Catégorie : Divers et variés

Quand loisir ne rime plus avec plaisir

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J’arrête. J’en peux plus. J’en ai marre. J’ai fait le tour.

Ce n’est pas ce que je croyais. Il y a erreur sur le contenu.

On nous avait vendus de la bienveillance, du non-jugement et c’est faux.

Pourtant, ça avait bien commencé .

J’y avais cru, je m’étais lâchée et ça avait donné de belles choses, je crois.

De l’humour, beaucoup, parce qu’il y a ça en moi.

Et puis, il y a eu cette remarque, ce « Laisse-là se démarquer, elle qui aime tellement ça »

Choquée, j’en ai été. C’était du « je prône une chose et je fais le contraire ».

Je n’aime pas, je ne sais pas gérer.

Mais j’ai été paralysée et j’ai laissé passer parce que je me disais que ce n’était que 2h30 de temps en temps et puis, le plus important: que j’apprenais des choses.

J’ai cru oublier et j’ai continué. Sauf que la retenue s’est installée en moi. Sauf qu’au fil du temps, je trouvais de moins en moins de cohérence à ces soirées. Des consignes avec un lien qui ne se fait pas, du flou, et un projet global qui ne me dit plus rien. Je me suis perdue.

La goutte, ça a été ce « je n’ai rien compris à ton texte »…Comme si j’avais écrit du chinois. Non, ce n’était pas le meilleur mais tout le monde savait de quoi je parlais. Je n’avais pas eu le temps (je suis de plus en plus lente), avais voulu explorer de nouveaux horizons, changer de registre, utiliser de nouveaux mots. C’était bâclé mais ce n’était pas inintelligible. Et puis, surtout, ce n’était pas grave.

On me dit que je suis trop dure avec moi-même et c’est vrai. Que j’ai un don et que je ne l’accepte pas, qui sait. Le hic, c’est qu’en même temps, on me fait passer le message contraire. Je ne comprends pas. Je ressens de la pression, une ambivalence, et ces maladresses, si elles en sont, je n’y arrive plus. Paradoxe? Jugement? je n’ai plus envie de savoir.

Un loisir, ça doit être léger et là, ça ne l’est plus, alors je préfère tirer ma révérence et aller voir, le cas échéant, si l’herbe est plus verte à un autre endroit.

Je vous quitte. Au revoir.

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La discrimination, ce n’est pas que pour les Arabes et les Noirs

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Aujourd’hui, je vais aborder un sujet épineux, à polémique et qui ne va pas plaire à tout le monde. Je voulais le faire depuis longtemps sans jamais réussir à trouver la façon. Je ne veux vexer personne, viser personne mais je veux juste expliquer ma vérité et celle de tous ceux qui sont nés dans un pays qui n’était pas celui de leurs origines. Je ne minimise en rien le racisme envers les Noirs et la discrimination envers les Juifs et les Arabes. Je dis juste qu’ils ne sont pas les seuls à qui cela arrive.

Je vais vous parler de mes observations et de mon parcours parce que c’est celui que je connais.

Pour commencer,  je suis née en 1981 et en Belgique, en 1981, on recevait , la nationalité de nos parents. Chose qui pour moi créait une ambivalence dès le départ.

J’ai grandi dans un quartier populaire où des gens de plusieurs origines et nationalités se côtoyaient: Belges (un peu), Italiens (pas mal), Espagnols (plus que des Belges), Grecs (un peu), Marocains (de plus en plus) et Noirs africains (un peu plus tard).

Mes copains de classe s’appelaient Gianni, Michaël, Antonella, Mohammed, Hephaïstos, Bienvenu. C’était riche, varié et c’était génial.

Il n’y avait pas de racisme entre nous. Nous étions des enfants. Point. Ce qui est vrai, en revanche, c’est que nos maîtresses (certaines plus que d’autres) nous faisaient remarquer que « nous n’étions pas des Leurs ». Je me souviens, surtout, de la remarque de ma maîtresse de 2ème primaire et de son « vous, les Espagnols et les Italiens, vous n’aimez que ce qui est ostentatoire * » lorsqu’elle a vu que, le jour de ma petite communion, je portais une gourmette en or  et que cette gourmette était prise dans la manche de mon gilet . Il faut dire que cette maîtresse ne m’aimait pas parce que j’étais maladroite et que j’avais, malgré tout, l’audace d’être la première de sa classe, chose qui la mettait dans une position inconfortable vis-à-vis d’une de ses amies, également prof dans l’école, dont la fille était également dans la classe et qui n’arrivait à me dépasser qu’à coup de falsification de notes  (c’est sa propre mère qui l’a avoué à la mienne, l’année suivante)…mais ce n’est pas le sujet. Même si cette remarque m’était destinée, ce n’était pas à moi, la petite fille, qu’elle s’en est prise, mais à mes origines, la nation de mes parents et de mes grands-parents, la même que comme des milliers (millions?) d’Espagnols, ils avaient du fuir à cause de la dictature et de la misère.

A part cet incident, je ne me souviens de rien d’autre pour le primaire. J’avais plutôt l’impression que le corps enseignant considérait la multiculturalité comme étant quelque chose de positif et je sais qu’à l’époque, nous avons participé à de jolis projets allant dans ce sens.

En secondaire, pareil. Je ne ressens pas particulièrement de « racisme » de la part des profs, mais juste comme en primaire, ce sentiment que nous n’étions pas considérés comme des Belges.

Tout se corse au niveau supérieur lorsque je choisis d’entreprendre des études de traduction et que je me retrouve, pour la première fois, de ma vie avec une majorité d’élèves d’origine et de nationalité belge en classe. C’était à se demander où ils s’étaient cachés avant haha.  Dans mon école, les profs avaient des instructions assez discriminantes niveau points. Le système de cotation dans les cours de langues était différent selon que l’on soit Belge ou étranger d’origine. Il va de soi que cette vérité était officieuse et que nous ne la connaissions pas avant d’en être victime.

Le premier exemple qui m’a frappé c’est une année où en juin, le taux d’échec avait été catastrophiquement élevé. Personnellement, je devais repasser des examens en septembre et dans mon cas, c’était normal car j’étais douée mais je n’avais aucune méthode d’apprentissage. Par contre, ce qui m’a étonné, c’est de voir le nom de famille de 95% de ceux qui avaient réussis. Je vous le donne en mille: ils étaient Belges ou francophones (de France, hein). Alors, je suis désolée mais n’allez pas me dire que seuls eux étaient bons en langues. Je ne crois pas.

Autre chose qui m’a frappée, c’est la déclaration d’un de mes profs d’espagnols que je n’ai, chose étrange pour un prof d’espagnol, jamais entendu parler ou lire en espagnol; à savoir que ceux qui étaient nés en Belgique de parents étrangers n’étaient pas vraiment bilingues, que ça n’existait pas, qu’ils étaient plutôt allalingues, terme qui ne veut rien dire et qui selon lui signifiait que finalement, ces gens (dont je faisais partie) ne maîtrisaient aucune des deux langues. Je vous avoue qu’à ce moment-là, la moutarde m’est montée au nez. Je me souviens avoir pensé à l’une de mes autres profs d’espagnol qui comme moi, était belge d’origine espagnole et qui frustrait tout le monde de par son niveau dans les deux langues. Personne en Espagne n’aurait pu deviner qu’elle n’était pas née et ne vivait pas là-bas et en Belgique, c’était pareil. Elle avait 0 accent (même pas le belge en français), elle faisait 0 fautes que ce soit dans une langue ou l’autre. Pour ma part, je pense également être un bon exemple de bon bilinguisme, même si je doute qu’il soit aussi parfait que celui de madame Hernández.

Un exemple absurde dont j’aimerais encore vous parler me traverse l’esprit à l’heure où j’écris ces lignes et qui concerne cette même école.  J’ai terminé mes études avec des notes bien supérieures en anglais qu’en espagnol. Chose improbable et impossible dans un monde normal, dans la mesure où je n’avais pas et je n’aurais jamais le niveau en anglais que j’ai en espagnol . D’ailleurs, pour être honnête, mon anglais (même si bien meilleur qu’aujourd’hui) n’a jamais été excellent. Difficile de devenir une bête dans une matière qu’on choisit uniquement pour les possibilités qu’elle offre et pas avec le cœur, vous ne croyez pas?

Cela dit, ce n’est qu’en quittant  le filet sécuritaire de l’école et en me jetant à corps perdu   dans la recherche d’emploi que j’ai, véritablement, commencé à prendre la mesure de la réalité du marché du travail. En même temps, c’est difficile d’en parler car ce n’est jamais dit ouvertement qu’on attend de voir tous les candidats « vraiment » belges, avant de décider de vous engager vous, même si vous semblez correspondre parfaitement à ce qu’on recherche.

Il y a beaucoup d’excuses qui sont utilisées pour ne pas engager quelqu’un: le niveau de néerlandais à Bruxelles, le niveau d’étude trop élevé (je crois que c’est un des trucs qu’on m’a le plus sorti), le domaine bouché…ah oui, mais alors pourquoi lui qui est aussi nul que moi en flamand a été engagé dans cette entreprise? Il me mentait où il y a anguille sous roche? Pourquoi elle qui a le même niveau d’étude que moi a été engagée, pour faire de l’administratif, dans cette école  alors qu’on n’acceptait, soi-disant, pas de personnes avec un niveau d’étude supérieur au bachelier? Pourquoi a-t-on fait une petite place dans cette maison d’édition pour elle alors qu’on m’a dit que le secteur était bouché et que la société n’avait pas les moyens d’engager ? Des exemples, j’en ai à la pelle et la réponse est toujours la même: leur nom de famille sonne belge… Je ne veux pas dire par là qu’on n’engage jamais une personne d’origine étrangère mais qu’à compétences. égale.s (et même, parfois, pas) on prendra toujours, toujours quelqu’un dont les parents sont Belges. D’ailleurs où est-ce qu’on retrouve le plus de travailleurs avec un nom de famille « exotique »? A la commission ou dans les métiers pénibles et/ou en pénurie.

Mais il n’y a pas que le travail. Je crois que le pire exemple du monde que j’ai à partager, c’est lorsque quelqu’un m’a sorti qu’il arriverait un moment où il fallait que je m’intègre. J’ai  pas compris, j’ai regardé la personne et j’ai dit »pardon? m’intégrer? où? de quoi? pourquoi? Je suis née ici tout comme toi. J’ai étudié ici tout comme toi. J’ai l’accent belge, les mêmes références,  je dis « Non, peut-être, y’a du brol chez moi, il drache à l’extérieur, ma mère a fait des chicons », je soutiens l’équipe nationale de football belge (même si je m’en bats les couilles du foot), tout comme toi.  Le problème, c’est qu’à la différence de toi, mes parents sont d’ailleurs, que je les ai connus avec leur langue, leurs traditions, un français mal maîtrisé et dans un job dont des gens comme tes parents à toi n’auraient jamais voulu »

Je suis désolée et je précise que c’est un système et pas des gens en particulier (à part quelques exceptions comme dans l’exemple que je viens de citer juste au dessus ou celui de ma maîtresse de primaire ) que je critique mais c’est la vérité et je n’ai pas décrit le pire car le pire, je ne l’ai pas vécu .Il y a trop de cas pour dire que c’est de la paranoïa.

Alors je ne sais pas si c’est quelque chose de « particulier » à la Belgique ou si c’est partout, pareil. Je dis juste que c’est nul d’être stigmatisé, mis au ban, à cause de ses origines et que même si c’est plus fragrant dans le cas des Noirs ou des Arabes, cette discrimination n’est pas nouvelle et ne leur ai pas réservée, uniquement, à eux.

*Je ne comprenais pas le mot « ostentatoire » à 8 ans mais je l’ai retenu car j’avais saisi qu’à son ton, ce qu’elle avait voulu dire ne pouvait pas être très positif.

 

 

 

Les états d’esprit du vendredi 1er février 2019

* Le collectif de la vidéo s’appelle tisser des liens et la cheffe de file, c’est mon amie et j’en suis fière #proudfriend

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 1er février (what? mais où est passé janvier?) 2019  – [17:10]

fatigue : fatiguée mais dormi un peu mieux cette semaine
estomac : pain fromage-noix-roquette+ yahourt
cond. phys. : toujours un souci au bras et à l’épaule gauche mais beaucoup moins de douleurs depuis que j’ai arrêté la mélatonine
esprit : satisfait
boulot/projet : en cours

Avis: punir parce qu’on fait une bêtise, tout à fait d’accord, mais alors  faut aussi punir celui qui rapporte la bêtise, parce que à ce que je sache, moucharder, c’est pas bien. Non mais, c’est quoi cette discipline?

culture : La república (suite et fin), HVN (pas terrible mais ça change les idées pendant les insomnies), concert Valentina Diaz (piano), el laberinto de los espiritús de Carlos Ruiz Zafón (je rentre doucement dedans)

Sorties: récital de piano, ikea (ça compte?)

loulou : semaine difficile, beaucoup de mal à se concentrer à l’école (ce gosse dessine plus qu’il ne bosse), se réveille pendant la nuit ou grince des dents (une de ses dents bouge beaucoup, ça a un lien vous croyez?), n’obéit pas et j’ai l’impression que c’est plus fort que lui.

msg perso: merci pour cet excellent moment musical.

amitiés : on se voit lundi.
essentiel : être en accord avec soi
courses : déjà faites
envie de: de me retrouver le sol de ma cuisine (une grosse bouteille d’huile d’olive en verre m’a glissée des mains et a explosé sur le sol)

zic’:

Clap de fin: 17h33

Que faire de cet espace?

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C’est la question que je me suis beaucoup posée fin de l’année dernière (Pour ceux qui ne seraient pas encore passés, psychologiquement, à l’an 19, l’année dernière = 2018).

Il est vrai qu’après avoir raconté mon histoire (en partie; on ne s’écrit jamais totalement)) et expliqué les techniques, les prises de conscience qui avaient fonctionné sur moi pour me remettre, je me suis sentie mieux. Je l’ai dit. J’avais l’impression d’avoir déposé un lourd poids et qu’il ne m’affectait plus outre mesure – et ce, même si toutes ces expériences ont fait, en partie , de moi, ce que je suis aujourd’hui.

Après cette longue série d’articles, j’ai traversé une panne d’inspiration ou plutôt disons, une période inspiration aléatoire. Une semaine, j’en avais assez pour écrire quatre articles et d’autres, à part les eev, je ne voyais pas. Je n’ai pas une vie si trépidante que ça (même si…) et je n’ai pas envie de me raconter dans les moindres détails.

J’ai beaucoup réfléchi ces dernières semaines sur ce que j’allais faire du blog, sur comment  j’avais envie de poursuivre (parce que j’ai envie de poursuivre) et il en est ressorti que:

  • je ne me forcerai pas. J’ai toujours envie d’écrire (j’écris d’ailleurs tous les jours hors de cet espace) mais je ne m’obligerai pas à tenir un calendrier. Si l’envie, l’inspiration et le temps sont là, super, si ce n’est pas le cas, tant pis.  Par ailleurs, je pense que je vais changer quelques noms de catégories et investir de nouveaux sujets en plus ou à la place de ceux déjà abordés. J’en ai envie et j’en ressens le besoin.

 

  • je vais m’éloigner d’Hellocoton. Je suis (re-) arrivée à la même conclusion que beaucoup: HC a ses favoris et les sujets et/ou les blogueurs sélectionnés pour la Une sont souvent les mêmes. J’en ai marre et je ne vais plus être assidue sur la plateforme. Par conséquent, si je ne like plus vos articles via HC, ne soyez pas vexé.e.s, ça veut, juste, dire que je ne passe plus, forcément, par là pour vous lire, mais que je vous lis quand même. En même temps, je n’ai plus accès à mon compte depuis au moins 15 jours, alors…

 

  • je veux et je dois améliorer le design. Il commence à me piquer les yeux. Le hic, c’est que je n’ai pas d’affinités avec le blog design, que j’ai besoin d’aide et que je n’ai ni l’envie ni les moyens d’investir une fortune pour le changer et m’acheter un nom de domaine.

 

  • je ne suis, décidément, pas faite pour les réseaux sociaux.

J’avais essayé Instagram en 2017 avec un compte privé et j’ai tenu un mois. Je trouvais ça fake et en même temps, je sentais bien que j’étais prise dans un tourbillon d’envie en voyant des publications avec des mises en scènes et des paysages plus alléchants les uns que les autres.

J’ai ouvert un compte FB pour ce blog et je n’y fait pas grand chose…mais je souhaite le garder car mes articles y sont relayés et c’est aussi là où je partage des articles de presse ou d’autres blogueur.se.s qui ont retenu mon attention et qui me plaisent.

J’ai tenté l’aventure Pinterest. En novembre, je me suis dit pourquoi pas et je me suis créé un compte. Fin décembre, j’en ai déjà eu marre et l’ai abandonné. Peut-être que je passe à côté de quelque chose de « wow » mais sérieusement, je ne comprends toujours pas l’intérêt de ce truc. En tout cas, moi, ça m’ennuie.

Je ne sais plus si j’ai craqué pour Twitter mais si tel est le cas, sachez que j’ai du l’utiliser, tout bonnement, une fois.

Vous l’aurez deviné ou compris depuis longtemps, je suis une blogueuse en carton qui revient et qui repart mais qui aime écrire, aime vous lire et faire de  » vrais » commentaires. Par conséquent, je compte continuer, même si différemment.

Encore une fois bonne année. I love you. Bon ok, j’exagère, je ne vous connais pas en vrai mais j’apprécie fortement l’échange que nous avons.

que-faire-de-cet-espaceA bientôt!

Sept

SEPT

Aujourd’hui, c’est ton anniversaire mon chou (au chocolat, toujours au chocolat) et je ne vais pas faire de long (s) discours. A la place, on a organisé une belle fête avec un bon gâteau et des bougies un peu spéciales (surprise, surprise :-)). Il y a des cadeaux qui t’attendent aussi, mais pas trop, et puis, surtout tes personnes favorites autour de la table: ta famille. Oui, car tu m’as dit vendredi que pour toi, le plus important dans ta vie, c’était ta famille (Les déclarations comme ça, ça c’est vraiment toi).

Trêve de blabla. J’ai dit que je la ferai courte et je tiendrai ma promesse. Place à la fête maintenant. Bon anniversaire mon bébé (ok, plus bébé depuis longtemps) Noël , mi muñeco. Te quiero.

J’en profite pour souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année à tous mes fidèles lecteurs (spécial dédicace à mon.ma fidèle lecteur.rice de Norvège qui ne décline pas son identité et puis, à vous de Pologne qui avez, étrangement (ou pas), commencé à me suivre à mon retour de Pologne, justement).

Je vous laisse. A vendredi.

Le grinch, c’est moi

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Alerte: si vous êtes un.e inconditionnel.le de la période de Nowel, je vous déconseille la lecture de ce qui suit car vous pourriez être offusqué.e.s et mal réagir. Ou pas. Mais bon, sérieux, passez votre chemin si vous êtes fan des fêtes de fin d’année.

Vous voyez le bonhomme vert interprété par Jim Carrey dans un film et dont le dessin animé vient de sortir. Ben oui, c’est moi….

Je vais être honnête, je n’ai pas toujours détesté cette période. Il y a un avant et un après mes 11 ans. Avant mes 11 ans, mes grands-parents étaient là (en Belgique, je veux dire) et on festoyait tout ça en grandes pompes, enfin, pas en grandes pompes, mais avec toute la famille. Papa, maman, petit frère, oncles, tantes, cousins, cousines, abuelo, abuela, tout le monde était réuni dans ce vieil entresol duquel on voyait les jambes des passants depuis la seule fenêtre qui donnait sur l’extérieur. Je me souviens des dernières années (avant j’étais trop petite) et plus particulièrement, de l’année de mes 10 ans où on était une vingtaine. Une fête qu’on a continué le lendemain et encore le surlendemain. C’était assez magique. Puis, mon papy et ma mamie sont partis passer leurs vieux jours dans leur Espagne natale et tout a changé. Au début, je pensais que c’était parce que j’étais tombée malade juste avant Noël et puis, je me suis rendue compte que la vraie raison était l’égoïsme de ma famille. L’un qui se chamaille pour 100 francs (oui, je suis vieille, on dépensait des francs belges à l’époque) qu’il a donné en trop, l’autre qui ne veut pas acheter ce produit-là en grande quantité car dans leur maison,  on n’en consomme pas beaucoup (rien à fou… des 15 autres quoi), et puis, l’autre encore, qui se cache dans un coin, qui fait une tête d’enterrement pas possible parce qu’il a  envie de tout sauf d’être là.  Bref, j’ai senti l’obligation et l’hypocrisie s’installer.

Au fil du temps, on s’est retrouvés de moins en moins nombreux et de plus en plus aigris en voyant la  période arriver .

L’ironie du sort, c’est que mon fils s’est pointé le 24 décembre 2011 alors qu’il devait arriver le 9 janvier de l’année suivante. Déjà farceur qu’il était mon gamin, que voulez-vous…Pendant ses premières années de vie, je me suis un peu réconciliée avec Noël, du coup. Surtout, parce que je me focalisais sur sa fête à lui…Ensuite, nous nous sommes séparés, son père et moi,  et tout le tralala que suscite l’occasion a recommencé à m’exaspérer au plus haut point.

Mais ces raisons ne sont pas les seules qui me font détester Noël…. Non, ce qui me met hors de moi, ce sont aussi les décos dans les magasins depuis le mois d’octobre. Je me dis pourquoi ne pas installer un rayon spécial fêtes, tant qu’on y est, un rayon où on pourrait trouver tout ce qui est relatif aux événements « importants » de l’année pendant toute l’année. Ce serait beaucoup moins affligeant . J’utilise le mot « affligeant » car c’est celui qui me semble convenir le mieux étant donné que dès le 7 janvier (après la fête de la galette quand même), on verra nos supermarchés envahis de décos de carnaval et d’œufs de Pâques (en même temps, je ne mens pas) et que c’est comme ça pour tout. Tout le temps. Vive le commerce, vive la surconsommation.

Et puis, parlons des prix qui flambent. Chaque année c’est pire. Vous voulez un exemple pour illustrer mes dires? Le voilà: l’an dernier, ma chère maman a acheté un gigot d’agneau pour 8 personnes au prix de 27€ (ce qui n’était déjà pas donné) et bien, cette année, le montant demandé pour le même produit est passé à 42€. J’ai dit: « maman, oublie, c’est du foutage de gueule, on mangera des pâtes ».

Sans oublier cette pression qu’on se met inutilement, et je ne parle pas de cadeaux (je vous ai expliqué ici que chez nous cette tradition n’existait pas) non, mais du fait, de la culpabilité de se sentir mal si on n’aime pas les fêtes de fin d’année. C’est comme si tout le monde devait être positif et plein d’ardeur devant l’arrivée sur Terre du Messie. Non, mais allo quoi, l’an 0, c’était il y a très longtemps quand même. Faut arrêter à un moment.

Enfin, pour votre bien, je vous épargnerai le couplet sur les chants de Nöel  et les souhaitages de « Joyeux Nowel » et « Bonne année » convenus et pas du tout sincères…

Non, vraiment, Noël, je le vomis et je n’ai qu’une hâte: arriver au 2 janvier, jour où j’éprouverai un soulagement sans nom et où enfin, je pourrai recommencer à respirer…Oui, parce que là, je suis en apnée!

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Un noël sans cadeaux

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Je ne fête pas noël avec des cadeaux et je vais vous expliquer pourquoi.

Ma famille est, comme je vous l’ai dit, espagnole et à l’époque où mes parents ont immigré en Belgique avec leurs parents respectifs, le père noël n’était pas populaire en Espagne (je vous avoue que je ne sais pas si c’est le cas maintenant ). Non, là-bas, petit un, la soirée du réveillon était plus importante (et l’est toujours d’ailleurs) que la Noël et petit deux, ce sont les Rois Mages qui apportent les cadeaux le 6 janvier. Ma famille a donc embarqué ses traditions avec elle.

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Plus tard, lorsque le premier des mes cousins est né, les Rois Mages ont fait place à Saint-Nicolas. La crèche, l’école se chargeant de nous influencer, pour nous, première génération née dans la patrie de la frite, les Rois Mages n’ont, vite, plus rien, signifié de particulier. D’ailleurs, en ce qui me concerne, l’épiphanie, c’est juste un prétexte pour manger une bonne galette pâte d’amande et se prendre au jeu de la fève.

Pour mon fils, la Noël c’est le chaos. Il mélange tout et se prend volontiers pour l’enfant Jésus. Il est né le 24 décembre, le père noël c’est le 25 et je lui ai dit que ce courageux monsieur ne passait pas en Belgique. Je l’ai fait parce qu’honnêtement, je n’ai pas les moyens financiers d’assumer la Saint-Nicolas, l’anniversaire et la Noël, tout ça en même temps, et puis, parce que je suis contre tout ce consumérisme. Peut-être que le bonhomme à la barbe blanche passe chez son papa (qui est belge, pour sa part) mais c’est assez confus, je crois. Enfin, en tout cas pour moi.

Je sais qu’une grande partie de ma famille (dont le cousin premier né en Belgique dont je vous parlais plus haut) s’est mise à la tradition de papa noël et je vous avoue que par le passé, il m’est bien arrivé de tenter de me prêter au jeu des cadeaux , mais la démarche était tellement artificielle, « parce que c’est comme ça », et sans l’esprit qui va avec, que j’ai, rapidement, préféré laisser tomber et continuer à demeurer perplexe devant le spectacle des milliers de gens qui se cassent la tête pour acheter et offrir tout et n’importe quoi.

Je me sens, à contre courant, c’est vrai mais juste quand je passe dans les parties commerçantes de la ville. Pour le reste, en ce qui me concerne, cette période, c’est repos du cerveau et parfois, tentative d’explication brouillon du pourquoi du comment, je ne participe pas à la tradition des cadeaux.

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