J’ai été voir  » A star is born »

Oulah, cele faisait longtemps que je n’avais pas parlé de ce que j’avais vu ou lu. En fait, faut vraiment que quelque chose m’étonne, m’interpelle et ça n’arrive plus si souvent en matière de culture (peut-être parce que j’en consomme beaucoup beaucoup?) . A star is born avec Lady gaga et Bradley Cooper m’a agréablement surprise . Du coup, je vais essayer de vous donner mon avis tout à fait subjectif, du mieux que je peux.

C’est parti:

D’abord le pitch: Star de country un peu oubliée, Jackson Maine découvre Ally, une jeune chanteuse très prometteuse. Tandis qu’ils tombent follement amoureux l’un de l’autre, Jack propulse Ally sur le devant de la scène et fait d’elle une artiste adulée par le public. Bientôt éclipsé par le succès de la jeune femme, il vit de plus en plus de mal son propre déclin…

Mon avis: Je vais d’abord vous expliquer ce qui m’a intrigué dans le film. C’est simple: la présence de Lady Gaga. Au début, je n’étais pas très fan de cette chanteuse. Même si j’ai longtemps gardé la mélodie de « Poker face » dans la tête, son côté provocateur me saoulait. Je trouvais qu’elle faisait souvent preuve de très mauvais goût et que ses excentricités éclipsaient pas mal son talent. D’ailleurs, je n’ai eu conscience de son talent que bien tard, lors de je ne sais plus quelle remise de prix dont ils avaient passé un extrait à la télé et que j’ai vu ce qu’elle était capable de faire avec sa voix. Je trouve que ces dernières années, elle s’est moins fait remarquer (on me dit dans l’oreillette qu’elle a eu des soucis de santé, ce qui expliquerait cela) et s’est un poil éloignée de la mauvaise image que, personnellement, je m’étais faite d’elle.

Maintenant, en ce qui concerne le film,  je ne suis pas d’accord avec l’inteprétation de l’histoire dans le pitch. Je ne trouve pas que Jackson Maine se fasse éclipser par le succès de la jeune femme ni qu’il s’agissait d’un chanteur oublié dans la mesure où ses concerts semblaient full of people. Son malheur est ailleurs…mais bon, je ne vais pas tout dévoiler.

J’ai beaucoup aimé. La musique filmée en live est un véritable plus. Ils jouent bien, leur interprétation est sobre, ils n’en font pas des caisses. Ils chantent tous les deux et l’histoire est jolie. Evidemment, si votre but est de passer un moment léger devant un film, passez votre chemin parce que vous risquez d’être traumatisés  déçus.

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J’ai lu « La condition pavillonaire » de Sophie Divry

La-condition-pavillonnaire

 

Le résumé: La condition pavillonnaire nous plonge dans la vie parfaite de M.-A., avec son mari et ses enfants, sa petite maison. Tout va bien et, cependant, il lui manque quelque chose. L’insatisfaction la ronge, la pousse à multiplier les exutoires: l’adultère, l’humanitaire, le yoga, ou quelques autres loisirs proposés par notre société, tous vite abandonnés. Le temps passe, rien ne change dans le ciel bleu du confort. L’héroïne est une velléitaire, une inassouvie, une Bovary… Mais pouvons-nous trouver jamais ce qui nous comble ? Un roman profond, moderne, sensible et ironique sur la condition féminine, la condition humaine. source

Mon avis: c’est un livre qui m’a plu autant qu’il  m’a ennuyé. Je me suis dit (et je ne me dis jamais ça tant je respecte le travail des auteurs ) que j’aurais pu l’écrire moi-même, à tel point certains passages m’ont semblé bâclés faciles : l’auteure détaille à l’extrême les choses mineures et manque de précisions dans les faits importants.  Cependant, pour sa défense, je dirais que le style semble voulu, que c’est fait exprès, pour qu’on ressente le même ennui que la protagoniste. Le souci c’est que le coup est tellement bien réussi que le livre en devient ennuyeux et que perso, j’ai eu envie de le lâcher pour de bon à plusieurs reprises (J’ai tenu par voyeurisme et parce que j’avais, quand même, envie de connaître la fin de l’histoire).

C’est aussi un roman qui m’a angoissé parce qu’il décrit une vie de femme, de la naissance jusqu’à la mort et que j’ai un gros souci avec la vieillesse. Une vie de femme plan-plan à laquelle j’ai toujours voulu échapper. Un chemin tout tracé où il ne se passe pas grand chose.  Ses parents sont (suffisamment) bons, elle réussit ses études d’un coup, elle se trouve un mari gentil mais surtout ennuyeux; ensemble, ils ont des enfants tout bien comme il faut, ils ont un groupe d’amis toujours disponibles si besoin , ils passent des petites vacances en bord de mer ou en gîte…Enfin, vous m’avez compris. Rien n’est difficile ni excitant. Il n’y a aucun soubresaut, aucun grand malheur, aucun événement positif qui sort du commun (ah si, elle se prend quand même un amant). C’est une vie d’une banalité sans nom où il se passe beaucoup et rien à la fois et c’est, finalement, une sensation de gâchis qui m’a étreint tout au long de cette lecture. La protagoniste a tout pour faire de grandes choses mais elle s’investit peu car rien ne l’intéresse vraiment très longtemps. Elle est ce qu’on appelle une insatisfaite chronique. C’est triste et surtout, très flippant. L’exemple que je ne voudrais pas être..

J’ai tenu à parler de ce livre car malgré tout le positif que je n’en dis pas, je pense qu’il ne laisse pas indifférent et qu’il peut faire réfléchir. Enfin, à condition de dépasser le sentiment d’ennui profond dans lequel il peut parfois nous faire plonger …

Ma dernière série coup de coeur: Merlí (rebaptisée #Philo en France)

Merli-série-coup-de-coeur

Je ne sais pas pourquoi mais ces dernières années, je flashe toujours sur des séries espagnoles (Polseres Vermelles, Mar de plástico, vis a vis, el Principe). Je pense être objective en disant qu’il y a vraiment de bons acteurs et de bonnes idées en Espagne et en mon humble avis, cette série que je vous présente aujourd’hui et qui comporte trois saisons, en est l’exemple parfait.

Mais d’abord le pitch: Merli, un professeur de philosophie âgé de 50 et quelques années, est affecté au lycée Angel Guimera (Barcelona). Son arrivée n’est pas du goût de tout le monde. Il met rapidement les élèves dans sa poche par son approche accessible et originale de la philosophie. Les autres enseignants n’apprécient pas sa façon d’agir. source

Juste que là, rien de très original ni de, vraiment, nouveau à l’horizon, mais alors pourquoi, j’ai tellement aimé Merlí:

  • Parce que Merlí Bergeron n’est absolument pas un prof comme les autres. C’ est le prototype même de l’antihéros avec, son air de chien battu, son physique impossible, sa façon de jouer avec les femmes, de dire ce qu’il pense même si ça dérange. C’est pas un gars commode au premier abord, si vous voyez ce que je veux dire. Pourtant , c’est ce même Merlí qui s’investit à fond pour ses élèves et qui n’est pas d’accord avec la plupart des gens qui pensent que l’adolescence est une phase idiote. Non, pour lui, les ados sont seulement « endormis » et son but est de le « réveiller » en leur enseignant à être critique , à ne pas se contenter, à se poser des questions, à remettre en question l’ordre établi et tout ce qui nous est enseignés. Il  est anti-bienséance.
  • Parce que dans cette série qui aborde des thèmes très actuels (lgbt, grossophobie, système de l’éducation, maladie mentale …), plusieurs personnages vont subir une véritable transformation et différents jeunes vont arriver là où on ne les attend pas. Tout ceci grâce aux méthodes peu orthodoxes mais tout à fait, efficaces du prof de philo.
  • Parce que les personnages ont des physiques « normaux », c’est à dire que contrairement à la plupart des séries américaines où on retrouve des gens qui ressemblent presque toujours à des mannequins tous droits sortis d’un défilé, ici les acteurs sont, comme dans la vraie vie, imparfaits.

Oui, vraiment, cette série vaut le détour et est à mettre, sans aucun doute, devant les yeux de vos ados.

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La dangereuse, une femme libre

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Pour ce livre coup de poing, j’ai choisi de vous retranscrire trois extraits parlants plutôt que de, simplement,  copier-coller son résumé. Vous comprendrez pourquoi.

« Une femme qui montre son corps est une pute.

Une femme qui parle de son corps est une pute.

Une femme qui prend la parole est une pute.

Une femme qui tient tête est une pute.

Une femme qui a du plaisir est une pute.

Une femme qui éprouve de l’amour est une pute.

Une femme qui a dit non à un homme est une pute.

Une femme qui revendique sa liberté est une pute.

Une femme qui est une femme est une pute.

Toutes les femmes sont des putes »

 

« Je veux être une pute, comme dans les films que je vois à la télé.

Je veux être belle comme les putes, je veux danser comme les putes, je veux faire du cinéma comme les putes, je veux être habillée et maquillée et bien coiffée comme les putes. Je veux conduire des voitures comme les putes. Être une femme libre comme les putes ».

« Comme je ne connais toujours pas le mot « actrice » et que j’ai bien intégré qu’il ne faut pas dire que je veux être une pute, je désigne à ma prof les actrices en les appelant « hadouk« : « les autres ». Elle: « les autres quoi? » Moi: »je suis allée voir les autres, parce que je veux faire comme elles plus tard. » Elle: « Mais c’est qui, les autres?  » Je m’approche d’elle et je lui chuchote à l’oreille: « je suis partie voir les putes, parce que c’est ce que je veux faire plus tard! »

Loubna Abidar est née en 1985 au Maroc et apparemment , en 1985 (et plus avant),  les femmes s’y font encore traitées de putes, pour tout et n’importe quoi, voire pire, si elles n’obéissent pas et n’acceptent pas d’êtres soumises à leur famille.

Elle, elle ne veut pas du sort réservé aux femmes dans son pays. Elle refuse la tradition. Elle veut être libre, faire ce qu’elle a envie (des films en l’occurrence) de faire et ne, surtout, pas dépendre de l’approbation de qui que ce soit.

Dans ce livre choc, elle raconte sa vie, son parcours, ses débuts compliqués (et c’est un euphémisme) au cinéma (Les Transporteurs, Much loved).

Dans ce livre, elle dénonce l’hypocrisie d’un monde machiste, plein de tabous, qui condamne ce qu’il permet et encourage officieusement.

Un roman tout à fait d’actualité. Je vous le recommande. #timesup

 

 

Vice-versa ou les émotions accessibles aux enfants

Vice-versa-émotionsSi dans ma vie, il y avait un moment propice pour que le dessin animé Vice-Versa soit diffusé à la télé, c’était bien celui-ci . Mon fils m’ayant fait une semaine de crises monumentales (première fois qu’il m’en fait d’une telle ampleur), je cherchais un moyen de lui expliquer les émotions. Ce film m’a beaucoup aidé à y parvenir.

Mais d’abord le pitch:Grandir n’est pas de tout repos, et la petite Riley ne fait pas exception à la règle. À cause du travail de son père, elle vient de quitter le Midwest et la vie qu’elle a toujours connue pour emménager avec sa famille à San Francisco. Comme nous tous, Riley est guidée par ses émotions – la Joie, la Peur, la Colère, le Dégoût, et la Tristesse. Ces émotions vivent au Quartier Général, le centre de contrôle de l’esprit de Riley, et l’aident et la conseillent dans sa vie quotidienne. Tandis que Riley et ses émotions luttent pour se faire à leur nouvelle existence à San Francisco, le chaos s’empare du Quartier Général. Si la Joie, l’émotion dominante de Riley, tente de rester positive, les différentes émotions entrent en conflit pour définir la meilleure manière de s’en sortir quand on se retrouve brusquement dans une nouvelle ville, une nouvelle école et une nouvelle maison. source

Et mon avis ensuite: alors comment dire? Mon avis est moyen +. Le principal intéressé, à savoir N., a aimé . Il a non seulement bien réussi à distinguer les différentes émotions (il en manquait quelques-unes quand même) mais également à comprendre le plus gros de l’histoire. Cela dit, j’ai bien vu que pour l’enfant de (juste) six ans qu’il est, suivre tout le fil des péripéties et des balades dans les différentes îles n’a pas été chose aisée.

En ce qui me concerne, ce qui m’a plu c’est le message de la fin; à savoir, la tristesse, c’est aussi ok (quelque chose que l’ont conçoit de moins en moins dans ce monde d’automates, où il faut se remettre de tout très vite). En conclusion et même s’il n’est pas parfait, je trouve que ce film est un point de départ intéressant pour introduire les enfants au monde des émotions.

 

vice-versa-emociones

Ole, Fernando !

Ferdinand-le-dessin-animé

Pas plus tard que mardi (déjà mardi?), je suis allée voir en compagnie de mon petit cinéphile de fils (oui, à priori, les dessins animés, ce n’est pas pour moi), le film Ferdinand, mettant en scène des taureaux de combats.

Synopsis: Ferdinand est un taureau au grand cœur. Victime de son imposante apparence, il se retrouve malencontreusement capturé et arraché à son village d’origine. Bien déterminé à retrouver sa famille et ses racines, il se lance alors dans une incroyable aventure à travers l’Espagne, accompagné de la plus déjantée des équipes ! source

Mon avis: j’ai été très agréablement surprise par ce film. J’avoue, j’avais vu que les critiques étaient plutôt bonnes, voire très bonnes, mais je ne me doutais pas que j’allais autant me marrer.  Cependant, ce n’est pas la seule raison pour laquelle j’ai aimé ce dessin animé. En fait, Ferdinand est un taureau atypique (ou pas!) qui aime les fleurs (d’ailleurs, dans la première scène, il apparaît, encore taurillon, avec un petit seau accroché à la gueule pour arroser une jolie fleur rouge) et qui refuse de se battre. Il n’en voit pas l’intérêt. Le truc c’est qu’il est à l’image du gars que tout le monde aime bien. Il est sympa, authentique, pur, naïf (comme les enfants). Il n’essaye pas de rentrer dans le moule que les hommes et autres animaux veulent lui imposer.Enfin, il y a l’Espagne (évidemment). J’ai bien reconnu Ronda (Málaga) et Madrid.

Par conséquent, si vous ne savez plus quoi faire de vos enfants pendant ces vacances ou que vous avez envie de les emmener voir un film, mais ne savez pas lequel, un seul conseil: allez vite découvrir Ferdinand !

 

ferdinand-au-cinéma

 

The Danish Girl de Tom Hooper

the-danish-girl-avisHello, hello,

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler d’un film que j’ai adoré. Un film qui n’est pas nouveau mais qui n’est pas vieux non plus, puisqu’il date de 2015. Le film, c’est, vous l’avez vu dans le titre,  The Danish Girl de Tom Hooper.

Le pitch: The Danish Girl retrace la remarquable histoire d’amour de Gerda Wegener (Alicia Vikander) et Lili Elbe (Eddie Redmaine), née Einar Wegener, l’artiste danoise connue comme la première personne à avoir subi une chirurgie de réattribution sexuelle en 1930. Le mariage et le travail de Lili et Gerda évoluent alors qu’ils s’embarquent sur les territoires encore inconnus du transgenre.

Pourquoi, j’ai tant aimé? Et bien, déjà parce que je suis fan de l’acteur principal, à savoir Eddie Redmaine, que je trouve toujours très convaincant dans ses rôles (j’avais déjà, totalement accroché dans « My week with Marilyn » où il donnait la réplique à Michelle Williams). Il est magnifique en femme et j’ai trouvé son interprétation très juste. Alicia Vikander, qui joue sa femme Gerda, n’est pas en reste non plus . On croit vraiment à leur histoire d’amour et au mal-être de Lili emprisonné dans le corps d’un homme. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un chef d’œuvre mais c’est, en tout cas, l’un des films les plus beaux et les plus réussis, esthétiquement parlant, qui m’ait été donné de voir ces dernières années (et pourtant, j’en vois beaucoup).

Bref, je ne peux que vous le conseiller.

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La chaîne Le corps La maison L’esprit

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Salut, salut !

Aujourd’hui, je voudrais vous parler d’une des rares chaînes youtube que je suis: Le corps La maison l’esprit (déjà en lien sur ma page « Ressources bonheur« ) de Laetitia Birbes.

Laetitia fait partie de ce que j’appelle la caste des « fleurs qui grandissent dans la crasse » (je n’ai pas inventé la formule, simplement traduite et adaptée de la chanson « Feo » du groupe espagnol Fito y Fitipaldis). Il n’y a rien de péjoratif là-dedans, mais bien tout le contraire. Par là, j’entends les personnes qui ont grandi dans des circonstances difficiles et qui du fait d’un super pouvoir de résilience (que j’admire) et de leur travail, réussissent à faire quelque chose de beau et d’utile de leurs vies (il va de soi que la vie n’est facile pour personne mais lorsque on naît dans la richesse et l’abondance, c’est toujours mieux pour démarrer).

Laetitia est une jeune femme qui se balade dans la vie et dans le monde à la recherche de personnes à interviewer sur le bonheur ainsi que d’initiatives, petites ou moyennes, destinées à rendre ce monde meilleur. Son but, c’est de partager et de rendre le tout accessible aux gens susceptibles d’être intéressés.

Elle est dans une démarche minimaliste, également, et respire la joie de vivre (ça fait du bien dans ce monde de bruts).

Et j’oubliais, elle a même publié un très joli livre dans lequel une question différente nous est posée chaque jour, pendant trois ans. En fait, il s’agit de répondre à la même question, le même jour du même mois, pendant trois ans, histoire de comparer et de se rendre compte du chemin parcouru.

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Voilà, il est évident que toutes les vidéos ne me plaisent pas et que je ne suis pas d’accord avec tout mais je trouve sa démarche intéressante, positive et je voulais la partager avec vous (ce n’est pas un article sponsorisé, quoi).

Ah oui, sinon, elle a aussi une autre chaîne où elle lit des livres aux enfants.

Voilà, c’est tout pour le moment. Bonne journée à tous.

Gifted

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Synopsis : Un homme se bat pour obtenir la garde de sa nièce, qui témoigne d’un don hors du commun pour les mathématiques.

Avis: J’ai aimé le film mais cette focalisation (encore!) sur les maths m’a, passablement, énervée. Je crois que c’est, fortement, à cause de cette confusion entretenue, depuis-on-ne sait-quand, que la plupart des gens ont une conception, totalement, faussée de ce que la douance représente.

J’ai trouvé la partie sur l’injustice très bien développée. On nous montre au travers d’un exemple frappant (c’est le cas de le dire) que Mary ne la supporte pas. Pareil pour le mensonge, tout à fait, inconcevable à ses yeux.

J’ai adoré certaines remarques de son oncle « J’ai peur de gâcher sa vie en voulant lui faire vivre une vie normale mais je ne veux, surtout, pas qu’elle finisse comme sa mère », alias sa sœur.

J’ai aussi trouvé super intéressante la scène où il se fâche parce qu’elle n’a pas respecté leur contrat de ne revenir que samedi midi, après avoir dormi chez la voisine. Le vendredi soir, c’est le seul moment de la semaine où il quitte temporairement son rôle de tuteur. Le seul soir où il déconnecte. Moment qui nous rappelle notre statut d’humain. Le message:  « Je t’aime mais la situation est compliquée et sans ces moments à moi, je n’y arrive pas ».

Enfin, ce film nous montre que « génies » ou pas, les enfants restent des enfants et qu’ils ont besoin d’une vie adaptée à leur âge. Ce n’est pas parce qu’un enfant aime apprendre et étudier qu’il se réduit à ça. Un enfant a des besoins d’enfants. Point barre.

Dommage donc pour la focalisation, ô combien, erronée sur les maths.

Note: 8/10

Autre chouette film sur le sujet: Carrie Pilby