Les états d’esprit 2018

Aujourd’hui, je prends mes libertés et j’adapte le formulaire de The Postman et Zenopia à l’année qui termine de s’écouler. J’espère qu’ils ne m’en voudront pas.

[jour Vendredi 28 décembre 2018  – [15: 37]

fatigue : présente mais…. j’ai vraiment pris conscience que je me fatiguais beaucoup plus vite que la moyenne des gens de mon âge et paradoxalement, cette année, j’ai retrouvé un semblant de sommeil…A quoi c’est du? je ne sais pas. Est-ce que le neurofeedback aurait eu des effets retardés? Est-ce la prise de mélatonine dont j’ai du adapter le dosage à plusieurs reprises? No idea. Dans tous les cas, j’espère que ça va continuer.

humeur : j’ai vraiment connu des moments heureux, de légèreté, dus à rien de particulier ou à rien de précis dans tous les cas. Ce fut assez constant jusqu’à la mi-novembre. Depuis, c’est up and down.

estomac : grosse crise en avril-mai. Au point que j’ai cru devoir retourner passer une gastroscopie…La soupe de légumes dont je me suis gavée même en été m’aura sauvée. Depuis, je dois faire attention, comme toujours, mais ça reste sous contrôle.

cond. phys. : j’ai alterné les journées avec et sans douleurs, surtout depuis le neurofeedback. J’ai l’épaule gauche en miettes. Quelques carences…bref, c’est pas la joie.

esprit : vif, toujours, malgré tout

boulot/projet : j’ai du mettre des choses en suspens et stopper ma propre progression pour pouvoir m’occuper de la santé de mon fils et des soucis de l’appart. Je ne peux pas tout faire, malheureusement.

Avis: je pense que la palme reviendra à toutes ces histoires de commerçants bruxellois pas aimables. C’est à tel point que je me dis que je vais noter quelque part le nom de la personne ou de l’établissement où je serais tombée sur quelqu’un d’ aimable et agréable.

culture :  beaucoup de cinéma, moins de musique (un festival quand même), de jolis voyages ou escapades (Alicante, Barcelone, Bruges, Lugano, Côme, Lucerne, Freiburg (D), Strasbourg, Varsovie, Cracovie), un peu de musées, l’une ou l’autre expo, des tas de séries, de livres …

Sorties: beaucoup quand même, avec le kid, sans le kid mais souvent avec le kid. Je profite dès que j’ai un regain d’énergie et que le temps n’est pas trop pourri (en 2018, nous avons eu de la chance à ce niveau-là).

penser à : m’occuper de moi, trouver un moyen d’aller de l’avant

loulou : heureux, drôle, affectueux,  a appris à lire, à écrire, dessine de mieux en mieux, a un sacré caractère, est plus sociable avec les enfants même s’il continue à avoir une préférence pour les adultes, bouge mieux même s’il y a encore du boulot, a une passion pour les dino, pour la nature, s’interroge sur beaucoup de choses, notamment, les origines de la vie…

amitiés : moins vues certaines, m’en suis fait de nouvelles, ai compris pourquoi je n’arrive pas à considérer cette personne comme ma meilleure amie alors qu’on a partagé tant de choses.

essentiel : l’amour et la santé, j’en suis sûre

love: je suis restée seule cette année. C’était un choix, malgré les rencontres, malgré la réapparition du fantôme. Ce n’est pas quelque chose que j’ai décidé mais qui s’est imposé. J’en avais besoin après plusieurs expériences très foireuses. Je crois que je suis prête pour du « move »  (positif please) désormais.

envie: d’avancer, toujours. De renouveau pour cet espace…

‘zic : coup de coeur de la semaine (si on m’avait dit que je mettrais la vidéo d’un rapeur un jour haha).

2018, l’année de petits pas. En ce qui concerne 2019, j’ai déjà quelques petits projets mais comme je suis superstitieuse, je préfère ne rien dévoiler pour l’instant…

Je vous laisse. Bonne année!

Clap de fin: 15h59

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Sept

SEPT

Aujourd’hui, c’est ton anniversaire mon chou (au chocolat, toujours au chocolat) et je ne vais pas faire de long (s) discours. A la place, on a organisé une belle fête avec un bon gâteau et des bougies un peu spéciales (surprise, surprise :-)). Il y a des cadeaux qui t’attendent aussi, mais pas trop, et puis, surtout tes personnes favorites autour de la table: ta famille. Oui, car tu m’as dit vendredi que pour toi, le plus important dans ta vie, c’était ta famille (Les déclarations comme ça, ça c’est vraiment toi).

Trêve de blabla. J’ai dit que je la ferai courte et je tiendrai ma promesse. Place à la fête maintenant. Bon anniversaire mon bébé (ok, plus bébé depuis longtemps) Noël , mi muñeco. Te quiero.

J’en profite pour souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année à tous mes fidèles lecteurs (spécial dédicace à mon.ma fidèle lecteur.rice de Norvège qui ne décline pas son identité et puis, à vous de Pologne qui avez, étrangement (ou pas), commencé à me suivre à mon retour de Pologne, justement).

Je vous laisse. A vendredi.

Les états d’esprit du vendredi 21/12/2018

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 21 décembre 2018  – [9: 51]

C’est l’hiver! Au revoir l’automne ! Bonjour, jour le plus court de l’année, puisses-tu vite passer et laisser les journées (re)commencer à s’allonger…

fatigue : très présente. horreur, malheur, à nouveau repartie dans une spirale insomniaque
humeur : trop endormie pour pouvoir répondre à cette question
estomac : petit dèj
cond. phys. : à part la fatigue, ça peut aller
esprit : endormi
boulot/projet : en attente de passage à l’an 9, ou même 19

Avis: décidément, certains coiffeurs aiment trop couper.

culture :  Utopia XXI d’Aymeric Caron (presque fin),  Grandir de Sophie Fontanel (début), Vivir sin permiso (comme toute série espagnole que je connais, ça commence à partir en extrême cacahouète) , Pequeñas coincidencias (fini), Corps et âme de Franck Conroy (jusque-là, c’est plutôt chiant), Mary Poppins returns (trop de chansons à mon goût mais plus sympa que je ne l’aurais imaginé ), No me digas solterona (je fais dans le cinéma péruvien ces temps-ci et c’est très drôle)

Sorties: ciné, Marché de nowel (qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour ses enfants?)…

penser à : emballer le cadeau de loulou

loulou : content car son annif arrive et que c’est son dernier jour d’école, très clown, doit apprendre à mieux se défendre à l’école

msg perso: merci d’avoir répondu aussi vite et de faire le nécessaire

msg perso2: contente que ça n’ai été qu’une fausse alerte

amitiés : par ici, par là-bas
essentiel : être entouré.e
courses : toute à l’heure
envie: de dormir et de m’éclater
‘zic : chanson que je chanterais prochainement en état d’ébriété avancée

Clap de fin: 10h08

Le grinch, c’est moi

le-grinch-c-est-moi

Alerte: si vous êtes un.e inconditionnel.le de la période de Nowel, je vous déconseille la lecture de ce qui suit car vous pourriez être offusqué.e.s et mal réagir. Ou pas. Mais bon, sérieux, passez votre chemin si vous êtes fan des fêtes de fin d’année.

Vous voyez le bonhomme vert interprété par Jim Carrey dans un film et dont le dessin animé vient de sortir. Ben oui, c’est moi….

Je vais être honnête, je n’ai pas toujours détesté cette période. Il y a un avant et un après mes 11 ans. Avant mes 11 ans, mes grands-parents étaient là (en Belgique, je veux dire) et on festoyait tout ça en grandes pompes, enfin, pas en grandes pompes, mais avec toute la famille. Papa, maman, petit frère, oncles, tantes, cousins, cousines, abuelo, abuela, tout le monde était réuni dans ce vieil entresol duquel on voyait les jambes des passants depuis la seule fenêtre qui donnait sur l’extérieur. Je me souviens des dernières années (avant j’étais trop petite) et plus particulièrement, de l’année de mes 10 ans où on était une vingtaine. Une fête qu’on a continué le lendemain et encore le surlendemain. C’était assez magique. Puis, mon papy et ma mamie sont partis passer leurs vieux jours dans leur Espagne natale et tout a changé. Au début, je pensais que c’était parce que j’étais tombée malade juste avant Noël et puis, je me suis rendue compte que la vraie raison était l’égoïsme de ma famille. L’un qui se chamaille pour 100 francs (oui, je suis vieille, on dépensait des francs belges à l’époque) qu’il a donné en trop, l’autre qui ne veut pas acheter ce produit-là en grande quantité car dans leur maison,  on n’en consomme pas beaucoup (rien à fou… des 15 autres quoi), et puis, l’autre encore, qui se cache dans un coin, qui fait une tête d’enterrement pas possible parce qu’il a  envie de tout sauf d’être là.  Bref, j’ai senti l’obligation et l’hypocrisie s’installer.

Au fil du temps, on s’est retrouvés de moins en moins nombreux et de plus en plus aigris en voyant la  période arriver .

L’ironie du sort, c’est que mon fils s’est pointé le 24 décembre 2011 alors qu’il devait arriver le 9 janvier de l’année suivante. Déjà farceur qu’il était mon gamin, que voulez-vous…Pendant ses premières années de vie, je me suis un peu réconciliée avec Noël, du coup. Surtout, parce que je me focalisais sur sa fête à lui…Ensuite, nous nous sommes séparés, son père et moi,  et tout le tralala que suscite l’occasion a recommencé à m’exaspérer au plus haut point.

Mais ces raisons ne sont pas les seules qui me font détester Noël…. Non, ce qui me met hors de moi, ce sont aussi les décos dans les magasins depuis le mois d’octobre. Je me dis pourquoi ne pas installer un rayon spécial fêtes, tant qu’on y est, un rayon où on pourrait trouver tout ce qui est relatif aux événements « importants » de l’année pendant toute l’année. Ce serait beaucoup moins affligeant . J’utilise le mot « affligeant » car c’est celui qui me semble convenir le mieux étant donné que dès le 7 janvier (après la fête de la galette quand même), on verra nos supermarchés envahis de décos de carnaval et d’œufs de Pâques (en même temps, je ne mens pas) et que c’est comme ça pour tout. Tout le temps. Vive le commerce, vive la surconsommation.

Et puis, parlons des prix qui flambent. Chaque année c’est pire. Vous voulez un exemple pour illustrer mes dires? Le voilà: l’an dernier, ma chère maman a acheté un gigot d’agneau pour 8 personnes au prix de 27€ (ce qui n’était déjà pas donné) et bien, cette année, le montant demandé pour le même produit est passé à 42€. J’ai dit: « maman, oublie, c’est du foutage de gueule, on mangera des pâtes ».

Sans oublier cette pression qu’on se met inutilement, et je ne parle pas de cadeaux (je vous ai expliqué ici que chez nous cette tradition n’existait pas) non, mais du fait, de la culpabilité de se sentir mal si on n’aime pas les fêtes de fin d’année. C’est comme si tout le monde devait être positif et plein d’ardeur devant l’arrivée sur Terre du Messie. Non, mais allo quoi, l’an 0, c’était il y a très longtemps quand même. Faut arrêter à un moment.

Enfin, pour votre bien, je vous épargnerai le couplet sur les chants de Nöel  et les souhaitages de « Joyeux Nowel » et « Bonne année » convenus et pas du tout sincères…

Non, vraiment, Noël, je le vomis et je n’ai qu’une hâte: arriver au 2 janvier, jour où j’éprouverai un soulagement sans nom et où enfin, je pourrai recommencer à respirer…Oui, parce que là, je suis en apnée!

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Les états d’esprit du vendredi 14 décembre 2018

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 14 décembre 2018  – [9:52 ]

fatigue : j’ai dormi plus de 7 heures cette nuit, c’est à dire the whole night,  tu peux le croire toi? Moi, j’ai encore du mal
humeur : et pourtant, mon humeur est pas top. Je suis lasse. C’est la période, je crois
estomac : petit dèj
cond. phys. : des douleurs bizarres au niveau de la jonction entre le tronc et la jambe droite. ça tire quand je marche quoi…
esprit : ici
boulot/projet : en pleine recherche au sujet des séquelles physiques à long terme de la leucémie

Avis: 42€ pour un gâteau d’annif 8 personnes, vous me prendriez pas pour une cruche?

culture :  Utopia XXI d’Aymeric Caron (presque fin), En souvenir d’André de Martin Winkler, Le drame de l’enfant doué d’Alice Miller (remuant), Grandir de Sophie Fontanel (début), Vivir sin permiso (a ver, Ricardo, vas a quedarte en una serie ya, o que? ), Pequeñas coincidencias (passe le temps), Life itself (émotionnant émouvant), La verdad (attention, je décroche)

Sorties: café-concert avec V, marché de nowel  tantôt avec loulou et Z.

penser à : retourner ce foutu colis

loulou : adorable, dessine de mieux en mieux, tout le temps content, comprend tout à l’école

msg perso: j’aime pas les gens qui mentent. Adiós

msg perso2: tu as du recevoir mon message spatio-temporel-intergalactique-télépathique

amitiés : tantôt
essentiel : la santé
courses : aldi, tantôt (tantôt = toute à l’heure pour les frenchies)
envie: d’arriver au 24, puis de faire un saut vers le 2 janvier…oh ouais!
‘zic : toujours sur Paolo Nutini, je suis monothème, je vous l’avais pas dit?

Clap de fin: 10h10

Le jour où j’ai compris que la vie c’était que des problèmes

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Mon titre est négatif, me direz-vous, voire pessimiste. Or, la réalité que je vais vous développer ne l’est pas ou en tout cas, à moi, personnellement, ne me la semble pas.

Vous savez maintenant que j’ai trainé un mal-être entre mais 12 ans et mes 26 ans et que ce mal-être s’est transformé en dépression. Et bien, figurez-vous que pendant toutes ces années, il y avait selon moi deux types de vie: une vie idéale qui était celle où on avait de la chance et où tout nous souriait, nous réussissait  et une autre (le type de vie que moi je vivais) où tout était pourri. Un peu binaire, vous ne trouvez pas?

J’étais persuadée que j’avais du naître sous une très mauvaise étoile, pour souffrir et que je vivais les trucs les plus horribles qui existent. Ma vie n’a pas et n’était pas facile, c’est vrai, mais je n’étais pas la seule à être dans le cas. Je vivais avec des lunettes noires, grises foncées au mieux et c’était vraiment pénible.

Je ne sais pas ce qui m’a fait changer ou en tout cas, évoluer. Le temps, les thérapies, mon fils, une confiance en moi naissante, des expériences heureuses? Sûrement un mélange des cinq.

J’ai appris à hiérarchiser la merde. Là, c’est la colonne des grosses merdes, là des petites et là des détails. J’ai compris que des problèmes il y en avait, il y en aurait, tout le temps, et que la seule chose sur laquelle je pouvais agir, c’était mon moral (à défaut de ne pas pouvoir le faire sur mon corps défaillant) pour pouvoir les affronter.

Je me suis entrainée (je m’entraîne) à voir le positif dans les situations merdiques, à relativiser en beau français et à tirer tout ce que je pouvais des belles expériences.

J’ai aussi pris conscience du fait que même mon enfance que j’estimais heureuse et que j’avais, énormément, idéalisée n’avait pas été parfaite. Loin de là. Il y avait eu des tas d’injustices et une ambiance plutôt pourrie à la maison. Je me suis dit que si, à cette époque, j’avais été heureuse malgré tout , je pourrais  l’être aussi adulte. Les problèmes ne disparaitraient jamais mais peut-être que ma façon d’appréhender les choses pourrait me faire en tirer du beau et puis, surtout, je suis plus armée et moins vulnérable que lorsque j’étais gamine.

Enfin, j’ai cherché à devenir ma meilleure amie  et à m’aimer beaucoup parce que j’ai compris que la seule personne qui, j’en suis sûre, m’accompagnerait toute ma vie, c’est moi et moi seule.

Aujourd’hui, la vie reste très imparfaite mais lorsque je me bats, je lutte, il y a des choses qui changent en mieux. Il va de soi que je ne suis pas maîtresse de tout et qu’il y a des tuiles identifiées, d’autres indéterminées, qui pourraient m’arriver et contre lesquelles je ne pourrais rien, mais de plus en plus souvent, j’arrive à rester focalisée sur ce qui marche et à garder tout ce qui pourrait mal tourner dans un coin de ma tête (oui, ça reste parce que, que voulez-vous, je suis anxieuse), sans m’en rendre malade (de toute façon, ça ne sert à rien).

Simplement, je suis plus forte. Pas inébranlable, pas incassable, pas inaltérable, non, juste plus forte. J’en suis là et je ferai tout pour que ça continue …

Les états d’esprit du vendredi du 7 décembre 2018

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 7 décembre 2018  – [10:04 ]

fatigue : je ne sais pas, trop sous l’effet de l’antihistaminique encore
humeur : ça va
estomac : petit dèj
cond. phys. : asthme, d’après mes recherches, mes symptômes, c’est de l’asthme…rhumatismes, ostéoporose, arthrite, c’est quoi ces douleurs, bord***?
esprit : es-tu là?
boulot/projet : on a dit décembre fun et légèreté, non?

Avis: une journée où les commerçants, chauffagistes, on ne va pas dire kiné, sont tous sympa, ça se remarque et ça fait du bien.

Avis 2: le monde changera le jour où on n’entendra plus de mecs de 25 ans dire que s’ils font le ménage chez eux, c’est parce qu’ils n’ont pas une bonne femme pour le faire à leur place…

culture :  Utopia XXI d’Aymeric Caron, Vivir sin permiso (marathon de cette série où y’a plein de méchants), et pas beaucoup plus

Sorties: ciné avec loulou, crêpe avec R., dîner avec V.

penser à : préparer le mini-sapin avec le bonhomme

loulou : un peu diable début de semaine, toujours aussi affectueux, a reçu une partie de sa saint-Nicolas, a « perdu » son dragon smok dans le métro, pose toujours des questions très (trop?) pertinentes…

msg perso: Dommage que tu ne veuilles pas plus insister mais c’est peut-être mieux ainsi.

msg perso2: je ne sais pas ce qui me retient de t’envoyer te faire dorer chez les Grecs…

msg perso 3: contente que le voyage te fasse du bien. J’espère que ce sera le signe d’un nouveau départ

amitiés : peut-être encore demain
essentiel : la santé
courses : pas aujourd’hui
envie: d’arriver au 24, puis de faire un saut vers le 2 janvier.
‘zic : découverte de la semaine au dessus

Clap de fin: 10h19

Un noël sans cadeaux

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Je ne fête pas noël avec des cadeaux et je vais vous expliquer pourquoi.

Ma famille est, comme je vous l’ai dit, espagnole et à l’époque où mes parents ont immigré en Belgique avec leurs parents respectifs, le père noël n’était pas populaire en Espagne (je vous avoue que je ne sais pas si c’est le cas maintenant ). Non, là-bas, petit un, la soirée du réveillon était plus importante (et l’est toujours d’ailleurs) que la Noël et petit deux, ce sont les Rois Mages qui apportent les cadeaux le 6 janvier. Ma famille a donc embarqué ses traditions avec elle.

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Plus tard, lorsque le premier des mes cousins est né, les Rois Mages ont fait place à Saint-Nicolas. La crèche, l’école se chargeant de nous influencer, pour nous, première génération née dans la patrie de la frite, les Rois Mages n’ont, vite, plus rien, signifié de particulier. D’ailleurs, en ce qui me concerne, l’épiphanie, c’est juste un prétexte pour manger une bonne galette pâte d’amande et se prendre au jeu de la fève.

Pour mon fils, la Noël c’est le chaos. Il mélange tout et se prend volontiers pour l’enfant Jésus. Il est né le 24 décembre, le père noël c’est le 25 et je lui ai dit que ce courageux monsieur ne passait pas en Belgique. Je l’ai fait parce qu’honnêtement, je n’ai pas les moyens financiers d’assumer la Saint-Nicolas, l’anniversaire et la Noël, tout ça en même temps, et puis, parce que je suis contre tout ce consumérisme. Peut-être que le bonhomme à la barbe blanche passe chez son papa (qui est belge, pour sa part) mais c’est assez confus, je crois. Enfin, en tout cas pour moi.

Je sais qu’une grande partie de ma famille (dont le cousin premier né en Belgique dont je vous parlais plus haut) s’est mise à la tradition de papa noël et je vous avoue que par le passé, il m’est bien arrivé de tenter de me prêter au jeu des cadeaux , mais la démarche était tellement artificielle, « parce que c’est comme ça », et sans l’esprit qui va avec, que j’ai, rapidement, préféré laisser tomber et continuer à demeurer perplexe devant le spectacle des milliers de gens qui se cassent la tête pour acheter et offrir tout et n’importe quoi.

Je me sens, à contre courant, c’est vrai mais juste quand je passe dans les parties commerçantes de la ville. Pour le reste, en ce qui me concerne, cette période, c’est repos du cerveau et parfois, tentative d’explication brouillon du pourquoi du comment, je ne participe pas à la tradition des cadeaux.

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