Je suis une maman névrosée

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Je veux que mon fils n’ai pas de maladie grave et qu’il soit heureux.

Jusque-là, rien d’ anormal, n’est-ce pas? Le souci, c’est que chez moi, ce sont de  véritables obsessions. Pas toujours très conscientes.

Pour la maladie, je crois qu’en partie, on peut me comprendre mais quand même, je me rends compte que ce n’est pas très sain de limite paniquer quand je vois que ma progéniture n’a pas touché à ses légumes et qu’il ne mange quasi aucun fruit. A cause de ma crainte, il m’arrive de me fâcher et de l’obliger. Je me rappelle de moi qui ne mangeais presque rien. Ce que j’oublie en revanche, c’est que moi, si je mangeais si peu, c’est parce que déjà toute petite, j’avais pas mal de soucis au ventre et à l’estomac alors que lui, non. Je ne sais pas si le fait de mal manger a quelque chose à voir avec la leucémie que j’ai développé mais comme on parle toujours du rapport entre l’alimentation et la santé, je me dis que peut-être, ce n’est pas si anodin.

Pour le bonheur, c’est surtout sur deux aspects que je m’obsède focalise: les activités extrascolaires ou sorties ainsi que le harcèlement scolaire.

Quand j’étais petite, je voulais faire de la danse. C’était et ça reste ma grande passion. Or, mes parents ne m’ont jamais inscrite. Pour eux, les hobbys ce n’était pas utile, presque comme du caprice. Comme j’ai vécu ça et que j’ai constaté qu’un loisir pouvait être, au contraire, salvateur, je crois qu’à l’inverse d’eux, je me suis mise à être trop attentive aux désirs et aux passions de mon fils . Inconsciemment, je veux trop faire en sorte qu’il ne passe pas à côté des choses qui l’intéressent, tout en n’acceptant pas qu’il fasse sa girouette en voulant changer d’activité tous les quatre matins. C’est beaucoup de pression que je nous mets et j’ai peur qu’il ne finisse par s’en mettre lui-même.

Quant aux sorties, disons que N. est plutôt casanier mais qu’il est passionné par plein de choses: les dinosaures, les animaux, le cinéma, les travaux manuels, etc. Du coup, moi, je veux l’emmener partout …et je me suis rendue compte que c’était trop et qu’il n’avait pas besoin de tout ça. Je ne suis pas casanière moi-même, son père non plus et j’avoue que j’oublie parfois que mon petit garçon est déjà content en passant son après-midi à jardiner (il adore ça), à préparer un gâteau ou même à regarder un film sur l’ordinateur.

Enfin, en ce qui concerne le harcèlement, ce qui me pousse à en avoir peur c’est que N. est assez différent des autres enfants de son âge. Il n’a pas souvent les mêmes centres d’intérêt qu’eux et il ne cherche pas à se faire des amis. En général, il préfère la compagnie des adultes.

Cette année, pour la première fois, il a commencé à nous parler à toutes les sauces d’un petit garçon avec qui il jouait et j’ai été rassurée; un peu, car avec les autres, ce n’est toujours pas ça et il lui arrive d’en souffrir. Ses profs me disent qu’il n’est pas exclu pour autant et je n’en ai pas non plus l’impression. C’est lui qui se met à part et j’ai peur qu’à un moment, cette tendance finisse par se retourner contre lui.

J’ai été moi-même une ado harcelée, après la maladie, et il n’y a rien à faire, qu’il soit si solitaire m’angoisse terriblement.

Rationnellement, je sais qu’il n’est pas moi et qu’il aura de meilleures armes, j’en suis sûre mais il est aussi très sensible, empathique et tête de mule , il manque de confiance en lui, et ce sont des choses qui cumulées ensemble attirent les harceleurs comme des mouches. Je suis bien placée pour le savoir.

Plus il grandit et plus, je me souviens de mon propre parcours. Il y a déjà des similitudes, comme ce décalage avec les autres enfants dont il est beaucoup plus conscient que moi, à son âge, mais aussi des différences de caractère. Lui, il se sent le droit de s’exprimer quand quelque chose le dérange. Moi, je gardais tout pour moi. C’est déjà énorme, je trouve.

Je pense que je vais devoir faire un énorme travail sur moi pour ne pas lui transmettre mes angoisses et ce n’est pas évident car je ne les perçois pas toujours. Certaines choses sont tellement ancrées.

Et vous, est-ce qu’il vous arrive de faire des projections de votre propre enfance sur celle de vos enfants? Avez vous des peurs irrationnelles les concernant?

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Monsieur peureux

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Mon fils est un enfant peureux. Il pense toujours aux conséquences dangereuses de ses actes. C’est ainsi qu’à l’âge de six ans (ce qui n’est quand même pas fort vieux :-)), il faut encore lui rincer les cheveux avec une tasse, tenir son vélo avec une tige, rester au bord de l’eau avec lui lorsque tous les autres enfants de sa classe se jettent dans la grand bassin pour faire des exercices, le laisser allumer les lumières du corridor lorsqu’il fait noir et qu’ il doit le traverser pour aller dans sa chambre …

Comme j’ai également un profil phobique , je me suis vite rendue compte qu’aller dans le sens de ses peurs n’augurerai rien de bon. J’ai fait une TCC (thérapie cognitivo-comportementale), il y a dix ans, qui m’a appris que de la peur, on ne mourait pas. Impossible. Que la sensation pouvait être horrible (comme de mourir, tiens??), mais que, en cas de très grosse angoisse ou même d’attaque de panique, la mort (justement) n’était jamais au rendez-vous  . En fait, c’est un peu comme si le corps se préparait pour se battre contre un tigre alors qu’on est, par exemple, tranquillement couché sur son fauteuil en train de regarder un film. Cela n’a pas de sens, je vous l’accorde. C’est une alarme déréglée, qui sonne à n’importe quel moment et qu’il faut réparer.

Mon garçon n’a jamais eu d’attaque de panique mais le principe est le même car une phobie non-prise au sérieux ou non-contrôlée débouche souvent sur ces horribles crises, voire pire (agoraphobie). J’ai donc pris le taureau par les cornes et ai réfléchi à quoi faire pour l’aider.

Étant donné son petit âge, pour le côté théorie, j’ai choisi de partir d’un dessin animé, à savoir vice-versa. J’ai pris l’exemple du bonhomme violet-qui représente la peur-pour lui expliquer que chez lui, comme chez moi, c’était (avec le doré) un des plus forts . J’ai insisté sur le fait que ce bonhomme était utile car il nous prévenait des vrais dangers mais que le sien, tout comme le mien, nous racontaient souvent des choses effrayantes qui n’étaient pas vraies…

En ce qui concerne la pratique, j’ essaye au maximum (sauf quand il est malade ou trop fatigué) de lui empêcher d’éviter les situations qui lui font peur (bon, à part si elles sont vraiment dangereuses, cela va de soi), le rassure, l’encourage (un peu, strictement, parfois) et le félicite à chaque nouvelle victoire.

La partie n’est pas encore gagnée mais on avance …

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Les questions casse-gueule du bonhomme

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N. est, maintenant, un petit garçon de 6 ans et des poussières. Un petit garçon qui grandit, qui apprend à la vitesse de la lumière, qui s’intéresse à peu près à tout et qui s’interroge sur la vie et son sens.

Depuis quelques temps, il nous étonne (surtout son père, ma mère et moi) avec des questions, pour le moins, incommodantes. Il revient souvent avec  la classique « mais, maman, je ne comprends pas, d’où vient la petite graine? » mais aussi « Si papa et toi, vous n’êtes pas ensemble, vous êtes quoi alors? » et la dernière en date « ça sert à quoi le mariage? »

J’avoue que je ne sais pas toujours ce qu’il convient de lui dire à son âge et il m’arrive de prendre mon temps pour réfléchir  avant de revenir  vers lui avec une explication (parfois, il a oublié sa question entre temps mais c’est rare). Dans tous les cas, je ne lui mens pas et je ne le laisse jamais sans réponse.

Pour ce qui est de la petite graine, son père (qui a trouvé une meilleure formule que moi) lui a, finalement, expliqué d’où elle venait mais n’a pas été plus loin dans son développement. Pour ma part, je lui ai parlé de l’utérus en lui expliquant à quoi il servait et en insistant bien sur le fait que seules les femmes en avaient un et que c’était la raison pour laquelle, les hommes ne pouvaient pas avoir de bébé(s) dans leur ventre.

En ce qui concerne, la relation que son père et moi, nous entretenions, cela a été facile parce que je m’y préparais depuis qu’il était bébé. Je lui ai fait savoir, qu’aujourd’hui après l’avoir haï pendant près de trois ans et avoir mis des litres d’eau dans mon vin, son paternel et moi, nous étions amis mais pas amoureux et que nous avions le plus beau  des petits garçons en commun. Pour qu’il intègre mieux notre réalité, j’ai ajouté que des parents qui ne sont plus amoureux (mais qui restent ensemble) se disputent souvent et que ce n’est bon pour personne. Il a approuvé du chef.

Quant au mariage, euh…j’ai, complètement, séché dans la mesure où personnellement et ça n’engage bien évidemment que moi, je ne comprends pas ce que le mariage apporte dans une vie de couple. Je n’ai pas d’exemple de mariage heureux autour de moi et je n’ai pas été de ces petites filles qui jouent à la princesse et qui rêvent de se faire passer la bague au doigt. J’ai toujours pensé que « vivre dans le péché » était bien plus romantique.  Enfin, pour ce qui est de la robe blanche et de la fête, je me suis toujours dit qu’avec tout l’argent dépensé, je pourrais m’offrir de beaux voyages à la place.  Non vraiment, je n’étais pas la personne idoine pour répondre à ce genre de question. Je l’ai donc renvoyé vers quelqu’un pour qui cet acte est important.

Et vous, vos enfants, quel genre de questions posent-t-ils? Trouvez-vous toujours facilement une réponse à leur donner?

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N. et le pays magique

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Mon fils avait 3,5 ans la première fois qu’il a visité un cimetière. C’était celui où se trouvent mes grands-parents, à Alicante, en Espagne, et où je vais avec ma mère chaque fois que nous retournons dans ces terres.

Je ne savais pas si c’était bien ou pas bien d’y emmener un enfant si jeune. Je n’avais personne pour le garder et franchement, je ne m’étais jamais posée la question.

Je parle beaucoup à mon garçon, en général, de tas de choses mais j’estimais que 3,5 ans, pour aborder la mort avec lui, c’était trop tôt. Par conséquent, lorsque nous avons pris le bus pour nous  rendre au cimetière, je ne lui ai rien expliqué à part que nous allions faire une petite visite à mes grands-parents et acheter des fleurs pour eux.

Arrivés sur place, le petit a couru, joué dans les allées, pendant que ma mère et moi, nous prenions l’échelle et nous nous occupions de placer les fleurs sur les deux niches de mes grands-parents…Et nous étions sur le point de repartir lorsque tout à coup, N. s’est exclamé: « Mais ils sont où ton papy et ta mamie, maman? ». En fait, il s’était réellement attendu à les rencontrer. Je n’ai pas su quoi répondre (je me voyais mal lui raconter que mes grands-parents étaient chacun dans une boîte, à l’intérieur d’une niche) à part qu’ils étaient là mais qu’on ne les voyait pas. Ce qui n’a pas eu pour effet de le rassurer. Il m’a alors demandé: mais, pourquoi, on ne les voit pas? ça l’a effrayé.

Ma maman a alors trouvé une parade: celle du pays magique. Elle lui a raconté que les gens allaient dans un endroit qui s’appelait le pays magique quand ils étaient très vieux et/ou très malades. Elle a ajouté qu’ils y étaient bien mais qu’ils ne pouvaient pas en revenir. Il s’est calmé…sauf que, cette question a commencé à le travailler…et que le jour où Hatchi (Hachiko ) est passé à la télé et que le personnage joué par Richard Gere est décédé sous le coup d’une attaque foudroyante, N. a paniqué et s’est mis à pleurer. Il nous a dit qu’il ne voulait pas que cela nous arrive. On l’a consolé et puis, il a fini par tirer ses propres conclusions. Il s’est rassuré lui-même et s’est exprimé en disant que puisque nous n’étions ni vieux ni malades, la mort ne risquait pas de venir nous chercher de sitôt.

Après cette épisode, le pays magique a continué à l’obséder pendant longtemps (jusqu’à récemment). Il nous a posé des tas de questions, du style: c’est comment là-bas? est-ce qu’il y a des dinosaures? est-ce que le pays magique pour les chiens est différent de celui des personnes? ça n’arrêtait pas.

Il nous a faits peur aussi à certains moments. Notre description de l’endroit étant trop positive, il lui est arrivé d’en parler comme s’il voulait y aller.

Réagir en tant que parent (occidental) n’a pas été chose aisée. Entendre ce genre de propos de la bouche d’un enfant de 4 et 5 ans, est assez déstabilisant et je me suis posée beaucoup de questions sur la façon dont j’aurais vraiment du réagir ce fameux jour au cimetière. A aucun moment, je ne m’étais attendu à ce qu’un petit bonhomme qu’on voyait à peine sur le sol s’interroge autant sur le sujet. Je n’avais pas de point de comparaison étant donné que le contexte de nos enfances respectives est complètement différent: Il est fils unique, petit enfant unique. J’ai un frère, plein de cousins-cousines et la fracture enfant(s)/adulte(s) était plus grande à l’époque, j’ai l’impression.

Récemment, je me suis aperçue que le thème lui faisait moins peur et qu’il semblait l’avoir intégré. A sa manière … car j’ai le sentiment qu’il ne comprend pas, réellement, ce que la mort implique. Il est encore fort immergé dans l’univers magique et imaginaire propre aux enfants. Je crois que c’est tant mieux.

Et chez vous, est-ce que vos tous petits, se préoccupent-t-ils déjà de ce genre de sujet? Comment avez-vous fait pour les rassurer?

 

 

Six

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Nicolas, aujourd’hui, ça fait six ans que tu es là. Six ans que je me suis réveillée un peu « mouillée » en pleine nuit et que je me suis dit que le moment était peut-être venu … Tu sais, il m’est très difficile de te décrire parce que l’émotion me prend, me tord et que rien de correct ne me vient.

Comment exprimer en quelques phrases ce que tu représentes ? Je ne sais pas comment les autres mamans font. Pour moi, ce que je tape, j’écris, n’est jamais assez juste pour dire à quel point ta venue au monde, tes premiers pas m’ont bouleversée, transformée, obligée à re-pousser mes limites au delà de ce que jamais, je n’aurais pu imaginer. Je ne sais pas comment on le dit pour que ça fasse joli.

Comment communiquer que je m’améliore, je me révèle parce que tu es là, parce que tu es ma boussole, mon moteur, ma douce folie et mon plus grand défi (oui, tout ça, à la fois) ?

Je pourrais passer des heures à parler de ta façon d’être au monde, de ta manière de mettre la main à la pâte, raconter ton rire, tes farces, tes actes, l’intensité de tes »je t’aime maman » au réveil mais … ça ne serait jamais suffisant.

Je pourrais passer des jours à dire ta gentillesse, ta tendresse, ta sensibilité mais … personne d’autre ne verrait ce que moi je vois.

Je pourrais aussi expliquer tes jeux, tes danses, tes discours à Georges, ton attachement à Fluny mais … peu de monde comprendrait , alors je préfère garder tout ça pour nous et simplement te souhaiter un merveilleux anniversaire, mon poussin.

Six ans, tu as, aujourd’hui et moi, après tout ce temps passé ensemble, je n’en reviens toujours pas que tu sois dans ma vie. Merci d’être là, mon cœur. Merci d’être toi.

Ta maman qui t’aime.

 

 

Avant de toucher le fond, il descend à reculons…

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N. et la piscine, ce n’est pas une grande histoire d’amour. C’est plutôt compliqué, en fait.

Quand il a su qu’il allait devoir aller à la natation en première primaire, il a paniqué. Tellement que lorsqu’on s’est rendus à Rome avec ma maman pour fêter ses 65 ans, il a jeté une pièce dans la fontaine de Trevi en faisant le vœu de ne pas devoir aller à la piscine avec sa classe en septembre. Il ne croit plus aux vœux qu’on fait depuis, c’est dire comment cette histoire l’a marqué.

Son père a bien essayé de l’inscrire à un cours près de chez lui en deuxième partie de troisième maternelle mais il n’y avait déjà plus de place. Il y est alors allé deux fois avec lui mais ça a été un massacre parce que là, où il l’a amené, il n’y avait qu’un grand bassin et que le petit n’avait pas pied.

Septembre a été un vrai cauchemar pour N., à cause (mais pas seulement), de la piscine. Dans sa classe, ils sont 25 et du coup, la monitrice n’a pas su quoi faire lorsqu’il n’a pas voulu faire les exercices. Elle l’a, simplement, laissé assis sur les marches de la piscine, les pieds dans l’eau. Sa prof de français l’a alors surveillé pendant toute la durée de l’activité.

Comme je voyais que la situation ne s’améliorait pas, j’ai décidé de prendre le taureau par les cornes et d’y aller avec lui  tout près de chez nous. Ce qui tombait bien parce qu’on habite tout près de la piscine à laquelle il va avec son école. Comme je m’y connais, malheureusement, très fort en peurs (je souffre de phobies en tous genres depuis mes 6 ans) et que, je connais bien mon fils et sa façon de fonctionner, je me suis dit qu’il n’y avait, au final, pas mieux placé que moi pour l’aider.

Nous nous y sommes donc rendus ensemble et avons procédé comme suit:

1) On s’assoit dans l’eau, sur les escaliers du bassin.

2) Cinq minutes s’écoulent et je décide de tirer mon fils vers l’intérieur. Il résiste mais je le rassure, je lui dis qu’il aura toujours pied et que maman est là pour le protéger. Il me suit en me tenant très fort les deux mains. On traverse la piscine. « Sur le chemin », il a déjà lâché une de mes mains.

3) Arrivés de l’autre côté du bassin, il se tient sur le rebord d’une main et tient ma main de l’autre. Je décide de le lâcher mais me rends compte à sa réaction horrifiée que c’est trop tôt. Une ou deux minutes passent et c’est lui qui me lâche sans s’en rendre compte. Je le lui fais remarquer et il sourit fièrement mais remet aussitôt ma main dans la sienne.

4) On se promène dans tout le bassin. On fait des allers et puis, des retours et encore des allers et à, un moment, il me lâche et me dit: « Maman, tu peux partir devant, je te suis ». Je suis tellement contente et fière de lui (et de moi, je l’avoue).

Une heure et demi en tout, ça nous aura pris. Une heure et demie, qu’est-ce que c’est dans une vie? Pas grand chose, n’est-ce pas?

Je ne vais pas vous mentir, à l’école, ça ne se passe pas très bien. Il rentre dans l’eau, il fait ce qu’il a à faire mais avec une monitrice qui travaille avec lui tout seul, ou avec lui et juste, un autre gamin. Il n’arrive pas à rejoindre le groupe.

Comment ça se fait si avec moi ça a été? Et bien, je pense qu’ils ne savent pas s’y prendre avec lui.  Comme pour le reste, ils lui mettent la pression. Mais de toute façon, je crois que « nager », ça n’est pas son truc (en tout cas pas pour le moment). J’y suis retournée avec lui et même si, avec moi, il n’a pas peur, j’ai bien vu qu’il n’était pas passionné. On s’est vite ennuyés. A l’école, dire qu’il n’aime pas, ça ne passe pas. C’est comme si ce n’était pas possible et que d’office si ça ne va pas, c’est parce qu’il a un gros souci.

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