Hasard et conséquence.s

il-y-a

Il y a des gens qui passent et qu’on oublie …

Il y a des personnes qui nous marquent positivement, négativement ou les deux à la fois.

Il y a des individus qu’on aurait préféré ne pas avoir rencontré et d’autres qui nous manquent, et encore d’autres qu’on aurait préféré ne pas avoir rencontré et qui nous manquent quand même. On est maso ou on ne l’est pas...

Il y a des amours, des amitiés qui font mal, d’autres qu’on croyait morts et qui renaissent de leurs cendres, ou à l’envers, que l’on croyait pour la vie et qui s’arrêtent avec ou sans raison.

C’est pareil avec les événements.

Il y a des événements qui nous touchent sur le moment et puis qu’on range dans notre disque dur, sans jamais y repenser, et des accidents de la vie qui nous transforment. Parmi ces derniers, on distingue ceux qui finissent par faire sens et pour lesquels on se dit que ça devait forcément arriver, parce qu’au final ils nous auront apporté quelque chose de bien et puis les autres, ceux qui nous ont, en partie, détruits et pour lesquels on se demande encore 5, 10, 25 ans après: pourquoi?  Pourquoi c’est arrivé? Pourquoi moi? Qu’ai-je fait pour mériter ça? sans jamais parvenir à trouver une réponse qui nous apaise.

Il y a des pages que l’on passe, rapidement, et d’autres qu’on n’arrive jamais, complètement,  à tourner, parce que c’est plus fort que nous ou qu’on n’en a simplement pas envie. Parce que quelque part, cette résistance à dire au revoir nous est bénéfique.

Il y a nous, qui sommes ce que nous sommes grâce ou à cause de ces personnes/ces faits. Il y a nos vies qui sont comme elles sont et qui n’auraient pas été nôtres si les choses ne s’étaient pas déroulées comme elles se sont déroulées.

Mes mots semblent peut-être boursouflés mais c’est ainsi. Pour moi, pour lui, pour vous et pour tout le monde.

 

il-y-a

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Les états d’esprit du vendredi [15/06/2018]

Sur invitation ouverte de The Postman et Zenopia, je partage « Les Etats d’Esprit de mon Vendredi ».

[Jour Vendredi 15 juin 2018] – [heure 20:10]

fatigue : à son climax
humeur : en fait, ça va
estomac : café+ galettes de riz au chocolat (je sais, c’est pas bon), +yahourts aux myrtilles+ framboise+ chocolat+steak+frites
cond. phys. : à la ramasse
esprit : euh
boulot/projet : en recherche obsessionnelle d’un moyen qui va me sortir de cette torture de l’insomnie
culture : Les heures souterraines et Rien ne s’oppose à la nuit (magnifiquement triste) de Delphine de Vigan, Oiseau de Lune avec bonhomme, théatre: Juste la fin du monde (trop long, trop de mots)

avis perso : ras-le-bol des vieux qui critiquent la jeunesse d’aujourd’hui et qui balancent un « va te faire foutre » à cette même jeunesse sans se retourner.
loulou : fatigué, décompte les jours, s’extasie devant les animaux
msg pers :  merci d’essayer de m’aider
amitiés : travaillent, étudient
love : je passe
sorties : dimanche avec bonhomme
essentiel : dormir
courses : chocolat
envie de : dormir
‘zic : Oniria e insomnia de Love of Lesbian, Save myself de Ed Sheeran

Fin: 20h13

etats-desprit-du-vendredi

ps: c’est ma première participation, si erreurs ou oublis il y a, prévenez moi et je corrige.

Si j’étais une ville

si-j'étais-une-ville

Il y a 10-15 ans, j’adorais les villes bouillonnantes de vie telles que Londres ou Barcelone. J’avais besoin d’action. Le bruit me rassurait (je ne suis pas née dans une capitale pour rien). Aujourd’hui, en revanche, j’aspire au calme. Je ne sais pas si ce sont les épreuves, je ne sais pas si c’est l’âge ou un peu des deux mais une chose est sûre, je n’ai plus besoin de chaos pour me sentir vivante.

Je me suis donc imaginée en ville idéale et il en est ressorti ceci:

Si j’étais une ville,

Je serais ensoleillée et chaude le jour, froide et pluvieuse la nuit.

Je serais cyclable et piétonnière.

Je serais parcourue de larges et spacieuses avenues.

Je serais riche en jardins et parcs. Des jardiniers seraient engagés pour chaque jour leur refaire une beauté.

Je serais propre. Les poubelles seraient jetées dans des containers qui respecteraient le tri et que tous les jours les éboueurs viendraient vider.

Je serais grande et pourtant, hospitalière. Les gens seraient agréables et n’auraient plus peur les uns des autres.

Je serais plage et montagne. Tout le monde pourrait se baigner et faire des randonnées quand il le désirerait.

Je serais musicale. Les artistes de rue seraient toujours les bienvenus et des spectacles s’organiseraient.

Je serais adaptée aux enfants tout court en poussette et aux handicapés. Mes trottoirs seraient construits de façon à ce que leur accès soit aisé.

Je ne serais plus polluée. Je ne serais plus bondée. Je ne serais plus violente et agressive.

Je serais belle, bien entretenue et paisible. Je serais bien et on aimerait m’y habiter.

si-j'étais-une ville

 

Je vous invite à imaginer votre propre ville idéale.

Un dimanche ordinaire

dimanche-ordinaire

C’était un dimanche comme les autres, un dimanche de fête des mères en Belgique.

Il faisait moche et j’ai préféré rester chez moi.

Sûrement parce que je savais qu’à la maison, plusieurs visites, nous allions recevoir.

D’abord celle d’une bonne amie (enfin, elle était là depuis la veille). Ensuite, celles de ma mère et mon frère qui étaient venus célébrer avec nous,  ce jour ordinairement spécial.

Nous n’avons rien fait d’original: discuter, manger, rire, jouer. Rien d’original et pourtant, c’était si agréable de constater que malgré le temps qui passe, les rancœurs et malentendus de parfois, ma famille et moi restons tellement soudés. C’est toujours si évident entre nous.

Nous n’avons pas souvent l’occasion de nous retrouver juste entre nous et vraiment, c’était bien. Espérons juste qu’il ne faille pas attendre l’année prochaine pour recommencer.

 

dimanche-famille

J’avais envie de laisser ce petit mot sans intérêt, ici, pour en garder une trace quelque part.

Il n’y a pas que la question des migrants …

pas-que-les-migrants

Le 1er mai, avec mon fils, je suis allée à une fête organisée en l’honneur des migrants. Je ne savais pas grand chose sur le sujet jusqu’à il y a peu et qu’un monsieur de l’atelier d’écriture ne m’inonde d’informations et ne me tanne (il n’y pas d’autre mot) pour que j’aille confectionner des colis de nourriture pour eux (ce que je n’ai pas fait, soit dit en passant).

La fête se situait dans le parc Maximilien, lieu à Bruxelles où ces gens sont « parqués »  depuis leur arrivée.

Je vais être honnête. Je n’étais pas rassurée en y allant. On entend tellement de choses et je ne savais pas ce que j’allais y trouver.

Heureusement, j’ai été agréablement surprise par l’ambiance. Elle était chaleureuse et conviviale. Il y avait beaucoup d’activités pour les enfants, des stands de sensibilisation, de la nourriture et de la bonne humeur.

Par contre, nous ne sommes pas restés très longtemps. Il y avait école le lendemain et pour une raison qui m’était alors inconnue, je ne m’y sentais, malgré tout, pas très à l’aise.

Je me suis interrogée longuement sur ce sentiment. Je ne trouvais pas cela très glorieux pour une personne aussi sensible aux injustices que moi. J’ai beaucoup lu, beaucoup écouté, beaucoup réfléchi et ait compris d’où cela venait. Je vais vous expliquer.

Premièrement, je mène déjà pas mal de combats pour mon bien-être.

Deuxièmement, je suis davantage attirée par d’autres thématiques: le droit des femmes, le statut des parents solo, l’enfance.

Troisièmement, les migrants ne sont pas très nombreux et dans le parc cité plus haut on en dénombre seulement 500. C’est 500 de trop, je suis d’accord mais en Belgique (francophone, du moins), dans les médias, on ne parle quasiment plus que de ça alors que les politiciens sont occupés à bafouer nos droits et à détruire notre sécurité sociale à la hache. Les gens qui ne sont pas concernés diront que j’exagère mais c’est justement parce qu’ils ne sont pas concernés. Lorsqu’on passe de l’autre côté de la barrière, on se rend compte à quel point la misère devient palpable: le nombre de sdf s’est multiplié ces dernières années, l’accès à la justice est devenu presque impossible pour les personnes qui ne sont pas assez riches pour se payer un avocat, la pression est mise sur les malades pour se remettre au plus vite et retourner au travail, les remboursements de nos frais médicaux  sont de plus en plus restreints, les délais pour avoir un rendez-vous chez un médecin ou des examens à l’hôpital de plus en plus longs, le manque de personnel soignant est de plus en plus criant et je vais m’arrêter là, dans la mesure où j’ai l’habitude de ne parler que de ce que je connais.

Entendons-nous bien, je suis pour l’aide aux migrants mais au même titre que je suis pour l’aide à toute cause qui le nécessite. Je trouve qu’il est dangereux de ne se focaliser que sur un seul point. Les médias, les politiques font bien leur boulot en attirant l’attention sur ce seul sujet (qui pourrait être résolu assez rapidement) alors qu’ils sont occupés à faire passer, quasi incognito, un tas de crasse sous la table.

Personnellement, j’en ai marre et je veux me battre pour ce qui me touche moi, à ma manière, parce que c’est nécessaire et pas parce que l’extérieur tente de m’influencer, dans une direction précise.  J’ai la chance d’avoir cette alarme, cette lucidité, qui me permet de percevoir certaines choses, parfois, avant les autres. Je vais l’utiliser. Pour qu’on ne soit plus seulement bien quand on n’a pas de problème …

 

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Mon rapport aux livres de développement personnel

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Il y a quelques années, j’ai enchaîné les livres de développement personnel. Je n’étais pas bien, en dépression, en burn-out ou ce que vous voulez et je cherchais une voie , une lumière, quelque chose, pour sortir du trou dans lequel j’étais tombé. Dans ces livres, j’ai trouvé à boire et à manger et avec le temps, beaucoup de temps, j’ai compris que ce genre de lecture demandait d’avoir du recul et de ne surtout pas prendre ce qui était écrit au pied de la lettre…J’ai même eu l’impression que lire ces livres pouvait s’avérer nocif pour les gens désespérés en recherche d’apaisement. Leurs recettes ont l’air faciles à appliquer et pourtant, changer une vie ne se fait ni en sept jours ni même en un mois. Il faut tout un processus, des schémas, des nœuds à défaire. Ne pas le dire n’est pas très honnête, je trouve et les auteurs de la plupart de ses ouvrages ne le font pas.

C’est en 2014 , suite à ma tentative ratée de lecture du très célèbre « 3 kifs par jour de Florence Servan Schreiber » (cousine de David), que j’ai complétement arrêté. Je me souviens qu’après quelques pages, j’ai ressenti une grande vague de résistance m’envahir. Faut pas croire, j’ai cherché ces trois moments de gratitude par jour mais j’ai vite abandonné. Pourquoi? parce que la démarche me semblait artificielle, tout simplement. Raison? il y avait de belles journées (quoiqu’en 2014, j’en doute) où j’aurais  voulu remercier la terre entière et de très nombreuses d’autres, où j’avais envie, passez- moi l’expression, d’envoyer péter la moitié des gens que je connaissais. Ce livre m’a frustré mais, effet non escompté, il m’a permis, je dois l’avouer, de commencer à m’intéresser à la sensation de gratitude.(Peut-être parce que croyez-moi ou non, je n’en avais jamais entendu parler). La différence entre ma façon de faire et le principe du livre, c’est que je ne me force pas à trouver ces moments. Non, je les laisse plutôt venir à moi, naturellement, quand ils ont lieu d’être…

Dans ce type de littérature, bien souvent, on sous entend aussi que le pardon est la panacée à bien de nos maux…Je suis d’accord que le pardon est quelque chose d’extrêmement positif et que la rancœur fait surtout souffrir la personne qui la ressent mais encore une fois, accorder son pardon c’est quelque chose qui ne peut pas se forcer et qui nécessite, souvent, de se faire en étapes, surtout lorsqu’un gros truc bien glauque s’est produit.

Par contre,  je n’ y ai pas retrouvé grand chose sur la force de l’humour et de la joie simple. Comment expliquer ? Personnellement, je suis quelqu’un qui aime bien rire (oui, je sais, les apparences de ce blog ne le laissent pas à penser). Je cherche toujours le petit truc funny, joyeux dans toutes les situations et je crois qu’en grande partie, c’est ce qui m’a aidé à remonter la pente il y a maintenant trois ans. J’ai remarqué que c’était un de mes forts, que même dans les situations les plus délicates, j’arrivais à voir un peu de beau et à faire rire les gens avec mon humour particulier. J’aurais aimé trouver quelque part que c’était une qualité à cultiver et pas le signe que tout allait bien car je vous assure, rien n’allait vraiment beaucoup à l’époque (2014-2015).

Conclusion: Lire des livres de développement perso, pourquoi pas, ils peuvent  ouvrir des pistes de réflexion pour se sortir d’une vie qu’on estime pourrie mais jamais, au grand jamais, ils ne seront suffisants à eux seuls. Pour aller mieux, il faut être motivé, patient et peut-être essayer des tas d’outils différents avant de trouver celui ou ceux qui nous convient/conviennent…

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J’ai une maladie invisible et je vous emmerde…*

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Le titre correct aurait dû être : »J’ai une maladie invisible qui n’a pas de nom et je vous emmerde », mais vous avez raison, ça aurait été très long.

Le titre politiquement correct, pourquoi pas : « L’injustice dans la maladie invisible », mais je n’ai pas envie de faire dans le politiquement correct quand je suis énervée.

Avoir une maladie invisible, c’est la loose. Avoir une maladie invisible qui n’a pas de nom, c’est la loose puissance 2. La loose, parce que, comme pour les maladies invisibles avec nom, soit on ne te croit pas, soit on n’y fait pas attention, soit on oublie. Puissance 2, parce que t’as même pas de nom pour que les gens puissent aller vérifier que ta maladie existe vraiment et que t’es pas un.e sale mytho…

Dans mon cas, c’est l’estomac et la fatigue assassine chronique. L’estomac, c’est des douleurs chroniques idiopathiques (ça, ça veut dire qu’on ne sait pas ce que c’est ni pourquoi j’ai ça;(la science a échoué quoi!)) + hernie hiatale + béance cardiale (purée, ça rime en plus), qui me clouent au fauteuil parfois et/ou qui m’empêchent de m’alimenter  correctement.  La fatigue assassine chronique et les insomnies, vous connaissez l’histoire, je ne vais pas vous ennuyer avec un deuxième topo sur le sujet.

Des remarques, j’en reçois des tas; de gens qui ne savent pas  et de gens qui savent très bien. Et les gens qui savent très bien, ça peut aller de mon frère (qui, je pense, ne prend pas la mesure de mes affections) à la pétasse l’agent payée par la fédération des mutuelles libres de Belgique, lors de ma dernière convocation en janvier…Devant elle, j’ai eu l’impression d’être une chômeuse qui ne voulait pas bosser et qui profitait du système*, plutôt qu’une malade qui ne demanderait pas mieux que de travailler mais qui est lucide et qui se rend compte qu’étant donné son état non-fiable, le seul boulot qu’elle pourrait effectuer, ce serait depuis chez elle, avec des conditions très personnalisées (horaires à la carte et pas tous les jours, sous peine d’effondrement).

Les gens ont du mal à me croire parce que ça ne se voit pas (on arrête pas de me dire que j’ai bonne mine, en plus) mais aussi parce que je vis, tout simplement; et par je vis, je veux dire que je tente un minimum de prendre soin de moi, que je sors (pas si souvent et très très rarement après minuit) et que je pars en vacances de temps à autre. Ils ne se rendent pas compte que, partout où je vais, dans mon sac/ma valise, j’emporte avec moi mes douleurs et mes insomnies et que si je me prive le moins possible, en tout cas, le moins que mes finances limitées me le permettent, c’est parce que j’ai bien à l’esprit, que de vie, on n’en a qu’une (que nous sachions) et que je n’ai pas envie que les soucis de santé m’empêchent de vivre les expériences que j’ai envie de vivre.

Je ne devrais pas avoir à me justifier pour ça, personne ne devrait avoir à le faire…Et pourtant, on vit dans une société où chacun a son mot à dire, où chacun a son commentaire à faire. On nous met tous dans le même sac, sans chercher à savoir l’histoire qui se cache derrière notre mine, apparemment, bonne.

Ce n’est pas normal, c’est frustrant et surtout, très injuste. Vous ne trouvez pas?

* je tiens à préciser que je ne vous emmerde pas, vous, lecteurs. Je vous remercie plutôt beaucoup beaucoup de me lire et de commenter.

* J’ai été chômeuse et je n’avais jamais ressenti ça…

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Laisse-la se démarquer, elle qui aime tellement ça …

vexée-par-animatrice

Warning: ceci sera ma parenthèse Caliméro of the month (i hope). J’ai besoin de ventiler, comme on dit, quelque chose qui m’est arrivé récemment et dont j’ai honte d’être affectée à mon grand âge. Ici, je suis presque totalement anonyme et c’est, donc, plus facile.

Pas plus tard que lundi, l’animatrice de l’atelier d’écriture auquel je participe m’a blessée. Dans le cadre d’un exercice , j’ai suivi une consigne comme je pensais qu’il fallait faire. Or, j’avais mal compris et ma faute a perturbé le déroulement du travail qui, manque de bol, était à mettre en commun avec tout le groupe. L’animatrice a pensé que je l’avais fait exprès et ce qu’elle a dit de moi (voir titre) à une autre participante fait partie des remarques qui me vexent le plus encore aujourd’hui. La raison: ce genre de malentendu m’a poursuivi toute ma vie …

Dans ce cas présent, j’avais mal compris. Dans d’autres, j’avais juste un avis ou une façon de voir les choses différents. Dans d’autres encore, c’est juste une émotion que j’ai cherché à faire partager, pour me sentir mieux lorsque quelque chose ne s’était pas passé comme je l’espérais, par exemple. Cependant, jamais,  je ne cherche à me démarquer ou à faire l’intéressante. J’aurais plutôt tendance à faire le contraire si je ne me surveille pas (à vouloir rentrer dans le moule pour que tout le monde m’aime, pfff).

Après cassage de tête réflexion, je me rends compte que ce qui m’a le plus choquée est le ton employé par l’animatrice. J’ai senti que sa remarque, ça devait faire longtemps qu’elle avait envie de la lâcher. Moi, qui la trouve tellement bienveillante d’habitude, j’ai été blessée. Je ne m’attendais tellement pas à ça venant d’elle.

Je me croyais en « lieu sûr » dans cet atelier et j’ai vu que ce n’était pas le cas. Les gens ont toujours des aprioris, et ce, quoi qu’ils disent, quoi qu’ils prônent. Je ne lui jette pas la pierre car moi aussi (j’en suis consciente), je défends des choses, en théorie, qui peuvent me coûter, en pratique….C’est juste que arghh, ça fait mal quand cela tombe sur soi et qu’on est aussi sensible que moi.

blessée

Directo al sol*

Coucou la compagnie,

juste un petit mot pour vous dire deux choses:

  1. il n’y aura pas d’articles les deux semaines à venir PARCE que je pars en vacances! Oui, enfin! A Barcelona (terre que je n’ai pas visité depuis huit longues années) et Alicante (dans l’appartement de mes parents). Je vous remercie beaucoup pour votre fidélité (vous êtes de plus en plus nombreuses (à quand les hommes? (je dois sûrement parler de sujets qui ne vous intéressent pas…)) et vous fait de grosses bises.
  2. je n’ai pas répondu à vos messages et je n’ai pas liké vos articles HC ? C’est normal! Figurez-vous qu’il y a une dizaine de jours, je me suis déconnectée de mon compte sans le faire exprès. Lorsque j’ai voulu me reconnecter, je me suis rendue compte que j’avais oublié mon mot de passe. Depuis, j’ai envoyé des tas de messages à l’équipe d’Hellocoton pour régler le souci mais je n’ai toujours reçu aucune réponse.

Voili, voilà. C’est tout.

Je vous souhaite à tous, enfin, à toutes, de belles choses pendant ces deux semaines et vous dit, hasta pronto !

Signé cat’s eyes Elisa.

* tout droit vers le soleil

Les expressions qui m’exaspèrent quand on parle maladie …

cancer-expressions

Dans la liste des expressions qui me gavent, il y a aussi celle-là: il/elle se bat/s’est battu contre la maladie et est décédé/s’en est sorti.

Alors pourquoi, elle me gave? Parce que sérieux, est-ce qu’on se bat contre la maladie? Et puis, ça veut dire quoi se battre contre la maladie? Au mieux, on se fait « seulement »  opérer…Au pire, on se fait opérer, on  « reçoit » chimio, rayons, transplantation, rééducation . A moins que « se battre » veuille seulement dire « accepter de suivre un traitement » ce qui, soit dit en passant, font genre 95% des gens atteints par le cancer et d’autres saloperies.

Personnellement, comme tout enfant, je n’ai pas eu mon mot à dire. Il allait de soi que j’allais avoir droit à la fameuse chimio. J’ai subi l’action, comme on dit.  Point. J’allais à l’hôpital, je recevais ma dose, je vomissais mes tripes, rentrais à la maison, y restais quelques jours, quelques semaines et recommençais. Ma vie, ça a été ça, pendant neuf mois. Je n’avais pas le temps de penser et cette expression-toute-faite me laissait pantoise. Je me demandais: c’est comme ça qu’il faut se battre? est-ce que je me bats bien? Je ne comprenais, vraiment, pas où les gens voulaient en venir lorsqu’ils l’utilisaient. En vérité,  il n’y avait rien d’autre à faire que de subir. Elle était là la vérité.

En fait, j’irais même jusqu’à dire que ça se passe comme au loto. C’est toi et ta chance. Dire qu’il faut se battre contre la maladie/qu’il/elle s’est battu contre, est abstrait, débile et surtout, culpabilisant. Culpabilisant car ça pourrait vouloir dire que si on est mort, c’est qu’on ne s’est pas bien battu. Pas comme il le fallait ou pas assez, en tout cas. C’est stupide.

J’ai vu tellement d’enfants souffrir le martyre  qui, malheureusement, ne sont plus là pour témoigner. J’ai entendu tellement d’histoires de petits bouts de cinq ans qui disaient « stop » parce qu’ils n’en pouvaient plus et qu’ils préféraient « partir ».

Les mômes sont les plus doués pour la vie. Ils sont insouciance, motivation, joie, curiosité.  Nos gamins ne pensent jamais que la mort va leur tomber dessus…sauf quand ils sentent qu’elle est là, pas loin. Ce sont les premiers à vouloir mettre le crabe au tapis, K.O et pourtant, même eux, et c’est inconcevable, inimaginable, dégueulasse, finissent par renoncer quand arrive le moment où ils n’en peuvent plus et sentent (les enfants sentent tout, ne l’oublions pas) qu’il n’y a plus rien à faire.

Alors, please, réfléchissons et arrêtons d’utiliser cette expression à la con.

Et j’allais oublier le fameux « Il est mort des suites d’une longue maladie », sans citer laquelle. Ohé, ohé, c’est la honte de citer le nom? Si  t’es malade, ça veut dire que t’es qu’un faible, c’est ça? Non mais sérieux, n’importe quoi ! Faut arrêter avec le politiquement correct et les « tabous » là où ils n’ont pas lieu d’être.

cancer-tabou