Les états d’esprit du vendredi 28 septembre 2018

 

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 28 septembre 2018  – [heure 09:18]

fatigue : joker…le matin, ce ne sera jamais très positif, je crois, car même à l’époque où je dormais encore bien , je n’étais pas du matin. Là, j’ai dormi 5h et des poussières et c’est un exploit. Un de plus 🙂
humeur : ça va
estomac : café en cours+tartines
cond. phys. : fatiguée mais presque plus mal au dos
esprit : perdu
boulot/projet : j’en saurai plus dans deux semaines…Deux semaines quand même
culture : La fête des mères, Victoria (c’est quoi ce film? et je trouve que Virginie Efira est et reste une bien mauvaise actrice), Les pingouins de Madagascar, Atypical (2ème saison), El aviso (gros navet et c’est dommage car l’histoire mieux développée aurait pu être sympa), Cuéntame (como pasó) saison 19), Pourvu que la nuit s’achève de Nadia Hashimi (c’est celui qui m’emballe le moins des trois que j’ai eus entre les mains), C’est pour ton bien d’Alice Miller (déroutant, dur, très très bien)

Avis: Je le répète: les clients sont rois. Si vous n’êtes pas sympas, aujourd’hui, on a le choix de tout commander sur internet et de faire en sorte que tous les magasins ferment. Entendido?

Sorties: Pauvres cette dernière semaine, beaucoup de « je dois »

penser à : appeler l’ophtalmo, la dirlo, la gynéco, le dentiste…enfin, que des trucs pas drôles

loulou : semble vraiment apprécier ses débuts à l’académie, a recommencé la piscine, a un gros rhume, se fait embêter par sa voisine en classe, déteste toujours autant faire ses devoirs, est toujours aussi câlin.

msg perso : euh, c’est quoi ce binz, tu prévois tout un bazar et puis, t’en parles plus?

msg perso 2: je me doutais que tu ne pourrais pas sortir. Je crois que tu ne te rends pas compte de l’état dans lequel tu étais.

amitiés : inconstantes
essentiel : se chouchouter
courses : poulet, bonnet (ça rime), doudoune pour moi, vêtements d’hiver moches pour l’école et beaux pour le week-end
envie de : quelque chose d’extrêmement positif et nouveau
‘zic : oh ben là, pas grand chose, je découvre peu de trucs qui me plaisent pour le moment…

LES-EEV-28-SEPTEMBRE-2018Clap de fin: 9h43

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Nouvelles fraîches

nouvelles-fraîches

Vingt jours que je ne suis pas revenue par ici. Vingt jours, wow. Il s’en est passé des choses. La rentrée avec son lot de trucs à mettre en place: école, académie, piscine, kiné pour le bonhomme. Mon ordi qui meurt après 5,5 années de bons et loyaux services (pour un pc juste un peu plus que basique, je trouve que c’est pas mal) et mes difficultés pour en racheter un qui fonctionne (ce sujet mérite tout un article à lui seul. Je vous raconterai). Le mal de dos en conséquence (là, vous vous demandez le rapport, sans doute). Et puis le début de ma deuxième rentrée à mon atelier d’écriture du lundi et le premier texte qui en a découlé et que je vous partage ici. Un texte écrit en mode automatique. Ne m’en veuillez donc pas si ce n’est pas parfaitement rédigé car ce n’est qu’un premier jet. C’est mon intro pour cette rentrée qui, pour moi, commence maintenant.

Le titre est « Sourire aux inconnus, c’est comme venir en courant » et il est le résultat d’un cadavre exquis, pour ceux qui connaissent. En fait, beaucoup de mots, même une phrase étrange sortent de cadavres exquis (l’animatrice les adore ;-)) et il est donc inutile de vous dire (mais je vous le dis quand même) que j’ai du réfléchir longtemps et que je n’ai, au final, pas pu faire de miracles avec ces éléments.

J’y vais…

« Sourire aux inconnus, c’est comme faire passer un message. C’est comme accueillir l’autre, celui qu’on ne connait de rien. C’est comme allumer un feu là où tout est gélé.

Dans nos villes surpeuplées, où tout le monde court sans arrêt et où personne ne regarde jamais personne, recevoir le sourire d’un parfait étranger, est tellement rare, que la plupart des fois on ne sait pas comment réagir. On se méfierait d’un acte aussi anodin. On en deviendrait timide, se montrerait frêle pour bien moins que ça. Peut-être même qu’on se poserait des questions et qu’on irait même jusqu’à se demander si la personne qui a osé une telle grimace est saine d’esprit.

En fait, ce serait comme se convaincre de quelque chose du style « Frauder la sncb (sncf pour les Français), c’est comme absoudre ses pêchés ». Cela n’a pas de sens et pourtant, ça en a un »

Alors, ça tient la route ou pas? Et je vous le promets, je n’étais pas en état d’ébriété quand j’ai écrit ça.

Re-bienvenus chez moi.

nouvelles-fraîches

Les États d’esprit du vendredi 07/09/2018

 

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 07 septembre 2018  – [heure 09:42]

fatigue : intense
humeur : mieux
estomac : café en cours+ madeleines
cond. phys. : à part la fatigue, j’ai connu bien pire
esprit : inquiet
boulot/projet : je sais pas quand, je sais pas avec qui, ni comment mais je vais repartir quelques jours avant la fin 2018. Elle n’a pas dit son dernier mot, Elisa.
culture : Eloge de la faiblesse de Alexandre Jollien (belle surprise), Chocolat, No tomorrow, Nos futurs, La source des femmes…euh, y’a pas eu grand chose en fait cette semaine…La rentrée m’a bouffée

Avis: Je suis à court. ça m’étonne haha

Sorties: Salon bio à Namur avec V., brocante avec A., cercle des voyageurs avec Z. et puis encore avec J. (si vous êtes de passage à Bruxelles, je vous conseille cet endroit)…

penser à : y’a trop de choses pour le moment, je ne sais pas où donner de la tête

loulou : est rentré en 2ème primaire, sans larmes ni drame. C’est une vraie victoire. La première fois depuis le début. Y’a plus qu’à reprendre le rythme maintenant.

msg perso : merci pour tes mails 😉

msg perso 2: merci de venir mardi t’occuper du petit pendant la réunion

msg perso 3: rentrer à l’hôpital parce que tu ne dors pas? c’est vraiment celle-là la raison? parce qu’à part te bourrer de médocs, je vois pas bien ce qu’ils vont te faire…

amitiés : présentes, je suis contente (mon cerveau fait des rimes depuis quelques temps)
essentiel : crever l’abcès quand il y en a un
courses : galettes de riz au chocolat, légumes, couvertures en plastique, set de table
envie de : légèreté
‘zic :

Clap de fin: 9h55

Comment j’ai surmonté ma dépression? #3 La culpabilité de s’en être sortie vivante

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Dans mes précédents articles sur le sujet, je vous ai parlé de comment j’avais appris à m’écouter et de l’arrêt des médicaments. Celui-ci et les suivants seront consacrés au sentiment de culpabilité dévorant que j’ai éprouvé pendant près de 20 ans. Je vous assure que s’ils avaient mis une photo à côté du mot « culpabilité » dans le dictionnaire, ça aurait été celle de ma tête, tant ce sentiment était puissant chez moi.

Pour plus de clarté (et parce que je me suis rendue compte en commençant à rédiger que le texte allait être bien trop long), j’ai décidé de diviser cette partie en plusieurs sous-parties.

Celle-ci sera consacrée à la culpabilité de s’en être sortie vivante.

Lorsque je suis tombée malade, les infirmiers et l’entourage m’ont vite fait comprendre que j’étais trop grande pour me plaindre, que je devais tout supporter parce que parmi les enfants, j’étais dans les plus grands.

Ce  message a eu des conséquences dramatiques sur ma personne. Comme autour de moi, je voyais s’éteindre des gamins que je trouvais tellement plus courageux, tellement plus lumineux que moi, je me suis mise à penser que je ne méritais pas cette seconde chance qui m’était offerte et que, visiblement, je n’avais pas reçu le mode d’emploi de la vie. Oui, rien que ça.

Ce sentiment, je l’ai ressenti très fort jusqu’à 26-27, voire 28 ans. A 27 ans, j’ai commencé une thérapie et ma psy (une pro vraiment bienveillante et généreuse, je tiens à le souligner) m’a fait comprendre que je souffrais d’un syndrome post-traumatique jamais diagnostiqué et par conséquent, jamais traité. J’ai accepté son diagnostic et ai commencé à parler de ma maladie plus facilement (jusque-là, j’en avais fait un véritable tabou). Cependant, je me suis vite aperçue qu’il manquait quelque chose à ce diagnostic parce que d’accord, j’en parlais plus facilement mais je continuais à me sentir coupable d’avoir éprouvé un mal-être et d’avoir fait une dépression alors que j’avais réussi à me sortir d’une maladie très très mortelle.

En 2016, la chance ou la providence, je ne sais pas, ont mis Magalie Mertens du blog vie et cancer sur mon chemin. Magali, c’est une fille qui a attrapé un cancer des glandes salivaires (oui, oui, ça existe) alors qu’elle avait tout juste 30 ans et était, vachement, enceinte. C’est une fille qui comme moi est tombée dans un espèce d’abysse après avoir terminé tous ses traitements et être déclaré en rémission. Elle, ce qu’elle a fait, c’est chercher pourquoi on ressentait ça alors que merde, vu qu’on était en rémission, on aurait du se sentir bien, non? Grâce à ses recherches, elle s’est aperçue que ce sentiment et la dépression post-traitement étaient quelque chose de très fréquents. Pourquoi? parce que lorsqu’on est en traitement, on subit, on est tout le temps le nez dans le guidon, on a 10000 rendez-vous médicaux, on est souvent très entourés. On n’a pas le temps de réfléchir à ce qui nous arrive. Or, à partir du moment où l’on est déclarés en rémission et qu’on termine la phase de traitements lourds, il nous est, non seulement, donné tout le loisir de penser mais en plus, beaucoup de gens qui étaient là pendant le pire disparaissent avant le meilleur. « Ben oui, puisque vous êtes sortis d’affaire, rien ne sert de s’inquiéter et puis, faut pas se plaindre surtout, car d’autres n’ont pas votre chance et sont restés sur le carreau ».

Un poids est tombé lorsque je l’ai rencontré et que j’ai compris que je n’étais pas la seule à avoir éprouvé ce genre de sentiments, que limite, c’était normal et plus que courant.  Lorsqu’on vit ce genre d’épreuves, notre vie s’en trouve transformée à jamais et il n’est pas si facile de se remettre sur des rails qui se dirigent dans la direction qui nous correspond le mieux. D’ailleurs, en ce qui me concerne, je n’avais que douze ans et pas encore les armes dont disposent les adultes pour affronter tout ça.

Je ne le dirais jamais assez:

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