Un matin comme un autre

Etant donné notre mise en quarantaine forcée (j’ai, d’ailleurs, quelques symptômes d’ « allergie » il paraît mais je ne sais pas vraiment ce que j’ai vu qu’aucun docteur n’ a pris jusqu’alors le risque de me recevoir) et un petit sursaut d’inspiration, j’ai eu la très nette intention de participer au dernier numéro de la série de challenges d’écriture lancée par Marie. Comme je me suis rendue compte que j’étais passée à côté de la consigne, j’ai hésité et puis ne trouvant pas mon texte si mauvais, j’ai, finalement, décidé de le publier aujourd’hui lundi.

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Voici mon œuvre (ironie):

« Encore ce cauchemar. Chaque nuit, il rêve d’une espèce d’épidémie mondiale. Il ne comprend pas pourquoi.

Pour se rassurer, il cherche le corps de Noa. Il ne le trouve pas.

Il revient alors à lui et se souvient. Elle l’a quittée. Il y a déjà plus de quatre mois.

Il s’assoit sur le canapé qui lui sert de lit depuis qu’elle est partie. Devant lui, sa table brune de salon ikea. Il contemple les restes de sa soirée: boîte à pizza, mégots à gogo, joint à peine entamé, bouteille presque vide.

Il a pitié de lui.

Il se lève. Il doit se doucher, aller au boulot. Il est déjà presque en retard.

Pour arriver à la salle de bain, il doit passer par leur ancienne chambre. Il la traverse. Furtivement, rapidement.

Enfin, il parvient au lavabo. Il allume la lumière et tombe sur son visage dans le miroir.

Il est choqué par ses cheveux, devenus, complètement, blancs. Quand est-ce arrivé?

Il est écœuré par ce truc rabougri, vieilli qui lui sert de visage.

Il ne supporte pas son reflet et casse le miroir avec son poing.

La plaque ne résiste pas. Son poing, non plus. Il dégouline de sang.

Il se met à pleurer comme un gosse. Pourquoi j’ai fait ça? Pourquoi j’ai fait ça? qu’il se dit.

Il l’a trompée. Plusieurs fois.

Il ne pensait pas qu’elle l’apprendrait.

Il ne savait pas qu’il tenait autant à elle. A la vie qu’ils étaient en train de construire.

Il prend un vieux t-shirt dans l’armoire de la chambre. Il l’enroule autour de son poing. Le sang ralentit sa cadence. Il ne coule plus autant mais la blessure est profonde. Il devra passer aux urgences. »

 

La femme qui se croyait libre et l’enfant sain du patriarcat

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C’est l’histoire d’un homme insistant et d’une femme qui n’aime pas que l’Homme insiste. Cette femme a compris que ça n’avait pas à se passer comme ça. Cette femme a aussi appris que parfois, souvent, c’est comme ça que ça se passe.

Comme souvent, la femme finit par céder et l’homme croit que c’est son insistance qui a fonctionné.

Or, il a tout faux, la raison est autre. C’est le manque d’étreinte charnelle, pourtant choisie, qui la pousse à dire oui malgré l’alarme constante dans sa tête. Elle a besoin d’exulter et lâche prise. C’est aussi con que cela.

La surprise, pour lui, sans doute et tout à fait, pour elle, c’est que, sous la couette, entre eux, ça se passe bien. Leurs corps s’imbriquent à merveille. Si j’étais cucul, je dirais même qu’ils ont l’air d’être faits l’un pour l’autre.

Comme c’est une fille élevée dans la tradition qui tombe dans un monde nouveau, elle commence à mélanger les choses. Elle veut une relation. Elle croit que ça finira par se transformer en histoire d’amour.

Pourtant, quelque part, elle sait. A l’intérieur, ses tripes lui disent qu’ils sont trop différents, que hormis ces coups de rein et les bons moments qu’ils passent ensemble, ils ont une façon de voir la vie, complètement, opposée. Lui, en noir et blanc, avec des idées très arrêtées sur le rôle des femmes et des hommes, elle, avec des lunettes de couleur et une ouverture d’esprit qu’il ne pourrait comprendre en une seule vie.

Il lui propose un marché. De ne pas renoncer à ce qu’ils ont, tout en continuant à chercher mieux.  il dit ça pour elle, bien sûr, lui, sa situation est trop compliquée pour commencer à chercher à droite et à gauche. Elle en est d’abord offusquée, puis très vite, elle réfléchit et se dit que ce n’est peut-être pas une si mauvaise idée. Elle se convainc que leurs contextes de vie respectifs leur permettent, difficilement, mieux.

Pour autant, elle ne dit pas « oui ». Seulement, elle se garde bien de lui opposer son « non ».

Elle décide de voir venir. Les jours passent et elle finit par, fortement, s’attacher.  Elle l’aime bien, c’est un fait. Elle considère aussi qu’à l’inverse de la plupart des hommes, il a été clair avec elle et ne lui a pas sorti de baratin. Enfin, c’est ce qu’elle croit car la vérité est toute autre .La vérité c’est qu’il n’a aucun intérêt noble envers elle et que très vite, imperceptiblement, c’est dans une relation d’emprise qu’il la balance, dans une relation qui la consumera, qui lui fera renoncer à ses convictions les plus profondes en l’espace de quelques mois, à peine.

Jamais il ne lui parlera, clairement, de ses intentions. Il la laissera mariner dans le flou, dans le fou et systématiquement, elle choisira de se raccrocher à  un visage tendre qu’il lui offrira, parfois.

De cette relation, elle en sortira marquée, un jour de trop, un jour où elle sera plus alerte que les autres et, où enfin, elle ouvrira les yeux et comprendra ce qu’il a réussit à faire d’elle.

Il s’est passé du temps depuis « cette affaire » et encore aujourd’hui, elle a du mal à comprendre comment elle a pu tomber là-dedans. Elle qui se disait si libre, si libérée. Elle est tombée de haut.

Elle demande l’avis d’une bonne copine qui lui répond: « Tu sais, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a. Il y a même des féministes militantes qui sont avec des hommes qui les frappent, alors? »

Alors à quoi tu t’attendais, c’est ça que ça veut dire. On fait ce qu’on peut. On a beau être libres et libérées, il y a des tas de messages qu’on a intériorisés (les femmes doivent supporter, ne pas trop en demander, ne pas trop l’ouvrir, ne pas trop se faire remarquer …), des injonctions par milliers qu’on a avalées sans poser de question. Je pense, notamment au fameux: « l’amour vaut la peine », qui est une expression débile en mon sens puisqu’elle renvoie à de la douleur et à de la souffrance. Il va de soi que tout n’est pas rose en amour mais ça doit plutôt « valoir la joie », non? Si tu souffres, c’est simple, c’est que ça craint. Cette femme que je connais bien pensait que ça irait mieux avec le temps, que c’était des maladresses de jeune couple…Mais alors pourquoi, elle, elle ne faisait pas ces erreurs? Bien sûr, elle n’était pas parfaite mais elle n’avait pas de discours équivoque. Elle pensait ce qu’elle disait et disait ce qu’elle pensait. Lui, en revanche, la manipulait d’une façon subtile et pernicieuse.

Les comportements qui me font fuir en amour

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Alerte: je ne suis pas une experte en amour, c’est même plutôt le contraire. Je ne comprends rien aux hommes et ils ne me comprennent pas. C’est juste qu’il y a des comportements qui ne passent pas, que j’en ai compilé quelques-uns et que j’avais envie de vous les partager.

Allé, j’y vais.

Il y a :

1) le mec que tu rencontres sur une appli et qui a un discours tout à fait différent virtuellement et irl. Vous vous souvenez du type que j’avais rencontré l’année passée et qui avait râlé via whatsapp parce que je ne l’avais pas laissé monter chez moi lorsqu’il m’a raccompagnée, alors qu’il n’avait rien laissé paraître de visu?Ben, c’est de ce genre, entre autres, que je veux parler.

2) le mec qui te plait, à qui tu plais mais avec qui il ne va rien se passer (à moins que tu aimes ça et c’est ton droit) parce qu’il insiste trop pour que tu l’embrasses, tu baisses ta culotte, ou tu le suces (sorry, je suis vulgaire). ça donne « steuplé, steuplé, embrasse-moi, suces-moi, je suis sûre que tu peux faire des merveilles avec ta bouche… » Plus flagrant, ça n’existe pas. Lui, il n’a pas compris que si t’as pas envie, tu fais rien, que si t’as envie, tu fais et que ça n’a rien à voir avec être coincée ou ne jamais avoir envie. D’ailleurs, il aura plus de chance.s et ça sera plus gratifiant d’avoir ce qu’il veut en ne mettant pas la pression et en laissant faire les choses. Ben oui, puisque dans ces conditions, toi, de ton côté, t’en auras sans doute envie aussi.

3) le mec qui t’incite à faire des choses que tu n’aimes pas, qui te menace de te quitter si tu ne les fais pas , qui tente de te manipuler pour avoir ce qu’il veut. C’est un peu comme l’exemple plus haut mais pas tout à fait. En haut, c’est trop fragrant, c’est le lourd du coin, il est facile de voir où il veut en venir. Ici, je parle de quelque chose de plus subtil.

4) le mec qui interprète ou qui se vexe avec tout ce que tu dis. Bah ouais, ben, là, si la com’ est impossible, ça risque d’être compliqué.

5) le mec qui ne t’écoute pas dès que tu parles de toi, de ce que tu aimes, de tes rêves, de tes ambitions.

6) le mec avec qui t’a couché sans protection (ça peut arriver) et qui te fait sentir que les suites possibles de l’acte ne sont pas son problème. Alors là, ça me tue, parce que, la grossesse, à la limite, il peut nier l’affaire, mais les IST, si elle lui refile quelque chose…Car oui, ça ne va pas nécessairement que dans un sens…ce ne sont pas toujours les mecs qui sont porteurs d’un truc suspect et ça, les messieurs n’y pensent pas toujours. Allo, ici le 21ème siècle…

7) le mec qui croit qu’être maltraitant, c’est seulement et uniquement être violent physiquement. Bah, non, les gars, être maltraitant, ça passe aussi par les mots, par la manipulation verbale, par les mensonges dans le but d’arriver à ses fins.

8) le mec qui veut une relation sans prise de tête et facile, celui qui te quitte dès qu’il y a incompréhension, malentendu ou dispute, qui n’a pas compris que tout ne peut pas être rose tout le temps, qu’on n’est pas dans un film.

9) le mec qui te veut comme plan cul uniquement mais qui te fait croire qu’il veut quelque chose de sérieux , tout en te trompant.

10) le mec qui se croit dans un porno et qui ne tient pas compte du fait que tu n’es, peut-être, pas très à l’aise dans cette position.

Voilà, il y en a encore plein. Je vous ai juste fait un florilège des dix premiers qui me sont passés par la tête…Après, ils ne sont pas tous exclusifs au sexe masculin. Oui, il y a des filles manipulatrices, menteuses, différentes virtuellement et irl mais il y a aussi des trucs que je ne vois pas trop comment, nous en tant que femmes, nous pourrions faire.

Bref, je vous laisse méditer et me conter vos anecdotes si vous en avez envie.

 

La lâcheté dans la peau

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Je passe dans ces rues qu’on a longés ensemble et je me rappelle que leurs noms t’étonnaient. Expansion. Progrès. Droit. Conciliation. Tous des mots qui t’en imposaient.

Je me souviens de tout et même de cette sensation étrange qui m’avait parcourue l’échine ce soir-là. Tu étais bizarre, encore plus nerveux que d’habitude, encore plus hésitant sur tout.. Tu étais là sans être là. Tu cherchais déjà une échappatoire. Le vent avait tourné, je crois. Je ne voulais pas le voir mais c’était ça…

Nous deux, ça s’est terminé deux jours plus tard lorsque via sms tu m’as larguée.

Pendant longtemps, je n’ai eu cesse de comparer les autres à toi. Pas assez ci, trop ça. Comme si tu étais un dieu et eux, tous des minables…Tu n’étais pas un dieu mais ceux que j’ai rencontrés juste après, c’est vrai, étaient tous des minables…C’est ce qui arrive quand on veut forcer les choses alors qu’on n’est pas prêt.e.

Tu t’es mis à revenir, et puis à partir et puis, on a inversé les rôles. C’est moi qui partais et ensuite, revenais. Le temps a passé et on est presque tombés dans un trip qui ressemblait à une chanson de Bruel que je n’apprécie pas des masses (mais c’est une autre histoire) « tu veux pas de moi, tu veux pas me perdre, alors ce choix je le fais pour toi, c’est moi qui part » blablabla. C’était du gros n’importe quoi, tu trouves pas?

L’amour, c’est con, parfois. T’as les trucs devant les yeux mais tu sais pas les voir. Je dis « sais » et pas  » veux » car oui, j’étais pas con à ce point. Mon cerveau rationnel avait capté que oui, non, en fait, tu ne t’intéressais pas à moi, pas comme ça en tout cas…Là, où ça coinçait, c’était au niveau du limbique. Du siège des émotions qui te trouvait toujours des excuses et parvenait, je ne me l’explique pas, à retomber, momentanément, en extase…

Jusqu’à ce jour où l’euro a fini par tomber. Je t’ai vu comme tu étais: LÂCHE et j’ai compris que je te plaisais beaucoup mais que tu ne m’aimais pas (sans blague, tu ne t’es jamais excusé).  Malgré tout, je dois avouer qu’il y aura toujours une place dans mon cœur piétiné pour ta-personne-qui-ne-le-mérite- sans-doute-pas…J’y peux rien, c’est comme ça. Les humains, c’est tordu, que veux-tu?

C’est pas facile de se remettre d’une rupture, en général mais l’option sms apporte une dimension supplémentaire, un peu de l’ordre du traumatisme, j’ai l’impression. On fait un peu n’importe quoi au début, on apprend à vivre avec par la suite, mais on ne s’en remet jamais totalement. Ou bien c’est moi qui suis trop sensible (?)

J’ai mis du temps mais je sais que, cette fois, de retour en arrière, il n’y aura pas. J’ai écrit comme pour d’autres avant toi, une date sur une feuille et j’ai signé en jurant que jamais, jamais, je ne reviendrai te chercher.

Le 9 avril, j’ai lâché prise.

 

 

 

Dans la tête d’un homme d’aujourd’hui

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Mon père dit que je suis trop sensible pour un mec.

Marjorie dit le contraire. Et puis il y a Lucie qui lit en moi comme dans un livre. Selon elle, si ça foire avec Marjorie et avec toutes les autres-d’ailleurs- c’est parce que je n’assume pas ma part de féminité et que ça crée un malaise. Le pire, c’est qu’elle a raison, le pire, c’est que je ne peux, vraiment, rien lui cacher. Il y a pas longtemps, elle m’a sortie: « tu vois Seb, parfois tu te livres et je vois bien qu’il y a quelqu’un de sensible à l’intérieur de toi, quelqu’un d’intéressant, quelqu’un plein de nuances…et puis, il arrive un moment où on dirait que tu te rends compte et où tu te sens obligé de faire le gros naze. Je crois que selon toi, c’est ça être masculin ».

En même temps, je ne suis pas certain de saisir ce que c’est d’être masculin. Je sais juste que j’ai été élevé par un type qui me tapait dessus dès que j’osais verser la moindre larme, et que ma mère, au lieu de venir me défendre, préférait feindre l’ignorance et partir en vacances avec son amant.

Parfois, je me dis que mon paternel devait m’utiliser pour se venger de ma mère. Je n’ai jamais compris pourquoi il ne l’a jamais quittée. Enfin…

Ah sacré Lucie. Lucie, elle me retourne la tête depuis que je l’ai rencontrée et qu’elle m’a cernée en deux temps trois mouvements. Lucie, c’est aussi la fille que je ne comprends pas. Non, je ne comprends pas pourquoi elle perd son temps avec moi. Après tous les sales coups que je lui ai fait. Mais bon, perdre son temps c’est beaucoup dire car depuis quelques temps, je sens qu’elle s’éloigne et je comprends…mais j’aime pas. Je suis sûrement qu’un salaud après tout.

La vérité c’est que je ne sais pas comment je dois me comporter pour être moi. C’est jamais bien de toute façon. Enfin si, avec Naëlle. Comme c’est ma fille, je suis son héros, un point, c’est tout. Elle, elle se fout de toutes ces histoires de virilité du moment que je sois gentil et attentif. Je me sens à l’abri avec elle. Mais bon, comme c’est moi qui l’ai façonnée en partie, je sais pas si ça compte. Ce serait tellement plus simple si les autres n’étaient pas déjà aussi formatés, fermés, pourris, opaques, obtus..

Lucie affirme que je me porterais mieux et que j’attirerais des personnes faites pour moi si je m’acceptais avec mes plus et mes moins au lieu de faire le gros nul…mais je sais pas parce que Lucie, elle lit trop et surtout, elle se croit trop intelligente…et ça m’énerve…Mais n’empêche, je dois bien avouer, enfin m’avouer à moi que Lucie, je l’ai toujours un peu dans la tête…et qu’en même temps, je suis accro à Marjorie. Bref, c’est sûr, je ne suis qu’un salaud.

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Mon homard, c’est tout.

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Entrehttps://www.pinterest.com/larondamartin52/first-lady-michelle-obama-president-barack-obama/r une légende

Il y a quelques jours, une amie, qui croit que je suis célibataire depuis plus longtemps que je ne le suis en réalité (je ne lui ai pas parlé de ma dernière histoire pourrie-à-crever, tellement je suis dans l’incapacité de l’assumer), m’a dit sur un ton mi-interrogatif, mi-affirmatif, « toi, tu ne cherches pas vraiment, d’homme, non…(?).

A ce moment-là, j’ai du bafouiller, un truc, sans queue ni tête, pour réponse parce que je n’avais pas, sérieusement, réfléchi à la question.

Je suis mère célibataire depuis bientôt cinq ans, vous voyez et depuis, je n’ai eu que des histoires bancales, malsaines ou pathétiques. Je ne sais pas vraiment dire pourquoi. Est-ce à cause de ma situation de maman-solo-en-pas-bonne-santé? A cause de mon passé et de ce que mon comportement actuel en reflète encore? Serait-ce du au fait que n’ayant rien connu de bon en amour, je n’ai pas de point de comparaison positif sur lequel me baser ? Je ne sais pas. Je sais juste que je ne trouve pas chaussure à mon pied. Pas quelqu’un de fiable, de droit et d’honnête et qui m’aime, véritablement, en tout cas.

Par conséquent, la seule réponse que je suis en mesure d’apporter , c’est celle que mes tripes me hurlent, à savoir que OUI, je veux un homme, trouver l’amour (je ne me suis jamais vue finir seule) mais pas à n’importe quel prix. Je refuse de tout supporter et je préfère être seule que mal accompagnée. Même si ce n’est pas facile et que parfois (très fort à certaines périodes), je sens le poids de la solitude. Je ne serais, jamais, de celle qui a quelqu’un pour avoir quelqu’un. Pour un soir, ok, mais pour plus longtemps, c’est impossible, vu ma personnalité et ma façon de fonctionner. Je me sentirais à l’étroit, prête à exploser et surtout, malhonnête. Et puis, je ne suis pas toute seule; j’ai un enfant et je ne veux pas l’exposer à n’importe quoi, n’importe qui. Je veux être sûre, autant que faire se peut, le jour où je lui présenterai l’homme nouveau.

C’est mon homard que je vise, en fait. Ni plus ni moins, et ça c’est pas à n’importe quel coin de rue que je pourrais le trouver. Ou si? En fait, on ne sait pas mais l’envie est là et les pièces, dans la fontaine, sont jetées.