Auteur : theatypicalsblog

Le jour où l’insomnie m’a fait atterrir à l’hôpital

Je vous rassure tout de suite, je ne parle pas de maintenant mais d’il y a 4 ans. Quatre ans et demie même.

Je n’en ai jamais parlé dans ce blog et pour cause, c’est parce qu’il n’y a pas d’unité du sommeil à l’hosto. Celle où on atterri quand on ne dort pas, c’est la psychiatrie, et je n’étais pas très à l’aise de raconter ça.

Je suis restée 20 jours, en tout et pour tout,, avant de signer ma décharge de commun accord avec l’étudiante en psychiatrie qui m’avait, malheureusement, été assignée pour mon suivi. Vingt jours qui ne m’ont pas servi à retrouver un sommeil digne de ce nom (il aurait déjà fallu que le personnel me croit) mais m’aura permis de prendre le temps d’intégrer diverses vérités dont je ne me rendais pas compte jusqu’à alors et dont je vais vous parler.

A cause de l’insomnie et des conséquences du sevrage, je suis arrivée à un stade où je ne pouvais plus m’occuper ni de mon fils ni de moi. Je perdais la boule pour être claire et je trimballais encore des casseroles du passé dont je n’avais pas conscience étant donné l’anesthésie causée par les médicaments. J’étais encore persuadée de n’être qu’une faible (mon entourage m’avait fait intégrer l’idée toute jeune, après ma maladie) qui n’arrivait pas à voir le beau dans sa vie. Je me sentais vide. J’avais 0 confiance en moi et vivais dans une culpabilité sans nom par rapport à tout ce que selon moi, je faisais mal. J’étais mère, séparée. La totale de chez totale.

Pour tout vous dire, à l’hôpital, la prise en charge a été inexistante. Je n’ai pas vu de psy sur vingt jours, j’ai été remise sous antidépresseurs par l’étudiante en psychiatrie à mon insu (je pensais que je prenais quelque chose pour pallier les effets du sevrage et dormir) et le personnel infirmier, à quelques exceptions près, était horrible. J’ai eu tellement de chance que la vraie unité était en travaux et que dans la provisoire où j’ai atterri, tous les types de pathologies étaient mélangés, c’est-à-dire que je me suis retrouvée aussi bien avec des gens en burn-out que des schizophrènes. Oh joie.

Heureusement, dans ce chaos, parmi les gens en burn-out, les dépressifs et les anxieux (je sais, ça ne fait pas rêver), j’ai trouvé plusieurs personnes fantastiques, qui sont devenues un peu ma famille sur les lieux.  En comparant nos histoires, je me suis rendue compte qu’on atterrissait, rarement, dans ce genre d’endroit par faiblesse et j’ai commencé à réfléchir.

C’est à ce moment, où j’ai peu à peu intégré l’idée que mon vécu, depuis longtemps, avait été tout sauf évident et qu’il n’était pas étonnant qu’à un moment je flanche. Je n’étais pas faible. J’avais traversé des épreuves, très difficiles, trop jeune dans un climat familial délétère et avec un entourage, complètement, défaillant (c’est le cas de le dire). D’aucuns choisissent le chemin de l’autodestruction via alcool, drogues, sexe, délinquance et rock ‘n roll, quelques exceptions s’en sortent sans quasi aucune séquelle (je les appelle: les fleurs qui grandissent dans les poubelles) et moi ou mon inconscient n’a trouvé d’autre moyen que celui du mal-être et des troubles psychosomatiques pour exprimer mon désarroi.  Lorsque j’ai accouché de cette vérité et qu’elle a imprégné les différentes couches de mon cerveau, j’ai eu l’impression, je vous assure, de me réveiller d’un long, très long cauchemar.

En fait, je pense que l’hospitalisation m’a permis de me poser et de faire un « reset » dans ma tête. C’est à partir de là, que j’ai, enfin, pu commencer à chercher des bases solides pour mon épanouissement et celui de mon fils, par extension.

Évidemment, ce chemin ne s’est pas fait du jour au lendemain, j’ai encore galéré quelques mois après cette hospitalisation. Qui plus est, je suis d’avis que le travail ne sera jamais vraiment terminé mais je suis fière des progrès que j’ai faits et j’espère que je ne m’arrêterai jamais d’aller de l’avant.

 

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Parfois, la folie n’est autre que la raison présentée sous une forme différente
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Mon fils et les autres enfants

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Aujourd’hui, c’est la rentrée des classes. La sixième pour mon garçon. Lui, l’école, il déteste tellement qu’il oublie qu’elle existe et moi, je ne suis jamais tranquille lorsqu’il y est.

Le petit est le seul enfant de la famille. Un enfant qui n’a pas connu la crèche. J’ai essayé de le sociabiliser comme j’ai pu mais tout ce que j’ai « obtenu », c’est en premier une hostilité, voire une crainte de sa part , puis une indifférence presque généralisée envers les enfants.

Il a un mal de chien à se faire des amis de son âge. Il n’aime pas les mêmes choses qu’eux. Il est trop logique, trop dans l’analyse et en même temps, complètement dans l’émotionnel (il pleure encore pour « pas grand chose » et est intensément câlin).

A l’école, c’est la croix et la bannière. Il s’ennuie tellement qu’il passe sa vie à dessiner (même sur ses bras). Les autres ne le comprennent pas et se moquent de lui. Parfois. Souvent. Tout dépend des périodes.

Ses profs disaient qu’il était inhibé, extrêmement timide, mal à l’aise lorsqu’il était plus petit. Aujourd’hui, c’est juste très calme qui ressort. Je l’ai vu et en vrai, il devient mutique lorsqu’il traverse les portes de son institut. La différence entre son comportement à l’école et à la maison est saisissante.

Je vous avoue être perdue. Je l’ai emmené chez un pédopsychiatre lorsqu’il est rentré en primaire mais elle l’a trouvé superbement parfait. Rien d’étonnant, il apprécie la compagnie des adultes et tout l’intéresse.

En tant que parents, son père et moi, nous observons des phobies et de l’anxiété mais ce n’est pas spécifique à l’école. Il est solitaire, introverti mais si les autres ne se moquaient pas, je crois que ça ne poserait aucun problème. Sa différence ne passe pas et je suis souvent écœurée de constater à quel point rien n’a changé depuis que moi, j’étais à l’école. Je ne veux pas transposer mon vécu sur le sien mais je n’arrive pas toujours à prendre de la distance et à me convaincre que tout ira bien. Je suis sa maman, j’ai peur pour lui.

Ma plus grande crainte, c’est le harcèlement destructeur. Je l’ai connu, pas aussi jeune, pas pour les mêmes raisons, mais je sais les dégâts que ça peut faire sur l’estime et la confiance en soi.

Il y a quelques jours, on a discuté du sujet, lui et moi. Il m’a parlé des enfants qui l’embêtaient ( c’est toujours les mêmes noms qui reviennent). Il m’a dit que ce n’était pas juste, qu’il ne comprenait pas pourquoi ils s’acharnaient étant donné que lui, il ne se moquait jamais de personne. Je lui ai répondu qu’il ne devait pas y prêter attention, que la méchanceté, je m’excuse, était la faiblesse des imbéciles qui se croient forts et qu’il devait se convaincre absolument de quatre choses : il est BEAU, il est INTELLIGENT, il est  GENTIL et il est DRÔLE. J’ai insisté sur le fait qu’il était indispensable qu’il dégage de la confiance, pour que plus personne n’ose s’en prendre à lui. J’ai adapté mon vocabulaire à son âge, bien sûr, et il m’a dit: ok. Je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire, et ce, que l’on soit enfant ou adulte.

Pour ses phobies et ses angoisses, on a décidé d’aller consulter. On verra si ça peut servir pour l’école bien que je ne considère pas que ce soit à lui de changer.

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A Lille, une initiative qui a du chien !

Photo de chiens qui ont déjà été adoptés depuis l’ouverture du café

Comme je vous l’ai annoncé dans l’article précédent, il y a peu, je suis partie à Lille dans un but un peu spécial.

Chaque année depuis deux ans, je cherche une activité un peu différente à faire avec mon fils à la fin de l’année scolaire. C’est une petite tradition que j’ai instaurée depuis qu’il est en primaire. Pour qu’il soit motivé, je lui fais passer le message que je réserve seulement, s’il réussit et jusque-là ça marche. Ok, je mens, s’il réussit, ça n’a rien à voir avec la sortie.

Cette année, fin du mois de mai, j’ai vu passer un article sur un café un peu particulier nommé le Waf, un café où la moitié des êtres vivants sont des …chiens. Je me suis informée et comme le bonhomme est un amoureux des bêtes et surtout, des canidés, je me suis dit que ce serait ZE idée pour lui faire plaisir.

 

Mais le WAF, à proprement, parler, c’est comment?

Au WAF, il y a cinq chiens permanents et pour le reste, ce sont des chiens en garderie, à la journée ou des chiens abandonnés, à l’adoption (deux-trois) dont les gérants du café s’occupent le temps de leur trouver une nouvelle famille.

Pour la somme de 5€, vous avez  le droit de passer un bon moment (1h30 environ) avec les bêtes à poils (certains adorent les caresses, jouer et d’autres vous piquer votre casse-croûte!!!) ainsi qu’à du café, du thé, du sirop et de l’eau à volonté. Le tout en libre service. Si vous voulez un truc à grignoter (muffin, cookies ou autres), c’est à la carte.

Un conseil, réservez car ils ne font entrer qu’un max de 10-12 personnes en même temps.

Personnellement, j’ai trouvé l’expérience et l’initiative très sympa. Le cadre est accueillant et pour le même prix, j ‘ai pu observer mon fils et voir qu’avec les bêtes, ce petit avait le même comportement qu’avec les humains, c’est-à-dire qu’il y va, tout doucement, comme avec les gens qu’il ne connait pas. Il a du être impressionné aussi car 6 bébêtes en même temps, ce n’est pas pareil que d’être en compagnie de sa vieille chienne de presque 16 ans. Mais je m’égare

Bref, un seul conseil, si vous êtes un inconditionnel de toutous et que vous êtes de passage à Lille: Foncez-au Waf.

 

 

Mon voyage en ex-Yougoslavie et en Autriche #3 (Salzbourg)

Salzburg

 

Je ne sais pas comment commencer ce dernier article sur ma série consacrée à mes vacances. Et pour cause, c’est un peu plus brouillon dans ma tête étant donné que le bonhomme et moi étions déjà bien fatigués lorsque nous sommes arrivés en Autriche. Je vais devoir faire (avec plaisir) un effort de mémoire.

Salzburg était bien différente de la Slovénie car si à Ljubljana et à Bled, l’ambiance était décontractée, ici, ce n’était pas pareil. C’était très classe, voire classique et j’avais vaguement l’impression de faire tâche avec mon combishort (je vous rassure, ce n’était qu’une impression).

Comme Ljubljana, le centre de Salzbourg est piétonnier. C’est un véritable dédale de rues et aucune voiture ne peut rentrer. Après, c’est tout petit et on en a vite fait le tour si on ne prête pas attention à tout ce que la ville a à nous offrir. J’ai bien dit si on ne prête pas attention à tout ce que la ville a à nous offrir car entre concerts de musique classique , musées dont la célèbre maison de naissance de Mozart  ou la Haus der natur und technik, promenade le long de la Salzach, visite des jardins Mirabell, marché artisanal sur la rive, dégustation de la fameuse sachertörte, on n’en a jamais fini de faire des choses à Salzburg.

 

Salzburg

Et puis, il y a les environs aussi et le Untersberg (massif montagneux situé entre Salzburg et la frontière allemande) ou d’autres endroits pas si proches mais qu’il vaut la peine de visiter comme Attersee et son lac d’une profondeur maximale de 169m ainsi que son centre dédié à Klimt (que personnellement, je trouve minuscule et pas si intéressant que ça) sans oublier le Wolfgangsee (lac) dans le village de (accrochez-vous) Sankt Wolfgang im Salzkammergut qui était vraiment un endroit charmant et où le petit et moi, nous nous sommes baladés avant d’admirer pendant 45 minutes d’affilée une maman cane chasser tous les canards qui voulaient s’approcher de son caneton.

Salzburg

Côté nourriture, la gastronomie autrichienne n’est pas vraiment ma tasse de café et il est vrai que j’en ai rapidement eu marre des Wiener schnitzel.

J’ai aimé Salzburg, Salzburg est belle mais elle m’a moins impressionnée dans la mesure où j’avais déjà été en Autriche et déjà visité des lieux dont l’atmosphère générale était similaire.

Dans mon prochain article, je vous parlerai de ma dernière escapade dans la ville de Lille. Ville où je me suis rendue  (pour  la quatrième fois de ma vie au moins)  dans un but bien particulier…mais chuut, chuut, suite au prochain épisode. Stay tuned

 

Vue sur le Wolfgangsee

 

Mon voyage en ex-Yougoslavie et en Autriche #2 (la Slovénie)

Bled

Comme je vous l’ai dit dans l’article précédent, la Slovénie a été ma destination coup de cœur de ce voyage.

Il ne me faut pas grand chose pour déconnecter mais quand je pars en vacances, j’ai, quand même, besoin que quelques conditions soient réunies pour être, complètement, satisfaite. J’aime être éblouie par les paysages et l’architecture, trouver quelque chose de bon à manger (je suis assez difficile et mon estomac fait des siennes), ne pas me ruiner (je suis loin d’être riche) et me sentir accueillie lorsque je pose une question.

La Slovénie, pour moi, ça a été le jackpot.

En traversant le pays, j’ai vu la mer tout à l’ouest (mer Adriatique) et des montagnes (Alpes juliennes entre autres). On remarque l’influence méditerranéenne sur la côte et l’influence germanique tout au nord (frontière avec l’Autriche). C’était riche, varié, contrasté.

La nourriture m’a plu, également car j’ai retrouvé des mets proches de la gastronomie de mon pays d’origine (Espagne, si vous ne le saviez pas encore) et des plats qui faisaient plus penser à ce qu’on retrouve en Europe Centrale.

Le pays est bon marché par rapport à sa voisine croate et je dirais même par rapport à tous les pays européens que je connais (plus que la Pologne), qui pour moi, est un pays faussement bon marché).

J’ai trouvé les gens particulièrement bienveillants et patients. Jamais je n’ai senti que je dérangeais en demandant une information, jamais je n’ai ressenti de stress par rapport au petit.

Pour ce qui est de la langue, les slovènes avec qui j’ai échangés quelques phrases dominaient l’anglais, l’allemand et parfois, mais un peu moins que dans l’Istrie croate, l’italien.

Sur la Slovénie, je n’avais jamais eu d’échos non plus et comme pour la Croatie, j’avais juste vu l’une ou l’autre photo. Du coup, je ne m’attendais à rien de particulier et parfois, c’est vraiment mieux comme ça.

Ljubljana
Ljubljana

Que dire maintenant sur les endroits visités?

Ljubljana, la capitale, a un centre tout mignon et est entièrement piétonnière. Maintenant, point de vue architecture, je mentirais si je disais qu’elle ne m’a pas fait penser à d’autres villes d’Europe centrale comme Prague ou Budapest. C’est une petite capitale et il est vrai que dès que l’on s’éloigne des points vraiment connus et touristiques, ce n’est plus tellement joli.

château de Bled

Quant à Bled, c’est juste un décor de carte postale grandeur nature. J’ai du plusieurs fois cligné des yeux pour savoir si je rêvais ou pas, tellement c’était waouw. Là-bas, on aura fait le tour du lac, visité un marché de produits artisanaux, contemplé l’eau cristalline , assisté à un petit bout de concert (le premier de mon garçon ;-)), mangé des calamars, été mouillés par une grosse pluie sous un ciel bleu ou presque.  Seul bémol, le prix des hôtels en haute saison. Personnellement, nous avons dormi dans un endroit que je ne vous recommande pas et où je pense que personne n’avait fait le ménage dans les chambres depuis l’ancien régime yougoslave. Heureusement que nous n’avons dormi qu’une nuit à Bled.

Je dis heureusement mais en vérité, j’ai un regret par rapport à la Slovénie : de ne pas être restée plus longtemps que 2 jours/2 nuits. J’aurais aimé y visiter les grottes de Postojna ainsi que Piran à la côte. Enfin, ça me donne une bonne excuse pour y retourner 🙂

Dans mon dernier article sur ce voyage, je vous parlerai de l’Autriche mais surtout de Salzbourg, ville où j’ai dormi et où j’ai, finalement, passé le plus de temps.

 

Vue depuis le château de Ljubljana

 

 

Mon voyage en ex-Yougoslavie et en Autriche #1

Motovun

Comme vous l’aurez remarqué, je fais bien la distinction entre « voyage » et « vacances ». Et pour cause, ce que j’ai vécu n’est en rien comparable à des vacances où habituellement, ou en tout cas, en grande partie, on se prélasse. Non, moi, ce que j’ai fait, c’est surtout, enchaîner les lieux et ne pas (assez) me reposer. Damn it

Mais entrons dans le vif du sujet.

Je suis allée en Croatie, en Slovénie et en Autriche. Et même si mon périple ne ressemblait en rien en des vacances, j’ai déconnecté. Complètement. Dès la première minute et tout au long des neuf jours où mon aventure aura duré.

En Croatie, nous avons visité l’Istrie, et plus particulièrement la ville d’Umag, les villages de Motovun et Groznjan et la station balnéaire d’Opatija . En Slovénie, nous avons vu Ljubljana et Bled, et en Autriche, la ville de Mozart, autrement dit Salzbourg, après avoir fait un petit détour par l’Untersberg (montagne) et d’aller dans quelques villages répondant aux noms de Attersee et Sankt Wolfgang.

J’ai commencé par la Croatie et force est de constater que j’ai été surprise. Surprise par mon non-dépaysement. Je vous explique. Je n’avais pas du tout imaginé ce pays et j’ai été étonnée de constater à quel point l’Istrie ressemblait à s’y méprendre au Sud de la France, à l’Italie ou même à certaines parties de l’Espagne. Que ce soit pour le paysage, les cigales, la végétation ou leurs traditions de vins et d’huiles d’olive, tout m’y faisait penser.

Opatija

Pour ce qui est de communiquer avec les habitants, vous seriez en tort de croire qu’il est possible de s’en sortir avec l’anglais. En fait, pas vraiment. Les langues les plus prisées, hormis le croate bien sûr, sont l’allemand (phénomène déjà constaté à Budapest et en Pologne) et l’italien (tous les noms de villes sont d’ailleurs écrits dans cette langue en plus du croate). J’ai été agréablement surprise de voir les croates auxquels j’ai parlés se transformer en comprenant qu’avec moi, il leur serait possible de communiquer dans la langue de Dante.

Quant à la gastronomie, je crois qu’elle est influencée par celle de ses pays voisins. On trouve un mélange de cuisine méditerranéenne avec poissons et crustacés et des plats plus lourds consistants comme ceux d’Europe centrale.

Je suis restée deux jours/trois nuits en Croatie avant de reprendre la route et de (re-)traverser la frontière (bouchée car très contrôlée) pour m’embarquer pendant deux jours dans mon pays coup de coeur de ce voyage. J’ai nommé la Slovénie.

Je vous en parlerai dans mon prochain article.

frontière croato-slovène

 

Sur la route avec papa

sur-la-route-avec-papa

Ce matin, tu es parti avec papa. Tu étais excité comme une puce hier et du coup, complètement, insupportable. Je voulais que cette dernière journée avant ton départ soit douce et belle mais au lieu de ça, j’ai du batailler pour que tu te comportes comme le garçon que je connais et que j’aime de tout mon cœur de maman.

Je dois avouer que je n’ai, peut-être, pas été très fine moi non plus. Je stressais aussi. Même si tu grandis et qu’en général, ce n’est pas pour longtemps, j’ai toujours beaucoup de mal à me séparer de toi. Cela me ramène systématiquement à cette époque où j’étais tellement malade que je pouvais à peine te prendre dans mes bras. C’est bête, je sais. Tout est complètement différent aujourd’hui. Je reste fragile mais je vais mieux et je t’ai « récupéré » depuis longtemps.

En fait, je crois que j’ai la frousse parce que c’est la première fois que papa prend le porte-vélos pour un voyage aussi long…et quand je vois la taille de sa Twingo, j’y peux rien, je flippe à l’idée de ce qui pourrait arriver. Maintenant, je sais qu’il est prudent et qu’il s’arrête souvent. D’ailleurs, votre voyage vous le faites en deux étapes: Munich aujourd’hui et Umag en Croatie à partir de demain et ce, jusqu’à ce qu’on se retrouve tous les deux.

Je sais, les mamans ça s’inquiète toujours et ça va tellement loin que cette nuit, j’ai fait un vilain cauchemar dans lequel tu étais en danger. Ne me demande pas de te le raconter, je ne me souviens que d’une vitre qui nous séparait.

Mais après tout, peut-être que tout ceci est positif . Nos séparations me préparent à quand tu seras grand et que tu voleras de tes propres ailes…Et puis, honnêtement, j’en ai besoin de ces quelques jours pour me retrouver, vivre un peu à mon rythme, faire une sortie arrosée et me reposer.

Je m’en vais nettoyer TA chambre à présent (elle en a bien besoin) et te dis à lundi soir mon chéri.

Profite, amuse toi comme un petit fou et n’aies pas peur surtout.

Gros bisous, mon bonhomme.

Ta maman qui t’aime, t’aime, t’aime jusqu’à l’infini et au-delà

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