’articles les deux semaines à venir PARCE que je pars en vacances! Oui, enfin! A Barcelona (terre que je n’ai pas visité depuis huit longues années) et Alicante (dans l’appartement de mes parents). Je vous remercie beaucoup pour votre fidélité (vous êtes de plus en plus nombreuses (à quand les hommes? (je dois sûrement parler de sujets qui ne vous intéressent pas…)) et vous fait de grosses bises.
  2. je n’ai pas répondu à vos messages et je n’ai pas liké vos articles HC ? C’est normal! Figurez-vous qu’il y a une dizaine de jours, je me suis déconnectée de mon compte sans le faire exprès. Lorsque j’ai voulu me reconnecter, je me suis rendue compte que j’avais oublié mon mot de passe. Depuis, j’ai envoyé des tas de messages à l’équipe d’Hellocoton pour régler le souci mais je n’ai toujours reçu aucune réponse.

Voili, voilà. C’est tout.

Je vous souhaite à tous, enfin, à toutes, de belles choses pendant ces deux semaines et vous dit, hasta pronto !

Signé cat’s eyes Elisa.

* tout droit vers le soleil

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Les expressions qui m’exaspèrent quand on parle maladie …

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Dans la liste des expressions qui me gavent, il y a aussi celle-là: il/elle se bat/s’est battu contre la maladie et est décédé/s’en est sorti.

Alors pourquoi, elle me gave? Parce que sérieux, est-ce qu’on se bat contre la maladie? Et puis, ça veut dire quoi se battre contre la maladie? Au mieux, on se fait « seulement »  opérer…Au pire, on se fait opérer, on  « reçoit » chimio, rayons, transplantation, rééducation . A moins que « se battre » veuille seulement dire « accepter de suivre un traitement » ce qui, soit dit en passant, font genre 95% des gens atteints par le cancer et d’autres saloperies.

Personnellement, comme tout enfant, je n’ai pas eu mon mot à dire. Il allait de soi que j’allais avoir droit à la fameuse chimio. J’ai subi l’action, comme on dit.  Point. J’allais à l’hôpital, je recevais ma dose, je vomissais mes tripes, rentrais à la maison, y restais quelques jours, quelques semaines et recommençais. Ma vie, ça a été ça, pendant neuf mois. Je n’avais pas le temps de penser et cette expression-toute-faite me laissait pantoise. Je me demandais: c’est comme ça qu’il faut se battre? est-ce que je me bats bien? Je ne comprenais, vraiment, pas où les gens voulaient en venir lorsqu’ils l’utilisaient. En vérité,  il n’y avait rien d’autre à faire que de subir. Elle était là la vérité.

En fait, j’irais même jusqu’à dire que ça se passe comme au loto. C’est toi et ta chance. Dire qu’il faut se battre contre la maladie/qu’il/elle s’est battu contre, est abstrait, débile et surtout, culpabilisant. Culpabilisant car ça pourrait vouloir dire que si on est mort, c’est qu’on ne s’est pas bien battu. Pas comme il le fallait ou pas assez, en tout cas. C’est stupide.

J’ai vu tellement d’enfants souffrir le martyre  qui, malheureusement, ne sont plus là pour témoigner. J’ai entendu tellement d’histoires de petits bouts de cinq ans qui disaient « stop » parce qu’ils n’en pouvaient plus et qu’ils préféraient « partir ».

Les mômes sont les plus doués pour la vie. Ils sont insouciance, motivation, joie, curiosité.  Nos gamins ne pensent jamais que la mort va leur tomber dessus…sauf quand ils sentent qu’elle est là, pas loin. Ce sont les premiers à vouloir mettre le crabe au tapis, K.O et pourtant, même eux, et c’est inconcevable, inimaginable, dégueulasse, finissent par renoncer quand arrive le moment où ils n’en peuvent plus et sentent (les enfants sentent tout, ne l’oublions pas) qu’il n’y a plus rien à faire.

Alors, please, réfléchissons et arrêtons d’utiliser cette expression à la con.

Et j’allais oublier le fameux « Il est mort des suites d’une longue maladie », sans citer laquelle. Ohé, ohé, c’est la honte de citer le nom? Si  t’es malade, ça veut dire que t’es qu’un faible, c’est ça? Non mais sérieux, n’importe quoi ! Faut arrêter avec le politiquement correct et les « tabous » là où ils n’ont pas lieu d’être.

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Comment ça va?

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« Ça va? »

« Oui, et toi? »

« Oui, ça va »

« Alors ça va. »

Voilà un échange vide de sens, qui ne rime à rien. Je déteste la question « ça va? « . Non mais franchement, je crois qu’elle est une de celles que j’abhorre le plus. Pourquoi me direz-vous? Je vais vous expliquer..

Quand j’étais petite, personne ne me demandait comment ça allait. Il allait de soi, vu mon caractère joyeux et mon âge, que j’allais bien. Puis, je suis tombée malade (11 ans) et les gens ont commencé à me la poser. Vous allez me dire, c’est normal de demander si ça va, dans ce genre de situations…sauf que pour moi , étant donné qu’on ne me l’avait jamais posée avant, ça voulait d’office dire que si on me la posait,  c’est que ça n’allait pas …et j’irais même plus loin, que mon enfance était finie, dans la mesure où pour moi, ce genre de questions, c’était entre grands qu’on se la posait. Vous suivez toujours? Vous trouvez que c’est tordu comme raisonnement? Oui, peut-être.

J’ai grandi. Les gens ont continué à me la poser. J’ai continué à répondre que « oui » tout en m’énervant intérieurement. J’ai atteint l’âge ingrat, l’âge encore plus qu’ ingrat et un jour, alors que j’avais déjà 16 ans, j’ai fait une expérience. J’ai osé répondre « non, ça ne va pas » au garçon dont j’étais amoureuse lorsqu’à son tour, il me l’a, un jour, posé. Chose qui, je vous le conçois, est un peu débile, dans la mesure où personne n’a jamais été charmé par le visage triste ou déprimé de quelqu’un. C’est le truc qu’on cache, au début, en général. Bref…Je n’avais pas d’attente et j’ai été très étonnée lorsqu’il a paru intéressé et m’a demandé pourquoi. Je me suis alors dit « tiens, si je dis oui, la conversation s’arrête là et si je dis non, les gens cherchent à creuser, s’intéressent à moi ». J’ai alors systématiquement réitéré l’expérience…avec lui. Pathétique, je sais.

Tout ça pour dire que ce small talking qu’on utilise pour briser la glace ou être poli et qui pour la plupart ne veut pas dire grand chose, revêt une signification tout à fait particulière pour moi. D’ailleurs, cette question anodine continue, toujours aujourd’hui et malgré les années qui ont passé, à créer un sentiment de malaise chez moi.

Et pour ce qui est du garçon, vous vous demandez ce qu’il s’est passé?, bande de curieux. C’est simple: rien. Je me suis détournée de lui lorsque je suis rentrée dans un autre trip et il a utilisé mes confessions contre moi. Vive la fin de la trentaine, que je dis moi …

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Réflexions sur mon bilan hp (haut potentiel)

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Il y a quelques semaines, comme vous le savez, j’ai passé un bilan pour savoir si j’étais un haut potentiel ou pas. Bilan qui a donné une réponse affirmative malgré un QI estimé incalculable et un diagnostic de dyspraxie.

Depuis, je me suis beaucoup renseignée sur la dyspraxie et j’ai beaucoup réfléchi. Je me suis rendue compte que je m’étais menti à moi-même en affirmant que l’équipe qui s’était occupée de moi m’avait mis en confiance. En fait, j’étais, surtout, influencée par la personne qui m’avait conseillée ce centre (spécialisé dans le haut potentiel). Dans les faits, j’ai, plutôt vite, ressenti un malaise lors de ma première visite à l’asbl. La psy qui m’a reçue ce jour-là était chaleureuse. Cependant, j’ai eu l’impression qu’elle essayait de me vendre du coaching, des conférences et un dépistage pour mon fils (50% des enfants ayant des parents hp sont hp aussi).

Après cette première séance, j’ai, tout de même, choisi de continuer le bilan. La raison? Cette asbl a bonne réputation et je me suis dit, comme il m’arrive souvent lorsque quelque chose ne va pas comme je le souhaite, que j’étais parano. J’avais aussi besoin de savoir. J’en avais marre d’être dans le doute.

La deuxième rencontre avec la psy (la même que la première fois) s’est bien passée.. J’étais assez en forme et le bilan m’a permis de confirmer mon fonctionnement.

Lors de la passation du test de QI, en revanche, tout a été plus difficile. La psy avec qui j’ai passé le bilan était une toute jeune fille de 25 ans, pas sûre d’elle. J’avais fait nuit blanche et une attitude défaitiste chez elle ne m’a pas aidée à rentrer dans le test. J’avais besoin d’être rassurée et elle n’a pas été en mesure de le faire. J’ai la sensation qu’avec quelqu’un d’autre, mon résultat aurait été différent. Je ne dis pas que j’aurais cassé la baraque si j’avais passé le test dans des conditions optimales mais au moins, je me serais sentie plus à l’aise.

Quant au diagnostic de dyspraxie, je ne m’y attendais absolument pas, et après visionnage de plusieurs vidéos, je peux vous affirmer que je ne le suis pas. Les gens souffrant de ce trouble ont beaucoup de difficultés dans leur vie de tous les jours pour écrire, se repérer dans l’espace (mauvais sens de l’orientation, se cognent partout), nouer leurs lacets, se verser à boire sans renverser, etc. Ce sont des difficultés que je n’ai pas. Les psys ont conclu que mes capacités intellectuelles avaient du compenser la dyspraxie mais je ne suis pas d’accord. Je pense qu’elles ont confondu dyspraxie et ralentissement psychomoteur du à l’insomnie et aux dégâts causés par les antidépresseurs sur mon cerveau. Dégâts que les professionnels de la santé sous-estiment malheureusement. Par ailleurs, j’ai également trouvé leurs conclusions du rapport assez hâtives. Elles sont parties sur des interprétations concernant des choses dont elles ne pouvaient s’être faites une idée en aussi peu de temps.

J’ai presque instantanément ressenti un soulagement lorsque j’ai découvert et visionné les vidéos de Catherine V.OS. Pour la première fois de ma vie, je me reconnaissais dans un profil et je pouvais donner un sens à beaucoup de choses que j’avais vécues.  Depuis leur visionnage, mon anxiété a facilement diminué de moitié et je ne pense pas que ce soit le fruit du hasard. Du bilan, au final, seule la  première partie m’aura apporté quelque chose. Je ne regrette rien mais je pense que si j’avais l’opportunité (et l’envie, le besoin) de repasser ces tests, je n’irai plus dans ce centre, mais plutôt voir un psy spécialisé, loin de la mouvance « haut potentiel ».

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Mère au foyer du 21ème siècle

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Je suis considérée comme une mère au foyer par la population. Je vais être claire: je ne me considère pas comme telle. En tout cas, je ne me sens pas concernée par l’image qu’en ont le commun des mortels et même beaucoup de mamans, d’elles-mêmes.

En ce qui me concerne, je suis devenue maman au foyer à cause de ma santé. Dans ma situation, le rôle de maman solo d’enfant en bas âge étant difficilement conciliable avec le boulot, c’est tout naturellement que j’ai choisi mon fils. En revanche, ma vie ne tourne plus pas, exclusivement, autour de lui et des tâches liées à la maison. Je participe à un atelier d’écriture, à un groupe de travail de maman solos dans l’optique de faire évoluer notre situation précaire vers un mieux, je vois mes ami(e)s, je lis, je vais au ciné, à des conférences, à mes séances de neurofeedback, j’ai ce blog et d’autres projets.

Je sais qu’il n’est pas sain de ne vivre que pour la maison et ses enfants. Je dirais même qu’en mon sens, réduire sa vie à ça (à moins d’adorer le concept, of course), constitue un facteur déclencheur du tant redouté burn-out maternel.

Ces derniers jours, j’ai vu passer pas mal d’articles sur le sujet des mamans at home,  et ils m’ont un peu chiffonnée, j’avoue. Je trouve que les gens et plus particulièrement, les femmes ont une image très réductrice de ce qu’est censée être leur vie de maman-qui-ne-travaille-pas. Nous sommes au 21ème siècle, merde! Il est temps que nous sortions du rôle-cliché. Nous avons des droits, des machines qui nous aident à la maison. Ce n’est plus pareil qu’à l’époque de nos grands-mères.

Alors je sais parfaitement que chaque situation est différente, que ce n’est pas pareil lorsqu’on n’a qu’un seul enfant et que la difficulté diminue le plus souvent avec l’âge des petits (un enfant de six ans est plus autonome qu’un bébé, forcément, on ne l’a plus toute la journée dans les pattes), etc, mais je voudrais faire passer le message aux mamans qu’elles ont le DROIT de s’occuper d’elles, qu’elles ont le DROIT d’avoir une activité-passion de 2/3heures/semaine en dehors de la maison (very important!!!), de voir leurs ami(e)s (avec ou sans les kids), de partir quelques jours sans la marmaille, de passer un peu le relais, etc. Pour être des mamans suffisamment bonnes, il est nécessaire de savoir déconnecter et de prendre du temps pour soi.

Je suis bien consciente du fait que les commères la société, les gouvernements ne nous aident pas, que rien n’est fait, dans nos pays, pour permettre à la jeune maman, qu’elle travaille ou pas, de s’épanouir. C’est à nous de chercher les solutions et de profiter de/se créer toutes les minis-opportunités possibles et inimaginables pour sortir de la maison et surtout, de cette conception de vie étriquée. C’est difficile mais c’est possible.

Vous avez le droit, les filles. Mettez-vous ça bien dans le crâne. Il n’y a pas un modèle de vie particulier à suivre. C’est à nous de nous créer celui qui nous convient. Lorsque nous en serons convaincues , nous commencerons à convaincre les autres…et les choses évolueront. J’en suis certaine.

La vie change en devenant maman au foyer mais elle n’a pas à s’arrêter …Nous n’avons pas à nous laisser bouffer par ce rôle, qui sera, de toute façon, provisoire, pour la plupart d’entre nous. #girlpower

mère-foyer-21-siècle

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La nouvelle technologie et moi

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Technologiquement parlant, la modernité et moi, ça a toujours fait deux.

D’ailleurs, chez moi, il y a juste une télé vieille de 9 ans d’âge, , le pc portable depuis lequel je vous écris, qui date de 2013, un vieux dvd dont je ne trouve même plus la télécommande, une chaine hifi et un appareil photo hyper basiques, une imprimante escargot et ah oui, mon téléphone.

En parlant de téléphone …jusqu’il y a peu, je me trimballais encore un mobile de 2010, un smartphone des débuts, avec un écran tout riquiqui, qui n’a jamais fonctionné correctement et qui, à un moment, s’était même mis à appeler mes contacts sans ma permission. Mais ça c’était avant parce que depuis un an, j’ai le top du top, un gsm de nouvelle génération (enfin, celle de l’année dernière) avec toutes les options incluses. Et vous savez quoi ? Il traîne, à peu près partout dans la maison. Je sais jamais où il est. Un peu comme l’ancien  mais en nouveau. Bah oui, c’est pas parce qu’on change l’extérieur, qu’on change l’intérieur. Une has been technologique reste une has been. Technologique.

Je ne me suis jamais demandée pourquoi j’étais comme ça. Toujours avec un train de retard à ce niveau-là. Après tout, ça ne m’a jamais empêché de réaliser quoi que ce soit. En fait, ça a plutôt tendance à frustrer d’autres personnes que moi (frérot, si tu passes par là ;-)) et je crois qu’en ce qui me concerne, c’est une question de choix.

Bah, oui, financièrement, je ne roule pas sur l’or et j’ai d’autres priorités que de m’acheter la dernière télé écran plat à la mode ou la plus sophistiquée des tablets. Je préfère voyager, me soigner, prendre soin de mon fils, boire un verre avec des amis ou encore, me payer un cinéma ou une place de théâtre.

Dans la vie , (je l’ai peut-être déjà dit) je privilégie les moments, les souvenirs, pas le matos. C’est tout, c’est comme ça et c’est quelque chose que j’aime en moi.

Et vous, quel est votre rapport à la technologie?

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Les questions casse-gueule du bonhomme

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N. est, maintenant, un petit garçon de 6 ans et des poussières. Un petit garçon qui grandit, qui apprend à la vitesse de la lumière, qui s’intéresse à peu près à tout et qui s’interroge sur la vie et son sens.

Depuis quelques temps, il nous étonne (surtout son père, ma mère et moi) avec des questions, pour le moins, incommodantes. Il revient souvent avec  la classique « mais, maman, je ne comprends pas, d’où vient la petite graine? » mais aussi « Si papa et toi, vous n’êtes pas ensemble, vous êtes quoi alors? » et la dernière en date « ça sert à quoi le mariage? »

J’avoue que je ne sais pas toujours ce qu’il convient de lui dire à son âge et il m’arrive de prendre mon temps pour réfléchir  avant de revenir  vers lui avec une explication (parfois, il a oublié sa question entre temps mais c’est rare). Dans tous les cas, je ne lui mens pas et je ne le laisse jamais sans réponse.

Pour ce qui est de la petite graine, son père (qui a trouvé une meilleure formule que moi) lui a, finalement, expliqué d’où elle venait mais n’a pas été plus loin dans son développement. Pour ma part, je lui ai parlé de l’utérus en lui expliquant à quoi il servait et en insistant bien sur le fait que seules les femmes en avaient un et que c’était la raison pour laquelle, les hommes ne pouvaient pas avoir de bébé(s) dans leur ventre.

En ce qui concerne, la relation que son père et moi, nous entretenions, cela a été facile parce que je m’y préparais depuis qu’il était bébé. Je lui ai fait savoir, qu’aujourd’hui après l’avoir haï pendant près de trois ans et avoir mis des litres d’eau dans mon vin, son paternel et moi, nous étions amis mais pas amoureux et que nous avions le plus beau  des petits garçons en commun. Pour qu’il intègre mieux notre réalité, j’ai ajouté que des parents qui ne sont plus amoureux (mais qui restent ensemble) se disputent souvent et que ce n’est bon pour personne. Il a approuvé du chef.

Quant au mariage, euh…j’ai, complètement, séché dans la mesure où personnellement et ça n’engage bien évidemment que moi, je ne comprends pas ce que le mariage apporte dans une vie de couple. Je n’ai pas d’exemple de mariage heureux autour de moi et je n’ai pas été de ces petites filles qui jouent à la princesse et qui rêvent de se faire passer la bague au doigt. J’ai toujours pensé que « vivre dans le péché » était bien plus romantique.  Enfin, pour ce qui est de la robe blanche et de la fête, je me suis toujours dit qu’avec tout l’argent dépensé, je pourrais m’offrir de beaux voyages à la place.  Non vraiment, je n’étais pas la personne idoine pour répondre à ce genre de question. Je l’ai donc renvoyé vers quelqu’un pour qui cet acte est important.

Et vous, vos enfants, quel genre de questions posent-t-ils? Trouvez-vous toujours facilement une réponse à leur donner?

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Ma dernière série coup de coeur: Merlí (rebaptisée #Philo en France)

Merli-série-coup-de-coeur

Je ne sais pas pourquoi mais ces dernières années, je flashe toujours sur des séries espagnoles (Polseres Vermelles, Mar de plástico, vis a vis, el Principe). Je pense être objective en disant qu’il y a vraiment de bons acteurs et de bonnes idées en Espagne et en mon humble avis, cette série que je vous présente aujourd’hui et qui comporte trois saisons, en est l’exemple parfait.

Mais d’abord le pitch: Merli, un professeur de philosophie âgé de 50 et quelques années, est affecté au lycée Angel Guimera (Barcelona). Son arrivée n’est pas du goût de tout le monde. Il met rapidement les élèves dans sa poche par son approche accessible et originale de la philosophie. Les autres enseignants n’apprécient pas sa façon d’agir. source

Juste que là, rien de très original ni de, vraiment, nouveau à l’horizon, mais alors pourquoi, j’ai tellement aimé Merlí:

  • Parce que Merlí Bergeron n’est absolument pas un prof comme les autres. C’ est le prototype même de l’antihéros avec, son air de chien battu, son physique impossible, sa façon de jouer avec les femmes, de dire ce qu’il pense même si ça dérange. C’est pas un gars commode au premier abord, si vous voyez ce que je veux dire. Pourtant , c’est ce même Merlí qui s’investit à fond pour ses élèves et qui n’est pas d’accord avec la plupart des gens qui pensent que l’adolescence est une phase idiote. Non, pour lui, les ados sont seulement « endormis » et son but est de le « réveiller » en leur enseignant à être critique , à ne pas se contenter, à se poser des questions, à remettre en question l’ordre établi et tout ce qui nous est enseignés. Il  est anti-bienséance.
  • Parce que dans cette série qui aborde des thèmes très actuels (lgbt, grossophobie, système de l’éducation, maladie mentale …), plusieurs personnages vont subir une véritable transformation et différents jeunes vont arriver là où on ne les attend pas. Tout ceci grâce aux méthodes peu orthodoxes mais tout à fait, efficaces du prof de philo.
  • Parce que les personnages ont des physiques « normaux », c’est à dire que contrairement à la plupart des séries américaines où on retrouve des gens qui ressemblent presque toujours à des mannequins tous droits sortis d’un défilé, ici les acteurs sont, comme dans la vraie vie, imparfaits.

Oui, vraiment, cette série vaut le détour et est à mettre, sans aucun doute, devant les yeux de vos ados.

Merlí-série-coup-de-coeur

 

 

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Le trou noir

 

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Pour être de meilleure humeur, il aurait fallu que je sois morte ! Vraiment, j’aurais difficilement pu me sentir plus mal. Toutes ces angoisses qui m’envahissaient, c’était insupportable. Et cette tristesse…Non, vraiment, je n’en pouvais plus, c’était trop.

J’étais comme paralysée et ne m’apercevait même plus du temps qui passait. Je ne songeais, de toute façon, qu’à dormir et aux heures qui me séparaient de la nuit.J’étais tombée dans un puits qui n’avait pas de fond.

Je me disais qu’il était impossible qu’un événement aussi mineur ait pu me mettre dans un état pareil. Et pourtant…Ma carapace avait volé en éclats, comme ça, sans crier gare. Du jour au lendemain.

Mon entourage  ne savait pas ce qui m’arrivait. En même temps, ça m’était égal que les gens sachent ou pas car à vrai dire, tout m’était égal et je doutais que rien ni personne sur cette Terre ne puisse m’aider un jour à sortir la tête de l’eau. Mais en fait, si, ma tête était hors de l’eau, même tout le corps. C’était plutôt comme si j’étais sur une barque et que, de toutes mes forces, je ramais … à contre-courant. Oui, c’est ça. C’est, exactement, la sensation que j’avais à ce moment-là.

Aujourd’hui encore, je ne sais pas comment je m’en suis sortie. Grâce au temps, peut-être, qui a fini par remettre les choses à leur place. Ou pas. Car vraiment, c’est un mystère. Un mystère que je me sois retrouvée aussi mal un jour et qu’à peine, quelques temps plus tard, sans aucune raison valable, je me lève un matin, les esprits et la joie retrouvés.

Texte de fiction écrit dans le cadre de l’atelier d’écriture auquel je participe. Devinerez-vous le thème?

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Le travail, c’est la santé …

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Pour moi, avant, le boulot, c’était comme pour tout le monde: un gros « C’est comme ça » On naît, on joue, on va à l’école, on bosse. C’était comme ça depuis la nuit de nos temps et je n’avais jamais réfléchi à la question.

Personnellement, j’ai été une excellente élève qui, n’avait presque aucun effort à fournir pour réussir. Et comme si ce n’était pas suffisant, je cumulais, en plus, le profil type de la « bosseuse » qui n’avait pas peur de mettre la main à la patte. C’est donc très tôt que j’ai commencé à enchaîner les petits boulots en plus de mes études (Premier job: peinture de fenêtres et de portes, c’est dire si j’étais motivée haha).

Ma première baffe, je me la suis prise, le jour où j’ai obtenu mon diplôme de traduction. Je ne savais absolument pas quoi faire.Je n’avais qu’une piste:  ne pas perdre 40 heures/semaine  dans un taf qui m’ennuierait à mourir ou dans lequel je ne me sentirais pas utile. Quarante heures pour moi, c’était significatif.

J’ai donc cherché mon Graal particulier. J’ai envoyé des tas de cv (genre 1000) pour les fonctions qui m’intéressaient, enchaîné des emplois horribles et/ou très mal payés (a.k.a Barcelona 2007) comme salariée, des formations et puis, je suis tombée malade (dépression).

Sous médicaments, je n’étais pas la même (physiquement et psychiquement)  et j’ai, par conséquent, pensé que la formule « traductrice-correctrice freelance »  à mon compte me siérait mieux. J’ai alors suivi des parcours d’intégration pour devenir entrepreneure, bénéficié  d’un coaching dans la maison de l’emploi de mon quartier, etc.

Au début, je n’ai pas eu de problème à trouver de contrats (en noir, cela va sans dire) mais j’ai vite remarqué le souci « paiement ». Ce n’est pas que les gens ne me payaient pas, comme je lis souvent, mais qu’ils me payaient des cacahouètes et trouvaient ça tout à fait normal (j’ai même eu droit à une maison d’édition qui voulait, en plus du livre que j’avais traduit pour eux trois mois auparavant, m’ajouter un supplément à traduire gratuitement!!!!).

Pour compléter ces contrats intéressants au niveau du contenu mais tout à fait foireux, au niveau financier, j’ai longtemps cherché un mi-temps . Je n’étais pas bien difficile mais les patrons prétextaient toujours que j’étais  surqualifiée, qu’ils n’acceptaient pas plus d’un bac+3 ou que j’allais m’ennuyer, pour ne me pas m’engager. Ma vie pro, c’était donc contrats foireux + chômage + cours (+stage) pour ajouter des cordes à mon arc, jusqu’au jour où je suis retombée malade (fin de sevrage) et que, finalement, j’ai été obligée de m' »asseoir » pour me pencher sur la question.

Les dix ans après  diplôme, en gros, j’ai compris que je les avais passés à culpabiliser. Cela n’avait rien de  normal, dans la mesure où, tout ce que j’avais fait, c’était chercher à m’intégrer de toutes les manières possibles et imaginables. J’avais fait des démarches, travaillé, étudié, accepté le tirage d’oreille (littéral) (quand j’étais étudiante), le harcèlement moral, les salaires de misères, le bore-out (ce mot n’existait pas à l’époque où je l’ai connu), les entretiens par téléphone, supprimé mon diplôme de mon cv pour avoir plus de chances, etc…Et tout ça pour quoi? Pour rien, pour me sentir comme une merde. Ma confiance en moi? Morte et enterrée. Mes seuls péchés? ne pas rentrer dans les cases et avoir une santé plus fragile. En résumé, il y a toujours eu quelque chose chez moi qui a fait que ça ne colle pas.

Mon sevrage catastrophique m’a éloigné (physiquement, psychologiquement, cérébralement) du monde du travail pendant deux années entières (j’étais trop mal) et lorsque la question de retrouver une nouvelle occupation professionnelle s’est reposée, j’ai senti que je ne pourrais plus jamais rentrer dans un parcours classique. J’étais, je suis dégoutée. J’ai aussi compris  que notre éducation (école+maison+ blablas politiques) fait que tous, nous vivons sans réfléchir, comme des moutons obéissants qui acceptent des choses inadmissibles. Tout ça, pour un salaire. D’ailleurs, pour la plupart, il est, tout à fait, inenvisageable d’imaginer une autre voie que celle du boulot qu’on n’aime pas mais qu’on fait quand même parce qu’on doit pouvoir payer nos loyers, nos factures et un poil plus, si on a de la chance .

Alors, je ne sais pas qu’elle est la trajectoire à suivre (je la cherche mais ne l’ai pas encore trouvée ) pour parvenir à sa juste place et gagner des sous (le nerf de la guerre, n’est-ce-pas?). Je sais juste que moi, ce n’est qu’à partir du moment et seulement du moment où j’ai été contrainte de me poser pour sauver ma peau et ne plus penser boulot que j’ai commencé à m’écouter et à me lancer dans des projets qui me plaisaient vraiment .

Je trouve ça triste qu’il faille en arriver là mais je me sens chanceuse d’avoir réussi à sortir de l’ancien schéma. Malheureusement, le problème suivant se pose: je vis dans un système en déclin mais toujours dominant, à l’heure actuelle, et je suis bien consciente qu’ à moins de gagner à la loterie (faudrait déjà jouer), il arrivera un jour (pas très éloigné) où je devrais me plier à certaines règles qui me rebutent pour pouvoir continuer à payer mon loyer, mes factures et un poil plus, si j’ai de la chance.

Je vais être honnête: je n’en ai pas envie et je ne me sens pas capable de retourner au point « galère ».

Alors, je reprends la formule du titre et j’ajoute: »Le travail, c’est la santé, peut-être, mais à ce prix-là, je n’y crois pas. Les projets qui nous tiennent à cœur, ne pas rester à rien faire, c’est la santé…mais se « prostituer » pour quelques euros? Non, vraiment, je n’y crois pas.

 

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Mot préféré: liberté

liberté, c'est quoi

Aujourd’hui, je vous propose un texte sur  mon rêve de liberté. Oui, un rêve car sérieusement, sommes nous libres? C’est un sujet auquel je réfléchis beaucoup. Depuis de nombreuses années, déjà. Et franchement, je ne crois pas que nous le soyons entièrement. Il y a toujours des obligations, des devoirs, des images auxquelles nous voudrions coller.

Alors, du coup, la liberté pour moi, ce serait:

« De pouvoir respecter mon propre rythme, m’écouter, sans me bousculer, sans me forcer, sans craindre les lendemains.

De ne plus dépendre des décisions d’un gouvernement cupide et un peu plus inhumain chaque jour.

De pouvoir choisir en me donnant le droit de changer d’avis, de bifurquer, si le résultat, finalement, ne me plaît pas.

D’arrêter de me poser des questions,

D’arrêter d’avoir peur.

D’oser, sans penser aux conséquences.

De me donner le droit d’être triste, lâche, désagréable, incohérente, inconséquente, politiquement incorrecte, fainéante, quelques fois.

De ne plus  tenir compte de l’avis des autres.

De ne plus avoir besoin de plaire.

De me sentir le droit d’aimer qui je veux comme je le veux.

De rester fidèle à moi, à qui je suis. De ne plus jamais avoir à jouer de rôle. « 

J’en suis arrivée là dans ma réflexion. Comme vous le voyez, il y a encore du boulot. Et vous, en ce qui vous concerne, quel est votre rêve de liberté?

 

 

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Ce sentiment de décalage

décalage

Lorsque j’ai fait la démarche du « test de QI », c’était dans un but précis : je voulais savoir si mon sentiment de décalage était du à un profil hp ou à mon parcours leucémie + galères.

Je me doute que tout le monde ne se lance pas dans cette démarche lorsqu’il ne se sent pas en phase avec le monde, les gens, l’univers bref, vous avez compris l’idée, mais en ce qui me concerne, ma façon de fonctionner s’accordait tellement à celle des personnes  surefficientes (j’en parle ici) que la question s’est imposée et m’a parue légitime à un moment.

Je me suis donc lancée dans l’aventure »dépistage hp » et entre temps, j’ai posé ici mon parcours et en posant mon parcours, j’ai tilté et, finalement, compris que, au vu de mon vécu, je ne pouvais pas me sentir en phase avec la société, avec ou sans QI très élevé. J’ai trop longtemps fait partie des exceptions, j’ai vécu trop de choses qui ne sont pas conventionnelles, qui n’étaient pas de mon âge et je dois me l’avouer, il y a pas mal de temps que je suis sortie du système. Je ne vois d’ailleurs pas comment, avec mes idées et mes « fragilités », je pourrais y rerentrer, mais je me rends compte, qu’il s’agit là d’un autre débat.

En écrivant ces mots, je prends aussi conscience du fait qu’il y a en moi une ambivalence très marquée. Il y a deux personnes à l’intérieur: quelqu’un de raisonnable qui voudrait se fondre dans la masse et être comme tout le monde, car elle se rend compte que c’est toujours plus facile, et une autre qui sait qu’il n’est pas sain de s’adapter à une société malade, qui est fière de son « originalité », de s’en être sortie jusque-là, malgré tout, et qui ne comprend pas les gens « normaux ».

Je sens que trouver ma place passera par l’acceptation complète et permanente de qui je suis, avec mes défauts, mes qualités, mes incohérences, mon passé et peut-être, cette ambivalence.  Ma distance avec la norme n’aura, je crois, alors plus grande importance. Y parviendrais-je? Seul la vie le dira. En attendant, je travaille pour. On verra.

 

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Le goût du bonheur

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Le bonheur, qu’est-ce que c’est?

C’est une question bateau, certes, mais une question légitime que l’on se pose tous à un moment ou à un autre. Souvent, quand il n’est pas/plus. Le bonheur, comment on le trouve? qu’on se demande alors.

Et si on le trouve, est-ce qu’il peut durer tout le temps?

Je pense que pour chacun, ça se passe pareil et différemment à la fois. On cherche tous plus ou moins la même chose et ce ne sont que les moyens pour y arriver qui varient.

Moi, qui a eu la leucémie, j’ai longtemps cherché à brûler la chandelle par les deux bouts, comme on dit. Rattraper le temps perdu, l’insouciance volée et m’évader dans des plaisirs éphémères. Je voulais accumuler les expériences en tous genres, tout le temps. Je ne me posais jamais ou en tout cas, pas longtemps car dans ma quête, il y avait un grand problème: je n’étais pas bien accompagnée, et comme je n’étais pas bien accompagnée, rien ne pouvait, sur le long terme, me satisfaire. Nulle part, je ne me sentais bien, à ma place,  et… ça a duré des années.

Un jour, vous le savez, j’ai été obligée d’appuyer sur « pause » et j’ai compris que le bonheur, pour moi, c’était, avant tout, des instants, des moments suspendus dans le temps, avec les gens que j’aime et avec qui je me sens le droit d’être moi-même. Des moments, pour la plupart, passés à discuter, à rire ou même à cuisiner. Des moments de paix profonde où tout, de source, semble couler.

Depuis, mon but est de les collectionner et j’en suis devenue accro. Seulement, je ne les cherche pas. Pas consciemment, en tout cas. J’ai simplement appris à les repérer lorsqu’ils surviennent et par dessus tout, à les savourer.

 

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Ma sensibilité confondante

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Je suis quelqu’un de très sensible , mais alors très sensible, sensible au point de faire peur parfois. Le souci, c’est que de ma sensibilité exacerbée, je n’en ai pris conscience qu’il y a quelques années et que je n’ai, vraiment, chercher à l’apprivoiser qu’il y a deux ans lorsqu’un amoureux que j’aimais beaucoup m’a quitté pour ça (oui, je sais, s’il m’avait aimée vraiment, il ne serait pas parti pour ça).  Avant, je pensais que tout le monde fonctionnait comme moi et je ne comprenais pas pourquoi personne, à part moi, ne le montrait jamais.

Pour que vous compreniez mon délire, je vais vous donner quelques exemples .

Depuis très petite, je peux écouter une chanson que j’aime 18 fois (non, pas 17 ni 20 mais bien 18). Je suis alors transportée. La musique prend possession de moi. Les paroles m’ensorcèlent. Mais alors, vraiment, littéralement. Et comme, je suis une amoureuse des mots, je ne vous dis pas les interprétations au premier degré.

Autre exemple frappant: le cinéma. Un film qui me fait peur, c’est les cauchemars assurés (bon, si je dors). Je deviens le personnage principal qui fait face aux multiples obstacles avant peut-être (souvent, quand même) de s’en sortir à la fin. Mais il n’y a pas que les films d’épouvante. Il y a aussi ceux comme La Liste de Schindler que j’ai vu à 13-14 ans et qui m’impressionnent beaucoup trop. Dans la série « films difficiles », il y a aussi eu « Into the wild », après le visionnage duquel, j’ai pleuré à grosses gouttes (non, non, pas à chaudes larmes, à grosses gouttes, je pleuvais) pendant plus d’un quart d’heure après la fin du film…Oh, et puis, Millon dollar baby. Je crois que je suis encore traumatisée 8-9 ans après l’avoir vu. Pour moi, le cinéma, c’est en partie du rêve, et dans ce film Clint (Eastwood) casse l’espoir. Je n’ai pas vu l’intérêt de faire un film sur la misère qu’on peut voir tous les jours aux infos (mais oui, je sais, il y en a plein d’autres des comme ça mais je ne les ai pas vus) …

Comme je vous le disais tout en haut; au début, je ne percevais pas ma propre sensibilité. Pour moi, c’était tout à fait « courant » de fonctionner comme ça (je ne savais même pas qu’il y en avait plusieurs des façons de fonctionner) et ce n’est que lorsque je me suis disputée avec ma (pseudo-)meilleure amie après 16 ans d’amitié et qu’elle me reproche ma trop grande sensibilité comme raison principale de notre déconvenue et …rupture amicale ( je ne le savais pas encore), que j’ai compris qu’il y avait quelque chose qui clochait. C’était il y a un peu plus de huit ans maintenant et j’avoue que cet épisode m’a, énormément, blessée, et que j’ai eu beaucoup de mal à me refaire des ami(e)s après ça.

C’est une histoire qui m’a titillée longtemps mais dont je n’ai rien fait jusqu’à il y a deux ans lorsque l’épisode avec le petit ami cité plus haut a eu lieu (avec lui, c’est la première fois que j’ai, vraiment, senti que les gens « lambadas » croyaient que j’allais me briser s’il me disaient quelque chose de blessant ou de déplacé).

Là, je me suis quand même dit « deux fois les mêmes reproches, c’est que, quand même, il y a matière à gratter ». Et c’est alors que je me suis souvenue d’une déclaration d’amour faite à mon « ancien » (il a pris ses distances après ça, haha) meilleur ami . Je n’étais pas amoureuse de lui et du coup, l’intensité de ma propre émotion pour sa personne me dépassait. Dans mon entourage, personne n’avait ce genre de « débordement ».

Je me suis lancée dans des recherches sur le sujet et c’est comme ça, qu’en décantant, petit à petit, et en voyant des vidéos, je suis arrivée jusqu’à la piste de l’hypersensibilité du haut potentiel. Tout ce que j’avais vécu  venait de quelque part et en aucun, ce n’était une tare ou un problème psychologique. Je n’étais pas câblée pareil, j’avais reçu une boîte à outils un peu différente et j’allais devoir apprendre à composer avec.

Ma découverte est assez récente, je ne peux donc pas dire que ma vie a beaucoup changé depuis mais au moins, je sais, maintenant, pourquoi chez moi, l’émotionnel est plus intense. Je suis mieux armée pour prendre du recul, me laisser moins envahir par ce que je ressens, et surtout, me dire que c’est « normal » si avec les autres, je ne suis pas toujours sur la même longueur d’onde.

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Traumatisée par les médecins

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Comme vous avez du le ressentir si vous lisez le blog, je ne suis pas très copine (et c’est un euphémisme) avec les docteurs depuis ma prise d’antidépresseurs (j’ai fait une rime haha). Je ne vous ai pas encore parlé de mon parcours catastrophique car j’attendais d’avoir pris suffisamment de recul par rapport à ce sujet. C’est chose faite.  J’ai compris que le moment était venu lorsque ma neurothérapeute (celle chez qui je fais mes séances de neurofeedback depuis quelques semaines) m’a demandé la raison de ma colère contre les médecins et que je n’ai pas ressenti une once d’émotion en lui résumant mon histoire.

Je tiens à préciser que si je vous en parle, ce n’est pas simplement pour vous raconter ma life (si vous me connaissiez IRL, vous remarqueriez vite que je ne suis pas du style à faire facilement des révélations), mais surtout, parce que, par les temps qui courent et les cas de plus en plus fréquents de burn-out et dépressions en tous genres, il me paraît important de prévenir et de témoigner des effets à long terme de ces médicaments. Effets qui, comme dans mon cas, peuvent perdurer bien au delà la durée du « traitement ».

Mais remontons à 2007, là où tout a commencé. En 2007, un vendredi d’octobre comme les autres, alors que je suis en train de me préparer pour aller au boulot, je fais une attaque de panique. J’avais, déjà, fait quelques crises d’angoisse (surtout, depuis l’obtention de mon diplôme) mais rien de comparable. Ce jour-là, je pense que je vais mourir et ne  comprends pas   ce qu’il m’arrive.

Je suis sur les premières marches de l’escalier qui mènent à la société pour/dans laquelle je bosse, lorsque la concierge de l’immeuble me trouve et décide, en voyant mon état, de  me conduire à un dispensaire (j’habitais à Barcelone) où l’on me fait prendre deux cachets pour me calmer. Ce sont des benzodiazépines. Ils n’ont aucun effet sur moi et du coup, j’atterris aux urgences psychiatriques de l’hôpital le plus proche de mon lieu de travail. Là, on me fait prendre du diazepam et je m’endors  (en vérité, je suis plus sonnée qu’autre chose). A mon « réveil », je suis calme et une psychiatre m’attends, pour  m’expliquer ce que j’ai eu et me dire que j’ai sûrement de gros problèmes, dans ma vie, pour en être arrivée là. C’est bateau, la façon dont je le dis, mais en vérité, à ce moment-là, elle avait bien résumé la situation. Le hic, c’est que ce médecin me prescrit une boîte de diazepam (valium), à prendre trois fois par jour, sans me dire ce que c’est et moi, naïve comme je suis, je prends les comprimés.

Je crois que je dois en avoir pris pendant une semaine, un truc comme ça, avant de faire le lien mon état (je suis abrutie, j’oublie tout)- médicament et arrêter. Forcément, vous allez me dire, si tu prenais du valium…Sauf que je n’avais aucune idée de ce que je prenais. J’ai suivi la prescription et ne me suis pas posée de questions.

Consciente que mon état ne s’améliore pas (je fais toujours des attaques de panique, même si moins intenses), je prends rendez-vous avec le médecin généraliste du centre de santé le plus proche de chez moi. Au bout de cinq minutes de consultation, ce même médecin qui me voit pour la première fois, me met sous antidépresseurs.

L’antidépresseur qu’elle me prescrit  manque, de peu, de me tuer. J’ai des effets secondaires horribles: des douleurs insupportables aux jambes et aux bras, surtout au repos. A ce point  insupportables que, si un ami n’était pas venu à ma rescousse, une nuit où ma douleur dépassait de loin le seuil du supportable, je ne sais pas ce que j’aurais fini par faire pour les faire partir.

Le médecin, quand je lui parle de ces effets me dit que c’est impossible et qu’en fait, le problème, c’est que je ne veux pas me soigner. Je ne l’écoute pas, j’arrête et « oh miracle », les douleurs cessent. Adeu Barcelona.

De retour en Belgique, je plonge dans la dépression. J’ai  toujours des AP et m’enferme de plus en plus chez moi.

Je cherche de l’aide, consulte un psychiatre, qui, d’emblée, veut me prescrire de nouveaux antidépresseurs. Moi, je ne veux plus de « ça » après mon expérience barcelonaise. Je le lui dis et c’est alors qu’il me balance un argument imparable: « Il est possible que vous vous en sortiez, mademoiselle (à l’époque, on m’appelait encore mademoiselle) « sans », mais ça prendra beaucoup, beaucoup plus de temps ». Non seulement, il met en doute le fait que je puisse m’en sortir « sans » mais en plus, il insiste sur le temps colossal que ça prendrait. Désespérée, je cède.

A nouveau, j’ai des effets secondaires épouvantables. Cette fois, c’est mon anxiété qui monte au plafond et qui me plie en deux (littéralement). Dans ce cas, les symptômes  finissent quand même par baisser au bout de trois semaines.

En revanche, au niveau de ma dépression et de mes attaques de panique, je ne ressens pas d’amélioration avec ces antidépresseurs. La réponse du psychiatre, quand je lui fais part de cette information: « Faut attendre que le médicament fasse effet ». Oui, au bout de deux semaines, je veux bien, mais après trois mois ? J’arrête mes consultations chez lui mais continue le traitement dans la mesure où j’ai quand même appris entretemps qu’on ne peut pas arrêter ce genre de choses du jour au lendemain.

Ils ne me font , tellement, pas fait effet qu’un an plus tard, alors que je les prends toujours, je connais un nouvel épisode dépressif aigu à cause d’un gros chagrin (pas besoin de vous faire de dessin). C’est là que mon médecin traitant de l’époque (je n’ai plus de médecin traitant à ce jour) me prescrit les antidépresseurs que j’ai arrêté il y a trois ans. Ceux-là, j’accepte de les prendre, sans rechigner, tellement je suis épuisée de me trouver dans ce qui me semble être un gouffre. Bien sûr, je lui demande s’il y a des effets secondaires. Question, à laquelle il répond « oui, comme pour tous les médicaments mais ils ne sont que transitoires ».  C’est cela oui

Je passe donc d’un antidépresseur à un autre et rapidement, je ressens une différence. Au bout d’une petite dizaine de jours, je sens mon esprit s’apaiser, mes idées noires s’éloigner et mon sommeil s’en aller, car oui, mon moral va mieux mais j’ai arrêté de dormir. Je fais part de mon insomnie au médecin et il me dit que ce n’est pas le médicament mais ma dépression, la responsable de mon insomnie. Il m’ajoute un deuxième antidépresseur pour le sommeil. On était début 2009, on est février 2018 et entre les deux, je ne dois pas compter plus de quelques nuits de sommeil réparateur par an. Difficile à croire ? Je ne vous le fait pas dire.

Je perds donc mon sommeil, je perds 10kg sans rien faire et ma mémoire commence à s’effriter.

Début de sevrage, janvier 2013. Fin de sevrage avec symptômes horribles, mars 2015 et entre temps, des médecins qui, sans me connaître, tentent soit de me faire continuer, soit de me faire prendre d’autres choses. La quatrième dimension, je vous dis.

Avec le recul, je me rends compte à quel point ces médicaments peuvent être dangereux. Dans mon cas, il y a l’insomnie, la perte de poids, l’angoisse qui diminue en intensité mais pas en quantité, sans parler des nouvelles « sensibilités ». Je deviens photophobe (je ne supporte plus les grandes intensités de lumière) et j’ai des douleurs dans tout le corps dès le réveil. Par ailleurs, il faut aussi savoir que les antidépresseurs inhibent la production d’endorphines, ce qui fait que les émotions se retrouvent  émoussées et les sens endormis (je n’ai plus écouté de musique pendant sept ans). Il n’y a plus de grandes peines mais plus de grandes joies non plus. Et comme vous ne ressentez pas grand chose, vous ne résolvez pas les soucis à l’origine de votre dépression/anxiété. Super programme.

Aujourd’hui, ce qui continue à me choquer, scandaliser, interloquer et que je dénoncerais toute ma vie, c’est l’attitude de nombreux médecins, imbus d’eux-mêmes, qui masquent leur impuissance en prescrivant ces substances à n’importe qui (dès qu’une personne exprime qu’elle est un peu déprimée), n’importe comment (comme des bonbons), sans suivi , sans accompagnement, en ne mentionnant pas les alternatives possibles et/ou en ne prenant jamais en considération les remarques du patient quant à l’effet de ces substances. Si je pouvais, je collerais des procès à tous ces pseudo-professionnels.

C’est horrible de ne pas pouvoir faire confiance en qui est supposé vous soigner. Horrible de ne plus prendre aucun médicament l’esprit tranquille. Horrible d’être cataloguée par nombreux médecins, comme quelqu’un de qui on ne peut pas se fier parce qu’un jour, vous avez souffert d’une dépression et/ou d’anxiété. Je ne sais pas si vous me comprenez.

Maintenant, cela fait presque trois ans que j’ai arrêté mes antidépresseurs de malheur et je n’ai aucunement l’intention d’en reprendre. J’ai mis toutes les chances de mon côté, j’utilise toutes les alternatives possibles et inimaginables et le seul effet qui perdure en ce qui me concerne c’est l’insomnie. Une insomnie handicapante, certes, mais bien moins que tous les problèmes cités plus hauts. Je suis « moi » avec mes défauts/mes qualités  maintenant et plus une version fade de ma personne.

Si vous n’avez pas tout compris ou avez besoin d’un éclaircissement, n’hésitez pas à me poser vos questions.

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La fille qui avait un QI incalculable

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La fille qui avait un QI incalculable, ben oui, c’est moi. Et oui, … c’est possible. A cause d’une disparité trop grande entre deux  indices due  à mon état de santé et d’un souci que j’ai découvert grâce à ces tests et dont je vous parlerai plus bas dans l’article.

Alors, le test, comment c’était? Il faut savoir que passer le test, normalement, ce n’est pas juste « je me rends chez quelqu’un qui me fait faire des QCM, je les remplis, j’ai les résultats et je me casse ». Non, en fait, dans le centre où je me suis rendue, le bilan se fait en quatre rendez-vous distincts.

Le premier, pour l’anamnèse avec le psychologue spécialisé.

Le deuxième, pour le bilan qualitatif.

Le troisième, pour le bilan quantitatif ou test de QI (si vous préférez) avec un deuxième psy.

Le quatrième, pour les résultats.

En ce qui me concerne, les deux premiers rendez-vous se sont très bien déroulés. Le but du premier était de retracer mon histoire ( dans les grandes lignes) par rapport au prisme du haut potentiel.

L’objectif du deuxième, de me faire passer le bilan qualitatif pour vérifier mes hyperstimulabilités émotionnelles, intellectuelles, imaginatives, sensorielles et psychomotrices (correspond à des réactions extrêmes en réponses à des stimuli internes et externes) et dont les résultats en ce qui me concerne allaient dans le sens de la zébritude.

A la fin de ces deux premiers rendez-vous, la psy  m’a dit qu’elle était, pratiquement, certaine que je faisais partie de la famille des zèbres et était persuadée, toujours selon ses dires, que j’allais cartonner aux tests de QI.

Malheureusement, la nuit avant les tests, je n’ai pas dormi et pour couronner le tout, j’avais la crève.

En commençant le premier exercice (à savoir les cubes, pour ceux qui sont familiarisés avec ce genre de tests), j’ai, directement, compris que ça n’allait pas aller. J’étais incapable de me concentrer, de retenir quoi que ce soit et  je l’ai, complètement, foiré. Chose qui ne m’a pas mise en confiance pour la suite. La psy m’a alors proposé de reporter le rendez-vous mais j’ai refusé parce qu’il y a très peu de nuits où je dors bien et je ne sais pas quand elles vont tomber. Reporter ne servait donc à rien.  J’ai continué comme j’ai pu et suis, finalement, ressortie de là, dépitée, déçue et frustrée. Je savais que dans de bonnes conditions, j’aurais été capable de beaucoup mieux faire.

En allant chercher mes résultats hier matin, je ne m’attendais pas à la surprise que j’allais recevoir. J’hésitais entre un QI incalculable ou celui de Forrest Gump, mais jamais, je ne me serais doutée de ce que la psy allait m’apprendre, à savoir que je souffrais de dyspraxie: un trouble spécifique du développement moteur, présent dès la naissance, qui se caractérise essentiellement par un dysfonctionnement du développement de la coordination motrice et qui n’est pas causé par une sous-efficience intellectuelle ou une affectation neurologique spécifique congénitale ou acquise. Généralement, ce trouble serait compensé par de grandes capacités intellectuelles.

Dans mon cas, il se traduit par une maladresse:

  • lorsque je traverse la rue (j’ai souvent l’impression que les voitures sont plus près qu’elles ne le sont en réalité et qu’elles foncent sur moi),
  • lorsque je descends certains types de marche (il m’arrive souvent d’en rater une et je m’accroche instinctivement aux rambardes beaucoup plus souvent que la majorité des gens de peur de tomber),
  • lorsque j’apprends des pas de danse (j’ai besoin de beaucoup plus de temps que les autres et l’apprentissage vient par déclic),
  • lors de l’exercice des cubes cité plus haut (j’avais un problème avec la profondeur, j’avais le « vertige »),
  • etc.

J’avoue que je suis en pleine découverte. J’avais déjà entendu le terme « dyspraxie » mais je n’avais pas creusé plus loin, dans  la mesure où je ne savais pas que cela me concernait. Je vais donc m’arrêter là pour cet article et revenir avec de nouveaux éléments lorsque j’en saurai plus.

Enfin, quoi qu’il en soit et malgré ce diagnostic « incertain », je crois que j’ai bien fait de passer le bilan. Il m’aura permis d’avancer un peu plus dans mon cheminement personnel. Je ne suis pas d’accord avec toutes les conclusions tirées par l’équipe de psychologues mais je les ai sentis bienveillants et pro.

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Mes deux premiers articles sur le sujet de la douance, c’est ici et

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Parce que #metoo

harcèlement petite fille

J’ai 6,5 ans. Je suis en première primaire. Je sais lire, écrire et compter. Je n’ai rien à faire en première primaire. Pourtant, on m’y laisse et le harcèlement commence.

Je suis joyeuse et naïve et je préfère la compagnie des garçons. Je m’entends mieux avec eux. Nos rapports sont plus naturels et j’ai confiance (je n’ai aucune raison de ne pas avoir confiance. Nous ne sommes que de jeunes enfants, après tout).

Un jour de janvier, l’un d’entre eux m’attire dans un coin de la cour et d’autres nous suivent. Pour m’embrasser, me toucher, me peloter. Je me débats, je ne veux pas de tout ça. Je le rappelle, nous avons 6 ans à peine lorsque ça commence, 7 lorsque ça se termine.

Le jour où je réussis à m’extirper de leurs griffes, je cours chez la maîtresse et en me voyant aussi apeurée, elle me demande ce qu’il s’est passé. Je ne veux pas lui raconter. Je suis submergée par un sentiment de … honte. Honte de quoi ? Je ne sais pas, je n’ai rien fait de mal. Le pire c’est que lorsque aujourd’hui, je me rappelle ces faits, le même sentiment m’envahit et je ne sais pas plus expliquer pourquoi. L’éducation que j’ai reçu en tant que fille y est sans doute pour quelque chose mais dans quelle mesure, je ne sais pas.

Pendant des mois, ces garçons dont je ne me souviens ni du visage, ni du prénom, ni du nombre ont joué le même jeu. Pendant des mois, je n’ai rien vu venir. Pendant des mois, les profs n’ont rien remarqué. Moi qui pensait qu’elles étaient là pour surveiller, je me suis bien gourée. Papoter entre elles, c’est ce qu’elles faisaient la plupart du temps. Ah oui, et crier, parce que ça, elles aimaient bien.

Mes souvenirs sont vagues, faut pas croire car 30 années sont passées et que j’ai oublié, refoulé pendant longtemps. Mon premier flash des agressions, puisque oui, c’est bien de cela qu’il s’agit, je l’ai eu à 19 ans, lorsque ce joli garçon métisse (moitié réunionnais-moitié espagnol, olala) par lequel j’étais attiré a essayé de m’embrasser et que je l’ai repoussé violemment. Pourtant, j’étais déjà sortie avec quelqu’un. Je n’étais pas très expérimentée, certes, mais ce n’était pas la première fois. Je n’ai pas compris pourquoi sa « tentative d’embrassade » a fait remonter ses souvenirs. Peut-être était-ce du à son insistance ou l’impression que même si j’en avais envie, quelque part, je me sentais forcée. Ce jour-là, j’ai compris pourquoi mes rapports avec les garçons étaient devenus si compliqués. Parce que oui, entre temps, ils l’étaient devenus et un sentiment de méfiance m’accompagnait depuis des années, sans savoir pourquoi.

Est-ce que j’en ai parlé ? Non ou peut-être à ma meilleure amie de l’époque mais alors brièvement. J’avais tellement honte, n’est-ce-pas ?

Ce n’est qu’à l’aube de ma 35ème année que, finalement, j’ai osé m’ouvrir sur le sujet. D’abord à ma mère. Puis, à ma psy. Ou inversement, je ne sais plus. Toujours persécutée par cette honte mais quand même, en me disant que si ça revenait à ma mémoire de temps à autre, c’est que ça devait avoir son importance.

La semaine passée, j’ai vu un film sur le harcèlement sexuel en entreprise et j’ai pris conscience du fait que c’était, exactement, ça que j’avais subi à six ans. Six ans, j’ai encore du mal à l’envisager, même si c’est à moi que c’est arrivé.

Ensuite, il y a eu les accusations contre ce producteur, les langues qui se sont déliées et j’ai compris que je n’étais pas seule, que presque toutes ou en tout cas, on était des millions (milliards?) à avoir subi ce genre de choses et/ou pire encore. Mon malaise n’a pas disparu mais je me suis, enfin, sentie le droit d’en parler. Voilà, pourquoi, je le fais ici et maintenant.

Celle-ci est mon histoire la plus dramatique sur le sujet, mais, comme la plupart des filles/femmes, j’en ai subi bien d’autres, moins graves et auxquelles je ne ferais pas allusion (parce qu’autrement, on en finirait jamais).

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Plus vite, plus vite, tu es lent comme un escargot …

Je lui ai parlé. Je lui ai dit qu’il y avait des fautes, que la prof allait barrer des trucs. Il a dit ok. On a convenu que c’était comme ça qu’on apprenait, en faisant des erreurs. Alors il s’est calmé.
On s’en fout (passer moi l’expression mais c’est une mère en colère qui parle) si ça leur troue le cul qu’il se trompe, on s’en fout si elles le trouvent lent.
C’est pas lui qui est lent, c’est le système qui est anormalement, infernalement rapide. Je veux pas de ce système pour mon fils.
« Nadie nace aprendido » qu’on dit dans mon pays (d’origine). « Personne ne nait en sachant », quoi. Sinon, ça sert à quoi l’école?
Lui, il sait pas et il apprend. Si ça les fait chier (je suis vulgaire, aujourd’hui), tant pis pour elles. Si elles le font redoubler, tant pis. C’est débile mais tant pis.
On va pas se rendre malade pour ça. L’avenir, c’est pas aujourd’hui. Le futur, c’est le futur et moi, je préfère l’y préparer en faisant en sorte qu’il soit heureux au présent.

Mon fils va dans la même école depuis le début de sa scolarité. Il est en immersion néerlandais-français depuis sa 3ème maternelle et ça ne se passe pas bien. Cela ne se passe pas bien car avant même d’avoir commencé, il a été catalogué et que les maîtresses restent campées sur leurs positions. Le petit a beau progressé dans tous les domaines et faire tout et n’importe quoi, ce n’est jamais bon.

Depuis le début de sa première primaire en septembre, elles n’ont cessé de nous harceler à coup de petits « mots doux » sur ses travaux. Elles insistent sur une lenteur imaginée, sur une autonomie impossible à avoir à son âge. En conséquence, nous leur avons écrit un mot à notre tour, où nous leur demandons de cesser cet acharnement et nous avons lâché prise.

Nous veillerons à ce que l’année scolaire se passe au mieux mais ce sera la dernière au sein de cette école. . Ce sera dur d’en trouver une bonne, qui s’adapte à notre façon de vivre et de voir la vie mais j’ai la foi. Nous y arriverons.

 

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Gifted

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Synopsis : Un homme se bat pour obtenir la garde de sa nièce, qui témoigne d’un don hors du commun pour les mathématiques.

Avis: J’ai aimé le film mais cette focalisation (encore!) sur les maths m’a, passablement, énervée. Je crois que c’est, fortement, à cause de cette confusion entretenue, depuis-on-ne sait-quand, que la plupart des gens ont une conception, totalement, faussée de ce que la douance représente.

J’ai trouvé la partie sur l’injustice très bien développée. On nous montre au travers d’un exemple frappant (c’est le cas de le dire) que Mary ne la supporte pas. Pareil pour le mensonge, tout à fait, inconcevable à ses yeux.

J’ai adoré certaines remarques de son oncle « J’ai peur de gâcher sa vie en voulant lui faire vivre une vie normale mais je ne veux, surtout, pas qu’elle finisse comme sa mère », alias sa sœur.

J’ai aussi trouvé super intéressante la scène où il se fâche parce qu’elle n’a pas respecté leur contrat de ne revenir que samedi midi, après avoir dormi chez la voisine. Le vendredi soir, c’est le seul moment de la semaine où il quitte temporairement son rôle de tuteur. Le seul soir où il déconnecte. Moment qui nous rappelle notre statut d’humain. Le message:  « Je t’aime mais la situation est compliquée et sans ces moments à moi, je n’y arrive pas ».

Enfin, ce film nous montre que « génies » ou pas, les enfants restent des enfants et qu’ils ont besoin d’une vie adaptée à leur âge. Ce n’est pas parce qu’un enfant aime apprendre et étudier qu’il se réduit à ça. Un enfant a des besoins d’enfants. Point barre.

Dommage donc pour la focalisation, ô combien, erronée sur les maths.

Note: 8/10

Autre chouette film sur le sujet: Carrie Pilby

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Etre atypique

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J’aime ne pas être comme les autres. Voilà, c’est dit. Être différent, ça dérange. Aimer l’être, je n’ose imaginer. Mais tant pis, j’assume et je le clame haut et fort.

Par le passé, j’ai subi des remarques du style: « tu fais toujours exprès de te démarquer »…mais la vérité, c’est que c’était inconscient et que ça l’est, sans doute, encore aujourd’hui.

Des événements et une particularité de fonctionnement m’ont conduite à le devenir. Et puis, si je n’ai pas les mêmes goûts que les autres, je ne vois pas où est le problème.

Pendant les vacances, j’ai été heureuse de faire un road-trip en Allemagne et en Autriche (avec mon fils et mon ex !) plutôt que d’aller en France, en Espagne et de « retourner chez moi », comme la plupart des gens que je connais. Sur la route, j’ai aimé me retrouver au milieu de voitures avec des plaques suisses, bulgares, tchèques, autrichiennes, croates. Je me suis sentie à ma place. De toute façon, je ne comprends pas pourquoi on cherche toujours à opposer les choses. Je n’ai rien contre les gens qui vont à Marbella ou dans les Cévennes, mais ça ne me fait pas rêver. C’est tout.

Je n’aime pas les étiquettes, parce que les étiquettes (qui deviennent de plus en plus grandes au fur et à mesure que la qualité du tissu diminue), c’est pour les vêtements. Personne (à moins d’être un assassin ou un politicien corrompu jusqu’à la moelle) ne devrait  avoir honte de ce qu’il est.

En fait, à travers ce modeste blog, c’est simple, je voudrais transmettre l’idée qu’être différent de la plupart des gens n’est pas quelque chose de mauvais. Ce n’est pas quelque chose de négatif. Ce n’est pas mieux ni pire, c’est juste différent et il ne faudrait pas le voir autrement.

En plus, je crois qu’on est de plus en plus nombreux à ne pas se retrouver dans la masse. Alors?

Voilà, c’est tout. Bienvenue dans mon univers.