J’ai arrêté le neurofeedback

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Fin janvier, en pleine crise d’insomnie (qui dure depuis noël), j’entame des séances de neurofeedback dynamique.

Comment vous expliquer ce que c’est? Je vais y aller avec mes mots et vous partagez l’information comme moi, je l’ai comprise. En fait, tout se passe avec un programme relié à 4 électrodes (on me dit dans l’oreillette que c’est 5 mais je n’en suis pas sûre): 2 que le praticien pose sur la tête et 2 sur les oreilles. Pour aider à la détente, un casque (relié au programme) avec de la musique zen nous est apporté. Toute musique qui nous relaxe peut faire l’affaire. Le programme, quant à lui, est censé repérer les failles dans notre cerveau pour qu’ainsi ce dernier puisse se réguler seul. Chaque fois qu’une faille est repérée, la musique se coupe et on entend un petit buzz. Voilà pour la technique.

Si la thérapie est vendue comme étant sans effets secondaires, je me retrouve rapidement à éprouver une fatigue beaucoup plus importante encore que celle que je subis déjà au quotidien de par mon insomnie.

Mais ce n’est pas le seul. A part cette sensation d’épuisement quasi constante, je remarque d’autres symptômes: la durée de mes règles diminue et mes cycles s’allongent. Alors je ne vais pas vous raconter ma vie mais disons que mes règles étaient très abondantes et très longues (entre 8 et 10 jours) avant de commencer la thérapie et que la durée n’a eu de cesse de se réduire depuis le début. Je suis passée de 8-10 jours à 3,5 jours. Si au début, je trouvais ça génial, j’ai quand même fini par m’inquiéter…

Par ailleurs, j’expérimente également des tremblements au niveau de l’oeil gauche et des membres.

Cela dit, comme tout ceci n’était pas douloureux, je n’en fais pas un fromage et je laisse passer…

Sauf que la liste des effets ne s’arrête pas là: en effet, des cauchemars à répétition viennent se rajouter. Je ne me souviens pas du contenu mais je sais que je me réveille complètement paniquée et très angoissée quand ça arrive.

Cependant, le déclic ne se produit qu’après treize séances lorsque les angoisses  que je n’avais pas connue depuis des années sont revenues. Il y a quelques semaines, alors que je suis tranquillement assise dans un café, je me mets à éprouver des symptômes que je reconnais être comme les prémices d’une attaque de panique. Comme je connais le phénomène, je ne panique pas (paradoxal, n’est-ce pas?) et je parviens rapidement à faire redescendre mon angoisse. Je ne relie pas directement l’événement au neurofeedback…mais voilà que quelques jours plus tard, je remarque que je recommence à avoir des idées noires comme je n’en ai plus eu depuis 2015 ainsi que des phobies par rapport à mon fils. Trop, c’est trop.

J’avertis donc la praticienne et elle me répond, je cite: » que c’est dur à comprendre mais que parfois, lorsqu’on choisit les moyens naturels pour s’en sortir, on peut passer par des moments très pénibles  » Son but: rapprocher les séances. Sensible comme je suis, je sais que c’est une très mauvaise idée et que j’ai besoin de plus de temps entre deux séances que d’autres personnes moins réactives. La praticienne n’est pas d’accord.  En faisant des recherches, je me rends compte que sa pratique de la technique n’est pas vraiment complète.

Alors je ne sais pas si la dame était malhonnête, je  n’ai pas eu l’impression qu’elle était ce qu’on appelle un charlatan. Elle n’en avait pas le profil,  en tout cas (elle héberge des migrants, elle m’a réparé la tirette de ma veste, m’ouvrais toujours la porte même quand j’arrivais super à l’avance, etc), mais ce qui est sûr c’est qu’elle n’est pas dans une démarche holistique et personnalisée. Je crois aussi qu’elle n’est pas désintéressée financièrement parlant (50€ la séance) et que son goût pour l’argent dépasse  celui d’aider les gens par cette technique.

J’étais très confiante au début car malgré la chape de fatigue, je ressentais vraiment revenir ce que j’appelle des réflexes de sommeil et d’endormissement (les yeux qui se ferment quand je lis, tomber endormie sur le fauteuil avant minuit (même si ça ne tenait pas toute la nuit), un ré-endormissement plus facile après un réveil en pleine nuit,  un état de détente beaucoup plus long. Malheureusement, tout ce mieux a fini par disparaître et la fatigue n’a jamais fait que s’intensifier (au point que je ne jouais pratiquement plus avec mon fils et que j’en suis arrivée au stade où j’étais incapable d’aligner deux bonnes phrases pendant mon atelier du lundi).

J’ai vraiment l’impression que la technique n’est pas mauvaise en soi mais qu’il est indispensable de trouver un praticien qui travaille avec vous, c’est-à-dire avec qui la communication est possible et qui s’adapte à vos besoins réels. Chose qui, visiblement, n’a pas été mon cas.

Et maintenant alors?

Aujourd’hui, j’ai vraiment besoin de me poser, d’arrêter de chercher des solutions pour dormir pendant au moins quelques semaines, de prendre le temps de réfléchir avant de me lancer dans une nouvelle thérapie, quelle qu’elle soit. La seule chose que je vais reprendre, pour le moment, ce sont mes séances d’autohypnose, qui, elles m’ont toujours aidée à me détendre, et ce, sans effets secondaires.

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8 commentaires sur « J’ai arrêté le neurofeedback »

  1. Oh j’espère que cela va aller mieux… Comment est ce que tu as eu connaissance de cette thérapie ? Est ce que les personnes qui la proposent ont une quelconque formation en médecine ou pas ? Car c’est bien différent de proposer sans être médecin des thérapies par le toucher, du reiki etc assez innofensifs, et de mettre des électrodes je trouve. Je n’avais jamais entendu parler de ça en tout cas, je vais faire quelques recherches dessus. Tu évoques l’hypnothérapie, tu as déjà essayé de voir un hypnothérapeute du coup ?

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    1. J’ai eu connaissance de cette technique par un contact vétérinaire, tout à fait, par hasard. Ces personnes n’ont pas de formation en médecine. La mienne était une ancienne prof de morale (euh, je ne sais pas ce que ça donne en France, prof de morale), psychothérapeute, ancienne patiente en neurofeedback pour deux commotions cérébrales, qui s’était formée (j’ai vu le diplôme) au neurofeedback. En français, on ne trouve quasi pas d’infos. En anglais, quand même beaucoup plus. Oui, ce n’était pas du tout anodin comme elle voulait me le faire croire.
      L’hypnothérapie, j’ai vu un arnaqueur (je pense que j’en ai un peu parlé dans un ancien article) et une psychologue très bien mais avec laquelle je n’ai pas continué car je suis partie essayer l’emdr avec une autre. J’ai commencé à m’informer sur l’ostéopathie crânienne. A voir. Merci pour tes encouragements 🙂

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      1. Je pense que prof de morale ça doit s’assimiler à de la philosophie, mais c’est vrai qu’on n’utilise pas trop le terme en France ! Psychothérapeute le problème c’est que c’est très large, tout le monde peut déposer une plaque psychothérapeute car le terme n’est pas protégé contrairement à psychologue… J’ai trouvé beaucoup plus d’éléments en anglais effectivement, mais même là ils concluent chaque fois qu’il n’y a pas assez de données pour savoir si les bénéfices sont vraiment dus au neurofeedback, ou si c’est pas des effets contextuels de type placebo qu’on aurait pu produire autrement (en gros). Et tu as raison, pour l’hypnothérapie c’est comme souvent la galère pour arriver à trouver des personnes rigoureuses. Je connais un peu Jérémy Royaux qui a fait plusieurs textes et vidéos sur l’hypnothérapie, et comment savoir si la personne à qui on s’adresse a une démarche rigoureuse et propose des choses réalistes (si jamais ça peut servir). L’ostéopathie crânienne j’avoue que je suis très méfiante car j’ai des amis chercheurs qui bossent dessus depuis longtemps et leurs conclusions sont pas top top. Est-ce que tu as essayé d’autres trucs (en vrac yoga, méditation, etc) ? L’EMDR tu en as pensé quoi ? désolée pour la multiplication des questions ^^ !

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      2. Pas de souci pour les questions, ça ne me dérange absolument pas. Tu sais, moi que ce soit placebo ou pas, je m’en fous et au début, comme je le disais, j’ai éprouvé une grande sensation de détente. Je suis du genre très méfiante mais là, j’étais vraiment trop fatiguée et je me suis dit: qui ne tente rien, n’a rien…Le souci avec le yoga, la méditation et la sophro, c’est que ça m’ennuie terriblement. L’EMDR, moi, j’ai trouvé cela efficace mais la psy chez qui j’ai été n’était pas très investie et avait des côtés très peu professionnels (bâillements, sa femme de ménage qui passe l’aspirateur pendant qu’elle me fait de l’emdr, ect) et j’ai abandonné après 16 mois (pendant lesquels elle ne m’a fait que 4x de l’emdr malgré mes demandes répétées). Le souci c’est que comme je ne connais personne qui a eu le même genre de soucis que moi (insomniaque sans dépression depuis 9 ans, c’est rare, je pense), je tâtonne et il faut avoir de la chance pour trouver quelqu’un de bien qui ne fait pas n’importe quoi. En plus, pour moi, c’est très important que la personne soit dans une démarche holistique car on ne traite pas un symptôme mais une personne dans son ensemble.

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      3. Oui je comprends ce que tu veux dire, ce serait plus simple si les médecins étaient d’emblée dans cette démarche d’écoute, de compréhension du mode de vie et des problèmes spécifiques à la personne. Moi je trouve justement que les effets de contexte ou effets placebo peuvent être vraiment intéressants, mais si on doit y passer beaucoup de temps et d’argent sans résultats mirobolants alors c’est un peu embêtant. Courage dans ta quête alors, en attendant j’espère que tu trouveras au moins des choses qui te font du bien au quotidien et te permettent de souffler à défaut de régler tout le problème ! Car j’imagine que devoir re essayer différentes pistes régulièrement sans trouver la bonne peut devenir pesant parfois

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      4. Oui, l’argent et le manque d’écoute (qui aurait peut-être fini par s’avérer dangereux) sont les deux points qui me font arrêter cette fois-ci et je te confirme: c’est vraiment usant de passer d’une piste à une autre et qu’aucune ne fonctionne. Merci pour tes encouragements.

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  2. Ca fait peur quand même.
    Je pense qu’en ce qui concerne les médecines alternatives il faut vraiment faire attention à qui on va voir. Les professionnels sont nombreux mais sont-ils tous compétents?
    Dans un cas comme ce que tu as vécu, je trouve que la praticienne aurait dû t’écouter davantage par rapport à ces effets secondaires, écouter tes craintes.

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    1. La praticienne niait l’existence des effets secondaires. Elle m’a dit que c’était des réactions, pas des effets secondaires. J’ai répondu, ce n’est pas le même vocable mais je ne vois pas la différence. Parfois, quand on est au bout du rouleau, on se pose pas 36000 questions et on fait la première chose qui nous est conseillée. En ce qui concerne le sommeil, je ne sais plus à quel saint me vouer, j’avoue et la dame avait vraiment l’air d’être quelqu’un de fiable qui savait ce qu’elle faisait. Or, au fur et à mesure des consultations, je me suis aperçue qu’il manquait parfois de la cohérence dans ses propos. Je pense même qu’il lui est arrivé d’improviser à mes questions…

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