Ça craint mais on tient

ça-craint-mais-on-tient

 

Oui, ça craint. J’en avais déjà parlé et les soucis n’ont pas disparu d’un coup de baguette magique.

Le 17 janvier, j’ai été opérée pour une endométriose de stade 4 (ça fait peur, dis comme ça mais on n’en meurt pas) et la convalescence prend un peu de temps. C’est normal. J’ai été, pratiquement, immobilisée pendant plusieurs jours avec ma mère à mon chevet.

Par la suite, le petit a passé une gastroscopie pour des soucis qu’il trainait à l’estomac depuis août 2019 et pour lesquels les médecins traitants nous avaient prodigués idées et astuces qui n’ont pas fonctionné. On les a abandonnés pour se tourner vers une spécialiste qui, elle nous a vivement conseillés de lui faire passer l’examen étant donné les antécédents gastriques de toute la famille. Première partie du diagnostic: œsophagite. La deuxième, on l’aura fin du mois.

Puis, ma maman et son cancer du côlon. Opérée le 30 décembre, elle était sans nouvelles depuis et ne savait pas si elle devrait « faire de la chimio » ou pas. Finalement, le verdict est tombé jeudi dernier et malheureusement, la réponse est oui. Pendant 6 mois. Parce qu’un de ses ganglions autour du côlon a été touché par la maladie.

Enfin, en ce qui concerne mon amie et ses agressions, son ex a été convoqué et aurait avoué (selon ses dires à lui et on n’y croit pas une seule seconde) le 31 décembre et depuis, on ne sait plus rien non plus. Elle n’a pas beaucoup d’espoir sur la suite des événements dans la mesure où le viol (dit) conjugal est, souvent, encore plus difficile à prouver que les autres.

Comme vous pouvez vous en douter, on n’a pas eu droit à un moment de répit depuis pas mal de temps déjà et ce n’est, parfois, pas évident de ne pas craquer. Il y a des jours où ça va, et des jours où ça se morcelle de partout. On a beau savoir que c’est un cycle, ce n’est jamais facile quand on est en plein dedans.

J’espère revenir bientôt avec de meilleures nouvelles.

Ocho

Ocho

Aujourd’hui, tu as huit ans, mon coeur.

Huit ans que tu es mon moteur. Huit ans que je tente d’être à ta hauteur.

Cette fin d’année n’est pas facile pour nous et ce que je te souhaite pour ta neuvième  sur la Terre, c’est que tout s’arrange et que tes angoisses, tu arrives à les contrôler pour apprendre à nager et parvenir à déployer tes ailes.

Il y a tellement de beau en toi et tous les jours, je vais te rappeler que tu es magnifique, intelligent, drôle et que tu es capable. Oui, tu es capable, n’en doute pas. N’en doute plus.

Je te souhaite un merveilleux anniversaire mon tout petit, en espérant que ta fête, même si un peu modifiée par les circonstances, sera belle et pleine de ta joie.

Tu mama, que te adora

Joyeuses fêtes à tous

Je ne comprends pas pourquoi ces enfants veulent être ami.s avec moi

Je-ne-comprends-pas-pourquoi-ils-veulent-être-amis-aavec-moi

Cette phrase, c’est un petit garçon de presque huit ans qui l’a sortie à son papa. Cette phrase, dans la bouche d’un si petit bonhomme est choquante, surtout quand on sait pourquoi il pense comme ça.

Ce petit garçon, en fait, il se sent différent de ses camarades et ne comprend pas pourquoi les autres peuvent s’intéresser à lui puisque ses centres d’intérêt ne sont pas les mêmes et qu’il est discret et maladroit.

Il n’a pas encore compris que c’est cette différence qui attire les autres, que côtoyer quelqu’un de pareil que soi, ce n’est pas marrant et même, souvent, ennuyeux.

Non, être différent ce n’est pas quelque chose de mal, même si le terme est  utilisé, à tort et à travers, dans un sens négatif, pour désigner ce qui ne va pas chez quelqu’un. Cette différence, c’est ce qui nous  rend unique simplement. Cette différence c’est ce qui va faire que l’on va marquer les esprits, que  les autres vont nous reconnaître, se souvenir de nous, en tant qu’individu.

C’est si triste de constater à quel point, dès la maternelle, un système,  nous pousse à rentrer dans un cadre, un moule, à ne pas dépasser. C’est triste de voir que sortir un peu du lot est considéré comme quelque chose d’anormal. Ce n’est pas anormal, nous ne sommes pas des moutons, quoi qu’on veuille nous faire croire. Quand on creuse et qu’on s’intéresse aux gens, on se rend compte que les moutons, en fait,  il y en a très peu, que les gens font presque tous leur maximum pour s’adapter à un fonctionnement qui ne leur correspond pas, qui ne peut correspondre à personne, tant il est limitatif et loin d’être en phase avec la condition d’humain.e.

Je voudrais tellement que ce petit garçon voit à quel point il illumine la vie des autres par sa créativité, sa curiosité, son humour, sa perception fine des choses, son instinct, sa douceur, son gros caractère malgré tout. Je voudrais tellement qu’il voit qu’il lui suffit d’être lui pour être aimé et qu’il n’a pas besoin de ressembler à un modèle établi.

C’est bien la différence. Embrassons la différence !

Quand le mot « pourri » est un doux euphémisme

quand-le-mot-pourri-est-un-doux-euphémisme

Je n’aime pas raconter les trucs glauques pour les raconter. Pour moi, ça devient acceptable quand à la fin tout est bien qui finit bien et que j’ai une belle histoire de rétablissement ou de résilience à relater.

C’est ainsi que je n’ai ni parlé des nombreux examens que ma mère et moi avons subi, ni des angoisses grandissantes et de plus en plus handicapantes de mon bonhomme. Cependant, j’avoue qu’en cette fin novembre, j’ai besoin de me plaindre et pourquoi pas, de m’apitoyer.

En ce qui me concerne, on m’a diagnostiqué une endométriose profonde (#maladieàlamode) pour ensuite me dire que ce n’était pas ça et qu’il fallait continuer à chercher. Quant à ma mère, c’est plus grave. Pour elle, il n’y a pas eu d’errance et en moins d’un mois, on a su qu’elle souffrait d’un cancer du colon, heureusement, à un stade précoce.

Mon fils, en voyant la santé des  femmes de sa vie décliner, s’est mis à avoir peur d’à peu près tout, et ce, surtout depuis mon évanouissement (du à des douleurs insupportables dans le bas ventre) alors que, rien que tous les deux, nous étions dans la file pour assister au spectacle du cirque Bouglione .

Il est vrai que vu de l’extérieur, je donne l’impression de réagir plutôt froidement à tout ce qui nous arrive . Je suis comme anesthésiée par toutes ces mauvaises nouvelles et me sens comme « absente » de la vie. J’ai, parfois, des sursauts de colère, car quand même, bordel, ma mère, c’est le deuxième cancer (1er en 2011 au sein) qu’elle se tape, qu’entre nous deux, ça fait trois et que, finalement, moi, , j’ai vécu plus dans la merde qu’autre chose. Je me dis sans cesse que ce n’est pas juste et je me demande pourquoi certains ont tellement de chance et d’autres si peu.

Depuis quelques semaines, je n’espère plus rien de bon ni de mauvais . J’essaie, simplement, de survivre, d’agir, de vivre le plus normalement possible et surtout, de montrer une bonne tête devant le petit pour qu’il s’inquiète moins. Il est évident que cela est loin d’être facile et que je ne dois pas être si convaincante dans la mesure où il passe sa vie à me demander : « ça va, maman?

Alors, je ne sais pas si j’écrirai beaucoup, un peu, ou pas du tout dans les prochaines semaines, les prochains mois. Tout dépend de mon envie et de la suite des événements. Je n’ai pas envie de me censurer mais pas non plus d’écrire que tout va mal à longueur d’article.s.. Si j’y arrive, j’essaierai de creuser un peu plus sur le féminisme, qui, pour moi et par la force des choses, s’est imposé comme ZE thème de l’année. Mais rien n’est moins sûr et on verra.

Voilà, vous savez à présent pourquoi je suis bien moins présente sur mon blog et la blogosphère, en général.

 

quand-pourri-est-un-doux-euphémisme

 

 

 

Mon fils et les autres enfants

mon-fils-et-les-autres-enfants

Aujourd’hui, c’est la rentrée des classes. La sixième pour mon garçon. Lui, l’école, il déteste tellement qu’il oublie qu’elle existe et moi, je ne suis jamais tranquille lorsqu’il y est.

Le petit est le seul enfant de la famille. Un enfant qui n’a pas connu la crèche. J’ai essayé de le sociabiliser comme j’ai pu mais tout ce que j’ai « obtenu », c’est en premier une hostilité, voire une crainte de sa part , puis une indifférence presque généralisée envers les enfants.

Il a un mal de chien à se faire des amis de son âge. Il n’aime pas les mêmes choses qu’eux. Il est trop logique, trop dans l’analyse et en même temps, complètement dans l’émotionnel (il pleure encore pour « pas grand chose » et est intensément câlin).

A l’école, c’est la croix et la bannière. Il s’ennuie tellement qu’il passe sa vie à dessiner (même sur ses bras). Les autres ne le comprennent pas et se moquent de lui. Parfois. Souvent. Tout dépend des périodes.

Ses profs disaient qu’il était inhibé, extrêmement timide, mal à l’aise lorsqu’il était plus petit. Aujourd’hui, c’est juste très calme qui ressort. Je l’ai vu et en vrai, il devient mutique lorsqu’il traverse les portes de son institut. La différence entre son comportement à l’école et à la maison est saisissante.

Je vous avoue être perdue. Je l’ai emmené chez un pédopsychiatre lorsqu’il est rentré en primaire mais elle l’a trouvé superbement parfait. Rien d’étonnant, il apprécie la compagnie des adultes et tout l’intéresse.

En tant que parents, son père et moi, nous observons des phobies et de l’anxiété mais ce n’est pas spécifique à l’école. Il est solitaire, introverti mais si les autres ne se moquaient pas, je crois que ça ne poserait aucun problème. Sa différence ne passe pas et je suis souvent écœurée de constater à quel point rien n’a changé depuis que moi, j’étais à l’école. Je ne veux pas transposer mon vécu sur le sien mais je n’arrive pas toujours à prendre de la distance et à me convaincre que tout ira bien. Je suis sa maman, j’ai peur pour lui.

Ma plus grande crainte, c’est le harcèlement destructeur. Je l’ai connu, pas aussi jeune, pas pour les mêmes raisons, mais je sais les dégâts que ça peut faire sur l’estime et la confiance en soi.

Il y a quelques jours, on a discuté du sujet, lui et moi. Il m’a parlé des enfants qui l’embêtaient ( c’est toujours les mêmes noms qui reviennent). Il m’a dit que ce n’était pas juste, qu’il ne comprenait pas pourquoi ils s’acharnaient étant donné que lui, il ne se moquait jamais de personne. Je lui ai répondu qu’il ne devait pas y prêter attention, que la méchanceté, je m’excuse, était la faiblesse des imbéciles qui se croient forts et qu’il devait se convaincre absolument de quatre choses : il est BEAU, il est INTELLIGENT, il est  GENTIL et il est DRÔLE. J’ai insisté sur le fait qu’il était indispensable qu’il dégage de la confiance, pour que plus personne n’ose s’en prendre à lui. J’ai adapté mon vocabulaire à son âge, bien sûr, et il m’a dit: ok. Je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire, et ce, que l’on soit enfant ou adulte.

Pour ses phobies et ses angoisses, on a décidé d’aller consulter. On verra si ça peut servir pour l’école bien que je ne considère pas que ce soit à lui de changer.

le-jour-où-l-insomnie-m-a-fait-atterrir-à-l-hopital

Sur la route avec papa

sur-la-route-avec-papa

Ce matin, tu es parti avec papa. Tu étais excité comme une puce hier et du coup, complètement, insupportable. Je voulais que cette dernière journée avant ton départ soit douce et belle mais au lieu de ça, j’ai du batailler pour que tu te comportes comme le garçon que je connais et que j’aime de tout mon cœur de maman.

Je dois avouer que je n’ai, peut-être, pas été très fine moi non plus. Je stressais aussi. Même si tu grandis et qu’en général, ce n’est pas pour longtemps, j’ai toujours beaucoup de mal à me séparer de toi. Cela me ramène systématiquement à cette époque où j’étais tellement malade que je pouvais à peine te prendre dans mes bras. C’est bête, je sais. Tout est complètement différent aujourd’hui. Je reste fragile mais je vais mieux et je t’ai « récupéré » depuis longtemps.

En fait, je crois que j’ai la frousse parce que c’est la première fois que papa prend le porte-vélos pour un voyage aussi long…et quand je vois la taille de sa Twingo, j’y peux rien, je flippe à l’idée de ce qui pourrait arriver. Maintenant, je sais qu’il est prudent et qu’il s’arrête souvent. D’ailleurs, votre voyage vous le faites en deux étapes: Munich aujourd’hui et Umag en Croatie à partir de demain et ce, jusqu’à ce qu’on se retrouve tous les deux.

Je sais, les mamans ça s’inquiète toujours et ça va tellement loin que cette nuit, j’ai fait un vilain cauchemar dans lequel tu étais en danger. Ne me demande pas de te le raconter, je ne me souviens que d’une vitre qui nous séparait.

Mais après tout, peut-être que tout ceci est positif . Nos séparations me préparent à quand tu seras grand et que tu voleras de tes propres ailes…Et puis, honnêtement, j’en ai besoin de ces quelques jours pour me retrouver, vivre un peu à mon rythme, faire une sortie arrosée et me reposer.

Je m’en vais nettoyer TA chambre à présent (elle en a bien besoin) et te dis à lundi soir mon chéri.

Profite, amuse toi comme un petit fou et n’aies pas peur surtout.

Gros bisous, mon bonhomme.

Ta maman qui t’aime, t’aime, t’aime jusqu’à l’infini et au-delà

sur-la-route-avec-papa

Le jour où je me suis sentie mauvaise mère

 

C’était le jour de la remise des bulletins. On avait rendez-vous avec la maîtresse pour savoir si mon fils avait bien travaillé et s’il passait en 3ème primaire (omg, déjà). A l’école, il y avait beaucoup de parents qui attendaient avant nous, beaucoup d’enfants aussi.

Mon garçon ne voulait pas aller avec les enfants de sa classe et je ne comprenais pas pourquoi. Je sais qu’il préfère les adultes, je sais qu’il ne s’entend quasi avec aucun de ses camarades…mais je ne sais pas pourquoi ce jour-là, cela m’a frustrée. C’est égoïste, je sais mais j’avais besoin d’être rassurée et que pour une fois, dans sa courte vie, il se comporte comme les enfants de son âge. Qu’il aille vers eux et qu’il joue.

J’ai tenté de le pousser plusieurs fois dans leur direction mais rien n’y a fait. Il a voulu rester avec moi, tout en se plaignant du fait qu’il s’ennuyait.

Je crois que ma frustration ne m’a pas laissée être très sympa avec lui ce jour-là et je m’en suis voulue. Plus tard. Lorsqu’il est parti avec son père et que j’ai réalisé ô combien j’avais été injuste. Moi qui prône toujours le droit à la différence et à se montrer tel que l’on est, je voulais subitement que mon fils se fonde dans un moule qui ne lui correspond pas.

Dans la soirée, un ami m’a rassurée sur ma qualité de mère. Il a insisté sur mes valeurs et sur ce qui selon lui et pour reprendre ses mots, me différenciait de tous ses parents qui ne veulent pas être dérangés et achètent une tablette à leurs jeunes enfants à peine savent-ils marcher. Il a su trouver les mots et cela m’a fait du bien.

N’empêche que je garde cet épisode en tête et que je voulais en parler avec vous, des fois que vous ayez envie de partager une anecdote similaire, d’un moment où vous n’avez pas, complètement, assumé vos enfants tels qu’ils sont.

 

 

 

Tu as perdu George, mon coeur

tu-as-perdu-george-mon-coeur

George, c’était ton petit singe.

George, c’était ton doudou. Enfin, pas vraiment ton doudou parce que quand tu l’as eu, c’était trop tard, dans ta vie, pour qu’il soit considéré ainsi.

George, il a permis de maintenir le lien entre nous quand je ne pouvais même pas te prendre dans mes bras à cause de ces sales douleurs, partout, dans mon corps.

George, c’était notre marionnette. Je parlais pour lui et tu lui faisais vivre plein d’aventures.

George, on lui a inventé une histoire. Il avait un an et des poussières de plus que toi, venait de Gibraltar où parfois, quand tu le laissais, il retournait voir sa mamie-chérie.

George, tu l’emmenais partout. Chez papa, chez l’abuela. Il a visité plus de pays que tes grands-parents maternels.

On en aura passé des soirées à jouer avec lui. Tu lui auras même construit deux maisons.  George, pour toi, c’était Woody dans Toy story.

Tu l’aimais tellement ton George que parfois, je devais m’assurer que tu te souvenais encore qu’il était une peluche et pas ton frérot.

George et nous, c’est fini, parce qu’hier, dans le bus, tu l’as oublié.

Quand je l’ai remarqué, tu m’as demandé si ce n’était pas à nouveau une de mes blagues et lorsque je t’ai répondu que non, tu t’es mis à sangloter. « Oh non, pas George, c’est mon jouet préféré » que tu as articulé. Tu es revenu plusieurs fois en larmes dans l’après-midi et je t’ai dit que peut-être il valait mieux que tu apprennes à vivre sans lui mais que si c’était trop dur, nous trouverions une solution.

« Oh non pas George » et pourtant, je me dis que c’est peut-être la fin d’un chapitre . Le temps est peut-être venu de laisser ton petit singe et cette partie de ton enfance derrière nous. Tu grandis mon fils. La preuve, depuis quelques jours, tu joues déjà seul dans ta chambre avec tes cd de rock en background.

Tu grandis mon bonhomme et je me demande, au final,  à qui de nous deux la disparition de George aura fait plus de mal.

 

 

Sept

SEPT

Aujourd’hui, c’est ton anniversaire mon chou (au chocolat, toujours au chocolat) et je ne vais pas faire de long (s) discours. A la place, on a organisé une belle fête avec un bon gâteau et des bougies un peu spéciales (surprise, surprise :-)). Il y a des cadeaux qui t’attendent aussi, mais pas trop, et puis, surtout tes personnes favorites autour de la table: ta famille. Oui, car tu m’as dit vendredi que pour toi, le plus important dans ta vie, c’était ta famille (Les déclarations comme ça, ça c’est vraiment toi).

Trêve de blabla. J’ai dit que je la ferai courte et je tiendrai ma promesse. Place à la fête maintenant. Bon anniversaire mon bébé (ok, plus bébé depuis longtemps) Noël , mi muñeco. Te quiero.

J’en profite pour souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année à tous mes fidèles lecteurs (spécial dédicace à mon.ma fidèle lecteur.rice de Norvège qui ne décline pas son identité et puis, à vous de Pologne qui avez, étrangement (ou pas), commencé à me suivre à mon retour de Pologne, justement).

Je vous laisse. A vendredi.

Et sinon pour les devoirs, ça se passe comment?

et-sinon-pour-les-devoirs-ça-se-passe-comment-?

Si, pour le moment aujourd’hui, je n’ai plus beaucoup de soucis avec le bonhomme pour qu’il fasse ses devoirs, les débuts n’ont pas été glorieux.

Mon fils n’aime pas l’école. Je ne sais pas si c’est à cause de son établissement, le système dans son ensemble ou autre chose, mais il a toujours souffert de devoir y aller.

Sa rentrée en primaire a été chaotique et encore, je trouve que le mot est doux par rapport au stress et à la tension que je ressentais dans son petit corps. Tout le premier trimestre, son père ou moi, avons du, pratiquement, le pousser  à l’intérieur de l’école et le laisser collé à le surveillante à attendre que la cloche sonne. C’est dire, si pour moi, ce fût un déchirement, à chaque fois.

Lorsque pour la première fois, j’ai sorti le journal de classe de son cartable et que je lui ai expliqué qu’à partir de ce premier septembre (2017), il allait devoir travailler après l’école, il m’a fait une crise. Je le comprenais, moi. Il venait de se taper une journée dans un nouveau bâtiment, avec plus de 400 gamins dans la cour pendant la récré; à devoir, tout à coup, rester assis toute la journée, écouter, commencer l’apprentissage des sons pour la lecture, l’écriture en français et en néerlandais. C’en était trop pour lui, la goutte qui faisait déborder son vase.

Que ce soit lui ou moi, on a eu du mal à rentrer dans ce nouveau rythme. Lui, pour les raisons que je viens de citer et moi, parce que son rythme d’apprentissage et le mien  différaient totalement. J’ai revécu toute ma première année de primaire pendant la sienne et  j’avoue avoir eu extrêmement de mal  à me mettre à sa place et à m’adapter. Lui, il apprenait doucement et moi, le premier jour, je savais déjà. Il m’a fallu longtemps pour comprendre qu’entre lui et moi, c’était moi qui avait eu un rythme d’apprentissage atypique et « anormalement » rapide.

Il nous aura fallu arriver au mois de décembre et aux congés de noël (ou d’hiver, comme on dit maintenant chez nous, mais ça c’est une autre histoire) pour qu’on « rentre dedans » et que le petit intègre l’idée de travail après l’école. Je ne vais pas dire que c’est devenu évident par la suite mais, en tout cas, bien moins douloureux. Il savait ce qui l’attendait et a , peu à peu, arrêter ses simagrées.

Cette année, je trouve qu’il a bien commencé. J’ai mis en place des petits jeux pour l’aider (chrono pendant qu’il fait ses calculs ou faire semblant de faire les mêmes devoirs de mon côté, pour ensuite comparer nos résultats, par exemple). Je trouve aussi que sa nouvelle titulaire est moins exigeante et jusqu’à présent, sa méthode de travail nous sied mieux.

Et sinon, chez vous, ça se passe comment?

et-sinon-pour-les-devoirs-ça-se-passe-comment-?