Les etats d’esprit du vendredi [29/06/2018]

 

The Postman et Zenopia l’ont créé et moi, j’ai fini par suivre: je vous parle bien évidemment des Etats d’esprit du Vendredi. Let’s begin:

[jour Vendredi 29 juin 2018] – [heure 08:37]

fatigue : je suis fatiguée mais j’ai bien dormi hier (c’est tellement rare qu’il fallait que je l’écrive quelque part 🙂 )
humeur : bonne
estomac : café+galettes de riz au chocolat
cond. phys. : courbatures
esprit : confus
boulot/projet : cagnotte leetchi  pour mon projet de formation (au passage, merci beaucoup à la personne qui l’a inaugurée)
culture : the Book of Henry, the Glass Castle, Les années du silence (tome 1: la tourmente) de Louise Tremblay, Ch comme Charlotte et France et le vélo rouge avec le bonhomme

Sorties: summerbounce demain mais j’ai besoin de repos, trop d’action ces derniers jours, je crois que je vais annuler, je suis trop naze

penser à : écouter ce message sur ma boîte vocale (pas envieee)
avis perso : la vie est un joyeux bordel mais ça vaut la peine d’en voir le positif
loulou : adorable, heureux quand il a appris qu’il n’avait plus école jeudi et vendredi, passe en 2ème primaire sans souci (bon faudra quand même travailler le néerlandais)
msg pers : merci mes belles pour cette merveilleuse soirée. On a oublié de consommer, tellement on a papoté 😉
amitiés : soirée pleines d’émotions hier avec mes amies de l’atelier d’écriture
essentiel : vivre pour soi
courses : de todo un poco
envie de : retourner à la mer
‘zic : Consejo de sabios de Vetusta Morla

Clap de fin: 9h09

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J’ai toujours su qu’il y avait quelque chose

jai-toujours-su-quil-y-avait-quelque-chose

Il y avait déjà cette sensibilité aux doigts de pieds quand tu étais bébé.

Cette façon de courir un peu étrange, un peu pataude que tu as acquise, plus tard.

Et puis, cette lenteur pour descendre les escaliers .

Sans compter cette rigidité dans les jambes et ce manque de réflexes dans les jeux de balle.

A l’école, les profs s’en sont mêlées mais leurs arguments m’ont énervé. Elles étaient hautaines, condescendantes ou dans la pitié. Je n’aimais pas ce qu’elles sous-entendaient et surtout, je n’étais pas d’accord. Je te voyais, t’observais tous les jours.

J’ai réfuté ce qu’elles m’ont dit mais de mon côté, je me suis mise à chercher car je me doutais bien qu’il y avait quelque chose et il devenait urgent d’identifier de quoi il s’agissait.

Je t’ai emmené chez une psychomotricienne , très sympa, mais qui est passée à côté. Je me souviens qu’elle a dit : « il investit tout son corps, c’est le principal ». Oui, mais non.

Ensuite, chez une pédopsy qui, elle, t’a trouvé parfait (ce que tu es).

Et pour finir, un orthopédiste pour tes douleurs, la nuit et parfois, le jour.  Il a remarqué tes soucis de coordination mais a banalisé la chose en disant: « chaque enfant est différent, madame ». Oui, mais …

Le temps m’a donné raison lorsqu’à ton cours de tennis hebdomadaire, ton père et moi, t’avons vu, tenter, sans succès, de grimper, sur un banc, à 20 centimètres (!!!) du sol. Vingt centimètres ce n’est pas grand chose. Les autres enfants de ton âge y arrivaient sans forcer. Toi, tu avais besoin d’appui et il n’y en avait pas.

Suite à cet « incident », il a été décidé de te faire passer un bilan psychométrique, à l’hôpital, avec toute une équipe .

On aura vu quatre docteures au total. La première m’a effrayé. Ses questions étaient orientées, je le sentais. Elle cherchait à détecter un (horrible) type de maladie en particulier (je découvrirai lequel sur le net) et n’est pas parvenue à cacher ses propres craintes. La deuxième a très vite posé un diagnostic. La troisième t’a fait passer le bilan et m’a un peu rassurée. La dernière a confirmé le diagnostic de la deuxième.

Aujourd’hui, le mystère est dévoilé, gatín*et on sait que tu as ce qu’on appelle un retard de développement moteur avec un trouble de l’équilibre comme symptôme principal. Je sais, ça fait peur dit comme ça mais ce n’est pas si terrible.

Pour voir si la source de ton souci d’équilibre ne se trouve pas dans l’oreille interne, tu vas devoir passer une série de tests en audiophonologie.

Pour rattraper ton retard ou en tout cas, renforcer tes muscles tu as intégré un cours de natation et fais de la kiné une fois par semaine. Tu en as pour 18 semaines au minimum .

La kiné avec qui tu as débuté tes séances m’a dit que tu avais une hypotonie (faiblesse musculaire) du tronc qui pourrait très bien expliquer toutes tes difficultés. Elle a insisté sur le fait qu’il était impossible de savoir, exactement, d’où ça venait… mais moi, comme toute maman, j’ai culpabilisé. Je me suis demandé: est-ce que ce ne serait pas à cause de ci ou de ça ou encore de ça? et j’ai refait notre histoire avec des « si », alors que j’avais très bien conscience que c’était absurde et que, surtout, ça ne servait à rien.

Au moins, et c’est très bien, nous avons une réponse. Je suis soulagée. Enfin. Du moins en partie. Je sens qu’on est sur le bon chemin mais tu sais comment je suis, je te surveille, de loin, de près, tout le temps. Je ne lâche rien.

Depuis que tu es né, j’ai appris  à ne rien écouter de ce que les gens disent et à suivre mon instinct. Il ne m’a pas trompé.  Je suis ta maman pour la vie et je suis la mieux placée pour savoir. Pour sentir, j’ai envie de dire. C’est comme ça.

Je ferai tout pour que tu sois bien. Toujours. Parce que tu es ce qu’il y a de mieux en moi et que je t’aime.

 

jai-toujours-su-quil-y-avait-quelque-chose

*petit chat en español

 

 

 

Les états d’esprit du vendredi [22/06/18]

 The Postman et Zenopia l’ont inventé et moi, j’ai fini par suivre: je vous parle bien évidemment des Etats d’esprit du Vendredi. Démarrons:

[jour Vendredi 22 juin 2018] – [heure 09:26]

fatigue : un peu mieux, le traitement histaminique + mélatonine aide, pour le moment
humeur : ça va
estomac : café+tostadas à l’huile d’olive (on est d’origine espagnole ou on ne l’est pas)
cond. phys. : mieux aussi, presque plus de douleurs. Respire mieux
esprit : je cherche
boulot/projet : nouvelle formation en septembre ou octobre, I hope
culture : je continue Delphine de Vigan avec la suite et la fin des Heures souterraines et Jours sans faim. Revu la fin de l’Auberge espagnole et le début des Poupées Russes avec une amie. Que de souvenirs…Como pasa el tiempo, madre mía

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penser à : faire cette p… de déclaration d’impôts
avis perso : il va vraiment s’inscrire à toutes les activités auxquelles je m’inscris. Il ne me laissera donc jamais tranquille??!!
loulou : termine ses évaluations aujourd’hui (il connaissait très bien sa poésie), continue à décompter les jours, a été ravi de sa surprise hier après-midi
msg pers : Tu vas me laisser tranquille un jour???merde!
amitiés : à la maison, à Huizingen, au resto
love : je crois que je préfère être célibataire finalement
sorties : je ne sais pas encore, mes plans risquent d’être chamboulés
essentiel : dormir
courses : de l’eau
envie de : lire, marcher
‘zic :j’écoute pas grand chose ces temps-ci

Clap de fin: 9h48

etats-esprits-vendredi

Hasard et conséquence.s

il-y-a

Il y a des gens qui passent et qu’on oublie …

Il y a des personnes qui nous marquent positivement, négativement ou les deux à la fois.

Il y a des individus qu’on aurait préféré ne pas avoir rencontré et d’autres qui nous manquent, et encore d’autres qu’on aurait préféré ne pas avoir rencontré et qui nous manquent quand même. On est maso ou on ne l’est pas...

Il y a des amours, des amitiés qui font mal, d’autres qu’on croyait morts et qui renaissent de leurs cendres, ou à l’envers, que l’on croyait pour la vie et qui s’arrêtent avec ou sans raison.

C’est pareil avec les événements.

Il y a des événements qui nous touchent sur le moment et puis qu’on range dans notre disque dur, sans jamais y repenser, et des accidents de la vie qui nous transforment. Parmi ces derniers, on distingue ceux qui finissent par faire sens et pour lesquels on se dit que ça devait forcément arriver, parce qu’au final ils nous auront apporté quelque chose de bien et puis les autres, ceux qui nous ont, en partie, détruits et pour lesquels on se demande encore 5, 10, 25 ans après: pourquoi?  Pourquoi c’est arrivé? Pourquoi moi? Qu’ai-je fait pour mériter ça? sans jamais parvenir à trouver une réponse qui nous apaise.

Il y a des pages que l’on passe, rapidement, et d’autres qu’on n’arrive jamais, complètement,  à tourner, parce que c’est plus fort que nous ou qu’on n’en a simplement pas envie. Parce que quelque part, cette résistance à dire au revoir nous est bénéfique.

Il y a nous, qui sommes ce que nous sommes grâce ou à cause de ces personnes/ces faits. Il y a nos vies qui sont comme elles sont et qui n’auraient pas été nôtres si les choses ne s’étaient pas déroulées comme elles se sont déroulées.

Mes mots semblent peut-être boursouflés mais c’est ainsi. Pour moi, pour lui, pour vous et pour tout le monde.

 

il-y-a

Les états d’esprit du vendredi [15/06/2018]

Sur invitation ouverte de The Postman et Zenopia, je partage « Les Etats d’Esprit de mon Vendredi ».

[Jour Vendredi 15 juin 2018] – [heure 20:10]

fatigue : à son climax
humeur : en fait, ça va
estomac : café+ galettes de riz au chocolat (je sais, c’est pas bon), +yahourts aux myrtilles+ framboise+ chocolat+steak+frites
cond. phys. : à la ramasse
esprit : euh
boulot/projet : en recherche obsessionnelle d’un moyen qui va me sortir de cette torture de l’insomnie
culture : Les heures souterraines et Rien ne s’oppose à la nuit (magnifiquement triste) de Delphine de Vigan, Oiseau de Lune avec bonhomme, théatre: Juste la fin du monde (trop long, trop de mots)

avis perso : ras-le-bol des vieux qui critiquent la jeunesse d’aujourd’hui et qui balancent un « va te faire foutre » à cette même jeunesse sans se retourner.
loulou : fatigué, décompte les jours, s’extasie devant les animaux
msg pers :  merci d’essayer de m’aider
amitiés : travaillent, étudient
love : je passe
sorties : dimanche avec bonhomme
essentiel : dormir
courses : chocolat
envie de : dormir
‘zic : Oniria e insomnia de Love of Lesbian, Save myself de Ed Sheeran

Fin: 20h13

etats-desprit-du-vendredi

ps: c’est ma première participation, si erreurs ou oublis il y a, prévenez moi et je corrige.

Voyage au pays de la TCC

tcc-hypnose

La TCC, pour ceux qui ne savent pas encore ce que c’est ou qui ne sont pas du tout familiarisés avec ce type de sujet , désigne la thérapie cognitivo-comportementale. Cognitivo c’est  pour pensées et comportementale pour comportements .

On part du principe que les personnes angoissées et/ou phobiques vivent avec tout un tas de scénarios catastrophes en tête, des schémas de pensées négatifs qui viennent de  l’enfance (discours de parents critiques qu’ils ont intégré par exemple) et qui entravent leur vie d’adulte de par les comportements qu’ils induisent.

En TCC, ce qu’on va faire, c’est repérer tous ces scénarios. Écouter son discours interne et noter ces idées mortifères. Une fois (c’est un peu belge, ça, non?) notées , on va les analyser. Certaines idées vont nous apparaître directement loufoques. Par contre, pour d’autres, ce ne sera pas si simple. C’est une des raisons pour lesquelles, il est recommandé de se faire aider par un psychologue. Détecter ces pensées et les corriger par des scénarios plus réalistes va permettre au patient  d’avoir des comportements plus appropriés dans les situations qu’il a du mal à affronter ou qu’il évite.

Les phobiques dans l’évitement feront cet exercice + un deuxième qui consiste à lister l’ensemble des situations qui leur font peur pour ensuite pouvoir les affronter l’une après l’autre . Généralement, on va de celle qui nous effraye le moins à celle qui nous fait le plus peur.

En TCC, le thérapeute apprendra aussi à son patient la respiration ventrale (Il faut savoir que lorsqu’on est anxieux, on respire toujours avec le thorax) et d’autres techniques (ramener son esprit au présent, la technique de la paille, la relaxation instantanée) destinées à la relaxation.

Personnellement, cette thérapie, je l’ai suivie pour une agoraphobie assez sévère, des attaques de panique et une angoisse que je trainais depuis des années. Je ne vais pas mentir: elle ne m’aura pas permise de me débarrasser de l’anxiété, pour la simple et bonne raison qu’une personne anxieuse reste une personne anxieuse toute sa vie. Dès qu’on a un gros coup de stress ou qu’on est trop fatigués, et bien, on « fabrique » de l’angoisse. En revanche, grâce à elle, j’ai surmontée mon agoraphobie assez rapidement (6-7 mois seulement), mes attaques de panique (je touche du bois, je n’en ai plus eu depuis 5 ans) et j’ai appris à penser d’une autre manière ou en tout cas, à me laisser beaucoup moins envahir par mes pensées intrusives.

Au niveau des sensations physiques, je pense, par contre que ce qui m’aide le plus en cas de montée d’angoisse, c’est l’autohypnose (voir lien sur Ressources bonheur). Depuis que j’en fait, mon angoisse redescend vite généralement. Je suis beaucoup plus zen, même si zen est toujours un bien grand mot me concernant.

N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions ou des choses à partager.

voyage-au-pays-de-la-tcc

Parce qu’il y a aussi le yoga et l’acupuncture

acupuncture

Lorsqu’on est déprimé, anxieux ou fatigué, les médecins ne se cassent pas beaucoup la tête et ont tendance à dégainer, plus vite que leur ombre, un bloc d’ordonnances pour nous prescrire plein de belles pilules (C’est en tout cas, ce qui personnellement m’est arrivé) . Or, il existe des alternatives . Des alternatives sans effets secondaires, pour la plupart et sans risques.

Dans ma quête du bien-être, j’en ai essayé des tas et j’ai décidé de passer en revue sur le blog les différents techniques et remèdes que j’ai essayés.

Il y a eu deux gros blocs d’expérimentations, on va dire. Le premier, au moment où je suis tombée en dépression, il y a 10 ans. Le deuxième, lorsque j’ai arrêté mes médicaments le 20 mars 2015 (la mémoire des dates, c’est une maladie chez moi). Faites le calcul, cela fait donc 3 ans et des poussières.

En 2008, j’ai réfléchi à ce que je pourrais faire en plus de mes pilules magiques (ironie inside) pour me sortir du trou. Je me suis un peu renseignée et suite à plusieurs tergiversations (mon cerveau fonctionnait au ralenti à cause de la camisole chimique dans laquelle j’étais engluée), j’ai commandé un dvd de yoga (j’étais trop trop faible pour aller suivre un cours in vivo) sur Amazon. A la ramasse, un entraînement quasi quotidien m’a permis de retrouver ma souplesse et une meilleure forme physique. J’ai fait ça quelques mois et puis, j’ai arrêté car le yoga, franchement, ça me broutait m’ennuyait.

En parallèle, sous les conseils d’une connaissance, j’ai tenté l’acupuncture. Apparemment, ça l’avait aidé à se débarrasser de son anxiété. Chez moi, les aiguilles n’ont rien donné sur l’angoisse. En revanche, elles ont eu un effet spectaculaire sur mes migraines (je souffrais à l’époque de migraines ophtalmiques avec pertes de connaissance en bonus) et mon dos (j’avais des phases de douleurs épouvantables dans le bas du dos dues aux ponctions lombaires que j’avais subi lorsque j’étais petite et leucémique). A raison d’une séance toutes les trois semaines pendant un an et demi, j’y suis allée avant de finalement devoir stopper. Ben oui, parce que malgré tous les magnifiques effets du traitement (qui perdurent encore aujourd’hui),mon corps, surtout mes pieds, ont fini par ne plus supporter les piqûres.

J’ai vraiment fait des expériences en tout genre cette année là, avec les fleurs de bach, notamment, que j’ai mal prises dans la mesure où je n’y croyais pas ou encore la valériane qui a toujours eu un effet apaisant sur moi. Cependant, mon anxiété, c’est vraiment grâce à ma tcc que j’ai réussi à la canaliser.  Je reviendrai dessus dans mon prochaine article. J’ai envie de bien expliquer ce que c’est et comment la thérapie m’a aidé à voir la vie avec d’autres yeux. Je vais fouiller dans mes souvenirs et revenir vers vous ensuite. So, stay tuned.

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J’ai arrêté le neurofeedback

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Fin janvier, en pleine crise d’insomnie (qui dure depuis noël), j’entame des séances de neurofeedback dynamique.

Comment vous expliquer ce que c’est? Je vais y aller avec mes mots et vous partagez l’information comme moi, je l’ai comprise. En fait, tout se passe avec un programme relié à 4 électrodes (on me dit dans l’oreillette que c’est 5 mais je n’en suis pas sûre): 2 que le praticien pose sur la tête et 2 sur les oreilles. Pour aider à la détente, un casque (relié au programme) avec de la musique zen nous est apporté. Toute musique qui nous relaxe peut faire l’affaire. Le programme, quant à lui, est censé repérer les failles dans notre cerveau pour qu’ainsi ce dernier puisse se réguler seul. Chaque fois qu’une faille est repérée, la musique se coupe et on entend un petit buzz. Voilà pour la technique.

Si la thérapie est vendue comme étant sans effets secondaires, je me retrouve rapidement à éprouver une fatigue beaucoup plus importante encore que celle que je subis déjà au quotidien de par mon insomnie.

Mais ce n’est pas le seul. A part cette sensation d’épuisement quasi constante, je remarque d’autres symptômes: la durée de mes règles diminue et mes cycles s’allongent. Alors je ne vais pas vous raconter ma vie mais disons que mes règles étaient très abondantes et très longues (entre 8 et 10 jours) avant de commencer la thérapie et que la durée n’a eu de cesse de se réduire depuis le début. Je suis passée de 8-10 jours à 3,5 jours. Si au début, je trouvais ça génial, j’ai quand même fini par m’inquiéter…

Par ailleurs, j’expérimente également des tremblements au niveau de l’oeil gauche et des membres.

Cela dit, comme tout ceci n’était pas douloureux, je n’en fais pas un fromage et je laisse passer…

Sauf que la liste des effets ne s’arrête pas là: en effet, des cauchemars à répétition viennent se rajouter. Je ne me souviens pas du contenu mais je sais que je me réveille complètement paniquée et très angoissée quand ça arrive.

Cependant, le déclic ne se produit qu’après treize séances lorsque les angoisses  que je n’avais pas connue depuis des années sont revenues. Il y a quelques semaines, alors que je suis tranquillement assise dans un café, je me mets à éprouver des symptômes que je reconnais être comme les prémices d’une attaque de panique. Comme je connais le phénomène, je ne panique pas (paradoxal, n’est-ce pas?) et je parviens rapidement à faire redescendre mon angoisse. Je ne relie pas directement l’événement au neurofeedback…mais voilà que quelques jours plus tard, je remarque que je recommence à avoir des idées noires comme je n’en ai plus eu depuis 2015 ainsi que des phobies par rapport à mon fils. Trop, c’est trop.

J’avertis donc la praticienne et elle me répond, je cite: » que c’est dur à comprendre mais que parfois, lorsqu’on choisit les moyens naturels pour s’en sortir, on peut passer par des moments très pénibles  » Son but: rapprocher les séances. Sensible comme je suis, je sais que c’est une très mauvaise idée et que j’ai besoin de plus de temps entre deux séances que d’autres personnes moins réactives. La praticienne n’est pas d’accord.  En faisant des recherches, je me rends compte que sa pratique de la technique n’est pas vraiment complète.

Alors je ne sais pas si la dame était malhonnête, je  n’ai pas eu l’impression qu’elle était ce qu’on appelle un charlatan. Elle n’en avait pas le profil,  en tout cas (elle héberge des migrants, elle m’a réparé la tirette de ma veste, m’ouvrais toujours la porte même quand j’arrivais super à l’avance, etc), mais ce qui est sûr c’est qu’elle n’est pas dans une démarche holistique et personnalisée. Je crois aussi qu’elle n’est pas désintéressée financièrement parlant (50€ la séance) et que son goût pour l’argent dépasse  celui d’aider les gens par cette technique.

J’étais très confiante au début car malgré la chape de fatigue, je ressentais vraiment revenir ce que j’appelle des réflexes de sommeil et d’endormissement (les yeux qui se ferment quand je lis, tomber endormie sur le fauteuil avant minuit (même si ça ne tenait pas toute la nuit), un ré-endormissement plus facile après un réveil en pleine nuit,  un état de détente beaucoup plus long. Malheureusement, tout ce mieux a fini par disparaître et la fatigue n’a jamais fait que s’intensifier (au point que je ne jouais pratiquement plus avec mon fils et que j’en suis arrivée au stade où j’étais incapable d’aligner deux bonnes phrases pendant mon atelier du lundi).

J’ai vraiment l’impression que la technique n’est pas mauvaise en soi mais qu’il est indispensable de trouver un praticien qui travaille avec vous, c’est-à-dire avec qui la communication est possible et qui s’adapte à vos besoins réels. Chose qui, visiblement, n’a pas été mon cas.

Et maintenant alors?

Aujourd’hui, j’ai vraiment besoin de me poser, d’arrêter de chercher des solutions pour dormir pendant au moins quelques semaines, de prendre le temps de réfléchir avant de me lancer dans une nouvelle thérapie, quelle qu’elle soit. La seule chose que je vais reprendre, pour le moment, ce sont mes séances d’autohypnose, qui, elles m’ont toujours aidée à me détendre, et ce, sans effets secondaires.

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Si j’étais une ville

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Il y a 10-15 ans, j’adorais les villes bouillonnantes de vie telles que Londres ou Barcelone. J’avais besoin d’action. Le bruit me rassurait (je ne suis pas née dans une capitale pour rien). Aujourd’hui, en revanche, j’aspire au calme. Je ne sais pas si ce sont les épreuves, je ne sais pas si c’est l’âge ou un peu des deux mais une chose est sûre, je n’ai plus besoin de chaos pour me sentir vivante.

Je me suis donc imaginée en ville idéale et il en est ressorti ceci:

Si j’étais une ville,

Je serais ensoleillée et chaude le jour, froide et pluvieuse la nuit.

Je serais cyclable et piétonnière.

Je serais parcourue de larges et spacieuses avenues.

Je serais riche en jardins et parcs. Des jardiniers seraient engagés pour chaque jour leur refaire une beauté.

Je serais propre. Les poubelles seraient jetées dans des containers qui respecteraient le tri et que tous les jours les éboueurs viendraient vider.

Je serais grande et pourtant, hospitalière. Les gens seraient agréables et n’auraient plus peur les uns des autres.

Je serais plage et montagne. Tout le monde pourrait se baigner et faire des randonnées quand il le désirerait.

Je serais musicale. Les artistes de rue seraient toujours les bienvenus et des spectacles s’organiseraient.

Je serais adaptée aux enfants tout court en poussette et aux handicapés. Mes trottoirs seraient construits de façon à ce que leur accès soit aisé.

Je ne serais plus polluée. Je ne serais plus bondée. Je ne serais plus violente et agressive.

Je serais belle, bien entretenue et paisible. Je serais bien et on aimerait m’y habiter.

si-j'étais-une ville

 

Je vous invite à imaginer votre propre ville idéale.