La fille qui avait un QI incalculable

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La fille qui avait un QI incalculable, ben oui, c’est moi. Et oui, … c’est possible. A cause d’une disparité trop grande entre deux  indices due  à mon état de santé et d’un souci que j’ai découvert grâce à ces tests et dont je vous parlerai plus bas dans l’article.

Alors, le test, comment c’était? Il faut savoir que passer le test, normalement, ce n’est pas juste « je me rends chez quelqu’un qui me fait faire des QCM, je les remplis, j’ai les résultats et je me casse ». Non, en fait, dans le centre où je me suis rendue, le bilan se fait en quatre rendez-vous distincts.

Le premier, pour l’anamnèse avec le psychologue spécialisé.

Le deuxième, pour le bilan qualitatif.

Le troisième, pour le bilan quantitatif ou test de QI (si vous préférez) avec un deuxième psy.

Le quatrième, pour les résultats.

En ce qui me concerne, les deux premiers rendez-vous se sont très bien déroulés. Le but du premier était de retracer mon histoire ( dans les grandes lignes) par rapport au prisme du haut potentiel.

L’objectif du deuxième, de me faire passer le bilan qualitatif pour vérifier mes hyperstimulabilités émotionnelles, intellectuelles, imaginatives, sensorielles et psychomotrices (correspond à des réactions extrêmes en réponses à des stimuli internes et externes) et dont les résultats en ce qui me concerne allaient dans le sens de la zébritude.

A la fin de ces deux premiers rendez-vous, la psy  m’a dit qu’elle était, pratiquement, certaine que je faisais partie de la famille des zèbres et était persuadée, toujours selon ses dires, que j’allais cartonner aux tests de QI.

Malheureusement, la nuit avant les tests, je n’ai pas dormi et pour couronner le tout, j’avais la crève.

En commençant le premier exercice (à savoir les cubes, pour ceux qui sont familiarisés avec ce genre de tests), j’ai, directement, compris que ça n’allait pas aller. J’étais incapable de me concentrer, de retenir quoi que ce soit et  je l’ai, complètement, foiré. Chose qui ne m’a pas mise en confiance pour la suite. La psy m’a alors proposé de reporter le rendez-vous mais j’ai refusé parce qu’il y a très peu de nuits où je dors bien et je ne sais pas quand elles vont tomber. Reporter ne servait donc à rien.  J’ai continué comme j’ai pu et suis, finalement, ressortie de là, dépitée, déçue et frustrée. Je savais que dans de bonnes conditions, j’aurais été capable de beaucoup mieux faire.

En allant chercher mes résultats hier matin, je ne m’attendais pas à la surprise que j’allais recevoir. J’hésitais entre un QI incalculable ou celui de Forrest Gump, mais jamais, je ne me serais doutée de ce que la psy allait m’apprendre, à savoir que je souffrais de dyspraxie: un trouble spécifique du développement moteur, présent dès la naissance, qui se caractérise essentiellement par un dysfonctionnement du développement de la coordination motrice et qui n’est pas causé par une sous-efficience intellectuelle ou une affectation neurologique spécifique congénitale ou acquise. Généralement, ce trouble serait compensé par de grandes capacités intellectuelles.

Dans mon cas, il se traduit par une maladresse:

  • lorsque je traverse la rue (j’ai souvent l’impression que les voitures sont plus près qu’elles ne le sont en réalité et qu’elles foncent sur moi),
  • lorsque je descends certains types de marche (il m’arrive souvent d’en rater une et je m’accroche instinctivement aux rambardes beaucoup plus souvent que la majorité des gens de peur de tomber),
  • lorsque j’apprends des pas de danse (j’ai besoin de beaucoup plus de temps que les autres et l’apprentissage vient par déclic),
  • lors de l’exercice des cubes cité plus haut (j’avais un problème avec la profondeur, j’avais le « vertige »),
  • etc.

J’avoue que je suis en pleine découverte. J’avais déjà entendu le terme « dyspraxie » mais je n’avais pas creusé plus loin, dans  la mesure où je ne savais pas que cela me concernait. Je vais donc m’arrêter là pour cet article et revenir avec de nouveaux éléments lorsque j’en saurai plus.

Enfin, quoi qu’il en soit et malgré ce diagnostic « incertain », je crois que j’ai bien fait de passer le bilan. Il m’aura permis d’avancer un peu plus dans mon cheminement personnel. Je ne suis pas d’accord avec toutes les conclusions tirées par l’équipe de psychologues mais je les ai sentis bienveillants et pro.

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Mes deux premiers articles sur le sujet de la douance, c’est ici et

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2 commentaires sur « La fille qui avait un QI incalculable »

  1. Le titre m’a intriguée car j’ai vécu la même chose, et oh, çà alors : moi aussi, je suis dyspraxique ! On s’est moqué de moi toute mon enfance, et le diagnostic est tombé 30 ans plus tard…via mon fils testé.. la génétique 🙂 Le problème est que j’étais convaincue d’être une quiche en cuisine, maths etc.. Aujourd’hui, je m’entraîne, pratique, pratique, et m’améliore. Sans compter mon côté fantasque et littéraire qui a creusé les difficultés, c’est sûr que cela n’est pas pratique ! Mais oui, c’est invalidant, et les rires derrière sont frustrants parfois. Et aujourd’hui, je relève le défi de réviser un concours qui a des volumes de parallépipèdes à résoudre ! 🙂 Mais parfois, encore, je me prends le coin de l’interrupteur quand je vais aux toilettes et me trompe une fois sur 3 en tournant le bouton de ma cuisinière 🙂 La dyspraxie est un réel handicap surtout pour une société qui te catalogue « non intelligent » quand tu n’arrives pas à viser le cheval d’arçon et à tracer une figure asymétrique.. C’est pourquoi, depuis, je m’en fous comme de l’an quarante de ces QI 😉

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