Hasard et conséquence.s

il-y-a

Il y a des gens qui passent et qu’on oublie …

Il y a des personnes qui nous marquent positivement, négativement ou les deux à la fois.

Il y a des individus qu’on aurait préféré ne pas avoir rencontré et d’autres qui nous manquent, et encore d’autres qu’on aurait préféré ne pas avoir rencontré et qui nous manquent quand même. On est maso ou on ne l’est pas...

Il y a des amours, des amitiés qui font mal, d’autres qu’on croyait morts et qui renaissent de leurs cendres, ou à l’envers, que l’on croyait pour la vie et qui s’arrêtent avec ou sans raison.

C’est pareil avec les événements.

Il y a des événements qui nous touchent sur le moment et puis qu’on range dans notre disque dur, sans jamais y repenser, et des accidents de la vie qui nous transforment. Parmi ces derniers, on distingue ceux qui finissent par faire sens et pour lesquels on se dit que ça devait forcément arriver, parce qu’au final ils nous auront apporté quelque chose de bien et puis les autres, ceux qui nous ont, en partie, détruits et pour lesquels on se demande encore 5, 10, 25 ans après: pourquoi?  Pourquoi c’est arrivé? Pourquoi moi? Qu’ai-je fait pour mériter ça? sans jamais parvenir à trouver une réponse qui nous apaise.

Il y a des pages que l’on passe, rapidement, et d’autres qu’on n’arrive jamais, complètement,  à tourner, parce que c’est plus fort que nous ou qu’on n’en a simplement pas envie. Parce que quelque part, cette résistance à dire au revoir nous est bénéfique.

Il y a nous, qui sommes ce que nous sommes grâce ou à cause de ces personnes/ces faits. Il y a nos vies qui sont comme elles sont et qui n’auraient pas été nôtres si les choses ne s’étaient pas déroulées comme elles se sont déroulées.

Mes mots semblent peut-être boursouflés mais c’est ainsi. Pour moi, pour lui, pour vous et pour tout le monde.

 

il-y-a

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Les états d’esprit du vendredi [15/06/2018]

Sur invitation ouverte de The Postman et Zenopia, je partage « Les Etats d’Esprit de mon Vendredi ».

[Jour Vendredi 15 juin 2018] – [heure 20:10]

fatigue : à son climax
humeur : en fait, ça va
estomac : café+ galettes de riz au chocolat (je sais, c’est pas bon), +yahourts aux myrtilles+ framboise+ chocolat+steak+frites
cond. phys. : à la ramasse
esprit : euh
boulot/projet : en recherche obsessionnelle d’un moyen qui va me sortir de cette torture de l’insomnie
culture : Les heures souterraines et Rien ne s’oppose à la nuit (magnifiquement triste) de Delphine de Vigan, Oiseau de Lune avec bonhomme, théatre: Juste la fin du monde (trop long, trop de mots)

avis perso : ras-le-bol des vieux qui critiquent la jeunesse d’aujourd’hui et qui balancent un « va te faire foutre » à cette même jeunesse sans se retourner.
loulou : fatigué, décompte les jours, s’extasie devant les animaux
msg pers :  merci d’essayer de m’aider
amitiés : travaillent, étudient
love : je passe
sorties : dimanche avec bonhomme
essentiel : dormir
courses : chocolat
envie de : dormir
‘zic : Oniria e insomnia de Love of Lesbian, Save myself de Ed Sheeran

Fin: 20h13

etats-desprit-du-vendredi

ps: c’est ma première participation, si erreurs ou oublis il y a, prévenez moi et je corrige.

Voyage au pays de la TCC

tcc-hypnose

La TCC, pour ceux qui ne savent pas encore ce que c’est ou qui ne sont pas du tout familiarisés avec ce type de sujet , désigne la thérapie cognitivo-comportementale. Cognitivo c’est  pour pensées et comportementale pour comportements .

On part du principe que les personnes angoissées et/ou phobiques vivent avec tout un tas de scénarios catastrophes en tête, des schémas de pensées négatifs qui viennent de  l’enfance (discours de parents critiques qu’ils ont intégré par exemple) et qui entravent leur vie d’adulte de par les comportements qu’ils induisent.

En TCC, ce qu’on va faire, c’est repérer tous ces scénarios. Écouter son discours interne et noter ces idées mortifères. Une fois (c’est un peu belge, ça, non?) notées , on va les analyser. Certaines idées vont nous apparaître directement loufoques. Par contre, pour d’autres, ce ne sera pas si simple. C’est une des raisons pour lesquelles, il est recommandé de se faire aider par un psychologue. Détecter ces pensées et les corriger par des scénarios plus réalistes va permettre au patient  d’avoir des comportements plus appropriés dans les situations qu’il a du mal à affronter ou qu’il évite.

Les phobiques dans l’évitement feront cet exercice + un deuxième qui consiste à lister l’ensemble des situations qui leur font peur pour ensuite pouvoir les affronter l’une après l’autre . Généralement, on va de celle qui nous effraye le moins à celle qui nous fait le plus peur.

En TCC, le thérapeute apprendra aussi à son patient la respiration ventrale (Il faut savoir que lorsqu’on est anxieux, on respire toujours avec le thorax) et d’autres techniques (ramener son esprit au présent, la technique de la paille, la relaxation instantanée) destinées à la relaxation.

Personnellement, cette thérapie, je l’ai suivie pour une agoraphobie assez sévère, des attaques de panique et une angoisse que je trainais depuis des années. Je ne vais pas mentir: elle ne m’aura pas permise de me débarrasser de l’anxiété, pour la simple et bonne raison qu’une personne anxieuse reste une personne anxieuse toute sa vie. Dès qu’on a un gros coup de stress ou qu’on est trop fatigués, et bien, on « fabrique » de l’angoisse. En revanche, grâce à elle, j’ai surmontée mon agoraphobie assez rapidement (6-7 mois seulement), mes attaques de panique (je touche du bois, je n’en ai plus eu depuis 5 ans) et j’ai appris à penser d’une autre manière ou en tout cas, à me laisser beaucoup moins envahir par mes pensées intrusives.

Au niveau des sensations physiques, je pense, par contre que ce qui m’aide le plus en cas de montée d’angoisse, c’est l’autohypnose (voir lien sur Ressources bonheur). Depuis que j’en fait, mon angoisse redescend vite généralement. Je suis beaucoup plus zen, même si zen est toujours un bien grand mot me concernant.

N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions ou des choses à partager.

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Parce qu’il y a aussi le yoga et l’acupuncture

acupuncture

Lorsqu’on est déprimé, anxieux ou fatigué, les médecins ne se cassent pas beaucoup la tête et ont tendance à dégainer, plus vite que leur ombre, un bloc d’ordonnances pour nous prescrire plein de belles pilules (C’est en tout cas, ce qui personnellement m’est arrivé) . Or, il existe des alternatives . Des alternatives sans effets secondaires, pour la plupart et sans risques.

Dans ma quête du bien-être, j’en ai essayé des tas et j’ai décidé de passer en revue sur le blog les différents techniques et remèdes que j’ai essayés.

Il y a eu deux gros blocs d’expérimentations, on va dire. Le premier, au moment où je suis tombée en dépression, il y a 10 ans. Le deuxième, lorsque j’ai arrêté mes médicaments le 20 mars 2015 (la mémoire des dates, c’est une maladie chez moi). Faites le calcul, cela fait donc 3 ans et des poussières.

En 2008, j’ai réfléchi à ce que je pourrais faire en plus de mes pilules magiques (ironie inside) pour me sortir du trou. Je me suis un peu renseignée et suite à plusieurs tergiversations (mon cerveau fonctionnait au ralenti à cause de la camisole chimique dans laquelle j’étais engluée), j’ai commandé un dvd de yoga (j’étais trop trop faible pour aller suivre un cours in vivo) sur Amazon. A la ramasse, un entraînement quasi quotidien m’a permis de retrouver ma souplesse et une meilleure forme physique. J’ai fait ça quelques mois et puis, j’ai arrêté car le yoga, franchement, ça me broutait m’ennuyait.

En parallèle, sous les conseils d’une connaissance, j’ai tenté l’acupuncture. Apparemment, ça l’avait aidé à se débarrasser de son anxiété. Chez moi, les aiguilles n’ont rien donné sur l’angoisse. En revanche, elles ont eu un effet spectaculaire sur mes migraines (je souffrais à l’époque de migraines ophtalmiques avec pertes de connaissance en bonus) et mon dos (j’avais des phases de douleurs épouvantables dans le bas du dos dues aux ponctions lombaires que j’avais subi lorsque j’étais petite et leucémique). A raison d’une séance toutes les trois semaines pendant un an et demi, j’y suis allée avant de finalement devoir stopper. Ben oui, parce que malgré tous les magnifiques effets du traitement (qui perdurent encore aujourd’hui),mon corps, surtout mes pieds, ont fini par ne plus supporter les piqûres.

J’ai vraiment fait des expériences en tout genre cette année là, avec les fleurs de bach, notamment, que j’ai mal prises dans la mesure où je n’y croyais pas ou encore la valériane qui a toujours eu un effet apaisant sur moi. Cependant, mon anxiété, c’est vraiment grâce à ma tcc que j’ai réussi à la canaliser.  Je reviendrai dessus dans mon prochaine article. J’ai envie de bien expliquer ce que c’est et comment la thérapie m’a aidé à voir la vie avec d’autres yeux. Je vais fouiller dans mes souvenirs et revenir vers vous ensuite. So, stay tuned.

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J’ai arrêté le neurofeedback

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Fin janvier, en pleine crise d’insomnie (qui dure depuis noël), j’entame des séances de neurofeedback dynamique.

Comment vous expliquer ce que c’est? Je vais y aller avec mes mots et vous partagez l’information comme moi, je l’ai comprise. En fait, tout se passe avec un programme relié à 4 électrodes (on me dit dans l’oreillette que c’est 5 mais je n’en suis pas sûre): 2 que le praticien pose sur la tête et 2 sur les oreilles. Pour aider à la détente, un casque (relié au programme) avec de la musique zen nous est apporté. Toute musique qui nous relaxe peut faire l’affaire. Le programme, quant à lui, est censé repérer les failles dans notre cerveau pour qu’ainsi ce dernier puisse se réguler seul. Chaque fois qu’une faille est repérée, la musique se coupe et on entend un petit buzz. Voilà pour la technique.

Si la thérapie est vendue comme étant sans effets secondaires, je me retrouve rapidement à éprouver une fatigue beaucoup plus importante encore que celle que je subis déjà au quotidien de par mon insomnie.

Mais ce n’est pas le seul. A part cette sensation d’épuisement quasi constante, je remarque d’autres symptômes: la durée de mes règles diminue et mes cycles s’allongent. Alors je ne vais pas vous raconter ma vie mais disons que mes règles étaient très abondantes et très longues (entre 8 et 10 jours) avant de commencer la thérapie et que la durée n’a eu de cesse de se réduire depuis le début. Je suis passée de 8-10 jours à 3,5 jours. Si au début, je trouvais ça génial, j’ai quand même fini par m’inquiéter…

Par ailleurs, j’expérimente également des tremblements au niveau de l’oeil gauche et des membres.

Cela dit, comme tout ceci n’était pas douloureux, je n’en fais pas un fromage et je laisse passer…

Sauf que la liste des effets ne s’arrête pas là: en effet, des cauchemars à répétition viennent se rajouter. Je ne me souviens pas du contenu mais je sais que je me réveille complètement paniquée et très angoissée quand ça arrive.

Cependant, le déclic ne se produit qu’après treize séances lorsque les angoisses  que je n’avais pas connue depuis des années sont revenues. Il y a quelques semaines, alors que je suis tranquillement assise dans un café, je me mets à éprouver des symptômes que je reconnais être comme les prémices d’une attaque de panique. Comme je connais le phénomène, je ne panique pas (paradoxal, n’est-ce pas?) et je parviens rapidement à faire redescendre mon angoisse. Je ne relie pas directement l’événement au neurofeedback…mais voilà que quelques jours plus tard, je remarque que je recommence à avoir des idées noires comme je n’en ai plus eu depuis 2015 ainsi que des phobies par rapport à mon fils. Trop, c’est trop.

J’avertis donc la praticienne et elle me répond, je cite: » que c’est dur à comprendre mais que parfois, lorsqu’on choisit les moyens naturels pour s’en sortir, on peut passer par des moments très pénibles  » Son but: rapprocher les séances. Sensible comme je suis, je sais que c’est une très mauvaise idée et que j’ai besoin de plus de temps entre deux séances que d’autres personnes moins réactives. La praticienne n’est pas d’accord.  En faisant des recherches, je me rends compte que sa pratique de la technique n’est pas vraiment complète.

Alors je ne sais pas si la dame était malhonnête, je  n’ai pas eu l’impression qu’elle était ce qu’on appelle un charlatan. Elle n’en avait pas le profil,  en tout cas (elle héberge des migrants, elle m’a réparé la tirette de ma veste, m’ouvrais toujours la porte même quand j’arrivais super à l’avance, etc), mais ce qui est sûr c’est qu’elle n’est pas dans une démarche holistique et personnalisée. Je crois aussi qu’elle n’est pas désintéressée financièrement parlant (50€ la séance) et que son goût pour l’argent dépasse  celui d’aider les gens par cette technique.

J’étais très confiante au début car malgré la chape de fatigue, je ressentais vraiment revenir ce que j’appelle des réflexes de sommeil et d’endormissement (les yeux qui se ferment quand je lis, tomber endormie sur le fauteuil avant minuit (même si ça ne tenait pas toute la nuit), un ré-endormissement plus facile après un réveil en pleine nuit,  un état de détente beaucoup plus long. Malheureusement, tout ce mieux a fini par disparaître et la fatigue n’a jamais fait que s’intensifier (au point que je ne jouais pratiquement plus avec mon fils et que j’en suis arrivée au stade où j’étais incapable d’aligner deux bonnes phrases pendant mon atelier du lundi).

J’ai vraiment l’impression que la technique n’est pas mauvaise en soi mais qu’il est indispensable de trouver un praticien qui travaille avec vous, c’est-à-dire avec qui la communication est possible et qui s’adapte à vos besoins réels. Chose qui, visiblement, n’a pas été mon cas.

Et maintenant alors?

Aujourd’hui, j’ai vraiment besoin de me poser, d’arrêter de chercher des solutions pour dormir pendant au moins quelques semaines, de prendre le temps de réfléchir avant de me lancer dans une nouvelle thérapie, quelle qu’elle soit. La seule chose que je vais reprendre, pour le moment, ce sont mes séances d’autohypnose, qui, elles m’ont toujours aidée à me détendre, et ce, sans effets secondaires.

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Si j’étais une ville

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Il y a 10-15 ans, j’adorais les villes bouillonnantes de vie telles que Londres ou Barcelone. J’avais besoin d’action. Le bruit me rassurait (je ne suis pas née dans une capitale pour rien). Aujourd’hui, en revanche, j’aspire au calme. Je ne sais pas si ce sont les épreuves, je ne sais pas si c’est l’âge ou un peu des deux mais une chose est sûre, je n’ai plus besoin de chaos pour me sentir vivante.

Je me suis donc imaginée en ville idéale et il en est ressorti ceci:

Si j’étais une ville,

Je serais ensoleillée et chaude le jour, froide et pluvieuse la nuit.

Je serais cyclable et piétonnière.

Je serais parcourue de larges et spacieuses avenues.

Je serais riche en jardins et parcs. Des jardiniers seraient engagés pour chaque jour leur refaire une beauté.

Je serais propre. Les poubelles seraient jetées dans des containers qui respecteraient le tri et que tous les jours les éboueurs viendraient vider.

Je serais grande et pourtant, hospitalière. Les gens seraient agréables et n’auraient plus peur les uns des autres.

Je serais plage et montagne. Tout le monde pourrait se baigner et faire des randonnées quand il le désirerait.

Je serais musicale. Les artistes de rue seraient toujours les bienvenus et des spectacles s’organiseraient.

Je serais adaptée aux enfants tout court en poussette et aux handicapés. Mes trottoirs seraient construits de façon à ce que leur accès soit aisé.

Je ne serais plus polluée. Je ne serais plus bondée. Je ne serais plus violente et agressive.

Je serais belle, bien entretenue et paisible. Je serais bien et on aimerait m’y habiter.

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Je vous invite à imaginer votre propre ville idéale.

Je suis une maman névrosée

mère-névrosée

Je veux que mon fils n’ai pas de maladie grave et qu’il soit heureux.

Jusque-là, rien d’ anormal, n’est-ce pas? Le souci, c’est que chez moi, ce sont de  véritables obsessions. Pas toujours très conscientes.

Pour la maladie, je crois qu’en partie, on peut me comprendre mais quand même, je me rends compte que ce n’est pas très sain de limite paniquer quand je vois que ma progéniture n’a pas touché à ses légumes et qu’il ne mange quasi aucun fruit. A cause de ma crainte, il m’arrive de me fâcher et de l’obliger. Je me rappelle de moi qui ne mangeais presque rien. Ce que j’oublie en revanche, c’est que moi, si je mangeais si peu, c’est parce que déjà toute petite, j’avais pas mal de soucis au ventre et à l’estomac alors que lui, non. Je ne sais pas si le fait de mal manger a quelque chose à voir avec la leucémie que j’ai développé mais comme on parle toujours du rapport entre l’alimentation et la santé, je me dis que peut-être, ce n’est pas si anodin.

Pour le bonheur, c’est surtout sur deux aspects que je m’obsède focalise: les activités extrascolaires ou sorties ainsi que le harcèlement scolaire.

Quand j’étais petite, je voulais faire de la danse. C’était et ça reste ma grande passion. Or, mes parents ne m’ont jamais inscrite. Pour eux, les hobbys ce n’était pas utile, presque comme du caprice. Comme j’ai vécu ça et que j’ai constaté qu’un loisir pouvait être, au contraire, salvateur, je crois qu’à l’inverse d’eux, je me suis mise à être trop attentive aux désirs et aux passions de mon fils . Inconsciemment, je veux trop faire en sorte qu’il ne passe pas à côté des choses qui l’intéressent, tout en n’acceptant pas qu’il fasse sa girouette en voulant changer d’activité tous les quatre matins. C’est beaucoup de pression que je nous mets et j’ai peur qu’il ne finisse par s’en mettre lui-même.

Quant aux sorties, disons que N. est plutôt casanier mais qu’il est passionné par plein de choses: les dinosaures, les animaux, le cinéma, les travaux manuels, etc. Du coup, moi, je veux l’emmener partout …et je me suis rendue compte que c’était trop et qu’il n’avait pas besoin de tout ça. Je ne suis pas casanière moi-même, son père non plus et j’avoue que j’oublie parfois que mon petit garçon est déjà content en passant son après-midi à jardiner (il adore ça), à préparer un gâteau ou même à regarder un film sur l’ordinateur.

Enfin, en ce qui concerne le harcèlement, ce qui me pousse à en avoir peur c’est que N. est assez différent des autres enfants de son âge. Il n’a pas souvent les mêmes centres d’intérêt qu’eux et il ne cherche pas à se faire des amis. En général, il préfère la compagnie des adultes.

Cette année, pour la première fois, il a commencé à nous parler à toutes les sauces d’un petit garçon avec qui il jouait et j’ai été rassurée; un peu, car avec les autres, ce n’est toujours pas ça et il lui arrive d’en souffrir. Ses profs me disent qu’il n’est pas exclu pour autant et je n’en ai pas non plus l’impression. C’est lui qui se met à part et j’ai peur qu’à un moment, cette tendance finisse par se retourner contre lui.

J’ai été moi-même une ado harcelée, après la maladie, et il n’y a rien à faire, qu’il soit si solitaire m’angoisse terriblement.

Rationnellement, je sais qu’il n’est pas moi et qu’il aura de meilleures armes, j’en suis sûre mais il est aussi très sensible, empathique et tête de mule , il manque de confiance en lui, et ce sont des choses qui cumulées ensemble attirent les harceleurs comme des mouches. Je suis bien placée pour le savoir.

Plus il grandit et plus, je me souviens de mon propre parcours. Il y a déjà des similitudes, comme ce décalage avec les autres enfants dont il est beaucoup plus conscient que moi, à son âge, mais aussi des différences de caractère. Lui, il se sent le droit de s’exprimer quand quelque chose le dérange. Moi, je gardais tout pour moi. C’est déjà énorme, je trouve.

Je pense que je vais devoir faire un énorme travail sur moi pour ne pas lui transmettre mes angoisses et ce n’est pas évident car je ne les perçois pas toujours. Certaines choses sont tellement ancrées.

Et vous, est-ce qu’il vous arrive de faire des projections de votre propre enfance sur celle de vos enfants? Avez vous des peurs irrationnelles les concernant?

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L’incohérence faite école

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Mardi, mon garçon est censé partir en voyage scolaire, dans un parc animalier, bien connu en Belgique. Je dis bien « censé » car il avait été décidé qu’il n’irait pas. Les raisons: la non-motivation de mon fils pour aller dans un endroit où il s’est déjà rendu deux fois et qui ne lui plait pas, le prix exorbitant du voyage et la mauvaise organisation de l’école (ils y vont trois jours, même pas d’affilée).

Le prix ordonné demandé revient, facilement, au double du prix normal de l’entrée pour trois jours (motif invoqué: le prix du bus), et ils ne dorment même pas sur place, le parc n’étant pas équipé pour. Dans ces conditions, mon gamin de 6 ans serait donc censé prendre un car à 8h30 pour revenir avec ce même car en soirée, vers 18h30 et ce, trois fois pas de suite ( mardi-jeudi-vendredi). Personnellement, je trouve que c’est un non-sens complet.  Franchement, pourquoi ne pas faire qu’une seule journée?  Et puis, le prix? Tout le monde peut se payer ça (185€)? Mon fils serait-t-il dans une école de riches à mon insu? Y-aurait-t-il tant à faire dans ce parc aussi? Il est joli, d’accord, mais il ne m’a pas paru si grand que cela la fois où j’y suis allée.

Je disais donc qu’il avait été décidé qu’il n’irait pas…mais voilà que je l’annonce aux maîtresses et que j’apprends que ce voyage est OBLIGATOIRE  et que s’il n’y va pas, il sera contraint de passer ses journées, dans une classe de 2ème primaire. Pour lui qui a déjà tant de mal à tenir toute la journée à l’école, se retrouver avec des inconnus, sur un banc, à dessiner, toute la sainte journée, risque de s’apparenter à de la torture.

Autant vous dire qu’en apprenant la nouvelle, je me suis mise hors de moi. Pas dans l’école (je n’y étais plus) mais lorsque le petit m’a annoncé, tout à coup, qu’il voulait, finalement, faire ce voyage, en invoquant comme raison le fait qu’il préférait encore aller dans ce parc, plutôt qu’à l’école.

Je ne sais pas. Peut-être que je suis folle ou aveuglée par mon non-amour de l’ établissement dans lequel pour raisons logistiques, financières et de santé, je suis contrainte de laisser ma progéniture , peut-être que je suis dépassée par le ton limite dictatorial de la directrice  et de certains membres du corps enseignant qui pensent avoir tous les droits sur nos enfants et savoir, mieux que nous, ce qui leur convient, ou peut-être suis-je, tout simplement, désabusée par une institution que, je comprends de moins en moins, ….mais vraiment, je ne vois pas où est la logique dans le fait de demander à un enfant  de choisir entre un voyage scolaire qu’il ne veut pas faire et aller à l’école comme s’il était puni pour ne  pas avoir voulu participer à ce voyage à l’organisation absurde.

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Dix remarques qu’on se prend dans la tronche quand on est parent solo

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Ces temps-ci, je ne suis pas très active par ici, et ce, pour deux raisons. La première, c’est que je vis plus que je n’écris. La deuxième, c’est parce que je souffre. Mon estomac fait pas mal de siennes depuis l’Espagne et lorsqu’il me laisse un peu de répit, je préfère faire autre chose que de passer mon temps derrière un ordi. Vous me comprenez, j’en suis sûre.

Mais revenons à nos moutons…Je disais donc, les remarques que l’on reçoit lorsqu’on est famille monoparentale.

Vous êtes prêts? Ok, ben alors, on y va:

1) tu l’as voulu ton (tes) enfant.s, ben maintenant, de quoi, tu te plains, assume les conséquences…

Euh ouais, je le voulais. Ouais, mais on était deux à le vouloir, que je sache. Pourquoi est-ce que je serais l@ seul@ à devoir assumer?

2) tu as demandé de l’aide ?

A qui, quoi, comment? De quoi tu parles?

3) Faudrait d’abord que tu prennes soin de toi avant de pouvoir aspirer à devenir une bonne maman?

Je suis d’accord: mais quand? comment? avec quels sous?

4) Quoi, t’es maman solo et tu te permets un citytrip/coiffeur/massage?

Bah oui, parce que dans l’imaginaire collectif, la parentalité solo doit toujours rimer avec pauvreté et sacrifice de soi ( grosse contradiction entre cet exemple et celui du dessus)

5) Oh, ça va, te plains pas. Il y a plein d’autres femmes dans ta situation.

Euh oui, je suis d’accord mais ce n’est pas pour ça que c’est facile et que la situation est voulue.

6) C’est une mère célibataire, attention planque ton copain/mari ou elle risque de lui sauter dessus.

Ce n’est pas parce qu’on devient mère célibataire, que 1) on va sauter sur tout ce qui bouge 2) celui qui ne nous plaisait pas avant, va nous plaire maintenant, subitement, parce qu’on se retrouve à devoir élever notre enfant toute seule.

7) Si t’es pas bien, sous entendu, si t’as pas de sous, que t’as des problèmes pour arranger ça à la maison ou payer ci, trouve-toi un mec, hein…

  1. Personne ne nous attend devant notre porte…Ce n’est pas parce qu’on est seule, que c’est facile de retrouver quelqu’un. C’est même plutôt le contraire vu qu’on a, je le rappelle, au moins, un enfant et que tous les hommes (ça vaut pour les femmes aussi) ne sont pas disposés à s’occuper de.s enfant.s d’un.e autre.
  2. Le but de la plupart des mamans solo n’est pas de se trouver un mec par intérêt.

8) Il le.s (les enfants) prend parfois quand même un peu?

Là, moi, j’entends au moins deux choses:

  1. que la marmaille, en cas de séparation, c’est, d’office, chez la mère qu’elle va.
  2. que le papa est, par principe, un salaud qui, à terme, se désintéressera de sa marmaille.

9) Ton gosse, c’est, clair, qu’il va tomber dans la délinquance sans l’image d’un père et d’une mère ensemble.

Depuis quand, tous les enfants de parents solos sont des délinquants et tous ceux qui vivent avec leurs deux parents, sous le même toit, sont des petits anges?

10) Tu as de la chance qu’il t’aide pour le petit

Remarque que je me suis ramassée par deux mamans elles-mêmes solo parce que j’ai l' »extrême chance » que le père de mon fils ait pris son rôle au sérieux et qu’il ait une vraie relation avec son fils (j’y avais consacré tout un article ici). Je le répète: le père n’aide pas, il joue son rôle tout comme la mère. C’est NORMAL!!!

 

J’ai préféré m’arrêter là pour éviter de trop m’énerver mais la liste n’est absolument pas exhaustive et je vous invite à venir la gonfler avec d’autres exemples.

Être parent solo (maman surtout, désolée mais c’est vrai), ce n’est pas facile, surtout lorsque les enfants sont tous petits et qu’ils sont nos seuls interlocuteurs pendant 24-48-72 heures (c’est, franchement, à devenir taré) mais rien n’oblige à ce que ça se passe mal. Si les proches (c’est souvent d’eux que viennent les critiques les plus virulentes), la société, faisaient un effort de tolérance, si des moyens étaient mis en place pour permettre à la maman/papa seul.e de souffler quelques heures par semaine, si reconnaissance comme famille à part entière il y avait, être parent solo rentrerait dans la norme (oui, parce que là, elle l’est en apparence) et cet article n’aurait plus lieu d’être.

préjugés-parents-solo2

Un dimanche ordinaire

dimanche-ordinaire

C’était un dimanche comme les autres, un dimanche de fête des mères en Belgique.

Il faisait moche et j’ai préféré rester chez moi.

Sûrement parce que je savais qu’à la maison, plusieurs visites, nous allions recevoir.

D’abord celle d’une bonne amie (enfin, elle était là depuis la veille). Ensuite, celles de ma mère et mon frère qui étaient venus célébrer avec nous,  ce jour ordinairement spécial.

Nous n’avons rien fait d’original: discuter, manger, rire, jouer. Rien d’original et pourtant, c’était si agréable de constater que malgré le temps qui passe, les rancœurs et malentendus de parfois, ma famille et moi restons tellement soudés. C’est toujours si évident entre nous.

Nous n’avons pas souvent l’occasion de nous retrouver juste entre nous et vraiment, c’était bien. Espérons juste qu’il ne faille pas attendre l’année prochaine pour recommencer.

 

dimanche-famille

J’avais envie de laisser ce petit mot sans intérêt, ici, pour en garder une trace quelque part.