Comment j’ai surmonté ma dépression #épisode 1: apprendre à s’écouter

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L’heure est arrivée pour moi de vous raconter au travers d’une série d’articles, comment je suis parvenue à me sortir de ma dépression. Enfin, dépression est un grand mot. Comment vous expliquer? Dans ma vie, j’ai vécu 3 épisodes dépressifs. Un tout petit lorsque j’avais 13 ans, un plus long à 24 ans et l’enfer à 26 ans. Je pense, en fait, que les épisodes dépressifs se présentaient à moi lorsque je n’en pouvais, vraiment, plus et que je n’avais pas encore trouvé de solutions pour continuer à m’accrocher. Pour le reste, il s’agissait plus d’un mal-être que je traînaillais depuis la fin du traitement chimio (v. ici). J’ai eu besoin de 24 ans pour m’en sortir. Oui, vous avez bien lu: 24 et j’en ai 37.

Je crois que mon cheminement vers la guérison a commencé en 2002 (je sais, ça a été très long). En 2002, je suis partie en Erasmus et pour la première fois de ma vie, j’ai pu prendre du recul par rapport à mon entourage: mes parents, ma famille au sens plus large, certains de mes amis. J’ai compris que je laissais mon bonheur au bon vouloir des autres. A cette époque, j’étais persuadée que je ne savais pas ce qui était bon pour moi et j’écoutais ce qu’on me disait de faire ou bien j’improvisais.  En fait, je voulais qu’on m’aime coûte que coûte car j’étais certaine qu’en moi, il y avait un défaut de fabrication, un vice caché, quelque chose qui clochait et que personne ne pouvait m’aimer si je me « contentais » simplement d’être moi. Il n’y a pas si longtemps que j’ai compris que cette croyance venait de mes années de harcèlement à l’école, au travail et de toutes les remarques de mon entourage, justement, sur ma prétendue bizarrerie et faiblesse. Entourage, d’ailleurs, qui n’hésitait pas à me dire que si on me harcelait, c’était forcément ma faute. Allons donc. N’importe quoi. La vérité c’est que je n’étais pas entourée de gens qui me voulaient du bien. Après ERASMUS , j’ai, instinctivement, tout doucement, commencé à m’écouter et à m’opposer lorsque ce qu’ils me disaient allait à l’encontre de ce que je pensais, ou plus précisément, ressentais être bon pour moi. Inutile de vous dire (mais je vous le dis quand même) que cela ne leur a pas plu. Les critiques ont fusé et bientôt, les disputes et éloignements ont suivi. J’ai été très seule pendant un long moment.

Dans le prochain épisode, je vous parlerai de mon choix d’arrêter les drogues vendues sur ordonnance et des conséquences positives que cette décision a apporté dans ma vie. So, stay tuned.

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Mes huiles essentielles

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Il y a quelques semaines (mois?), je vous ai dit que je vous parlerai de toutes les thérapies alternatives que j’ai essayées pour aller mieux. Comme vous le savez, je cherche à tout prix à éviter la médecine allopathique, qui chez moi, a eu des résultats catastrophiques et à la remplacer par quelque chose de plus sain, de plus naturel.

J’ai déjà consacré l’un ou l’autre article sur ces thérapies. Certaines ont donné de bons résultats et d’autres (aka le neurofeedback) n’ont pas été si concluantes.

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler de mon rapport aux huiles.

En 2016, je me suis intéressée à l’aromathérapie et j’ai participé à une formation. Comme je trouvais que le cours n’était pas assez complet, j’ai également étudié en autodidacte et après toutes mes expérimentations, je peux vous dire que celles qui marchent le mieux sur moi sont :

l’HE de citron (citrus limon): j’en mets quelques gouttes dans mon thé lorsque mon fils a le nez qui coule et que je crains d’être contaminée ou lorsque moi-même, je sens que je suis en train de m’enrhumer.

L’HE de menthe poivrée (Mentha piperita): celle-ci, je l’utilise lorsque j’ai des migraines. J’en mets quelques gouttes sur un gant de toilette que je place sur la partie de la tête qui me fait mal.

Une autre de mes applications moins politiquement correcte est d’en mettre quelques gouttes dans une tasse d’eau bouillante quand j’ai le nez bouché et d’inspirer plusieurs fois au dessus du récipient. Je ne sais pas si c’est très sain mais ça dégage du tonnerre.

Toujours lorsque je sens que je m’enrhume ou que le petit est malade, je prends des gélules d’HE d’origan (origanum) matin et midi (pas le soir à cause du risque d’insomnie).

Enfin, j’ajouterai un commentaire sur l’HE de tea tree (Melaleuca alternifolia): celle-ci, je l’utilise pour mon acné au menton (je suis une ado éternelle, que voulez-vous?) car elle sèche les boutons. J’en mets quelques gouttes sur un coton tige ou un morceau d’ouate et je l’applique par tapotement. Elle est très efficace.

Comme elle a également un effet antibactérien, antifongique et que mon fils souffre d’eczéma, je n’hésite pas à en mettre 30 à 40 gouttes dans mon bidon de lessive maison.

Petit rappel: Les huiles essentielles, même si très efficaces, ne sont pas à utiliser n’importe comment. En effet, il y en a beaucoup qui sont interdites en cas de grossesse et/ou qui peuvent s’avérer dangereuses pour les enfants.

Mais il n’y a pas que les huiles essentielles qui peuvent nous aider dans notre quête du bien-être.  Les huiles végétales font aussi leur effet. Parmi celles-ci, , ma préférée depuis mes dix ans est l’huile d’olive. Je précise mes dix ans car mon amour pour cette huile est née le premier été où j’ai passé deux mois chez mes grands-parents à Alicante. Je me souviens encore de ma abuela en train de me dire: « je te préviens, je sais que ta mère ne cuisine pas avec de l’huile d’olive mais ici moi, je n’utilise que ça et tu devras t’habituer ». Échanger l’huile de tournesol et de friture contre l’huile d’olive ne m’a posé aucun souci dans la mesure où j’ai, tout de suite, trouvé qu’elle apportait un petit goût agréable que je ne retrouvais pas dans les autres. D’ailleurs, j’ai tellement été séduite que j’ai réussi à convertir ma mère en rentrant à Bruxelles. Ce n’est que bien plus tard que j’ai entendu parler de ses bienfaits et de toutes ses indications possibles.

Pour ce qui est des autres huiles à bonne réputation, je n’ai jamais essayé que l’huile de lin que j’ai trouvé immangeable. J’aimerais beaucoup tenter l’huile de noix extravierge (j’insiste) mais son prix m’en a, jusque-là, dissuadée.

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Il y a un an, je me suis rasée la tête

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Enfin non. Oui. Pas tout à fait. Je ne voulais pas non plus me retrouver comme à douze ans. La vérité c’est que j’ai laissé environ un centimètre derrière et 2,5 cm dessus.

Ce n’était pas un coup de tête. J’y pensais depuis longtemps mais le fait est qu’aucun coiffeur n’avait accepté jusque-là. « Non mais vous êtes folle, vous allez regretter » « Non, mais vous avez trop de masse, ça va gonfler, ce sera moche » qu’on me disait.  J’avais les cheveux mi-longs et le mieux que j’arrivais à obtenir c’était un carré court. J’en avais marre. Marre d’avoir toujours la même tête, marre parce que mes cheveux étaient abîmés par le sevrage, marre parce je me sentais « éteinte » avec mon allure.

J’ai demandé à Adam* (mon coiffeur actuel) et lui, il a accepté.  Enfin.

J’étais avec deux copines ce jour-là et je sais que jamais elles ne se seraient attendues à une demande pareille. Moi, j’étais sûre. Je n’avais pas peur. Je savais que ça m’irait bien. J’avais des (vagues) souvenirs de ma période post-chimio avec mes « nouveaux » petits cheveux et les compliments que je recevais.  Mon visage n’a pas vraiment changé, malgré les années qui se sont écoulées, alors je n’ai pas eu  l’impression de prendre un si gros risque.

Adam a travaillé petit à petit.  Il voulait que je puisse lui dire d’arrêter si je trouvais que ça devenait trop court. Moi, je l’ai laissé faire. Il a pris beaucoup de temps. Il s’était lancé une mission « relooking », je crois.

Quand il a eut terminé, il m’a trouvé tellement jolie qu’il a voulu me maquiller. J’ai joué le jeu. C’était un moment de ceux dont on sait directement qu’ils sont spéciaux et qu’ils resteront gravés dans le temps, un moment dont on sait qu’il faut profiter.

Mes amies n’en revenaient pas et moi, j’avoue, je me sentais chauve, et en même temps, libérée d’un poids. Je n’ai pas compris pourquoi.

Je ne sais pas non plus pourquoi mais  j’ai également pensé à toutes mes « soeurs de cancer » et je me suis sentie solidaire. Et puissante aussi car cette fois, c’est moi qui avais décidé. La coupe ne m’avait pas été imposée. C’est moi qui avait choisi de porter les cheveux si courts.

Et puis, voilà, que moi qui ne m’étais jamais sentie belle, je prends confiance en mon physique et  vite, je cherche à me (re)mettre en valeur avec : un peu plus de maquillage, des accessoires, des jolies tenues. C’est pas qu’avant je me promenais en mode « camionneuse », hein, mais je ne me retrouvais plus dans aucun style depuis mon accouchement. Un mystère, encore.

La vie, quel paradoxe, j’ai envie de dire.

Bref, si j’ai voulu partager cette anecdote (inspirée par cet article, d’ailleurs) avec vous c’est parce qu’on dit toujours que le physique n’a pas d’importance, que ce qui compte c’est l’intérieur, blablabla mais moi, depuis, je pense que, parfois, un changement extérieur peut donner un coup de boost en  dedans. En tout cas, moi, cette coupe m’a fait beaucoup de bien.

*Adam ne s’appelle pas Adam en vrai 🙂

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Voyage au pays de la TCC

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La TCC, pour ceux qui ne savent pas encore ce que c’est ou qui ne sont pas du tout familiarisés avec ce type de sujet , désigne la thérapie cognitivo-comportementale. Cognitivo c’est  pour pensées et comportementale pour comportements .

On part du principe que les personnes angoissées et/ou phobiques vivent avec tout un tas de scénarios catastrophes en tête, des schémas de pensées négatifs qui viennent de  l’enfance (discours de parents critiques qu’ils ont intégré par exemple) et qui entravent leur vie d’adulte de par les comportements qu’ils induisent.

En TCC, ce qu’on va faire, c’est repérer tous ces scénarios. Écouter son discours interne et noter ces idées mortifères. Une fois (c’est un peu belge, ça, non?) notées , on va les analyser. Certaines idées vont nous apparaître directement loufoques. Par contre, pour d’autres, ce ne sera pas si simple. C’est une des raisons pour lesquelles, il est recommandé de se faire aider par un psychologue. Détecter ces pensées et les corriger par des scénarios plus réalistes va permettre au patient  d’avoir des comportements plus appropriés dans les situations qu’il a du mal à affronter ou qu’il évite.

Les phobiques dans l’évitement feront cet exercice + un deuxième qui consiste à lister l’ensemble des situations qui leur font peur pour ensuite pouvoir les affronter l’une après l’autre . Généralement, on va de celle qui nous effraye le moins à celle qui nous fait le plus peur.

En TCC, le thérapeute apprendra aussi à son patient la respiration ventrale (Il faut savoir que lorsqu’on est anxieux, on respire toujours avec le thorax) et d’autres techniques (ramener son esprit au présent, la technique de la paille, la relaxation instantanée) destinées à la relaxation.

Personnellement, cette thérapie, je l’ai suivie pour une agoraphobie assez sévère, des attaques de panique et une angoisse que je trainais depuis des années. Je ne vais pas mentir: elle ne m’aura pas permise de me débarrasser de l’anxiété, pour la simple et bonne raison qu’une personne anxieuse reste une personne anxieuse toute sa vie. Dès qu’on a un gros coup de stress ou qu’on est trop fatigués, et bien, on « fabrique » de l’angoisse. En revanche, grâce à elle, j’ai surmontée mon agoraphobie assez rapidement (6-7 mois seulement), mes attaques de panique (je touche du bois, je n’en ai plus eu depuis 5 ans) et j’ai appris à penser d’une autre manière ou en tout cas, à me laisser beaucoup moins envahir par mes pensées intrusives.

Au niveau des sensations physiques, je pense, par contre que ce qui m’aide le plus en cas de montée d’angoisse, c’est l’autohypnose (voir lien sur Ressources bonheur). Depuis que j’en fait, mon angoisse redescend vite généralement. Je suis beaucoup plus zen, même si zen est toujours un bien grand mot me concernant.

N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions ou des choses à partager.

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Parce qu’il y a aussi le yoga et l’acupuncture

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Lorsqu’on est déprimé, anxieux ou fatigué, les médecins ne se cassent pas beaucoup la tête et ont tendance à dégainer, plus vite que leur ombre, un bloc d’ordonnances pour nous prescrire plein de belles pilules (C’est en tout cas, ce qui personnellement m’est arrivé) . Or, il existe des alternatives . Des alternatives sans effets secondaires, pour la plupart et sans risques.

Dans ma quête du bien-être, j’en ai essayé des tas et j’ai décidé de passer en revue sur le blog les différents techniques et remèdes que j’ai essayés.

Il y a eu deux gros blocs d’expérimentations, on va dire. Le premier, au moment où je suis tombée en dépression, il y a 10 ans. Le deuxième, lorsque j’ai arrêté mes médicaments le 20 mars 2015 (la mémoire des dates, c’est une maladie chez moi). Faites le calcul, cela fait donc 3 ans et des poussières.

En 2008, j’ai réfléchi à ce que je pourrais faire en plus de mes pilules magiques (ironie inside) pour me sortir du trou. Je me suis un peu renseignée et suite à plusieurs tergiversations (mon cerveau fonctionnait au ralenti à cause de la camisole chimique dans laquelle j’étais engluée), j’ai commandé un dvd de yoga (j’étais trop trop faible pour aller suivre un cours in vivo) sur Amazon. A la ramasse, un entraînement quasi quotidien m’a permis de retrouver ma souplesse et une meilleure forme physique. J’ai fait ça quelques mois et puis, j’ai arrêté car le yoga, franchement, ça me broutait m’ennuyait.

En parallèle, sous les conseils d’une connaissance, j’ai tenté l’acupuncture. Apparemment, ça l’avait aidé à se débarrasser de son anxiété. Chez moi, les aiguilles n’ont rien donné sur l’angoisse. En revanche, elles ont eu un effet spectaculaire sur mes migraines (je souffrais à l’époque de migraines ophtalmiques avec pertes de connaissance en bonus) et mon dos (j’avais des phases de douleurs épouvantables dans le bas du dos dues aux ponctions lombaires que j’avais subi lorsque j’étais petite et leucémique). A raison d’une séance toutes les trois semaines pendant un an et demi, j’y suis allée avant de finalement devoir stopper. Ben oui, parce que malgré tous les magnifiques effets du traitement (qui perdurent encore aujourd’hui),mon corps, surtout mes pieds, ont fini par ne plus supporter les piqûres.

J’ai vraiment fait des expériences en tout genre cette année là, avec les fleurs de bach, notamment, que j’ai mal prises dans la mesure où je n’y croyais pas ou encore la valériane qui a toujours eu un effet apaisant sur moi. Cependant, mon anxiété, c’est vraiment grâce à ma tcc que j’ai réussi à la canaliser.  Je reviendrai dessus dans mon prochaine article. J’ai envie de bien expliquer ce que c’est et comment la thérapie m’a aidé à voir la vie avec d’autres yeux. Je vais fouiller dans mes souvenirs et revenir vers vous ensuite. So, stay tuned.

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J’ai arrêté le neurofeedback

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Fin janvier, en pleine crise d’insomnie (qui dure depuis noël), j’entame des séances de neurofeedback dynamique.

Comment vous expliquer ce que c’est? Je vais y aller avec mes mots et vous partagez l’information comme moi, je l’ai comprise. En fait, tout se passe avec un programme relié à 4 électrodes (on me dit dans l’oreillette que c’est 5 mais je n’en suis pas sûre): 2 que le praticien pose sur la tête et 2 sur les oreilles. Pour aider à la détente, un casque (relié au programme) avec de la musique zen nous est apporté. Toute musique qui nous relaxe peut faire l’affaire. Le programme, quant à lui, est censé repérer les failles dans notre cerveau pour qu’ainsi ce dernier puisse se réguler seul. Chaque fois qu’une faille est repérée, la musique se coupe et on entend un petit buzz. Voilà pour la technique.

Si la thérapie est vendue comme étant sans effets secondaires, je me retrouve rapidement à éprouver une fatigue beaucoup plus importante encore que celle que je subis déjà au quotidien de par mon insomnie.

Mais ce n’est pas le seul. A part cette sensation d’épuisement quasi constante, je remarque d’autres symptômes: la durée de mes règles diminue et mes cycles s’allongent. Alors je ne vais pas vous raconter ma vie mais disons que mes règles étaient très abondantes et très longues (entre 8 et 10 jours) avant de commencer la thérapie et que la durée n’a eu de cesse de se réduire depuis le début. Je suis passée de 8-10 jours à 3,5 jours. Si au début, je trouvais ça génial, j’ai quand même fini par m’inquiéter…

Par ailleurs, j’expérimente également des tremblements au niveau de l’oeil gauche et des membres.

Cela dit, comme tout ceci n’était pas douloureux, je n’en fais pas un fromage et je laisse passer…

Sauf que la liste des effets ne s’arrête pas là: en effet, des cauchemars à répétition viennent se rajouter. Je ne me souviens pas du contenu mais je sais que je me réveille complètement paniquée et très angoissée quand ça arrive.

Cependant, le déclic ne se produit qu’après treize séances lorsque les angoisses  que je n’avais pas connue depuis des années sont revenues. Il y a quelques semaines, alors que je suis tranquillement assise dans un café, je me mets à éprouver des symptômes que je reconnais être comme les prémices d’une attaque de panique. Comme je connais le phénomène, je ne panique pas (paradoxal, n’est-ce pas?) et je parviens rapidement à faire redescendre mon angoisse. Je ne relie pas directement l’événement au neurofeedback…mais voilà que quelques jours plus tard, je remarque que je recommence à avoir des idées noires comme je n’en ai plus eu depuis 2015 ainsi que des phobies par rapport à mon fils. Trop, c’est trop.

J’avertis donc la praticienne et elle me répond, je cite: » que c’est dur à comprendre mais que parfois, lorsqu’on choisit les moyens naturels pour s’en sortir, on peut passer par des moments très pénibles  » Son but: rapprocher les séances. Sensible comme je suis, je sais que c’est une très mauvaise idée et que j’ai besoin de plus de temps entre deux séances que d’autres personnes moins réactives. La praticienne n’est pas d’accord.  En faisant des recherches, je me rends compte que sa pratique de la technique n’est pas vraiment complète.

Alors je ne sais pas si la dame était malhonnête, je  n’ai pas eu l’impression qu’elle était ce qu’on appelle un charlatan. Elle n’en avait pas le profil,  en tout cas (elle héberge des migrants, elle m’a réparé la tirette de ma veste, m’ouvrais toujours la porte même quand j’arrivais super à l’avance, etc), mais ce qui est sûr c’est qu’elle n’est pas dans une démarche holistique et personnalisée. Je crois aussi qu’elle n’est pas désintéressée financièrement parlant (50€ la séance) et que son goût pour l’argent dépasse  celui d’aider les gens par cette technique.

J’étais très confiante au début car malgré la chape de fatigue, je ressentais vraiment revenir ce que j’appelle des réflexes de sommeil et d’endormissement (les yeux qui se ferment quand je lis, tomber endormie sur le fauteuil avant minuit (même si ça ne tenait pas toute la nuit), un ré-endormissement plus facile après un réveil en pleine nuit,  un état de détente beaucoup plus long. Malheureusement, tout ce mieux a fini par disparaître et la fatigue n’a jamais fait que s’intensifier (au point que je ne jouais pratiquement plus avec mon fils et que j’en suis arrivée au stade où j’étais incapable d’aligner deux bonnes phrases pendant mon atelier du lundi).

J’ai vraiment l’impression que la technique n’est pas mauvaise en soi mais qu’il est indispensable de trouver un praticien qui travaille avec vous, c’est-à-dire avec qui la communication est possible et qui s’adapte à vos besoins réels. Chose qui, visiblement, n’a pas été mon cas.

Et maintenant alors?

Aujourd’hui, j’ai vraiment besoin de me poser, d’arrêter de chercher des solutions pour dormir pendant au moins quelques semaines, de prendre le temps de réfléchir avant de me lancer dans une nouvelle thérapie, quelle qu’elle soit. La seule chose que je vais reprendre, pour le moment, ce sont mes séances d’autohypnose, qui, elles m’ont toujours aidée à me détendre, et ce, sans effets secondaires.

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Si j’étais une ville

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Il y a 10-15 ans, j’adorais les villes bouillonnantes de vie telles que Londres ou Barcelone. J’avais besoin d’action. Le bruit me rassurait (je ne suis pas née dans une capitale pour rien). Aujourd’hui, en revanche, j’aspire au calme. Je ne sais pas si ce sont les épreuves, je ne sais pas si c’est l’âge ou un peu des deux mais une chose est sûre, je n’ai plus besoin de chaos pour me sentir vivante.

Je me suis donc imaginée en ville idéale et il en est ressorti ceci:

Si j’étais une ville,

Je serais ensoleillée et chaude le jour, froide et pluvieuse la nuit.

Je serais cyclable et piétonnière.

Je serais parcourue de larges et spacieuses avenues.

Je serais riche en jardins et parcs. Des jardiniers seraient engagés pour chaque jour leur refaire une beauté.

Je serais propre. Les poubelles seraient jetées dans des containers qui respecteraient le tri et que tous les jours les éboueurs viendraient vider.

Je serais grande et pourtant, hospitalière. Les gens seraient agréables et n’auraient plus peur les uns des autres.

Je serais plage et montagne. Tout le monde pourrait se baigner et faire des randonnées quand il le désirerait.

Je serais musicale. Les artistes de rue seraient toujours les bienvenus et des spectacles s’organiseraient.

Je serais adaptée aux enfants tout court en poussette et aux handicapés. Mes trottoirs seraient construits de façon à ce que leur accès soit aisé.

Je ne serais plus polluée. Je ne serais plus bondée. Je ne serais plus violente et agressive.

Je serais belle, bien entretenue et paisible. Je serais bien et on aimerait m’y habiter.

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Je vous invite à imaginer votre propre ville idéale.

Mon rapport aux livres de développement personnel

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Il y a quelques années, j’ai enchaîné les livres de développement personnel. Je n’étais pas bien, en dépression, en burn-out ou ce que vous voulez et je cherchais une voie , une lumière, quelque chose, pour sortir du trou dans lequel j’étais tombé. Dans ces livres, j’ai trouvé à boire et à manger et avec le temps, beaucoup de temps, j’ai compris que ce genre de lecture demandait d’avoir du recul et de ne surtout pas prendre ce qui était écrit au pied de la lettre…J’ai même eu l’impression que lire ces livres pouvait s’avérer nocif pour les gens désespérés en recherche d’apaisement. Leurs recettes ont l’air faciles à appliquer et pourtant, changer une vie ne se fait ni en sept jours ni même en un mois. Il faut tout un processus, des schémas, des nœuds à défaire. Ne pas le dire n’est pas très honnête, je trouve et les auteurs de la plupart de ses ouvrages ne le font pas.

C’est en 2014 , suite à ma tentative ratée de lecture du très célèbre « 3 kifs par jour de Florence Servan Schreiber » (cousine de David), que j’ai complétement arrêté. Je me souviens qu’après quelques pages, j’ai ressenti une grande vague de résistance m’envahir. Faut pas croire, j’ai cherché ces trois moments de gratitude par jour mais j’ai vite abandonné. Pourquoi? parce que la démarche me semblait artificielle, tout simplement. Raison? il y avait de belles journées (quoiqu’en 2014, j’en doute) où j’aurais  voulu remercier la terre entière et de très nombreuses d’autres, où j’avais envie, passez- moi l’expression, d’envoyer péter la moitié des gens que je connaissais. Ce livre m’a frustré mais, effet non escompté, il m’a permis, je dois l’avouer, de commencer à m’intéresser à la sensation de gratitude.(Peut-être parce que croyez-moi ou non, je n’en avais jamais entendu parler). La différence entre ma façon de faire et le principe du livre, c’est que je ne me force pas à trouver ces moments. Non, je les laisse plutôt venir à moi, naturellement, quand ils ont lieu d’être…

Dans ce type de littérature, bien souvent, on sous entend aussi que le pardon est la panacée à bien de nos maux…Je suis d’accord que le pardon est quelque chose d’extrêmement positif et que la rancœur fait surtout souffrir la personne qui la ressent mais encore une fois, accorder son pardon c’est quelque chose qui ne peut pas se forcer et qui nécessite, souvent, de se faire en étapes, surtout lorsqu’un gros truc bien glauque s’est produit.

Par contre,  je n’ y ai pas retrouvé grand chose sur la force de l’humour et de la joie simple. Comment expliquer ? Personnellement, je suis quelqu’un qui aime bien rire (oui, je sais, les apparences de ce blog ne le laissent pas à penser). Je cherche toujours le petit truc funny, joyeux dans toutes les situations et je crois qu’en grande partie, c’est ce qui m’a aidé à remonter la pente il y a maintenant trois ans. J’ai remarqué que c’était un de mes forts, que même dans les situations les plus délicates, j’arrivais à voir un peu de beau et à faire rire les gens avec mon humour particulier. J’aurais aimé trouver quelque part que c’était une qualité à cultiver et pas le signe que tout allait bien car je vous assure, rien n’allait vraiment beaucoup à l’époque (2014-2015).

Conclusion: Lire des livres de développement perso, pourquoi pas, ils peuvent  ouvrir des pistes de réflexion pour se sortir d’une vie qu’on estime pourrie mais jamais, au grand jamais, ils ne seront suffisants à eux seuls. Pour aller mieux, il faut être motivé, patient et peut-être essayer des tas d’outils différents avant de trouver celui ou ceux qui nous convient/conviennent…

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Mot préféré: liberté

liberté, c'est quoi

Aujourd’hui, je vous propose un texte sur  mon rêve de liberté. Oui, un rêve car sérieusement, sommes nous libres? C’est un sujet auquel je réfléchis beaucoup. Depuis de nombreuses années, déjà. Et franchement, je ne crois pas que nous le soyons entièrement. Il y a toujours des obligations, des devoirs, des images auxquelles nous voudrions coller.

Alors, du coup, la liberté pour moi, ce serait:

« De pouvoir respecter mon propre rythme, m’écouter, sans me bousculer, sans me forcer, sans craindre les lendemains.

De ne plus dépendre des décisions d’un gouvernement cupide et un peu plus inhumain chaque jour.

De pouvoir choisir en me donnant le droit de changer d’avis, de bifurquer, si le résultat, finalement, ne me plaît pas.

D’arrêter de me poser des questions,

D’arrêter d’avoir peur.

D’oser, sans penser aux conséquences.

De me donner le droit d’être triste, lâche, désagréable, incohérente, inconséquente, politiquement incorrecte, fainéante, quelques fois.

De ne plus  tenir compte de l’avis des autres.

De ne plus avoir besoin de plaire.

De me sentir le droit d’aimer qui je veux comme je le veux.

De rester fidèle à moi, à qui je suis. De ne plus jamais avoir à jouer de rôle. « 

J’en suis arrivée là dans ma réflexion. Comme vous le voyez, il y a encore du boulot. Et vous, en ce qui vous concerne, quel est votre rêve de liberté?

 

 

Ce sentiment de décalage

décalage

Lorsque j’ai fait la démarche du « test de QI », c’était dans un but précis : je voulais savoir si mon sentiment de décalage était du à un profil hp ou à mon parcours leucémie + galères.

Je me doute que tout le monde ne se lance pas dans cette démarche lorsqu’il ne se sent pas en phase avec le monde, les gens, l’univers bref, vous avez compris l’idée, mais en ce qui me concerne, ma façon de fonctionner s’accordait tellement à celle des personnes  surefficientes (j’en parle ici) que la question s’est imposée et m’a parue légitime à un moment.

Je me suis donc lancée dans l’aventure »dépistage hp » et entre temps, j’ai posé ici mon parcours et en posant mon parcours, j’ai tilté et, finalement, compris que, au vu de mon vécu, je ne pouvais pas me sentir en phase avec la société, avec ou sans QI très élevé. J’ai trop longtemps fait partie des exceptions, j’ai vécu trop de choses qui ne sont pas conventionnelles, qui n’étaient pas de mon âge et je dois me l’avouer, il y a pas mal de temps que je suis sortie du système. Je ne vois d’ailleurs pas comment, avec mes idées et mes « fragilités », je pourrais y rerentrer, mais je me rends compte, qu’il s’agit là d’un autre débat.

En écrivant ces mots, je prends aussi conscience du fait qu’il y a en moi une ambivalence très marquée. Il y a deux personnes à l’intérieur: quelqu’un de raisonnable qui voudrait se fondre dans la masse et être comme tout le monde, car elle se rend compte que c’est toujours plus facile, et une autre qui sait qu’il n’est pas sain de s’adapter à une société malade, qui est fière de son « originalité », de s’en être sortie jusque-là, malgré tout, et qui ne comprend pas les gens « normaux ».

Je sens que trouver ma place passera par l’acceptation complète et permanente de qui je suis, avec mes défauts, mes qualités, mes incohérences, mon passé et peut-être, cette ambivalence.  Ma distance avec la norme n’aura, je crois, alors plus grande importance. Y parviendrais-je? Seul la vie le dira. En attendant, je travaille pour. On verra.