J’ai toujours su qu’il y avait quelque chose

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Il y avait déjà cette sensibilité aux doigts de pieds quand tu étais bébé.

Cette façon de courir un peu étrange, un peu pataude que tu as acquise, plus tard.

Et puis, cette lenteur pour descendre les escaliers .

Sans compter cette rigidité dans les jambes et ce manque de réflexes dans les jeux de balle.

A l’école, les profs s’en sont mêlées mais leurs arguments m’ont énervé. Elles étaient hautaines, condescendantes ou dans la pitié. Je n’aimais pas ce qu’elles sous-entendaient et surtout, je n’étais pas d’accord. Je te voyais, t’observais tous les jours.

J’ai réfuté ce qu’elles m’ont dit mais de mon côté, je me suis mise à chercher car je me doutais bien qu’il y avait quelque chose et il devenait urgent d’identifier de quoi il s’agissait.

Je t’ai emmené chez une psychomotricienne , très sympa, mais qui est passée à côté. Je me souviens qu’elle a dit : « il investit tout son corps, c’est le principal ». Oui, mais non.

Ensuite, chez une pédopsy qui, elle, t’a trouvé parfait (ce que tu es).

Et pour finir, un orthopédiste pour tes douleurs, la nuit et parfois, le jour.  Il a remarqué tes soucis de coordination mais a banalisé la chose en disant: « chaque enfant est différent, madame ». Oui, mais …

Le temps m’a donné raison lorsqu’à ton cours de tennis hebdomadaire, ton père et moi, t’avons vu, tenter, sans succès, de grimper, sur un banc, à 20 centimètres (!!!) du sol. Vingt centimètres ce n’est pas grand chose. Les autres enfants de ton âge y arrivaient sans forcer. Toi, tu avais besoin d’appui et il n’y en avait pas.

Suite à cet « incident », il a été décidé de te faire passer un bilan psychométrique, à l’hôpital, avec toute une équipe .

On aura vu quatre docteures au total. La première m’a effrayé. Ses questions étaient orientées, je le sentais. Elle cherchait à détecter un (horrible) type de maladie en particulier (je découvrirai lequel sur le net) et n’est pas parvenue à cacher ses propres craintes. La deuxième a très vite posé un diagnostic. La troisième t’a fait passer le bilan et m’a un peu rassurée. La dernière a confirmé le diagnostic de la deuxième.

Aujourd’hui, le mystère est dévoilé, gatín*et on sait que tu as ce qu’on appelle un retard de développement moteur avec un trouble de l’équilibre comme symptôme principal. Je sais, ça fait peur dit comme ça mais ce n’est pas si terrible.

Pour voir si la source de ton souci d’équilibre ne se trouve pas dans l’oreille interne, tu vas devoir passer une série de tests en audiophonologie.

Pour rattraper ton retard ou en tout cas, renforcer tes muscles tu as intégré un cours de natation et fais de la kiné une fois par semaine. Tu en as pour 18 semaines au minimum .

La kiné avec qui tu as débuté tes séances m’a dit que tu avais une hypotonie (faiblesse musculaire) du tronc qui pourrait très bien expliquer toutes tes difficultés. Elle a insisté sur le fait qu’il était impossible de savoir, exactement, d’où ça venait… mais moi, comme toute maman, j’ai culpabilisé. Je me suis demandé: est-ce que ce ne serait pas à cause de ci ou de ça ou encore de ça? et j’ai refait notre histoire avec des « si », alors que j’avais très bien conscience que c’était absurde et que, surtout, ça ne servait à rien.

Au moins, et c’est très bien, nous avons une réponse. Je suis soulagée. Enfin. Du moins en partie. Je sens qu’on est sur le bon chemin mais tu sais comment je suis, je te surveille, de loin, de près, tout le temps. Je ne lâche rien.

Depuis que tu es né, j’ai appris  à ne rien écouter de ce que les gens disent et à suivre mon instinct. Il ne m’a pas trompé.  Je suis ta maman pour la vie et je suis la mieux placée pour savoir. Pour sentir, j’ai envie de dire. C’est comme ça.

Je ferai tout pour que tu sois bien. Toujours. Parce que tu es ce qu’il y a de mieux en moi et que je t’aime.

 

jai-toujours-su-quil-y-avait-quelque-chose

*petit chat en español

 

 

 

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Je suis une maman névrosée

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Je veux que mon fils n’ai pas de maladie grave et qu’il soit heureux.

Jusque-là, rien d’ anormal, n’est-ce pas? Le souci, c’est que chez moi, ce sont de  véritables obsessions. Pas toujours très conscientes.

Pour la maladie, je crois qu’en partie, on peut me comprendre mais quand même, je me rends compte que ce n’est pas très sain de limite paniquer quand je vois que ma progéniture n’a pas touché à ses légumes et qu’il ne mange quasi aucun fruit. A cause de ma crainte, il m’arrive de me fâcher et de l’obliger. Je me rappelle de moi qui ne mangeais presque rien. Ce que j’oublie en revanche, c’est que moi, si je mangeais si peu, c’est parce que déjà toute petite, j’avais pas mal de soucis au ventre et à l’estomac alors que lui, non. Je ne sais pas si le fait de mal manger a quelque chose à voir avec la leucémie que j’ai développé mais comme on parle toujours du rapport entre l’alimentation et la santé, je me dis que peut-être, ce n’est pas si anodin.

Pour le bonheur, c’est surtout sur deux aspects que je m’obsède focalise: les activités extrascolaires ou sorties ainsi que le harcèlement scolaire.

Quand j’étais petite, je voulais faire de la danse. C’était et ça reste ma grande passion. Or, mes parents ne m’ont jamais inscrite. Pour eux, les hobbys ce n’était pas utile, presque comme du caprice. Comme j’ai vécu ça et que j’ai constaté qu’un loisir pouvait être, au contraire, salvateur, je crois qu’à l’inverse d’eux, je me suis mise à être trop attentive aux désirs et aux passions de mon fils . Inconsciemment, je veux trop faire en sorte qu’il ne passe pas à côté des choses qui l’intéressent, tout en n’acceptant pas qu’il fasse sa girouette en voulant changer d’activité tous les quatre matins. C’est beaucoup de pression que je nous mets et j’ai peur qu’il ne finisse par s’en mettre lui-même.

Quant aux sorties, disons que N. est plutôt casanier mais qu’il est passionné par plein de choses: les dinosaures, les animaux, le cinéma, les travaux manuels, etc. Du coup, moi, je veux l’emmener partout …et je me suis rendue compte que c’était trop et qu’il n’avait pas besoin de tout ça. Je ne suis pas casanière moi-même, son père non plus et j’avoue que j’oublie parfois que mon petit garçon est déjà content en passant son après-midi à jardiner (il adore ça), à préparer un gâteau ou même à regarder un film sur l’ordinateur.

Enfin, en ce qui concerne le harcèlement, ce qui me pousse à en avoir peur c’est que N. est assez différent des autres enfants de son âge. Il n’a pas souvent les mêmes centres d’intérêt qu’eux et il ne cherche pas à se faire des amis. En général, il préfère la compagnie des adultes.

Cette année, pour la première fois, il a commencé à nous parler à toutes les sauces d’un petit garçon avec qui il jouait et j’ai été rassurée; un peu, car avec les autres, ce n’est toujours pas ça et il lui arrive d’en souffrir. Ses profs me disent qu’il n’est pas exclu pour autant et je n’en ai pas non plus l’impression. C’est lui qui se met à part et j’ai peur qu’à un moment, cette tendance finisse par se retourner contre lui.

J’ai été moi-même une ado harcelée, après la maladie, et il n’y a rien à faire, qu’il soit si solitaire m’angoisse terriblement.

Rationnellement, je sais qu’il n’est pas moi et qu’il aura de meilleures armes, j’en suis sûre mais il est aussi très sensible, empathique et tête de mule , il manque de confiance en lui, et ce sont des choses qui cumulées ensemble attirent les harceleurs comme des mouches. Je suis bien placée pour le savoir.

Plus il grandit et plus, je me souviens de mon propre parcours. Il y a déjà des similitudes, comme ce décalage avec les autres enfants dont il est beaucoup plus conscient que moi, à son âge, mais aussi des différences de caractère. Lui, il se sent le droit de s’exprimer quand quelque chose le dérange. Moi, je gardais tout pour moi. C’est déjà énorme, je trouve.

Je pense que je vais devoir faire un énorme travail sur moi pour ne pas lui transmettre mes angoisses et ce n’est pas évident car je ne les perçois pas toujours. Certaines choses sont tellement ancrées.

Et vous, est-ce qu’il vous arrive de faire des projections de votre propre enfance sur celle de vos enfants? Avez vous des peurs irrationnelles les concernant?

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Dix remarques qu’on se prend dans la tronche quand on est parent solo

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Ces temps-ci, je ne suis pas très active par ici, et ce, pour deux raisons. La première, c’est que je vis plus que je n’écris. La deuxième, c’est parce que je souffre. Mon estomac fait pas mal de siennes depuis l’Espagne et lorsqu’il me laisse un peu de répit, je préfère faire autre chose que de passer mon temps derrière un ordi. Vous me comprenez, j’en suis sûre.

Mais revenons à nos moutons…Je disais donc, les remarques que l’on reçoit lorsqu’on est famille monoparentale.

Vous êtes prêts? Ok, ben alors, on y va:

1) tu l’as voulu ton (tes) enfant.s, ben maintenant, de quoi, tu te plains, assume les conséquences…

Euh ouais, je le voulais. Ouais, mais on était deux à le vouloir, que je sache. Pourquoi est-ce que je serais l@ seul@ à devoir assumer?

2) tu as demandé de l’aide ?

A qui, quoi, comment? De quoi tu parles?

3) Faudrait d’abord que tu prennes soin de toi avant de pouvoir aspirer à devenir une bonne maman?

Je suis d’accord: mais quand? comment? avec quels sous?

4) Quoi, t’es maman solo et tu te permets un citytrip/coiffeur/massage?

Bah oui, parce que dans l’imaginaire collectif, la parentalité solo doit toujours rimer avec pauvreté et sacrifice de soi ( grosse contradiction entre cet exemple et celui du dessus)

5) Oh, ça va, te plains pas. Il y a plein d’autres femmes dans ta situation.

Euh oui, je suis d’accord mais ce n’est pas pour ça que c’est facile et que la situation est voulue.

6) C’est une mère célibataire, attention planque ton copain/mari ou elle risque de lui sauter dessus.

Ce n’est pas parce qu’on devient mère célibataire, que 1) on va sauter sur tout ce qui bouge 2) celui qui ne nous plaisait pas avant, va nous plaire maintenant, subitement, parce qu’on se retrouve à devoir élever notre enfant toute seule.

7) Si t’es pas bien, sous entendu, si t’as pas de sous, que t’as des problèmes pour arranger ça à la maison ou payer ci, trouve-toi un mec, hein…

  1. Personne ne nous attend devant notre porte…Ce n’est pas parce qu’on est seule, que c’est facile de retrouver quelqu’un. C’est même plutôt le contraire vu qu’on a, je le rappelle, au moins, un enfant et que tous les hommes (ça vaut pour les femmes aussi) ne sont pas disposés à s’occuper de.s enfant.s d’un.e autre.
  2. Le but de la plupart des mamans solo n’est pas de se trouver un mec par intérêt.

8) Il le.s (les enfants) prend parfois quand même un peu?

Là, moi, j’entends au moins deux choses:

  1. que la marmaille, en cas de séparation, c’est, d’office, chez la mère qu’elle va.
  2. que le papa est, par principe, un salaud qui, à terme, se désintéressera de sa marmaille.

9) Ton gosse, c’est, clair, qu’il va tomber dans la délinquance sans l’image d’un père et d’une mère ensemble.

Depuis quand, tous les enfants de parents solos sont des délinquants et tous ceux qui vivent avec leurs deux parents, sous le même toit, sont des petits anges?

10) Tu as de la chance qu’il t’aide pour le petit

Remarque que je me suis ramassée par deux mamans elles-mêmes solo parce que j’ai l' »extrême chance » que le père de mon fils ait pris son rôle au sérieux et qu’il ait une vraie relation avec son fils (j’y avais consacré tout un article ici). Je le répète: le père n’aide pas, il joue son rôle tout comme la mère. C’est NORMAL!!!

 

J’ai préféré m’arrêter là pour éviter de trop m’énerver mais la liste n’est absolument pas exhaustive et je vous invite à venir la gonfler avec d’autres exemples.

Être parent solo (maman surtout, désolée mais c’est vrai), ce n’est pas facile, surtout lorsque les enfants sont tous petits et qu’ils sont nos seuls interlocuteurs pendant 24-48-72 heures (c’est, franchement, à devenir taré) mais rien n’oblige à ce que ça se passe mal. Si les proches (c’est souvent d’eux que viennent les critiques les plus virulentes), la société, faisaient un effort de tolérance, si des moyens étaient mis en place pour permettre à la maman/papa seul.e de souffler quelques heures par semaine, si reconnaissance comme famille à part entière il y avait, être parent solo rentrerait dans la norme (oui, parce que là, elle l’est en apparence) et cet article n’aurait plus lieu d’être.

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Monsieur peureux

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Mon fils est un enfant peureux. Il pense toujours aux conséquences dangereuses de ses actes. C’est ainsi qu’à l’âge de six ans (ce qui n’est quand même pas fort vieux :-)), il faut encore lui rincer les cheveux avec une tasse, tenir son vélo avec une tige, rester au bord de l’eau avec lui lorsque tous les autres enfants de sa classe se jettent dans la grand bassin pour faire des exercices, le laisser allumer les lumières du corridor lorsqu’il fait noir et qu’ il doit le traverser pour aller dans sa chambre …

Comme j’ai également un profil phobique , je me suis vite rendue compte qu’aller dans le sens de ses peurs n’augurerai rien de bon. J’ai fait une TCC (thérapie cognitivo-comportementale), il y a dix ans, qui m’a appris que de la peur, on ne mourait pas. Impossible. Que la sensation pouvait être horrible (comme de mourir, tiens??), mais que, en cas de très grosse angoisse ou même d’attaque de panique, la mort (justement) n’était jamais au rendez-vous  . En fait, c’est un peu comme si le corps se préparait pour se battre contre un tigre alors qu’on est, par exemple, tranquillement couché sur son fauteuil en train de regarder un film. Cela n’a pas de sens, je vous l’accorde. C’est une alarme déréglée, qui sonne à n’importe quel moment et qu’il faut réparer.

Mon garçon n’a jamais eu d’attaque de panique mais le principe est le même car une phobie non-prise au sérieux ou non-contrôlée débouche souvent sur ces horribles crises, voire pire (agoraphobie). J’ai donc pris le taureau par les cornes et ai réfléchi à quoi faire pour l’aider.

Étant donné son petit âge, pour le côté théorie, j’ai choisi de partir d’un dessin animé, à savoir vice-versa. J’ai pris l’exemple du bonhomme violet-qui représente la peur-pour lui expliquer que chez lui, comme chez moi, c’était (avec le doré) un des plus forts . J’ai insisté sur le fait que ce bonhomme était utile car il nous prévenait des vrais dangers mais que le sien, tout comme le mien, nous racontaient souvent des choses effrayantes qui n’étaient pas vraies…

En ce qui concerne la pratique, j’ essaye au maximum (sauf quand il est malade ou trop fatigué) de lui empêcher d’éviter les situations qui lui font peur (bon, à part si elles sont vraiment dangereuses, cela va de soi), le rassure, l’encourage (un peu, strictement, parfois) et le félicite à chaque nouvelle victoire.

La partie n’est pas encore gagnée mais on avance …

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Mère au foyer du 21ème siècle

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Je suis considérée comme une mère au foyer par la population. Je vais être claire: je ne me considère pas comme telle. En tout cas, je ne me sens pas concernée par l’image qu’en ont le commun des mortels et même beaucoup de mamans, d’elles-mêmes.

En ce qui me concerne, je suis devenue maman au foyer à cause de ma santé. Dans ma situation, le rôle de maman solo d’enfant en bas âge étant difficilement conciliable avec le boulot, c’est tout naturellement que j’ai choisi mon fils. En revanche, ma vie ne tourne plus pas, exclusivement, autour de lui et des tâches liées à la maison. Je participe à un atelier d’écriture, à un groupe de travail de maman solos dans l’optique de faire évoluer notre situation précaire vers un mieux, je vois mes ami(e)s, je lis, je vais au ciné, à des conférences, à mes séances de neurofeedback, j’ai ce blog et d’autres projets.

Je sais qu’il n’est pas sain de ne vivre que pour la maison et ses enfants. Je dirais même qu’en mon sens, réduire sa vie à ça (à moins d’adorer le concept, of course), constitue un facteur déclencheur du tant redouté burn-out maternel.

Ces derniers jours, j’ai vu passer pas mal d’articles sur le sujet des mamans at home,  et ils m’ont un peu chiffonnée, j’avoue. Je trouve que les gens et plus particulièrement, les femmes ont une image très réductrice de ce qu’est censée être leur vie de maman-qui-ne-travaille-pas. Nous sommes au 21ème siècle, merde! Il est temps que nous sortions du rôle-cliché. Nous avons des droits, des machines qui nous aident à la maison. Ce n’est plus pareil qu’à l’époque de nos grands-mères.

Alors je sais parfaitement que chaque situation est différente, que ce n’est pas pareil lorsqu’on n’a qu’un seul enfant et que la difficulté diminue le plus souvent avec l’âge des petits (un enfant de six ans est plus autonome qu’un bébé, forcément, on ne l’a plus toute la journée dans les pattes), etc, mais je voudrais faire passer le message aux mamans qu’elles ont le DROIT de s’occuper d’elles, qu’elles ont le DROIT d’avoir une activité-passion de 2/3heures/semaine en dehors de la maison (very important!!!), de voir leurs ami(e)s (avec ou sans les kids), de partir quelques jours sans la marmaille, de passer un peu le relais, etc. Pour être des mamans suffisamment bonnes, il est nécessaire de savoir déconnecter et de prendre du temps pour soi.

Je suis bien consciente du fait que les commères la société, les gouvernements ne nous aident pas, que rien n’est fait, dans nos pays, pour permettre à la jeune maman, qu’elle travaille ou pas, de s’épanouir. C’est à nous de chercher les solutions et de profiter de/se créer toutes les minis-opportunités possibles et inimaginables pour sortir de la maison et surtout, de cette conception de vie étriquée. C’est difficile mais c’est possible.

Vous avez le droit, les filles. Mettez-vous ça bien dans le crâne. Il n’y a pas un modèle de vie particulier à suivre. C’est à nous de nous créer celui qui nous convient. Lorsque nous en serons convaincues , nous commencerons à convaincre les autres…et les choses évolueront. J’en suis certaine.

La vie change en devenant maman au foyer mais elle n’a pas à s’arrêter …Nous n’avons pas à nous laisser bouffer par ce rôle, qui sera, de toute façon, provisoire, pour la plupart d’entre nous. #girlpower

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Les questions casse-gueule du bonhomme

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N. est, maintenant, un petit garçon de 6 ans et des poussières. Un petit garçon qui grandit, qui apprend à la vitesse de la lumière, qui s’intéresse à peu près à tout et qui s’interroge sur la vie et son sens.

Depuis quelques temps, il nous étonne (surtout son père, ma mère et moi) avec des questions, pour le moins, incommodantes. Il revient souvent avec  la classique « mais, maman, je ne comprends pas, d’où vient la petite graine? » mais aussi « Si papa et toi, vous n’êtes pas ensemble, vous êtes quoi alors? » et la dernière en date « ça sert à quoi le mariage? »

J’avoue que je ne sais pas toujours ce qu’il convient de lui dire à son âge et il m’arrive de prendre mon temps pour réfléchir  avant de revenir  vers lui avec une explication (parfois, il a oublié sa question entre temps mais c’est rare). Dans tous les cas, je ne lui mens pas et je ne le laisse jamais sans réponse.

Pour ce qui est de la petite graine, son père (qui a trouvé une meilleure formule que moi) lui a, finalement, expliqué d’où elle venait mais n’a pas été plus loin dans son développement. Pour ma part, je lui ai parlé de l’utérus en lui expliquant à quoi il servait et en insistant bien sur le fait que seules les femmes en avaient un et que c’était la raison pour laquelle, les hommes ne pouvaient pas avoir de bébé(s) dans leur ventre.

En ce qui concerne, la relation que son père et moi, nous entretenions, cela a été facile parce que je m’y préparais depuis qu’il était bébé. Je lui ai fait savoir, qu’aujourd’hui après l’avoir haï pendant près de trois ans et avoir mis des litres d’eau dans mon vin, son paternel et moi, nous étions amis mais pas amoureux et que nous avions le plus beau  des petits garçons en commun. Pour qu’il intègre mieux notre réalité, j’ai ajouté que des parents qui ne sont plus amoureux (mais qui restent ensemble) se disputent souvent et que ce n’est bon pour personne. Il a approuvé du chef.

Quant au mariage, euh…j’ai, complètement, séché dans la mesure où personnellement et ça n’engage bien évidemment que moi, je ne comprends pas ce que le mariage apporte dans une vie de couple. Je n’ai pas d’exemple de mariage heureux autour de moi et je n’ai pas été de ces petites filles qui jouent à la princesse et qui rêvent de se faire passer la bague au doigt. J’ai toujours pensé que « vivre dans le péché » était bien plus romantique.  Enfin, pour ce qui est de la robe blanche et de la fête, je me suis toujours dit qu’avec tout l’argent dépensé, je pourrais m’offrir de beaux voyages à la place.  Non vraiment, je n’étais pas la personne idoine pour répondre à ce genre de question. Je l’ai donc renvoyé vers quelqu’un pour qui cet acte est important.

Et vous, vos enfants, quel genre de questions posent-t-ils? Trouvez-vous toujours facilement une réponse à leur donner?

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La maman que je suis

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Lorsque je suis devenue maman, influencée par mon éducation, j’ai voulu accéder à quelque chose d’impossible : « la perfection ». J’ai voulu être la meilleure maman sur tous les fronts et le moindre écart me faisait culpabiliser à outrance.

Je me suis totalement sacrifiée pour les besoins de mon fils.

Lorsque je suis devenue maman solo, j’ai, énormément, culpabilisé d’avoir fait un enfant. Je ne regrettais pas mon fils mais je me sentais inconsciente de l’avoir mis au monde alors que ma situation était si précaire: je me suis retrouvée à devoir nous reloger alors que j’étais au chômage et que j’avais des problèmes de santé. En plus, je n’avais aucune confiance en son père (il ne s’est pas occupé de son fils pendant la première année de sa vie) et quand je devais le laisser une journée ou une nuit avec lui, j’arrêtais de vivre. Je restais comme en apnée.

Lorsque je suis tombée très malade après mon sevrage (de drogues légales, j’insiste encore), j’ai été forcée de lâcher prise. Ce n’est pas venu d’un coup, hein, mais j’étais tellement mal en point que j’ai du laisser à d’autres le soin de s’occuper de mon petit. C’est alors que son père est, vraiment, rentré dans la vie de N et qu’il  a assumé et puis, surtout, assuré.

J’ai été obligée de prendre du temps pour moi, d’être « égoïste » et finalement, j’ai, compris que c’était la seule solution pour s’en sortir. J’ai saisi le sens de l’expression « prendre soin de soi ». J’ai appris l’importance d’avoir des moments à moi, de faire ce que j’aimais, sans le petit. J’ai vécu pour moi, sans vouloir chercher à être utile. C’était la première fois de ma vie. J’ai su que ces choses qui pour moi, ne servaient à rien, me permettraient d’être une vraie-bonne maman et que de continuer à me sacrifier, corps et âme, et à culpabiliser, comme je l’avais fait jusqu’alors ne me conduirait qu’à développer le tant redouté « burn-out » maternel.

Quand on est maman mais surtout, maman solo, ce n’est pas évident de trouver le temps et les sous (surtout pour les mamans qui s’occupent seules de leur(s) enfant(s)). Cependant, il est indispensable de pouvoir s’octroyer ne serait-ce qu’un quart d’heure par ci, par là. Être avec un enfant en bas âge 24h/24, c’est aliénant , qu’on se le dise et se sacrifier ne fait pas de nous de meilleures mères, bien au contraire.

Aujourd’hui, N. et moi,allons bien. Je suis une maman-poule/louve (comme vous voulez) mais je sais mieux ce qui me convient. J’ai une vie à moi et je sais que lui, aura la sienne, à lui, indépendante de la mienne. Mon rôle est de l’y préparer, en douceur, en lui montrant le (suffisamment bon) exemple à suivre.

Avoir un deuxième enfant quand on est seule

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A l’heure où je lis de plus en plus de témoignages et d’articles écrits par des femmes qui ne veulent pas avoir d’enfant du tout, moi, je désire en avoir un deuxième . Je l’ai toujours voulu. Même quand je n’avais pas N, je voulais avoir deux enfants. Et maintenant que je l’ai, je ne voudrais pas qu’il reste enfant unique. J’ai un frère. J’aime avoir un frère et du coup, j’aimerais qu’il en soit de même pour lui. Et puis, même si je sais bien que les enfants grandissent, j’ai à nouveau l’envie de pouponner et de recommencer ça.

Malheureusement, ma situation et ma santé ne s’y prêtent pas. Je commence à peine à sentir les effets du sevrage s’éloigner, j’ai des problèmes digestifs, sporadiquement, très pénibles et je n’ai qu’un semblant de sommeil à mon actif . J’ai passé sept ans de ma vie à prendre des drogues légales qui ne me convenaient pas, je ne suis pas encore sortie de l’auberge et je sais, par conséquent, qu’une grossesse, maintenant, ce serait une fausse bonne idée.

L’âge qui avance, je sais que réaliser ce souhait devient de plus en plus incertain alors mon cœur et ma raison se disputent.

Et le papa potentiel dans tout ça? …Et bien, je vous répondrai qu’il n’y a pas plus facile que de trouver un père. Un coup d’un soir ou un peu de sperme congelé et hops, le tour est joué. Enfin, c’est pas si simple mais il y a moyen. La vérité, c’est que je ne me sens pas les épaules pour ça. J’ai déjà bien assez souffert lorsque je me suis retrouvée seule et malade avec mon bonhomme (j’ai des bouffées d’angoisse rien que d’y penser).

Non, sans façon. La seule solution c’est que la chance me sourit dans pas trop longtemps et que soit, je rencontre le « prince charmant », soit, ma santé devienne excellente, tout à coup ou pas trop tard, soit je gagne au lotto (sans jouer, ça risque quand même d’être un peu compliqué), ou encore mieux, soit qu’il m’arrive les trois à la fois.

En tout cas, je ne désespère pas et comme le disait Lara (dont je ne suis pas fan et dont les interprétations me faisaient bien rire à une époque), il y a déjà pas mal d’années, maintenant: « j’y crois encore »…