Mon ado de même pas 7 ans

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Depuis quelques jours, quelques semaines, mon fils est assez insupportable. Il peut être agressif, limite violent. Il crie, répond, tape, désobéi, croit qu’il sait tout et le fait savoir par des « n’importe quoi » à répétition. Alors attention, ce n’est pas encore constant. Il n’est ni toute la journée, ni tous les jours comme ça. Il ne faut pas tomber dans les clichés. Non, lui et d’autres, j’imagine, ce sont plutôt des moments, des moments très pénibles qui surviennent lorsque quelque chose le contrarie.

C’est un sujet que je n’aime pas trop aborder avec les gens que je cotoie dans ma vie IRL. Parmi eux, il y a ceux qui ne sont pas parents mais qui, quand on les entend, donnent l’impression d’avoir un master en pédagogie et qui nous sortent des discours donnant à peu près ceci: ah les gosses d’aujourd’hui, tous des démons, des êtres insupportables parce que leurs parents leur laissent tout faire, blablabla. Il y a aussi ceux (pas tous) de l’ancienne génération pour qui une bonne claque de temps en temps ne pourrait faire que du bien (j’avoue avoir déjà tapé sur les mains de mon fils mais je ne suis pas pour cette technique qui me semble confuse pour l’enfant: je te tape pour que tu arrêtes de me taper…euh, comment dire, il y a quelque chose qui m’échappe). Et puis, il y a ceux qui ont mon âge mais qui donnent une éducation extrêmement stricte à leur.s enfant.s (dans le cas que je connais, c’est juste si l’enfant a le droit de bouger) et dont je n’écouterai jamais les conseils.

Personnellement, je ne pense pas être une maman qui laisse tout faire à son fils et qui obéit à ses moindres désirs et caprices. Je suis beaucoup dans l’échange, dans l’explication, dans la conversation mais je le remets aussi à sa place quand il le faut. Je fais en sorte qu’il y ait le moins de tabous possibles entre nous et je veux qu’il se sente libre de discuter avec moi de tout ce qu’il souhaite.  Je ne suis juste pas omnisciente, humaine et la plupart du temps, fatiguée.

Un peu désespérée, j’ai cherché et glané des infos sur le net. J’ai trouvé quelques articles de blogs de mamans qui racontaient à peu près la même chose que moi et qui appelaient ça: la crise d’ado de mon 6 ans, 7 ans. En lisant les commentaires, je me suis d’ailleurs rendue compte que ce phénomène n’était pas rare du tout (à bas la culpabilité) et qu’on pouvait gentiment ou violemment s’asseoir sur la maxime: sept ans = l’âge de raison.

Dans ces articles, certains parents proposaient des solutions telles que:

des punitions: je suis d’accord dans certains contextes mais là, faut-il encore bien cibler…Le priver de son dessin animé préféré, de chocolat, d’accord, de sport ou de saint-Nicolas, pas question.

aller voir un psy: si je peux éviter de passer par cette case, ça m’arrangerait, merci et franchement, pour notre cas précis, je ne crois pas que c’est de ça dont le petit a besoin. Je sais qu’il est anxieux et qu’il a beaucoup d’énergie. J’ai d’ailleurs l’impression qu’il s’est découvert de « nouveaux pouvoirs » depuis qu’il va à la kiné et qu’il a commencé à rattraper son retard moteur. Pas besoin d’aller consulter pour ça.

les sports de balle ou de combat: mon fils fait de la natation, du vélo et va à l’académie des arts de ma commune mais c’est vrai qu’il ne fait pas de sport qui le défoule. Il faut dire qu’il n’est pas très sportif et que lorsque je lui ai parlé de balle, il m’a répondu qu’il voulait bien faire des quilles (haha, du bowling). Enfin, pour ce qui est des sports de combat, Nicolas a peur dans la mesure où il n’aime pas se battre. Personnellement, je me dis que ça pourrait être une bonne idée mais je ne sais pas si l’emmener sous la contrainte se révélerait, extrêmement, positif.

Je vous avoue que pour le moment, je ne vois pas de solution parfaite. Nous avons déjà beaucoup discuté avec lui. Je pense qu’il a compris que ce n’était pas top comme comportement mais je sens encore beaucoup de tension en lui et du coup, je continue à chercher. Par conséquent, si vous avez des idées ou la solution miracle, n’hésitez pas à me les transmettre, parce que je m’inquiète. Oh oui, je m’inquiète.

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Les états d’esprit du vendredi 19/10/2018

 

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 19 octobre 2018  – [heure 09:10]

fatigue : y’a pire, y’a mieux, beaucoup de coup de pompes, surtout à l’heure où loulou sort de l’école.
humeur : pas encore assez réveillée pour savoir
estomac : en cours
cond. phys. : douleur à l’épaule gauche dans certaines positions
esprit : aujourd’hui, je sèche
boulot/projet : j-5 pour la Pologne…Pour le reste, on verra au fur et à mesure…car beaucoup de trucs qui se sont annulés et je deviens supersticieuse…

culture :  cuéntame cómo pasó,   el día de mañana, Leo et les extraterrestres, Fendre l’armure de Anna Gavalda (ça va, ça passe), King Kong théorie de Virginie Despentes (en cours).

Avis: acheter un ordi, aller chez le médecin, tout devient un parcours du combattant et on finit souvent par faire tout soi-même, derrière nos écrans d’ordinateur.

Sorties: cinéma avec le bonhomme, restau avec une amie

penser à : récupérer une mini-valise quelque part

loulou : m’inquiète, est rentré dans une phase très rebelle, semble vraiment apprécier l’académie, adore le vélo, s’en sort mieux à la natation (enfin, sauf avec l’école)…

msg perso 2: pas envie, pas pour le moment (ou pour toujours? )

amitiés : pas super en forme
essentiel : se dire que tout finit par passer, que la vie ce sont des cycles
courses : mini-valise
envie de : facilité
‘zic : je trouve qu’elle a raison Angèle

Clap de fin: 9h20

J’ai été voir  » A star is born »

Oulah, cele faisait longtemps que je n’avais pas parlé de ce que j’avais vu ou lu. En fait, faut vraiment que quelque chose m’étonne, m’interpelle et ça n’arrive plus si souvent en matière de culture (peut-être parce que j’en consomme beaucoup beaucoup?) . A star is born avec Lady gaga et Bradley Cooper m’a agréablement surprise . Du coup, je vais essayer de vous donner mon avis tout à fait subjectif, du mieux que je peux.

C’est parti:

D’abord le pitch: Star de country un peu oubliée, Jackson Maine découvre Ally, une jeune chanteuse très prometteuse. Tandis qu’ils tombent follement amoureux l’un de l’autre, Jack propulse Ally sur le devant de la scène et fait d’elle une artiste adulée par le public. Bientôt éclipsé par le succès de la jeune femme, il vit de plus en plus de mal son propre déclin…

Mon avis: Je vais d’abord vous expliquer ce qui m’a intrigué dans le film. C’est simple: la présence de Lady Gaga. Au début, je n’étais pas très fan de cette chanteuse. Même si j’ai longtemps gardé la mélodie de « Poker face » dans la tête, son côté provocateur me saoulait. Je trouvais qu’elle faisait souvent preuve de très mauvais goût et que ses excentricités éclipsaient pas mal son talent. D’ailleurs, je n’ai eu conscience de son génie que bien tard, lors de je ne sais plus quelle remise de prix dont ils avaient passé un extrait à la télé et que j’ai vu ce qu’elle était capable de faire avec sa voix. Je trouve que ces dernières années, elle s’est moins fait remarquer (on me dit dans l’oreillette qu’elle a eu des soucis de santé, ce qui expliquerait cela) et s’est un poil éloignée de la mauvaise image que, personnellement, je m’étais faite d’elle.

Maintenant, en ce qui concerne le film,  je ne suis pas d’accord avec l’inteprétation de l’histoire dans le pitch. Je ne trouve pas que Jackson Maine se fasse éclipser par le succès de la jeune femme ni qu’il s’agissait d’un chanteur oublié dans la mesure où ses concerts semblaient full of people. Son malheur est ailleurs…mais bon, je ne vais pas tout dévoiler.

J’ai beaucoup aimé. La musique filmée en live est un véritable plus. Ils jouent bien, leur interprétation est sobre, ils n’en font pas des caisses. Ils chantent tous les deux et l’histoire est jolie. Evidemment, si votre but est de passer un moment léger devant un film, passez votre chemin parce que vous risquez d’être traumatisés  déçus.

La culpabilité de ne pas travailler

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Dans ma série, la culpabilité de…, il reste encore le phénomène de la culpabilité de ne pas travailler , que je vais traiter aujourd’hui, ainsi que la culpabilité de ne pas être une maman parfaite.

Pour parler de la culpabilité de ne pas travailler, je vais illustrer mon article par une anecdote que je situe à lundi dernier.

Lundi, j’avais « atelier d’écriture » et avant de se mettre à écrire, l’animatrice a l’habitude  commencer par un tour de table pour voir comment nous nous sentons. Ce lundi, les mots qui sortaient de nos bouches étaient: grognon, faible, fragile, morose (je pense que ça doit être du fait de la lumière qui commence à décliner fortement). Jusque-là, rien d’anormal et puis, le tour de Mireille , une dame d’environ 60 ans arrive et c’est le drame: elle, elle, éclate littéralement en sanglots.

Mireille explique qu’elle a été victime il y a pas mal d’années d’un accident et que la conséquence de cet accident a été une perte plus que partielle de sa vue. Depuis,  Mireille n’a plus pu travailler, a parfois frôlé la clochardisation quand ses 4 filles étaient gamines  et culpabilise parce qu’elle se sent inutile. Elle termine en expliquant qu’elle ne sait pas ce qui lui a pris de se confier comme ça, sur ce sujet, que ça ne lui arrive jamais.

Ces confidences m’ont touchée bien évidemment mais aussi étonnée car jusque-là, je pensais naïvement que le sentiment de culpabilité de ne pas travailler était réservé aux jeunes qui n’arrivent pas à s’insérer professionnellement dans la société.

Alors le beau message de la société, répétons-le. Il s’agit de:  étudies et tu auras un diplôme…Obtiens ton diplôme et tu trouveras un job, maries-toi, ais des enfants, achète une maison, une voiture et un chien. Je caricature mais ne pense pas être loin de la vérité. Le problème c’est qu’atteindre ce soi-disant Gräal pour beaucoup de gens est illusoire, surtout de nos jours.. Pour les personnes différentes, handicapées ou (un peu) malades, rentrer dans ce moule imposé est plus compliqué. C’est normal dans l’anormalité et ce n’est en aucun cas de leur faute.

Moi, je l’ai compris début 2015, quand je me suis rendue compte que mes soucis de santé, même s’ils ne portaient pas de nom, étaient gros et handicapants. C’est tout naturellement alors et presque imperceptiblement que j’ai cessé de culpabiliser.

Je ne suis pas pour autant fan de ma situation et il y a trois semaines par an où je me sens bien malheureuse mais j’ai bien conscience d’avoir poussé toutes les portes existentes et imaginaires et que jusque-là, on me les a toutes fermées au visage. Il y a toujours toujours quelque chose qui cloche.

Malgré tout ce négatif, je n’ai pas arrêté de lutter . C’est juste qu’à nouveau, j’ai lâché prise et que j’ai décidé que je n’allais pas  me rendre encore plus malade pour faire plaisir à la société .Ma mère dit qu’on a de la chance d’être en Belgique, qu’ailleurs, si on m’entendait parler comme ça, on m’aurait déjà retiré tous mes droits…C’est parce qu’elle a mal compris mon message qu’elle me dit ça, qu’elle a rejoint le club des nombreux qui pensent que je m’en fiche, alors que non…Je ne me tourne pas les pouces pour autant, j’insiste, je suis en constante recherche de solutions mais comme je l’ai dit plus haut, je ne m’autodétruis plus pour ça…

Article lié: Le travail, c’est la santé

Mireille, quant à elle, semble être bloquée dans l’ancien schéma, celui qui fait qu’on pense être responsable de quelque chose…alors que soyons honnêtes, dans ce genre de contexte, on n’a pas prise sur grand chose. Dans son cas ,  on voit bien qu’il n’y a pas de raison de culpabiliser, qu’elle ne profite pas, comme il serait facile de le penser. Elle cumule âge, handicap et s’occupe avec  plein d’activités.

J’ai eu envie de la prendre dans mes bras et de lui expliquer mon point de vue mais au lieu de ça, je suis restée muette, un peu paralysée par la peur de ne pas être prise au sérieux (je pourrais être sa fille). J’espère juste qu’elle aura le déclic avant qu’il ne soit trop tard.

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Les états d’esprit du vendredi 12/10/2018

les-états-d-esprit-du-vendredi

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 12 octobre 2018  – [heure 08:42]

fatigue : j’ai dormi plus de 7heures cette nuit, sí señor!!!
humeur : mieux
estomac : petit dèj en cours
cond. phys. : carencée en ferritine, en vitamine d, en un machin qui a à voir avec les reins, juste en calcium…C’est pas la joie, quoi!
esprit : toujours assez angoissé
boulot/projet : je pars en Pologne!!! quelque chose de pro pour novembre, mais chuut

culture : A star is born (vraiment trop triste fin), cuéntame cómo pasó, Nina (1ère fois de ma vie que je regarde cette série et je trouve que les acteurs ne sont pas mauvais), The good doctor (un épisode par ci, un épisode par là) Au bonheur des ogres (mouais, bof), Les corps inutiles de Delphine Bertholon (je vous en reparlerai peut-être), Vous n’aurez pas ma haine d’Antoine Leiris (dur à lire, forcément), J’étais derrière toi de Nicolas Fargues (commencé mais mouais, bof)

Avis:c’est fou comme l’habit ne fait pas le moine…

Sorties: cinéma et pas grand chose d’autre

penser à : récupérer une mini-valise quelque part

loulou : va mieux, je le retrouve, même si je le sens bien anxieux (comme sa maman? oh non!), a nagé seul avec sa planche, a aimé son excursion à la ferme, file à toute allure en vélo, me rapporte de bons points.

msg perso : et ne reviens surtout pas !

msg perso 2: pas envie, pas pour le moment (ou pour toujours? )

amitiés : plus loin
essentiel : rire
courses : blouse, parapluie
envie de : nouveauté
‘zic :

Clap de fin: 9h03

La plainte que je n’ai pas déposée

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Comme vous le savez ou pas, il y a, à peu près un mois, mon vieil ordi m’a lâché. Dans la mesure où je ne peux ni ne veux me passer de cet appareil, ô combien fantastique et chronophage, c’est, tout naturellement, que je me suis rendue dans un magasin d’éléctronique pour le remplacer. Jusque-là, rien d’extraordinaire, n’est-ce-pas?

Je me rends donc chez Krëfel, chaussée de Mons à Anderlecht (comme je n’ai pas porté plainte, je mets le max d’info ici, histoire que ma mésaventure ne passe pas complètement inaperçue) en région de Bruxelles-capitale.

J’ai à faire à l’un des managers du magasin, je lui fais part de ma demande et il me propose quelques ordis, ou plutôt un, au bout de 10 minutes de recherche. La marque du PC est Lenovo et j’avoue qu’elle ne m’inspire pas et me fait plutôt penser, allez savoir pourquoi, à une marque de lessive. Cela dit, je me dis qu’il a cherché, que cette marque semble être en expansion et je lui fais confiance. Je lui demande s’il peut allumer l’ordinateur, étant donné que ce dernier ne se trouve pas en exposition mais dans sa boîte. Il accepte mais il ne peut pas aller bien loin vu qu’il faut le paramétrer pour pouvoir accéder à la page d’accueil. Je décide de le prendre et le vendeur me dit que comme c’est le seul exemplaire de ce modèle et que c’est une fin de série, il me fait une ristourne de 10%. Il me propose, également, une garantie prolongée de 2 ans pour la modique somme de 4€.  J’accepte.En faisant le total, un détail m’échappe mais je vous raconterai plus tard.

Je rentre chez moi et vite, je trouve que l’ordinateur ne fonctionne pas bien. Il y a des touches qui ne semblent pas répondre correctement. Je le trouve lent. Comme d’habitude, je me dis que je suis parano.

Je parviens à l’utiliser malgré ce qu’il me semble être des couacs. Je l’éteins le soir, le rallume le matin, l’utilise encore un peu, pars chez une amie et à mon retour, je ne parviens plus à l’allumer ou plutôt si, mais un message d’erreur s’affiche systématiquement, m’empêchant d’aller plus loin. J’essaye les quelques manoeuvres que je connais et comme rien ne va, je prends la décision de le ramener en magasin. En transports. Je ne conduis pas.

J’arrive au magasin et à nouveau, j’ai à faire au même vendeur, qui se montre étonné mais aimable. Il essaye de le faire fonctionner mais n’y parviens pas. Il me montre alors un autre portable de la marque ASUS cette fois-ci. Il l’allume. Il me plaît un peu plus, même si, à nouveau, on ne peut pas aller bien loin étant donné qu’il est à paramétrer par l’acheteur. Je décide de le prendre et là, à nouveau, le vendeur me sort la rengaine des 10%. Dix pour cent que je ne vois pas dans la note, étant donné que je dois à nouveau débourser 45€ alors qu’en retirant les 10%,  l’ordinateur n’est pas plus cher que l’autre. Je ne comprends pas trop mais ne tilte pas et puis, je suis fatiguée et une douleur commence à se faire sentir dans mon dos.

Je l’emmène donc chez moi et je l’allume, l’installe. Je remarque qu’il est plus simple à paramétrer mais quand même, quelque chose me chipote. Je trouve que l’image et le son ne sont pas top. Je l’utilise, l’éteins et le lendemain matin, lorsque je décide de le rallumer, paf, plus d’image. Le choc. Je commence à me poser plein de questions, à me demander si je n’ai pas des pouvoirs spéciaux capables d’anéantir ce genre de machines…et une fois de plus, décide de retourner au magasin. En transports, avec une grosse douleur au dos qui me clouera sur le fauteuil toute l’après-midi et la soirée .

J’ai, à nouveau, à faire au même vendeur qui reste poli mais qui m’envoie un de ces subalternes, alléguant qu’il a des choses importantes à faire. Ce dernier examine l’ordinateur et constatant qu’il n’a pas le moindre coup et qu’il ne fonctionne pas, commence à m’en chercher un autre. Je tombe sous le charme (façon de parler, hein?) de l’Acer sur lequel je suis en train de rédiger. Celui-ci est, effectivement, 45€ plus cher mais comme le vendeur me ressort la rengaine des 10%, je crois, naïvement, que je vais récupérer de l’argent…sauf que, je dois  à nouveau débourser 45€ en plus. Trouvant tout ça très louche, je fais le calcul et me rends, finalement, compte que  les 10% qu’ils retirent du prix de l’ordinateur, ils l’ajoutent à celui de la garantie, qui en fait, me coûte 59€!!! Je lui fais part de mon mécontentement et lui dis que la façon de procéder de son supérieur n’est pas honnête. Il me propose alors d’aller chercher ledit supérieur et de voir avec lui s’il ne peut pas faire un autre geste (sérieux, comme s’il en avait fait un premier). Son supérieur revient alors en mode furie, hors de lui, les yeux exorbités et me crie  qu’il n’a jamais vu ça, que c’était difficile de trouver un ordinateur pour moi, qu’il avait passé une demi-heure pour moi à en chercher un la première fois (ce qui est faux et puis, même si ça avait été vrai, c’est son taf!) et que je n’ai qu’à en prendre un moins cher. Je lui réponds que je ne vais sûrement pas garder un ordinateur qui ne fonctionne pas et que j’en ai marre de me promener dans les transports, que j’ai le dos en compote à force de transporter des ordinateurs. J’aurais du ajouter : allez soulager vos frustrations autrement, mais j’étais tellement choquée que le sens de la répartie m’a, tout à coup, fait défaut. Il me laisse aux mains de son collègue qui lui essaie de tempérer nos ardeurs. Il essaie de m’expliquer une fausse vérité, à savoir que le programme n’accepte pas de réductions sur la garantie et que, par conséquent, ils déduisent le prix sur l’ordinateur mais que les 10% sont bien comptabilisés. Ce qui est faux, puisque j’ai déjà du débourser 90€ en plus depuis l’achat du Lenovo. Je répète que leur façon de procéder n’est pas honnête. Malheureusement, je suis obligée de prendre l’ordinateur ou de choisir un bon d’achat, dans la mesure où dans cette chaîne de magasins, la formule « remboursement » n’existe pas.

Je repars de là en état de choc, la sensation de m’être faite agressée, flouée, avec l’envie de pleurer (je ne supporte pas la violence qu’elle soit verbale ou physique) et certaine d’une chose: désormais, je commanderai ce genre d’équipements sur internet. Je n’ai pas  envoyé de plainte. Le timing et ma santé, n’étant pas bons, à ce moment-là, j’ai préféré choisir d’autres batailles.

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Les états d’esprit du vendredi 5 octobre 2018

 

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 05 octobre 2018  – [heure 10:15]

fatigue : je ne sais pas
humeur : bof
estomac : petit dèj en cours
cond. phys. : me sens comme un pantin sans énergie
esprit :angoissé depuis quelques jours et ça m’inquiète
boulot/projet : je pars en Pologne!!!
culture : alors cette semaine???? fin du roman de Nadia Hashimi…et à part ça? ah oui, Love Addict (délassant, sans plus)

Avis: pas d’accord, pas d’accord, pas d’accord

Sorties: Chorale, et pas grand chose d’autre

penser à : l’ignorer

loulou : est assez difficile pour le moment et je ne sais pas pourquoi. Peut-être pas assez de temps pour se poser tranquille à la maison? A creuser…

msg perso : je suis surprise qu’à ton âge, tu sois encore étonnée de ce genre de choses. Serais-je trop blasée?

msg perso 2: euh, je comprends pas, si ça t’intéresse pas, tu le dis, y’a pas de souci…mais faire le mort? on a 14 ans ou quoi?

amitiés : éparpillées
essentiel : se relaxer
courses : bottes de pluie pour loulou, doudoune, sac et blouse pour moi
envie de : revenir à l’été…
‘zic : forcément un peu de Charles et puis, ça:

Clap de fin: 10h25

Comment j’ai surmonté la dépression #3b la culpabilité de me sentir différente

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Ce sentiment ne m’est pas apparu très jeune. Petite, le fossé qui me séparait des autres enfants était, principalement, scolaire. Je savais lire, compter, écrire depuis belle lurette lorsque eux, ils apprenaient, mais à part ces quelques détails, je n’étais pas si différente. J’aimais jouer et mes intérêts étaient similaires aux leurs. J’étais bien intégrée.

Au niveau familial, je me souviens que ma mère disait et répétait que je n’étais pas comme eux (eux, c’est-à-dire elle, mon père, mon frère et mes cousins-oncles-tantes). Elle me parlait toujours du devoir de se contenter, du fait que telle ou telle chose n’était pas pour nous alors que moi, je croyais innocemment que tout était possible (je le crois encore un peu d’ailleurs) et j’avais de grands idéaux. Je suis très idéaliste et je pense que quelque part, c’est ce qui m’a sauvé lors des plus grandes épreuves que la vie m’a réservée. Entendons-nous bien, je ne lui/leur jette pas la pierre. Je sais que beaucoup d’immigrés et enfants d’immigrés sont comme ça, à cause de la pauvreté qu’ils ont connus chez eux avant d’être contraints de partir. Pour mes parents, ce qu’ils avaient, en Belgique, s’est vite apparenté au luxe alors que moi, j’étais née dans l’opulence (toute relative), la démocratie et dans une plus grande liberté. C’était très différent.

Comme vous vous en doutez, c’est après la maladie que l’histoire s’est corsée et que mon sentiment de différence s’est fort développé. Retourner à l’école et constater que je ne comprenais plus les enfants (qui entre-temps étaient devenus de jeunes ados boutonneux), que les sujets dont ils discutaient ne m’intéressaient absolument pas et que j’étais, à mille lieux, de ces nouveaux « jeux » qui se jouaient entre filles et garçons, fut très déroutant. D’ailleurs, j’ai largement payé cet état de fait via brimades et harcèlements divers.

Depuis, je crois n’avoir jamais rejoint le « club des gens de mon âge »et le sentiment de décalage n’a pas, complètement, disparu. En revanche, ce qui est sûr aujourd’hui, c’est que je n’en souffre plus comme avant. L’adolescence et le début de l’âge adulte sont (de plus en plus) loins. J’ai réfléchi, lu, suivi des thérapies et cherché à renouer avec la petite fille joyeuse et espiègle que j’étais. Je me suis rappelée de ma force de caractère, de cette indépendance salvatrice dont je faisais montre, des rires à n’en plus finir.  Je suis devenue solitaire mais pas trop. J’ai fait la paix avec beaucoup de choses que je n’aimais pas chez moi et j’en ai aussi compris d’autres.

La vérité,je crois, c’est que, désormais, je me fiche chaque jour un peu plus de ce que les autres peuvent penser de moi et ça croyez moi, c’est une belle liberté. Avant, j’avais un besoin désespéré d’être aimée. Ce n’est plus le cas maintenant. Le seul domaine (il me semble) où cela coince encore c’est l’école lorsque je dois échanger avec les autres parents ou le corps enseignant…mais je vous en reparlerai, sans doute, un jour dans un autre article.

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Autre article sur le sujet: https://theatypicalsblog.wordpress.com/2018/09/05/comment-jai-surmonte-ma-depression-3-la-culpabilite-de-sen-etre-sortie-vivante/

Moi, à la chorale

J’ai toujours aimé chanter mais pas au point de prendre ça au sérieux. Ma douche, mon salon, mon fils comme spectateur me suffisaient amplement. Et puis, il y a deux semaines, je reçois l’invitation facebook d’une amie pour participer à une chorale.

J’ai direct pensé « église » et je me suis dit qu’elle était folle…mais quand même, ça m’a titillé. Je me suis informée et vu qu’en fait, on n’allait pas chanter « Oh Happy day » et « Marie a un agneau noir » mais une chanson qui passe souvent sur les ondes en 2018 et une autre, spécialement, dénichée par le soin de la compagnie qui organise ces soirées,(c’était à peu près ce que racontait la pub, en tout cas), j’ai accepté (même si j’avais peur qu’ils nous sortent un chant yiddish (langue qui comme vous vous en doutez, je ne domine pas) pour la 2ème partie).

Je me suis mise en mode « je ne réfléchis pas et j’assume ma décision ». Je bloque tout ce qui vient de négatif dans ma tête sur le sujet et j’y vais. Toute tremblante mais oui, j’y vais.

Devant l’entrée des lieux, je retrouve ma copine. Ouf, elle est déjà là. Moi qui suis en avance, cela me rassure. On attend une deuxième copine et aussi une troisième qui ne trouve pas de place pour se garer. Lorsque la deuxième arrive, on décide de rentrer. Et là, on découvre qu’il y a plein de monde. Moi qui pensais que c’était le genre d’événement qui attirait 2 pelés et 3 trois tondus, j’ai été agréablement surprise. J’allais pouvoir me cacher.

L’heure de début a sonné et nous avons du entrer dans la salle où nous allions former, à nous tous, la soi-disante chorale. Ma copine (la première, celle qui m’a invitée) va vite se mettre devant et oh miracle, je ne réfléchis pas et je la suis. Les thèmes choisis sont Johnny B. Goode de Chuck Berry et Take me to church de Hozier… Quand même, je me dis qu’il n’y a pas de hasard. Dans ma tête, je vois encore mon fils se jeter par terre cette après-midi même au son de Classic21, chaîne de radio où il ne passe que du rock nouveau et ancien et qu’il adore depuis qu’il a vu Retour vers le futur 1 et, surtout, Marty MacFly devenir crazy en chantant Go, go, go Jonhny, Go, Go…Et puis, en ce qui concerne la deuxième, j’avais raison: on finit quand même à l’église et oh, ce que cette chanson peut m’exaspérer…mais bon, j’ai dit, je ne pense pas, j’ai dit, j’assume.

Les répèts commencent et phénomène paranormal, nous sommes tous emportés par le rythme joyeux de la mélodie…Les animateurs sont sympas, taquins entre eux. L’ambiance est bonne. Je me lâche et libère ma voix. C’est parti. En une heure de temps, on arrive à faire que le morceau tienne. C’est dingue ce qu’il se passe. On ne se connait pour la plupart ni d’Eve ni d’Adam et pourtant, ça marche. Et même que ça le fait grave selon une des animatrices.

L’heure de la pause entre les deux morceaux arrive. On va boire un coup. On est sonnés de ce qu’il vient de se passer.

On est un peu en retard pour le retour. Les répèts pour « Take me to church » sont déjà entamées et là, je me rends vite compte que ça va être le bordel. Cette chanson est bien plus compliquée que la première avec tous ces « ouh,ouh, ah, ah, è,è, a-men « et nous sommes, pour la plupart, déjà crevés. Il aurait fallu, je crois, commencer par celle-ci. N’empêche, je ne sais, par quel miracle, on arrive à se mettre à la tâche. Sérieusement. Même si on s’enmêle les pinceaux, que les animateurs aussi et qu’on improvise pas mal en choisissant chacun notre voix, peu à peu, cela prend forme. C’est magique et finalement, on y arrive. Avec plus de couacs que pour la première, d’accord, d’accord, mais on y arrive.

Je ressors de là, exténuée et presque aphone mais contente et fière de ne pas m’être dégonflée.

Y retournerai-je pour autant? Seule l’avenir nous le dira…