Ole, Fernando !

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Pas plus tard que mardi (déjà mardi?), je suis allée voir en compagnie de mon petit cinéphile de fils (oui, à priori, les dessins animés, ce n’est pas pour moi), le film Ferdinand, mettant en scène des taureaux de combats.

Synopsis: Ferdinand est un taureau au grand cœur. Victime de son imposante apparence, il se retrouve malencontreusement capturé et arraché à son village d’origine. Bien déterminé à retrouver sa famille et ses racines, il se lance alors dans une incroyable aventure à travers l’Espagne, accompagné de la plus déjantée des équipes ! source

Mon avis: j’ai été très agréablement surprise par ce film. J’avoue, j’avais vu que les critiques étaient plutôt bonnes, voire très bonnes, mais je ne me doutais pas que j’allais autant me marrer.  Cependant, ce n’est pas la seule raison pour laquelle j’ai aimé ce dessin animé. En fait, Ferdinand est un taureau atypique (ou pas!) qui aime les fleurs (d’ailleurs, dans la première scène, il apparaît, encore taurillon, avec un petit seau accroché à la gueule pour arroser une jolie fleur rouge) et qui refuse de se battre. Il n’en voit pas l’intérêt. Le truc c’est qu’il est à l’image du gars que tout le monde aime bien. Il est sympa, authentique, pur, naïf (comme les enfants). Il n’essaye pas de rentrer dans le moule que les hommes et autres animaux veulent lui imposer.Enfin, il y a l’Espagne (évidemment). J’ai bien reconnu Ronda (Málaga) et Madrid.

Par conséquent, si vous ne savez plus quoi faire de vos enfants pendant ces vacances ou que vous avez envie de les emmener voir un film, mais ne savez pas lequel, un seul conseil: allez vite découvrir Ferdinand !

 

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Zèbre ou pas? Le doute plane

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Je ne me suis jamais sentie bête (à part pendant mes études supérieures) mais je ne me suis jamais prise pour Einstein non plus.  L’image de la douance renvoyée par les médias étant ce qu’elle est, à savoir, celle de génies telles que Einstein,justement, je ne me suis jamais posée la question de savoir si j’étais un haut potentiel ou pas.

Et puis, par un concours de circonstances (ou pas), il y a environ trois ans alors que je me retrouve mêlée dans un débat politique (bon, politique de comptoir, hein)  dont facebook a le secret, je me fais interpeller par un gars:

Lui: « je t’ai reconnue ».

Moi: « ah bon, on se connaît? Ta tête (celle de son profil) ne me dit rien pourtant »

Lui: « non, c’est pas ce que je veux dire. Tu es zèbre. C’est ça que j’ai reconnu en toi »

Moi: « euh, non, je suis humaine (vous l’avez compris, je ne voyais pas où il voulait en venir).

On parle un peu et il me conseille de lire l’ouvrage »Trop intelligent pour être heureux » de Jeanne Siaud-Facchin. Je le loue à la bibliothèque (ben oui, je n’ai rien à perdre) mais ce livre ne me plaît pas. Je traverse une phase très compliquée et je sens que cette auteure décrit une grande dépression et pas ce que je rattache, moi, à de la douance. Non, ça ne peut pas être ça la surefficience. Non, je ne veux pas en être. Non, ça m’enfonce plus qu’autre chose, vraiment, je préfère laisser tomber.

L’année suivante, donc en 2016, c’est une docteure nutritionniste holistique chez qui je me rends pour apprendre à manger qui me conseille la lecture de « Je pense trop » de Christel Petitcollin. Je lis les cinquante premières pages, je me reconnais dans le mode de pensées et puis, sa lecture finit par m’ennuyer (je le trouve très répétitif) et je laisse tomber à nouveau. Je ne vois toujours pas ce que ça pourrait changer à ma vie de savoir que je le suis.

Enfin en 2017, je tombe sur les vidéos de Catherine VO.S (voir lien dans la page « ressources bonheur« ), une psy qui traite du sujet et là, bam, la grosse claque, je me reconnais totalement…Elle parle d’hypersensibilité, d’arborescence, de sentiment de décalage, …mais cette fois, de façon positive. Elle est hp, elle-même, elle semble savoir de quoi elle parle. Là, c’est la révolution dans mon petit monde, je cherche à aller faire des tests,  je m’inscris sur un forum spécialisé, je lis encore plus de livres, cherche encore plus de témoignages-vidéo, passe ma vie sous un nouveau filtre, me pose des questions sur le petit.

Je prends alors rendez-vous chez une psy pseudo-spécialisée mais le courant ne passe pas et je commence à me (re)dire (oui, c’est une constante) qu’à mon âge, de toute façon, ça ne me sert plus à rien de me faire « diagnostiquer » dans la mesure où ma vie est plus ou moins « faite ». Je décide, tout de même, de continuer à creuser pour mon fils, étant donné ses difficultés à l’école et ses  centres d’intérêt et préoccupations différentes des autres enfants de son âge. Je ne vais, cependant, pas jusqu’au bout de ma démarche. Non car après une rentrée et une moitié de premier trimestre très compliqué en primaire, il a l’air d’aller beaucoup mieux. Je préfère, par conséquent, surveiller et attendre encore un peu.

En revanche, en ce qui me concerne, j’ai, finalement, pris rendez-vous, dans un centre spécialisé. A partir du moment où j’ai vu les vidéos citées plus haut, je n’ai plus réussi à vivre et à considérer mes relations avec les autres, comme avant et passer les tests est devenu un besoin.

Maintenant, si je me goure, complètement, et que je découvre que je ne suis pas sur-efficiente, va savoir comment je réagirais. Je sens qu’une réponse positive m’apaiserait et qu’une réponse négative ne me ferait pas du bien car cela voudra dire « rester sans réponse » par rapport à une différence que j’ai toujours ressentie, sans pouvoir y mettre les mots.

Je passe les tests début 2018. D’ici là, il faudra prendre mon mal en patience.

Suite, au prochain numéro donc …

Surefficience, douance, hp, zèbre = quatre mots qui veulent dire la même chose 🙂

 

Six

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Nicolas, aujourd’hui, ça fait six ans que tu es là. Six ans que je me suis réveillée un peu « mouillée » en pleine nuit et que je me suis dit que le moment était peut-être venu … Tu sais, il m’est très difficile de te décrire parce que l’émotion me prend, me tord et que rien de correct ne me vient.

Comment exprimer en quelques phrases ce que tu représentes ? Je ne sais pas comment les autres mamans font. Pour moi, ce que je tape, j’écris, n’est jamais assez juste pour dire à quel point ta venue au monde, tes premiers pas m’ont bouleversée, transformée, obligée à re-pousser mes limites au delà de ce que jamais, je n’aurais pu imaginer. Je ne sais pas comment on le dit pour que ça fasse joli.

Comment communiquer que je m’améliore, je me révèle parce que tu es là, parce que tu es ma boussole, mon moteur, ma douce folie et mon plus grand défi (oui, tout ça, à la fois) ?

Je pourrais passer des heures à parler de ta façon d’être au monde, de ta manière de mettre la main à la pâte, raconter ton rire, tes farces, tes actes, l’intensité de tes »je t’aime maman » au réveil mais … ça ne serait jamais suffisant.

Je pourrais passer des jours à dire ta gentillesse, ta tendresse, ta sensibilité mais … personne d’autre ne verrait ce que moi je vois.

Je pourrais aussi expliquer tes jeux, tes danses, tes discours à Georges, ton attachement à Fluny mais … peu de monde comprendrait , alors je préfère garder tout ça pour nous et simplement te souhaiter un merveilleux anniversaire, mon poussin.

Six ans, tu as, aujourd’hui et moi, après tout ce temps passé ensemble, je n’en reviens toujours pas que tu sois dans ma vie. Merci d’être là, mon cœur. Merci d’être toi.

Ta maman qui t’aime.

 

 

Lille pour contrer la déprime hivernale

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Jeudi soir, je me sens déprimée. Ma semaine a été plutôt difficile et j’ai besoin de changer d’air. Je demande à l’une de mes meilleures amies si elle a envie  de faire une virée à Lille (la ville à l’étranger où on arrive le plus rapidement depuis Bruxelles, je crois) ou ailleurs. Elle est d’accord mais avec sa crève, elle ne sait pas si ce sera possible. Je lui dis: « ok, tu vois comment ça évolue et puis, tu me dis quoi ». Elle me répond: « ok ». Vendredi matin arrive et  elle me sort: « Bon, on se casse? Je m’achèterai du sirop sur le chemin (c’est pas tout à fait exactement ce qu’elle a dit mais tout à fait ce qu’elle a voulu dire (je la connais depuis belle lurette et sais comment elle pense)) »

On regarde donc pour réserver et je ne sais par quel hasard, j’atterris sur le site de la compagnie Flixbus. De toute ma life, je n’ai jamais pris de car chez eux et je ne sais pas ce que je dois en penser. Je vois le prix pour un aller le samedi 16 décembre à midi et  manque tomber de ma chaise (ok, de mon fauteuil sur lequel je suis à moitié étalée en pyjama alors qu’il est 10h du matin): 6€ par personne . Waouw, je préviens mon amie.

De son côté, elle a regardé pour le tgv mais les horaires-aller ne sont pas compatibles avec ma vie de maman et c’est sans grande surprise, bien plus cher même si trois fois moins long.  On décide alors de couper la poire en deux. Ce sera l’aller en car et le retour en train tgv sncf pour un prix de 19€ . Total: 25€ par personne, donc. On réserve directement (parce que si on attend, vu mon moral, je risque de changer d’avis et puis parce qu’on est vendredi et que notre virée c’est le lendemain qu’elle est censée avoir lieu).

J’avoue que samedi matin, je me demande sérieusement ce qu’on va bien pouvoir faire dans cette ville. J’y suis déjà allée 2-3 fois et Lille n’est pas une grande ville, le tour est vite fait et  pour ce qui est du dépaysement, on repassera.

On prend notre bus gare du nord à Bruxelles. Je suis agréablement surprise. Le car paraît tout à fait convenable (il y a même des prises pour brancher nos appareils), confortable, nous ne sommes pas beaucoup à faire le trajet à cette heure-là, le chauffeur nous accueille sympathiquement et on le découvrira dans quelques minutes, n’est pas brusque dans sa manière de conduire (very important pour moi qui suis hyper sensible à toutes formes de stimuli). Tout démarre donc sous les meilleures auspices. Il y a juste le beau temps qui manque (il « drache » méchamment).

Le voyage dure un peu plus d’une heure 30 et oh, surprise, un peu avant la frontière, le soleil fait son apparition (soleil que nous n’avons pas vu par ici depuis environ un mois et demi). C’est le contraire de dans Bienvenue chez les ch’tis, surtout qu’ on va chez eux, justement.

Première mission en arrivant sur place: trouver un endroit où se restaurer. Mon amie a mangé dans le bus mais moi, j’ai faim. On s’arrête donc à Mezzo di pasta. C’est un peu cher pour ce que c’est mais ça va, la bouffe est potable.

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En sortant du local, on décide d’aller faire un tour sur le marché de noël, Place Rihour. C’est sympa. Les gens ont l’air de bonne humeur malgré les 2°C de circonstance. On y reste un bon moment et puis, on décide de flâner dans les rues ou d’aller se faire une toile (se taper Lille pour aller au ciné, quand même). On passe d’abord à l’UGC (rue de Béthune) où la programmation est plutôt française. Puis au Majestic un peu plus loin sur la même rue, où les films ont déjà commencé. On rentre ensuite chez Stradivarius (magasin de vêtements de la chaîne Inditex qu’il n’y a pas en Belgique) et puis, décidons de faire une pause pipi et café au IT (toujours dans la rue de Béthune). Mon amie tombe alors sur la photo du pont Napoléon dans la gazette et nous nous lançons le défi de le trouver. Il est 17h30 et il fait déjà noir depuis presqu’une heure.

On se trompe, on se perd, on regarde sur google maps, on trouve une librairie (il y en a pas mal par rapport au centre de Bruxelles, j’ai l’impression) où on traîne un peu, on reprend notre chemin et finalement, vers 18h30, après avoir marché longtemps dans une nuit presque noire (les rues un peu plus ex-centrées ne sont quasiment pas illuminées), on tombe sur le fameux petit pont. La marche était agréable, marrante mais il faut bien se l’avouer, le pont en question n’a rien d’extraordinaire. Il permet juste de traverser le canal de la ville.

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En revenant sur nos pas pour rejoindre le centre et puis, la gare, on s’arrête à un Notting Heel coffee, place des Patiniers. Alors que dire de cette chaîne qui nous ramenait à des souvenirs mémorables d’il y a plus de quinze ans dans le vrai Notting Hill? On y a bu un chocolat chaud qui était bien cher, pas très chaud justement et plutôt très mauvais (je sais que ça fait cliché mais je me suis vraiment demandée si le lait utilisé dans sa préparation n’était pas le même que celui pour le maroille). Le lieu n’est pas tellement cosy non plus et nous sommes pressées par les serveuses dans la mesure où elles vont bientôt fermer.

Ensuite, on passe encore par la chambre de commerce où une patinoire (synthétique) a été installée. L’intérieur est vraiment très joli.  On fait encore un bref passage au centre commercial Euralille avant d’embarquer dans notre train, qui a 30 minutes de retard. Finalement, nous arrivons à Bruxelles vers 21h15 après une journée bien remplie, bien fatiguées et puis aussi, apaisées. Comme quoi cela vaut parfois la peine de désobéir à cette petite voix débile que nous avons dans la tête et qui nous dit (me dit, personnellement, rien qu’à moi, surtout en hiver): « non, tu n’y arriveras pas. Non, pourquoi faire, dans quel but? »

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Tu as de la chance qu’il t’aide pour le petit

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Il y a environ un an, je dirais, deux copines ou plutôt une amie et une copine, m’ont sortie cette phrase en parlant du père de mon fils.

J’avoue avoir été un peu interloquée, voire choquée, sur le moment car je ne comprenais pas en quoi j’avais de la chance. Oui, son père s’occupe de lui. Oui, son père me paye une pension pour ses besoins mais en quoi est-ce exceptionnel? C’est NORMAL. Ce n’est pas aider mais jouer son rôle. C’est passer de l’argent parce que l’autre en gagne moins. C’est pour le bien de l’enfant, ce n’est pas un luxe (je ne pourrais pas partir au Bahamas avec le montant de la pension. Enfin, ce n’est pas le but, non plus…Et puis les Bahamas, ça me dit rien en vrai).

C’est ne pas participer qui n’est pas normal. L’enfant, on ne le fait pas toute seule  par l’opération du saint-esprit, que je sache. Nous étions deux au moment de la conception. C’est donc à nous deux de nous en occuper, pour le meilleur et pour le pire, amen. Par conséquent, ce n’est pas moi qui ai de la chance, mais elles qui n’en ont pas eu (je dis « eu » parce que malgré qu’elles soient jeunes, leurs enfants sont grands). Vous voyez la nuance?

Bref, si je vous donne cet exemple c’est parce que trop souvent, depuis, je fais  attention quand j’entends ce genre de discours, et je me suis rendue compte qu’il était extrêmement commun. C’est comme si, prendre soin de son enfant,  pour le géniteur  c’était un plus et que limite, il fallait se prosterner à ses pieds pour ça; alors que pour la mère, c’est normal. T’as fait un choix, t’assumes ma vieille.

Je ne suis pas d’accord !

C’est pareil pour ce qui est du ménage. Il y a environ une semaine, je vois sur FB un message d’une de mes copines dans lequel elle remercie son compagnon de l’aider dans SES tâches ménagères alors qu’ils bossent tous les deux et qu’elle est enceinte de quasi 9 mois. Encore une fois, c’est NORMAL, ce n’est pas de l’aide. Le pire c’est que je lui fais la remarque et qu’elle me répond: « oui, mais il est si gentil, il le fait avec tellement d’amour »…Euh, ouais, et moi qui croyais que tu te prenais pour une grosse   grande féministe …

Ce ne sont, malheureusement, pas les seules remarques qui me font tiquer. Des exemples, il y en a à la pelle et je trouve ça triste qu’au 21ème siècle, des jeunes femmes, supposément, modernes en soient toujours à ce stade.  Corrigez-moi si je  me trompe mais je pense que ce sont toutes ces petites situations « ordinaires », ces phrases faussement anodines, passant inaperçues, qui plus qu’autre chose, font que les choses n’évoluent, pas tant que ça, au final. …

Qu’en pensez-vous?

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Moi aussi, je fais le quiz des autres possibles

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 Je ne suis pas une fan de tags, quiz et autres jeux du style, en général. Celui-ci, je pense qu’inconsciemment, je l’ai déjà fait plein de fois, en essayant d’imaginer la vie que j’aurais eu si je n’étais pas tombée malade à 11 ans. En vérité, je n’y arrive jamais parce que ma vie n’aurait pas été ma vie et que je n’ai pas vraiment réussi à visualiser ce que j’aurais bien pu devenir…Et puis, ça aurait servi à quoi de toute façon? Enfin, bref, pour en revenir à nos moutons, je trouvais le quiz d’Armalite intéressant et léger et j’ai donc décidé de m’amuser à y répondre. Voici ce qu’il en est ressorti:

Le prénom que vous auriez voulu porter: Elisa. Je suis très satisfaite du choix de mon prénom par ma mère. Je l’aime. En fait, je crois même que c’est la chose que je préfère chez moi.
L’époque à laquelle vous auriez aimé naître:  A l’époque des mes parents. J’ai sérieusement l’impression que la vie était plus facile pour les gens nés dans les années 50 et qu’avec ma personnalité et mon caractère de fonceuse, j’aurais eu beaucoup plus de choix et de possibilités au niveau professionnel. J’aurais, également, tendance à croire que l’engagement homme-femme allait plus de soi à l’époque…Malheureusement, on sait pourquoi. En mon humble avis, la libération des mœurs n’a pas eu que de belles conséquences.
L’endroit où vous auriez aimé vivre: Dans une région au climat doux et sec. En Europe du Sud, quoi.
Le métier que vous vouliez faire quand vous étiez petit(e): star de la chanson en perruque blonde (n’allez pas me demander pourquoi, la perruque), sur les toits des immeubles.
Le métier que vous aimeriez faire si vous aviez une deuxième vie d’adulte: danseuse
Le talent artistique que vous auriez aimé posséder: dessiner. Je suis trop jalouse quand je vois le travail de certains illustrateurs.
Le sport dans lequel vous auriez aimé exceller: la danse (ben, oui), même si je pense que c’est plus considéré comme un art que comme un sport.
La qualité que vous regrettez de ne pas avoir: le calme intérieur. C’est plus reposant.
Le défaut dont vous vous débarrasseriez volontiers d’un claquement de doigts: le perfectionnisme, qui peut parfois (souvent??) être un vrai handicap.
Ce que vous changeriez le plus volontiers dans votre physique: je n’aime pas mon visage mais je ne le changerais pas. Je ne voudrais pas courir le risque de ne pas me reconnaître. Sinon, il y a mes fesses qui étaient bien plus fermes et arrondies quand j’étais petite, avant la chimio …mais ce n’est pas, vraiment, un complexe. Je trouve que je ne m’en sors pas mal compte tenu des circonstances.
Le super-pouvoir que vous rêveriez de vous découvrir: voler dans les airs pour aller où je veux, quand je veux.
Le truc auquel vous avez renoncé à regret: aller en Inde avant mes 90 ans parce que je suis une petite nature et que je pense que j’y mourais minimum de la malaria et, surtout, dans d’atroces souffrances. A 36, ça ne me plairait pas. A 90, j’en aurais sûrement moins à fout***.
Voili, voilà. A votre tour, maintenant. Enfin, si vous en avez envie.

Un hommage particulier

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Mercredi 6 décembre, 4h20: je suis réveillée par un bonhomme tout excité. Le grand Saint doit passer/est passé (?).

6H20: ledit bonhomme ne tient plus en place et j’en ai marre qu’il ne me laisse pas dormir. On se lève. Il découvre son butin tout émerveillé et heureux.

6H50: on petit déjeune, on se prépare.

7h50: on part pour l’école.

8h30: je suis dans le bus, l’angoisse monte, l’impression d’avoir laissé mon fils trop tôt à l’école . Je le revois l’air perdu, tout seul, au milieu de la cour. Je ne suis pas tranquille.

8H50: j’arrive à la maison et paf, j’apprends que Johnny est mort. ça me fait un choc alors que Johnny, c’est pas mon ami. Il me renvoie l’image de tout ce que je ne supporte pas: l’alcoolisme, la drogue, la vulgarité, la luxure, l’infidélité, le mensonge, le profit.

9H43: je repense à ce noël où mon père entonne « Qu’est-ce qu’elle a ma gueule? » en se marrant. Je me souviens alors d’avoir grandi en croyant que Hallyday n’était que belge né en Belgique. Ben oui, parce qu’en Belgique, on n’oublie pas que son père indigne habitait les Marolles  et que les gens parlent de lui comme s’il était d’ici. Je me rends compte que sa mort m’affecte bien plus que prévu.

Jeudi, vendredi, l’image de Johnny me revient de temps en temps.

Samedi 9, 13h27: je ne comprends quand même pas tout ce raffut autour de sa mort. Combien de gens ne meurent-t-ils pas par jour? Combien d’ innocents qui n’ont rien fait, d’ enfants qui n’ont rien demandé?  Combien de personnes pourtant mal parties dans la vie ne s’en sortent-t-elles pas sans faire autant de tapage, en menant une vie bien plus digne d’exemple ? Combien d’anonymes ne renaissent-t-ils pas de leurs cendres après avoir touché et re-touché le fond?

Ouais, je l’avoue, ça me gave à la fin.

Avis aux fans de Johnny, ceci est un avis personnel. Il n’engage que moi. Merci de le considérer et de le respecter comme tel.

Avoir un deuxième enfant quand on est seule

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A l’heure où je lis de plus en plus de témoignages et d’articles écrits par des femmes qui ne veulent pas avoir d’enfant du tout, moi, je désire en avoir un deuxième . Je l’ai toujours voulu. Même quand je n’avais pas N, je voulais avoir deux enfants. Et maintenant que je l’ai, je ne voudrais pas qu’il reste enfant unique. J’ai un frère. J’aime avoir un frère et du coup, j’aimerais qu’il en soit de même pour lui. Et puis, même si je sais bien que les enfants grandissent, j’ai à nouveau l’envie de pouponner et de recommencer ça.

Malheureusement, ma situation et ma santé ne s’y prêtent pas. Je commence à peine à sentir les effets du sevrage s’éloigner, j’ai des problèmes digestifs, sporadiquement, très pénibles et je n’ai qu’un semblant de sommeil à mon actif . J’ai passé sept ans de ma vie à prendre des drogues légales qui ne me convenaient pas, je ne suis pas encore sortie de l’auberge et je sais, par conséquent, qu’une grossesse, maintenant, ce serait une fausse bonne idée.

L’âge qui avance, je sais que réaliser ce souhait devient de plus en plus incertain alors mon cœur et ma raison se disputent.

Et le papa potentiel dans tout ça? …Et bien, je vous répondrai qu’il n’y a pas plus facile que de trouver un père. Un coup d’un soir ou un peu de sperme congelé et hops, le tour est joué. Enfin, c’est pas si simple mais il y a moyen. La vérité, c’est que je ne me sens pas les épaules pour ça. J’ai déjà bien assez souffert lorsque je me suis retrouvée seule et malade avec mon bonhomme (j’ai des bouffées d’angoisse rien que d’y penser).

Non, sans façon. La seule solution c’est que la chance me sourit dans pas trop longtemps et que soit, je rencontre le « prince charmant », soit, ma santé devienne excellente, tout à coup ou pas trop tard, soit je gagne au lotto (sans jouer, ça risque quand même d’être un peu compliqué), ou encore mieux, soit qu’il m’arrive les trois à la fois.

En tout cas, je ne désespère pas et comme le disait Lara (dont je ne suis pas fan et dont les interprétations me faisaient bien rire à une époque), il y a déjà pas mal d’années, maintenant: « j’y crois encore »…

 

Avant de toucher le fond, il descend à reculons…

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N. et la piscine, ce n’est pas une grande histoire d’amour. C’est plutôt compliqué, en fait.

Quand il a su qu’il allait devoir aller à la natation en première primaire, il a paniqué. Tellement que lorsqu’on s’est rendus à Rome avec ma maman pour fêter ses 65 ans, il a jeté une pièce dans la fontaine de Trevi en faisant le vœu de ne pas devoir aller à la piscine avec sa classe en septembre. Il ne croit plus aux vœux qu’on fait depuis, c’est dire comment cette histoire l’a marqué.

Son père a bien essayé de l’inscrire à un cours près de chez lui en deuxième partie de troisième maternelle mais il n’y avait déjà plus de place. Il y est alors allé deux fois avec lui mais ça a été un massacre parce que là, où il l’a amené, il n’y avait qu’un grand bassin et que le petit n’avait pas pied.

Septembre a été un vrai cauchemar pour N., à cause (mais pas seulement), de la piscine. Dans sa classe, ils sont 25 et du coup, la monitrice n’a pas su quoi faire lorsqu’il n’a pas voulu faire les exercices. Elle l’a, simplement, laissé assis sur les marches de la piscine, les pieds dans l’eau. Sa prof de français l’a alors surveillé pendant toute la durée de l’activité.

Comme je voyais que la situation ne s’améliorait pas, j’ai décidé de prendre le taureau par les cornes et d’y aller avec lui  tout près de chez nous. Ce qui tombait bien parce qu’on habite tout près de la piscine à laquelle il va avec son école. Comme je m’y connais, malheureusement, très fort en peurs (je souffre de phobies en tous genres depuis mes 6 ans) et que, je connais bien mon fils et sa façon de fonctionner, je me suis dit qu’il n’y avait, au final, pas mieux placé que moi pour l’aider.

Nous nous y sommes donc rendus ensemble et avons procédé comme suit:

1) On s’assoit dans l’eau, sur les escaliers du bassin.

2) Cinq minutes s’écoulent et je décide de tirer mon fils vers l’intérieur. Il résiste mais je le rassure, je lui dis qu’il aura toujours pied et que maman est là pour le protéger. Il me suit en me tenant très fort les deux mains. On traverse la piscine. « Sur le chemin », il a déjà lâché une de mes mains.

3) Arrivés de l’autre côté du bassin, il se tient sur le rebord d’une main et tient ma main de l’autre. Je décide de le lâcher mais me rends compte à sa réaction horrifiée que c’est trop tôt. Une ou deux minutes passent et c’est lui qui me lâche sans s’en rendre compte. Je le lui fais remarquer et il sourit fièrement mais remet aussitôt ma main dans la sienne.

4) On se promène dans tout le bassin. On fait des allers et puis, des retours et encore des allers et à, un moment, il me lâche et me dit: « Maman, tu peux partir devant, je te suis ». Je suis tellement contente et fière de lui (et de moi, je l’avoue).

Une heure et demi en tout, ça nous aura pris. Une heure et demie, qu’est-ce que c’est dans une vie? Pas grand chose, n’est-ce pas?

Je ne vais pas vous mentir, à l’école, ça ne se passe pas très bien. Il rentre dans l’eau, il fait ce qu’il a à faire mais avec une monitrice qui travaille avec lui tout seul, ou avec lui et juste, un autre gamin. Il n’arrive pas à rejoindre le groupe.

Comment ça se fait si avec moi ça a été? Et bien, je pense qu’ils ne savent pas s’y prendre avec lui.  Comme pour le reste, ils lui mettent la pression. Mais de toute façon, je crois que « nager », ça n’est pas son truc (en tout cas pas pour le moment). J’y suis retournée avec lui et même si, avec moi, il n’a pas peur, j’ai bien vu qu’il n’était pas passionné. On s’est vite ennuyés. A l’école, dire qu’il n’aime pas, ça ne passe pas. C’est comme si ce n’était pas possible et que d’office si ça ne va pas, c’est parce qu’il a un gros souci.

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The Danish Girl de Tom Hooper

the-danish-girl-avisHello, hello,

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler d’un film que j’ai adoré. Un film qui n’est pas nouveau mais qui n’est pas vieux non plus, puisqu’il date de 2015. Le film, c’est, vous l’avez vu dans le titre,  The Danish Girl de Tom Hooper.

Le pitch: The Danish Girl retrace la remarquable histoire d’amour de Gerda Wegener (Alicia Vikander) et Lili Elbe (Eddie Redmaine), née Einar Wegener, l’artiste danoise connue comme la première personne à avoir subi une chirurgie de réattribution sexuelle en 1930. Le mariage et le travail de Lili et Gerda évoluent alors qu’ils s’embarquent sur les territoires encore inconnus du transgenre.

Pourquoi, j’ai tant aimé? Et bien, déjà parce que je suis fan de l’acteur principal, à savoir Eddie Redmaine, que je trouve toujours très convaincant dans ses rôles (j’avais déjà, totalement accroché dans « My week with Marilyn » où il donnait la réplique à Michelle Williams). Il est magnifique en femme et j’ai trouvé son interprétation très juste. Alicia Vikander, qui joue sa femme Gerda, n’est pas en reste non plus . On croit vraiment à leur histoire d’amour et au mal-être de Lili emprisonné dans le corps d’un homme. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un chef d’œuvre mais c’est, en tout cas, l’un des films les plus beaux et les plus réussis, esthétiquement parlant, qui m’ait été donné de voir ces dernières années (et pourtant, j’en vois beaucoup).

Bref, je ne peux que vous le conseiller.

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