Protégé : Une tournure inattendue

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

Publicités

Mon homard, c’est tout.

5579668f3e0ee447afbc1d7e799acd68--michelle-obama-barack-obama
Entrehttps://www.pinterest.com/larondamartin52/first-lady-michelle-obama-president-barack-obama/r une légende

Il y a quelques jours, une amie, qui croit que je suis célibataire depuis plus longtemps que je ne le suis en réalité (je ne lui ai pas parlé de ma dernière histoire pourrie-à-crever, tellement je suis dans l’incapacité de l’assumer), m’a dit sur un ton mi-interrogatif, mi-affirmatif, « toi, tu ne cherches pas vraiment, d’homme, non…(?).

A ce moment-là, j’ai du bafouiller, un truc, sans queue ni tête, pour réponse parce que je n’avais pas, sérieusement, réfléchi à la question.

Je suis mère célibataire depuis bientôt cinq ans, vous voyez et depuis, je n’ai eu que des histoires bancales, malsaines ou pathétiques. Je ne sais pas vraiment dire pourquoi. Est-ce à cause de ma situation de maman-solo-en-pas-bonne-santé? A cause de mon passé et de ce que mon comportement actuel en reflète encore? Serait-ce du au fait que n’ayant rien connu de bon en amour, je n’ai pas de point de comparaison positif sur lequel me baser ? Je ne sais pas. Je sais juste que je ne trouve pas chaussure à mon pied. Pas quelqu’un de fiable, de droit et d’honnête et qui m’aime, véritablement, en tout cas.

Par conséquent, la seule réponse que je suis en mesure d’apporter , c’est celle que mes tripes me hurlent, à savoir que OUI, je veux un homme, trouver l’amour (je ne me suis jamais vue finir seule) mais pas à n’importe quel prix. Je refuse de tout supporter et je préfère être seule que mal accompagnée. Même si ce n’est pas facile et que parfois (très fort à certaines périodes), je sens le poids de la solitude. Je ne serais, jamais, de celle qui a quelqu’un pour avoir quelqu’un. Pour un soir, ok, mais pour plus longtemps, c’est impossible, vu ma personnalité et ma façon de fonctionner. Je me sentirais à l’étroit, prête à exploser et surtout, malhonnête. Et puis, je ne suis pas toute seule; j’ai un enfant et je ne veux pas l’exposer à n’importe quoi, n’importe qui. Je veux être sûre, autant que faire se peut, le jour où je lui présenterai l’homme nouveau.

C’est mon homard que je vise, en fait. Ni plus ni moins, et ça c’est pas à n’importe quel coin de rue que je pourrais le trouver. Ou si? En fait, on ne sait pas mais l’envie est là et les pièces, dans la fontaine, sont jetées.