Mois : mars 2019

Les états d’esprit du vendredi 29 mars 2019

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 29 mars 2019  – [14:10]

fatigue : un peu mais ça va
estomac : omelette+ yahourt
cond. phys. : mal partout, possible tendinite mais ça va
esprit : ça va
boulot/projet : encore un pas de plus

Avis: le médecin qui vient te chercher 30 minutes après l’heure de rendez-vous, qui permet de se barrer encore 10 minutes une fois que t’es à l’intérieur et qui t’ausculte pendant 3 minutes pour en déduire que tu as une tendinite, bah moi je dis que c’est pas sérieux…

culture : Pas pleurer de Lydie Salvaire (ennuyeux), Filigranes de Isabelle Alonso (vient de commencer), The aftermath (beau et triste à regarder), Les chatouilles (omg, Karin Viard a le rôle d’une personne tout à fait abominable dans ce film), Un amour impossible (mieux que j’aurais pensé), Durante la tormenta (pas mal du tout)…

Sorties: cinéma

loulou : beaucoup plus facile de gérer les devoirs cette semaine…même si je me demande ce qu’ils foutent en classe, vu la quantité de boulot qu’il a à faire à la maison.

msg perso: je suis contente que tu te préoccupes autant de son bien-être

amitiés : dimanche, à la piscine
essentiel : ne pas dépasser ses limites, ni avec son corps, ni avec les gens et ce qu’on peut supporter venant d’eux
courses : déjà faites
envie de profiter du soleil

zic’:

Clap de fin: 14h23

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Et pourquoi pas Amsterdam ?

et-pourquoi-pas-amsterdam-?

 

Il y a, à peu près, dix jours, j’ai fait une virée à Amsterdam avec deux amies. C’est, vraiment, le hasard qui nous a menées là. Une connaissance qui me parle des tarifs super concurrentiels de flixbus (entre 20€ et 30€ l’aller/retour), de la courte durée du trajet depuis notre capitale (pas plus long qu’en tgv depuis Bruxelles) et moi, qui saute sur l’occasion pour contacter mes copines et tenter de nous organiser un week-end.

Amsterdam, on connaissait déjà toutes les trois et ce n’était, clairement, pas notre destination préférée (des canaux et des façades composées de pignons à redents, ce n’est pas exactement ce qui manque chez nous). Non, la raison qui nous a poussées à partir, c’était l’envie et le besoin de nous retrouver, dans la mesure où nos vies respectives nous avaient un peu éloignées depuis quelques temps.

Le sort a voulu s’acharner et nous empêcher de pouvoir passer ce week-end ensemble. J’ai, moi, failli annuler à cause de douleurs assez atroces dans tout le corps. Heureusement que je ne l’ai pas fait, car autrement, je n’aurais pas su qu’en changeant de climat, mes douleurs diminueraient et que même si Amsterdam était encore plus au nord que Bruxelles, l’humidité y était de moindre importance. Nous avons, d’ailleurs, eu la chance de voir la ville sous un soleil de toute fin d’hiver.

Nous n’aurons rien visité de spécial pendant ce bref séjour. Aucun musée, aucune ballade en bateau n’a figuré sur notre programme. Par contre, nous en avons profité pour déambuler dans les rues, profiter de l’ambiance de folie de la ville et papoter un max.

Ce week-end dans l’autre pays du fromage n’aura sans doute pas été le week-end de nos vies mais il aura représenté la parfaite occasion pour nous ressourcer (en tout cas, moi) et accueillir ma saison préférée de l’année. J’ai nommé le printemps.


Nous avons dormi . Le personnel n’était pas toujours des plus agréables (aka le serveur du petit déjeuner qui surveille qu’on ne mange pas trop) mais j’ai trouvé que le rapport qualité/prix y était des plus intéressants par rapport aux autres hotels, étant donné qu’Amsterdam est une ville chère.

 

et-pourquoi-pas-amsterdam-?

Les états d’esprit du vendredi 22 mars 2019

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 22 mars 2019  – [18:13]

fatigue : j’ai encore dormi un jour sur deux (avec la mélatonine) mais je suis toujours aussi éclatée au réveil.
estomac : beaucoup trop de gâteau au chocolat
cond. phys. : mieux, bordel
esprit : mieux, même si quelques symptômes d’angoisse
boulot/projet : encore un pas de plus

Avis: Je serais heureuse si tous les commerçants pouvaient être aussi agréables que ceux du Aldi près de chez moi. Ce n’est pas ironique et ça fait du bien.

culture : HUVN (fin), Un goût de cannelle et d’espoir de Sarah MacCoy (fin), Les hommes meurent, les femmes vieillissent de Isabelle Desesquelles (bien mais manquait d’action), Pas pleurer de Lydie Salvaire (viens de commencer), Call me by your name (je sais pas pourquoi j’aime autant ce film), My beautiful boy (belle histoire mais ennuyeux)

Sorties: Amsterdam et on a eu un dimanche superbe

loulou : diable et drôle, beaucoup de mal à faire ses devoirs (il en a beaucoup trop pour une deuxième primaire), est content de lire avec moi avant d’aller dormir.

msg perso: que dire, à part que j’en ai marre et que j’arrête…

msg perso2: je comprends beaucoup mieux ta réaction maintenant.

amitiés : virtuel ou en live? on verra
essentiel : trouver la paix
courses : déjà faites
envie de profiter du soleil

zic’: j’ai cette chanson dans la tête depuis une semaine

Clap de fin: 18h30

Ma relation avec les autres parents d’élèves

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Ma relation avec les autres parents d’élèves est inexistante et je vais vous expliquer pourquoi. Je vais d’abord commencer par le contexte et ensuite, vous donner les raisons pour lesquelles, je pense que ça ne fonctionne pas entre eux et moi.

Le contexte

Retour en septembre 2014. Mon bonhomme a commencé l’école pile au moment où j’étais en train de tomber malade à cause de mon sevrage. Au début, je l’y amenais tous les jours sauf le jeudi si mes souvenirs sont bons et allait le rechercher tous les jours sans exception. J’ai bien dit au début car après deux mois de ce régime-là et vu l’ampleur que prenaient mes symptômes de sevrage, je n’ai plus pu y retourner pendant des mois, voire une année et demi entière pour ce qui est du matin.

Cela partait donc mal.

Lorsque je suis revenue, je me suis aperçue que des groupes de mamans s’étaient formés et évidemment, je ne faisais partie d’aucun d’entre eux. Il arrivait que je parle parfois à l’une ou l’autre d’entre elles mais ça ne dépassait jamais les quelques mots, quelques phrases.

Le temps a passé et la situation n’a pas évolué. D’ailleurs, j’ai fini par me faire une raison et abandonner.

Pourquoi? Quelles en sont les raisons, selon moi, me and myself?

  1. je suis introvertie et timide. Enfin, surtout introvertie.
  2. je ne comprends pas ces personnes. Je me souviens d’un jour où la mamie d’un petit garçon de la classe du petit m’a collée tout un après-midi. C’était à l’occasion du « vernissage » des œuvres d’arts de nos rejetons. Et bien, vous savez quoi? La semaine suivante, lorsque je l’ai revue et lui ai dit bonjour, elle m’a, tout simplement, ignorée. J’ai beaucoup d’exemples de ce type et j’avoue ne pas savoir gérer. Quand ça se présente comme ça, perso, je perds l’envie d’entrer en relation avec les gens.
  3. beaucoup de parents étaient eux-mêmes élèves dans cette école et se connaissaient déjà entre eux.
  4. Je n’aime pas l’école de mon fils et faire des efforts pour m’intégrer en tant que parent d’élève me demande trop d’efforts. Il est là parce que nous habitons dans une zone où il y a « trop » d’enfants et pas assez d’écoles et qu’il est très difficile d’en trouver une dite de qualité. Par conséquent, quand on en a une, on y laisse nos  enfants.
  5. Ma propre histoire avec l’école. Petite et jeune adolescente, j’ai subi du harcèlement scolaire et ces parents auraient pu être mes bourreaux. Je fais des liens bizarres, des fois.

Je pense que c’est à peu près tout.

Je n’avais jamais osé en parler car pour être franche, j’avais honte de la situation et me sentais vraiment comme quelqu’un d’inadaptée. Mais ça c’était avant, parce qu’entretemps, je suis partie avec deux amies à Amsterdam et que l’une de ces deux amies, mère d’une petite fille en première primaire, m’a dit subir, exactement, la même chose que moi. Elle ne semble pas non plus comprendre la mentalité des parents d’élèves de l’école où va sa fille. Tout comme moi, elle ne fait plus d’efforts et est très contente que la petite soit née pendant les vacances scolaires.

Et, pour vous, de votre côté, ça se passe comment?

 

ma-relation-avec-les-autres-parents-d-eleves

 

Tout le monde doit apprendre, parfois …

je-t-aime-moi-non-plus

Le déclic, elle l’a eu la nuit dernière.

C’est la confiance,

C’est la confiance qu’elle n’a plus. En lui.

C’est pour ça qu’elle pèse ses mots, qu’elle réfléchit à chaque adjectif, chaque virgule qu’elle utilise avant d’appuyer sur « enter ».

Elle s’attendait à ce qu’il l’envoie au diable quand il en aurait eu marre.

Elle a testé ses limites.

Mais ça n’est pas, plus arrivé.

Il ne l’a plus rejetée.

Il dit que c’est elle qui ne veut pas, qui ne veut plus.

Il a raison.

Réparer ses trahisons au pluriel, c’est pas possible comme ça.

Et pourtant, elle sait, pertinemment, que s’ils se revoyaient, que s’ils commettaient cette erreur, il ne faudrait pas longtemps pour qu’elle se précipite à nouveau dans ses bras.

Elle. Pas lui.

Lui, il ne l’a jamais aimé comme ça.

Il lui a dit et redit.

Mais alors pourquoi revenir ?

Pourquoi ne pas laisser que ça s’arrête ?

Parce que ça l’amuse ?

Parce qu’il l ‘aime bien ?

Non, impossible

… il ne la supporte pas…

Pas sa sensibilité, c’est sûr.

Pas ce besoin de comprendre, de clarté.

Elle, c’est sa superficialité en carton qu’elle ne conçoit pas.

Cette façon qu’il a de se dérober quand ça devient intime

Que faire alors ?

Elle lui a dit: je vois pas l’intérêt de rester en contact s’il y a plus de bas que de hauts.

Il a répondu…Qu’est-ce qu’il a répondu, d’ailleurs ? J’ai oublié.

Ah si, que cette fois, c’était elle qui avait l’air de renoncer.

Oui, elle veut renoncer

Il dit : stop aux étiquettes

Elle répond: ne pas savoir, ça me détruit

Elle ne veut, surtout, pas repasser par là.

Mais elle n’arrive pas à décrocher.

C’est plus fort qu’elle.

Il est une drogue, une vraie.

Elle se désaccoutume et juste après, replonge.

Et lui, il ne l’aide pas.

Elle se demande si c’est ça l’amour

De tout lui passer et de continuer

D’adhérer à l’ensemble en contournant les détails qui fâchent.

Ou bien est-ce, plutôt, du masochisme?

Elle hésite.

Mais lui, il ne l’aime pas, alors à quoi ça sert d’insister?

Qu’il disparaisse pour toujours, elle se convainc

Qu’il la respecte pour une fois.

« Va-t-en », elle crie au téléphone

« Je te le dis et répète »

« Je t’agace, non ? »

« Alors dégage et rejoins ta bonasse… »

« Accepte, c’est la fin, cette fois ».

Lui, il raccroche.

Il arrête.

Mais il recommencera

Il ne la lâchera pas comme ça.

Il ne peut pas ? Ne veut pas ?

Lui seul peut le savoir.

Les états d’esprit du vendredi 15 mars 2019

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi  15 mars 2019  – [09:54]

fatigue : je dors mal un jour sur deux, donc …
estomac : petit dèj in progress
cond. phys. : douleurs qui me font peur
esprit : angoissée à cause des douleurs que je n’identifie pas
boulot/projet : ça avance au ralenti, mais ça ne m’inquiète pas.

Avis: les gens qui parlent pour les autres, c’est pas mes amis

culture : HUVN (plus amateure que les autres séries mais ça change les idées pendant les insomnies), Grey’s anatomy, Un goût de cannelle et d’espoir de Sarah MacCoy (beau livre, je vous le recommande), el fotógrafo de Mauthausen (commencé et arrêté, pas le moment de voir ce genre de tragédies)

Sorties: théâtre, restau

loulou : a été très courageux pendant son irm, très diable (sept ans, c’est pas l’âge de raison, faut arrêter avec ça) mais toujours tellement affectueux (je vais avoir du mal quand il grandira et qu’il s’éloignera)

msg perso: tu vois l’amitié, c’est pas quand l’un de nous deux se braque dès que l’autre dit quelque chose qui ne lui plaît pas…

msg perso2: c’est pas grave, tu sais, si tu n’avais pas de cadeau…je me fous des cadeaux 😉

amitiés : ce week-end à Amsterdam (d’ailleurs si j’angoisse c’est parce que je suis crevée et que j’ai mal et que j’ai peur de comment ça va se passer)
essentiel : que le soleil revienne, au sens littéral comme au figuré
courses : steak, lait
envie d’aller bien, bordel

zic’:

Clap de fin: 10h10

Dans la tête d’un homme d’aujourd’hui

dans-la-tête-d-un-homme-un-vrai

Mon père dit que je suis trop sensible pour un mec.

Marjorie dit le contraire. Et puis il y a Lucie qui lit en moi comme dans un livre. Selon elle, si ça foire avec Marjorie et avec toutes les autres-d’ailleurs- c’est parce que je n’assume pas ma part de féminité et que ça crée un malaise. Le pire, c’est qu’elle a raison, le pire, c’est que je ne peux, vraiment, rien lui cacher. Il y a pas longtemps, elle m’a sortie: « tu vois Seb, parfois tu te livres et je vois bien qu’il y a quelqu’un de sensible à l’intérieur de toi, quelqu’un d’intéressant, quelqu’un plein de nuances…et puis, il arrive un moment où on dirait que tu te rends compte et où tu te sens obligé de faire le gros naze. Je crois que selon toi, c’est ça être masculin ».

En même temps, je ne suis pas certain de saisir ce que c’est d’être masculin. Je sais juste que j’ai été élevé par un type qui me tapait dessus dès que j’osais verser la moindre larme, et que ma mère, au lieu de venir me défendre, préférait feindre l’ignorance et partir en vacances avec son amant.

Parfois, je me dis que mon paternel devait m’utiliser pour se venger de ma mère. Je n’ai jamais compris pourquoi il ne l’a jamais quittée. Enfin…

Ah sacré Lucie. Lucie, elle me retourne la tête depuis que je l’ai rencontrée et qu’elle m’a cernée en deux temps trois mouvements. Lucie, c’est aussi la fille que je ne comprends pas. Non, je ne comprends pas pourquoi elle perd son temps avec moi. Après tous les sales coups que je lui ai fait. Mais bon, perdre son temps c’est beaucoup dire car depuis quelques temps, je sens qu’elle s’éloigne et je comprends…mais j’aime pas. Je suis sûrement qu’un salaud après tout.

La vérité c’est que je ne sais pas comment je dois me comporter pour être moi. C’est jamais bien de toute façon. Enfin si, avec Naëlle. Comme c’est ma fille, je suis son héros, un point, c’est tout. Elle, elle se fout de toutes ces histoires de virilité du moment que je sois gentil et attentif. Je me sens à l’abri avec elle. Mais bon, comme c’est moi qui l’ai façonnée en partie, je sais pas si ça compte. Ce serait tellement plus simple si les autres n’étaient pas déjà aussi formatés, fermés, pourris, opaques, obtus..

Lucie affirme que je me porterais mieux et que j’attirerais des personnes faites pour moi si je m’acceptais avec mes plus et mes moins au lieu de faire le gros nul…mais je sais pas parce que Lucie, elle lit trop et surtout, elle se croit trop intelligente…et ça m’énerve…Mais n’empêche, je dois bien avouer, enfin m’avouer à moi que Lucie, je l’ai toujours un peu dans la tête…et qu’en même temps, je suis accro à Marjorie. Bref, c’est sûr, je ne suis qu’un salaud.

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