Mois : juillet 2019

Sur la route avec papa

sur-la-route-avec-papa

Ce matin, tu es parti avec papa. Tu étais excité comme une puce hier et du coup, complètement, insupportable. Je voulais que cette dernière journée avant ton départ soit douce et belle mais au lieu de ça, j’ai du batailler pour que tu te comportes comme le garçon que je connais et que j’aime de tout mon cœur de maman.

Je dois avouer que je n’ai, peut-être, pas été très fine moi non plus. Je stressais aussi. Même si tu grandis et qu’en général, ce n’est pas pour longtemps, j’ai toujours beaucoup de mal à me séparer de toi. Cela me ramène systématiquement à cette époque où j’étais tellement malade que je pouvais à peine te prendre dans mes bras. C’est bête, je sais. Tout est complètement différent aujourd’hui. Je reste fragile mais je vais mieux et je t’ai « récupéré » depuis longtemps.

En fait, je crois que j’ai la frousse parce que c’est la première fois que papa prend le porte-vélos pour un voyage aussi long…et quand je vois la taille de sa Twingo, j’y peux rien, je flippe à l’idée de ce qui pourrait arriver. Maintenant, je sais qu’il est prudent et qu’il s’arrête souvent. D’ailleurs, votre voyage vous le faites en deux étapes: Munich aujourd’hui et Umag en Croatie à partir de demain et ce, jusqu’à ce qu’on se retrouve tous les deux.

Je sais, les mamans ça s’inquiète toujours et ça va tellement loin que cette nuit, j’ai fait un vilain cauchemar dans lequel tu étais en danger. Ne me demande pas de te le raconter, je ne me souviens que d’une vitre qui nous séparait.

Mais après tout, peut-être que tout ceci est positif . Nos séparations me préparent à quand tu seras grand et que tu voleras de tes propres ailes…Et puis, honnêtement, j’en ai besoin de ces quelques jours pour me retrouver, vivre un peu à mon rythme, faire une sortie arrosée et me reposer.

Je m’en vais nettoyer TA chambre à présent (elle en a bien besoin) et te dis à lundi soir mon chéri.

Profite, amuse toi comme un petit fou et n’aies pas peur surtout.

Gros bisous, mon bonhomme.

Ta maman qui t’aime, t’aime, t’aime jusqu’à l’infini et au-delà

sur-la-route-avec-papa

Publicités

Le jour où je me suis sentie mauvaise mère

 

C’était le jour de la remise des bulletins. On avait rendez-vous avec la maîtresse pour savoir si mon fils avait bien travaillé et s’il passait en 3ème primaire (omg, déjà). A l’école, il y avait beaucoup de parents qui attendaient avant nous, beaucoup d’enfants aussi.

Mon garçon ne voulait pas aller avec les enfants de sa classe et je ne comprenais pas pourquoi. Je sais qu’il préfère les adultes, je sais qu’il ne s’entend quasi avec aucun de ses camarades…mais je ne sais pas pourquoi ce jour-là, cela m’a frustrée. C’est égoïste, je sais mais j’avais besoin d’être rassurée et que pour une fois, dans sa courte vie, il se comporte comme les enfants de son âge. Qu’il aille vers eux et qu’il joue.

J’ai tenté de le pousser plusieurs fois dans leur direction mais rien n’y a fait. Il a voulu rester avec moi, tout en se plaignant du fait qu’il s’ennuyait.

Je crois que ma frustration ne m’a pas laissée être très sympa avec lui ce jour-là et je m’en suis voulue. Plus tard. Lorsqu’il est parti avec son père et que j’ai réalisé ô combien j’avais été injuste. Moi qui prône toujours le droit à la différence et à se montrer tel que l’on est, je voulais subitement que mon fils se fonde dans un moule qui ne lui correspond pas.

Dans la soirée, un ami m’a rassurée sur ma qualité de mère. Il a insisté sur mes valeurs et sur ce qui selon lui et pour reprendre ses mots, me différenciait de tous ses parents qui ne veulent pas être dérangés et achètent une tablette à leurs jeunes enfants à peine savent-ils marcher. Il a su trouver les mots et cela m’a fait du bien.

N’empêche que je garde cet épisode en tête et que je voulais en parler avec vous, des fois que vous ayez envie de partager une anecdote similaire, d’un moment où vous n’avez pas, complètement, assumé vos enfants tels qu’ils sont.