La dangereuse, une femme libre

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Pour ce livre coup de poing, j’ai choisi de vous retranscrire trois extraits parlants plutôt que de, simplement,  copier-coller son résumé. Vous comprendrez pourquoi.

« Une femme qui montre son corps est une pute.

Une femme qui parle de son corps est une pute.

Une femme qui prend la parole est une pute.

Une femme qui tient tête est une pute.

Une femme qui a du plaisir est une pute.

Une femme qui éprouve de l’amour est une pute.

Une femme qui a dit non à un homme est une pute.

Une femme qui revendique sa liberté est une pute.

Une femme qui est une femme est une pute.

Toutes les femmes sont des putes »

 

« Je veux être une pute, comme dans les films que je vois à la télé.

Je veux être belle comme les putes, je veux danser comme les putes, je veux faire du cinéma comme les putes, je veux être habillée et maquillée et bien coiffée comme les putes. Je veux conduire des voitures comme les putes. Être une femme libre comme les putes ».

« Comme je ne connais toujours pas le mot « actrice » et que j’ai bien intégré qu’il ne faut pas dire que je veux être une pute, je désigne à ma prof les actrices en les appelant « hadouk« : « les autres ». Elle: « les autres quoi? » Moi: »je suis allée voir les autres, parce que je veux faire comme elles plus tard. » Elle: « Mais c’est qui, les autres?  » Je m’approche d’elle et je lui chuchote à l’oreille: « je suis partie voir les putes, parce que c’est ce que je veux faire plus tard! »

Loubna Abidar est née en 1985 au Maroc et apparemment , en 1985 (et plus avant),  les femmes s’y font encore traitées de putes, pour tout et n’importe quoi, voire pire, si elles n’obéissent pas et n’acceptent pas d’êtres soumises à leur famille.

Elle, elle ne veut pas du sort réservé aux femmes dans son pays. Elle refuse la tradition. Elle veut être libre, faire ce qu’elle a envie (des films en l’occurrence) de faire et ne, surtout, pas dépendre de l’approbation de qui que ce soit.

Dans ce livre choc, elle raconte sa vie, son parcours, ses débuts compliqués (et c’est un euphémisme) au cinéma (Les Transporteurs, Much loved).

Dans ce livre, elle dénonce l’hypocrisie d’un monde machiste, plein de tabous, qui condamne ce qu’il permet et encourage officieusement.

Un roman tout à fait d’actualité. Je vous le recommande. #timesup

 

 

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4 commentaires sur « La dangereuse, une femme libre »

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