La culpabilité de ne pas travailler

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Dans ma série, la culpabilité de…, il reste encore le phénomène de la culpabilité de ne pas travailler , que je vais traiter aujourd’hui, ainsi que la culpabilité de ne pas être une maman parfaite.

Pour parler de la culpabilité de ne pas travailler, je vais illustrer mon article par une anecdote que je situe à lundi dernier.

Lundi, j’avais « atelier d’écriture » et avant de se mettre à écrire, l’animatrice a l’habitude  commencer par un tour de table pour voir comment nous nous sentons. Ce lundi, les mots qui sortaient de nos bouches étaient: grognon, faible, fragile, morose (je pense que ça doit être du fait de la lumière qui commence à décliner fortement). Jusque-là, rien d’anormal et puis, le tour de Mireille , une dame d’environ 60 ans arrive et c’est le drame: elle, elle, éclate littéralement en sanglots.

Mireille explique qu’elle a été victime il y a pas mal d’années d’un accident et que la conséquence de cet accident a été une perte plus que partielle de sa vue. Depuis,  Mireille n’a plus pu travailler, a parfois frôlé la clochardisation quand ses 4 filles étaient gamines  et culpabilise parce qu’elle se sent inutile. Elle termine en expliquant qu’elle ne sait pas ce qui lui a pris de se confier comme ça, sur ce sujet, que ça ne lui arrive jamais.

Ces confidences m’ont touchée bien évidemment mais aussi étonnée car jusque-là, je pensais naïvement que le sentiment de culpabilité de ne pas travailler était réservé aux jeunes qui n’arrivent pas à s’insérer professionnellement dans la société.

Alors le beau message de la société, répétons-le. Il s’agit de:  étudies et tu auras un diplôme…Obtiens ton diplôme et tu trouveras un job, maries-toi, ais des enfants, achète une maison, une voiture et un chien. Je caricature mais ne pense pas être loin de la vérité. Le problème c’est qu’atteindre ce soi-disant Gräal pour beaucoup de gens est illusoire, surtout de nos jours.. Pour les personnes différentes, handicapées ou (un peu) malades, rentrer dans ce moule imposé est plus compliqué. C’est normal dans l’anormalité et ce n’est en aucun cas de leur faute.

Moi, je l’ai compris début 2015, quand je me suis rendue compte que mes soucis de santé, même s’ils ne portaient pas de nom, étaient gros et handicapants. C’est tout naturellement alors et presque imperceptiblement que j’ai cessé de culpabiliser.

Je ne suis pas pour autant fan de ma situation et il y a trois semaines par an où je me sens bien malheureuse mais j’ai bien conscience d’avoir poussé toutes les portes existentes et imaginaires et que jusque-là, on me les a toutes fermées au visage. Il y a toujours toujours quelque chose qui cloche.

Malgré tout ce négatif, je n’ai pas arrêté de lutter . C’est juste qu’à nouveau, j’ai lâché prise et que j’ai décidé que je n’allais pas  me rendre encore plus malade pour faire plaisir à la société .Ma mère dit qu’on a de la chance d’être en Belgique, qu’ailleurs, si on m’entendait parler comme ça, on m’aurait déjà retiré tous mes droits…C’est parce qu’elle a mal compris mon message qu’elle me dit ça, qu’elle a rejoint le club des nombreux qui pensent que je m’en fiche, alors que non…Je ne me tourne pas les pouces pour autant, j’insiste, je suis en constante recherche de solutions mais comme je l’ai dit plus haut, je ne m’autodétruis plus pour ça…

Article lié: Le travail, c’est la santé

Mireille, quant à elle, semble être bloquée dans l’ancien schéma, celui qui fait qu’on pense être responsable de quelque chose…alors que soyons honnêtes, dans ce genre de contexte, on n’a pas prise sur grand chose. Dans son cas ,  on voit bien qu’il n’y a pas de raison de culpabiliser, qu’elle ne profite pas, comme il serait facile de le penser. Elle cumule âge, handicap et s’occupe avec  plein d’activités.

J’ai eu envie de la prendre dans mes bras et de lui expliquer mon point de vue mais au lieu de ça, je suis restée muette, un peu paralysée par la peur de ne pas être prise au sérieux (je pourrais être sa fille). J’espère juste qu’elle aura le déclic avant qu’il ne soit trop tard.

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Comment j’ai surmonté ma dépression? #3 La culpabilité de s’en être sortie vivante

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Dans mes précédents articles sur le sujet, je vous ai parlé de comment j’avais appris à m’écouter et de l’arrêt des médicaments. Celui-ci et les suivants seront consacrés au sentiment de culpabilité dévorant que j’ai éprouvé pendant près de 20 ans. Je vous assure que s’ils avaient mis une photo à côté du mot « culpabilité » dans le dictionnaire, ça aurait été celle de ma tête, tant ce sentiment était puissant chez moi.

Pour plus de clarté (et parce que je me suis rendue compte en commençant à rédiger que le texte allait être bien trop long), j’ai décidé de diviser cette partie en plusieurs sous-parties.

Celle-ci sera consacrée à la culpabilité de s’en être sortie vivante.

Lorsque je suis tombée malade, les infirmiers et l’entourage m’ont vite fait comprendre que j’étais trop grande pour me plaindre, que je devais tout supporter parce que parmi les enfants, j’étais dans les plus grands.

Ce  message a eu des conséquences dramatiques sur ma personne. Comme autour de moi, je voyais s’éteindre des gamins que je trouvais tellement plus courageux, tellement plus lumineux que moi, je me suis mise à penser que je ne méritais pas cette seconde chance qui m’était offerte et que, visiblement, je n’avais pas reçu le mode d’emploi de la vie. Oui, rien que ça.

Ce sentiment, je l’ai ressenti très fort jusqu’à 26-27, voire 28 ans. A 27 ans, j’ai commencé une thérapie et ma psy (une pro vraiment bienveillante et généreuse, je tiens à le souligner) m’a fait comprendre que je souffrais d’un syndrome post-traumatique jamais diagnostiqué et par conséquent, jamais traité. J’ai accepté son diagnostic et ai commencé à parler de ma maladie plus facilement (jusque-là, j’en avais fait un véritable tabou). Cependant, je me suis vite aperçue qu’il manquait quelque chose à ce diagnostic parce que d’accord, j’en parlais plus facilement mais je continuais à me sentir coupable d’avoir éprouvé un mal-être et d’avoir fait une dépression alors que j’avais réussi à me sortir d’une maladie très très mortelle.

En 2016, la chance ou la providence, je ne sais pas, ont mis Magalie Mertens du blog vie et cancer sur mon chemin. Magali, c’est une fille qui a attrapé un cancer des glandes salivaires (oui, oui, ça existe) alors qu’elle avait tout juste 30 ans et était, vachement, enceinte. C’est une fille qui comme moi est tombée dans un espèce d’abysse après avoir terminé tous ses traitements et être déclaré en rémission. Elle, ce qu’elle a fait, c’est chercher pourquoi on ressentait ça alors que merde, vu qu’on était en rémission, on aurait du se sentir bien, non? Grâce à ses recherches, elle s’est aperçue que ce sentiment et la dépression post-traitement étaient quelque chose de très fréquents. Pourquoi? parce que lorsqu’on est en traitement, on subit, on est tout le temps le nez dans le guidon, on a 10000 rendez-vous médicaux, on est souvent très entourés. On n’a pas le temps de réfléchir à ce qui nous arrive. Or, à partir du moment où l’on est déclarés en rémission et qu’on termine la phase de traitements lourds, il nous est, non seulement, donné tout le loisir de penser mais en plus, beaucoup de gens qui étaient là pendant le pire disparaissent avant le meilleur. « Ben oui, puisque vous êtes sortis d’affaire, rien ne sert de s’inquiéter et puis, faut pas se plaindre surtout, car d’autres n’ont pas votre chance et sont restés sur le carreau ».

Un poids est tombé lorsque je l’ai rencontré et que j’ai compris que je n’étais pas la seule à avoir éprouvé ce genre de sentiments, que limite, c’était normal et plus que courant.  Lorsqu’on vit ce genre d’épreuves, notre vie s’en trouve transformée à jamais et il n’est pas si facile de se remettre sur des rails qui se dirigent dans la direction qui nous correspond le mieux. D’ailleurs, en ce qui me concerne, je n’avais que douze ans et pas encore les armes dont disposent les adultes pour affronter tout ça.

Je ne le dirais jamais assez:

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La médecine à deux vitesses? Ben non, c’est pas un mythe

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J’écris un peu cet article pour me défouler. Me défouler de ce que j’ai, vraiment, fini par comprendre hier.

Hier, j’avais rendez-vous avec un nouveau médecin . Mon but était de passer un check-up, de voir où en étaient mes carences et de découvrir d’où venaient tous mes symptômes physiques pour enfin retrouver la santé. Ce docteur m’avait été conseillé par une amie qui m’avait dit: « elle est chère (80€ la consultation!) mais tu verras, elle t’écoute et te fera passer un bilan ».

Arrivée à l’adresse de consultation, je trouve l’ambiance un peu trop bobo, baba cool. Deux personnes attendent en même temps que moi dans la salle d’attente. Un monsieur d’environ 50 ans commence à me parler. Il me dit que je suis tombée entre de bonnes mains, que je vais en ressortir apaisée, avec des solutions. Je précise que je ne lui ai rien demandé, rien raconté de mes soucis de santé .

Le docteur me reçoit. Son cabinet ne ressemble pas à un cabinet classique. Il y a des tas de pierres, grigris sur son bureau,. Elle ne ressemble pas à un médecin classique. Elle est habillée en hippie. Je tente de me rassurer, me dis que je suis parano, que je dois être plus ouverte, mais déjà, j’ai envie de m’enfuir.

Je lui raconte mon parcours médical. Elle me pose des questions mais je ne la sens pas empathique. Dans ses propos, je la trouve même assez condescendante vis-à-vis de mes démarches passées, de l’attitude des médecins que j’ai vus avant elle, du déroulement des thérapies que j’ai faites. Par contre, je sens qu’elle en a sous le pied, qu’elle connait beaucoup de choses et ses connaissances s’accordent avec celles que j’ai sur mes propres ennuis de santé et les traitements possibles.

Elle m’examine, me pèse et ne fait aucun commentaire.

On va se rassoir et là, elle me sort qu’étant donné ma situation financière, elle ne pense pas que je puisse me payer la prise de sang complète qu’elle préconise mais qu’elle ne croit pas s’avancer en disant qu’étant donné les symptômes que je lui ai décrit, il est presque certain que je dois avoir cette carence ci, celle-là et puis encore celle-là. Elle ne me propose aucun examen, rien. En revanche, elle me tend une prescription de pas moins de 7 compléments alimentaires et me demande si je veux déjà les prendre chez elle. En calculant, je me rends compte que j’en ai pour au moins 200€ +les 80€ de la consultation. Je lui réponds que je n’ai pas cette somme d’argent sur moi et elle me donne les coordonnées des labos où je peux aller les chercher. On fixe un nouveau rendez-vous (que je vais annuler) pour dans un mois.

Je prends les papiers, paye et en ressort abêtie (oui, c’est bien le mot). A dire vrai et c’est ce qui m’a choquée, c’est que j’ai bien vu qu’elle savait. Je veux dire qu’elle avait des clefs pour me faire aller mieux, voire bien, qu’elle était intelligente, douée dans ce qu’elle faisait mais qu’elle ne me soignerait pas parce que je n’ai pas les moyens de m’offrir ce qu’elle a à me proposer et qu’elle ne va surtout pas se casser la tête pour m’aider à trouver des solutions moins chères mais peut-être, tout aussi efficaces (je suis sûre qu’elles existent). Elle propose un type de compléments et une prise de sang, voire des examens spécifiques à ceux qui semblent en avoir les moyens. Sa démarche est peut-être holistique mais pas du tout personnalisée, pas du tout généreuse.

Trouver ce que j’appelle un véritable médecin, à savoir une personne qui cherche vraiment à soigner ses patients en tenant compte de leur état de santé physique,psychique, parcours et moyens financiers est, pratiquement, impossible.

J’ ai compris qu’en ce qui me concerne, du-moins en Belgique, j’avais juste les moyens d’aller chez un docteur qui me bourrera de médicaments qui ne feront que cacher des symptômes en m’en faisant développer d’autres mais pas de me payer une vraie médecine qui va me remettre sur pied. En prendre conscience, je ne vous le cache pas, m’a mis un sacré coup au moral.

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Comment j’ai surmonté ma dépression : #2 arrêter les médicaments

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Comme je vous le disais à la fin de mon premier article sur le sujet, celui-ci sera destiné à l’arrêt des médicaments.

J’aimerais vous situer le contexte sans rentrer trop dans les détails  cette fois (v.ici). Je voudrais commencer par vous dire que je n’ai jamais été très « portée  » prise de ce genre de traitement. J’ai été poussée par les médecins. Je n’aime pas me poser en victime mais devant leur insistance (j’en ai vu 3) et lorsque le médecin traitant qui me suit depuis mes six ans me sort: « tu prends ça pendant 3-4 ans et ton souci sera réglé’ alors que j’ai l’impression d’être tombée dans un puits sans fond, je ne me fais pas prier longtemps. Or, je sais, à présent, que pour un mal-être comme le mien et des angoisses, il existait pléthore de solutions sur lesquels jamais les médecins ne se sont exprimés. Non, il était bien plus commode de faire une ordonnance tous les x et de ne plus se poser de questions entre deux rendez-vous.

Les médicaments et moi, on n’était, de toute évidence, pas faits pour s’entendre car très vite, j’ai souffert d’importants effets secondaires. Ces médicaments me tuaient à petit feu. Pour être plus précise, il s’agissait de douleurs dans tout le corps  ( je me levais le matin avec la sensation d’être passée sous un train), d’une énorme sensation de fatigue, de davantage de soucis digestifs, d’espèces de secousses dans les membres et franchement, je n’avais pas l’impression de faire de gros  progrès. En fait, je ne savais jamais s’ils étaient vrais ou si c’était le médicament qui endormait le mal-être. D’ailleurs, il  n’a jamais, vraiment, disparu sous antidépresseur. Non, pendant toutes ces années, j’ai vécu dans un espèce de brouillard permanent, la tête ailleurs, sans véritablement ressentir les choses, ni les grandes joies, ni les grandes peines, mais en continuant à ruminer dessus. Peut-être moins au début et puis, de plus en plus au fur et à mesure que mon corps s’accoutumait à la substance. Ma colère (salutaire et légitime), quant à elle, était comme adoucie et elle n’a pas attendu longtemps pour se re-manifester après le sevrage. Les antidépresseurs cachaient quelques symptômes, tout en m’en faisant développer d’autres, sans rien faire disparaître pour de bon.  En résumé: cela ne réglait rien.

Je ne sais pas si c’est le cas de beaucoup de gens sur le court terme mais sur le le long terme et au vu des cas que je connais (qui sont assez nombreux dans ma tranche d’âge) , ils peuvent faire beaucoup de dégâts. En ce qui me concerne, j’en ai pris pendant sept ans et sept ans, c’est le long terme. J’ai été sous cinq médicaments différents (il va de soi que je ne dirais pas lesquels). Trois pour fonctionner le jour et deux pour dormir la nuit. Pas en même temps, je vous rassure. Je n’étais pas aussi atteinte tout de même. Dans mon cas, c’était un le matin et un le soir.

J’ai arrêté parce que j’avais retenu le délai que m’avait donné le médecin et qu’au bout de ce délai, j’avais l’impression d’être bien dans ma tête.  J’ai arrêté parce que je ne dormais presque plus et parce que, tout simplement, je sentais que je ne pourrais plus continuer à m’occuper seule de mon fils si je ne mettais pas  un terme à cette addiction. A l’époque du début de sevrage, je me séparais de mon compagnon et j’étais incapable de me lever la nuit pour mon bébé de 13 mois à peine ( Je ne dormais pas vraiment mais j’étais dans le gaz si vous voulez). Nous allions devoir déménager et je n’avais pas le choix, il fallait que je sois « opérationnelle » s’il avait un souci pendant la nuit.

Je pense que stopper le traitement a été l’une des meilleures décisions que j’ai prise jusque-là. Arrêter m’a aidé à prendre confiance en moi dans la mesure où à partir du moment où mon sevrage fut terminé, j’ai su que toutes les améliorations que je ressentais venaient de moi et que mon bien-être ne dépendrait plus que de ce que moi, je ferai et de la chance (oui, parce qu’elle existe).

Mais cela n’a pas été facile…

Il y a eu les douleurs, la recrudescence des angoisses, des phobies et un genre de dépression résiduelle.

Depuis quelques années, j’ai pris l’habitude de visualiser une échelle de bonheur allant de 0 à 10 et je peux vous dire que pendant la première année sans drogues légales, mon niveau de félicité oscillait entre 3 et 6. Il m’arrivait d’avoir tellement d’angoisses et de crises de larmes pendant cette première année que j’ai cru ne jamais pouvoir vivre sans. Le psychiatre que je voyais, à ce moment-là, a d’ailleurs voulu me prescrire un autre antidépresseur, un traitement qui nécessitait de se soumettre à des prises de sang régulières dans la mesure où il pouvait avoir des effets néfastes sur le foie. J’avais déjà vécu trop de choses au niveau médical, il le savait, je l’ai envoyé sur les roses. J’ai un bug de un ou deux mois, je ne me souviens plus exactement de quand mais je sais qu’après cette épisode, j’ai du avoir un genre de déclic parce que j’ai arrêté de penser que je ne pourrais pas m’en sortir sans.

J’ai mis 26 mois pour arrêter, je remonte la pente très petit à petit depuis le sevrage (je sens que je m’approche du sommet :)) et j’ai, récemment, aidé une amie à se passer de ces drogues.

Le prochain article sera consacré au sentiment de culpabilité.

Je ne l’ai pas dit dans l’article précédent mais n’hésitez pas à me poser des questions ou à me faire part de vos remarques. Je serais ravie d’échanger avec vous.

Besoin de plus d’infos et de témoignages encore plus effrayants que le mien, c’est par ici: http://psychotropes.info/wordpress/ et https://www.youtube.com/watch?v=I_3PlFPseYc

Un film à vous conseiller sur les mauvais diagnostics et leurs conséquences, c’est ici: http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=228729.html

Comment j’ai surmonté ma dépression #épisode 1: apprendre à s’écouter

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L’heure est arrivée pour moi de vous raconter au travers d’une série d’articles, comment je suis parvenue à me sortir de ma dépression. Enfin, dépression est un grand mot. Comment vous expliquer? Dans ma vie, j’ai vécu 3 épisodes dépressifs. Un tout petit lorsque j’avais 13 ans, un plus long à 24 ans et l’enfer à 26 ans. Je pense, en fait, que les épisodes dépressifs se présentaient à moi lorsque je n’en pouvais, vraiment, plus et que je n’avais pas encore trouvé de solutions pour continuer à m’accrocher. Pour le reste, il s’agissait plus d’un mal-être que je traînaillais depuis la fin du traitement chimio (v. ici). J’ai eu besoin de 24 ans pour m’en sortir. Oui, vous avez bien lu: 24 et j’en ai 37.

Je crois que mon cheminement vers la guérison a commencé en 2002 (je sais, ça a été très long). En 2002, je suis partie en Erasmus et pour la première fois de ma vie, j’ai pu prendre du recul par rapport à mon entourage: mes parents, ma famille au sens plus large, certains de mes amis. J’ai compris que je laissais mon bonheur au bon vouloir des autres. A cette époque, j’étais persuadée que je ne savais pas ce qui était bon pour moi et j’écoutais ce qu’on me disait de faire ou bien j’improvisais.  En fait, je voulais qu’on m’aime coûte que coûte car j’étais certaine qu’en moi, il y avait un défaut de fabrication, un vice caché, quelque chose qui clochait et que personne ne pouvait m’aimer si je me « contentais » simplement d’être moi. Il n’y a pas si longtemps que j’ai compris que cette croyance venait de mes années de harcèlement à l’école, au travail et de toutes les remarques de mon entourage, justement, sur ma prétendue bizarrerie et faiblesse. Entourage, d’ailleurs, qui n’hésitait pas à me dire que si on me harcelait, c’était forcément ma faute. Allons donc. N’importe quoi. La vérité c’est que je n’étais pas entourée de gens qui me voulaient du bien. Après ERASMUS , j’ai, instinctivement, tout doucement, commencé à m’écouter et à m’opposer lorsque ce qu’ils me disaient allait à l’encontre de ce que je pensais, ou plus précisément, ressentais être bon pour moi. Inutile de vous dire (mais je vous le dis quand même) que cela ne leur a pas plu. Les critiques ont fusé et bientôt, les disputes et éloignements ont suivi. J’ai été très seule pendant un long moment.

Dans le prochain épisode, je vous parlerai de mon choix d’arrêter les drogues vendues sur ordonnance et des conséquences positives que cette décision a apporté dans ma vie. So, stay tuned.

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Il y a un an, je me suis rasée la tête

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Enfin non. Oui. Pas tout à fait. Je ne voulais pas non plus me retrouver comme à douze ans. La vérité c’est que j’ai laissé environ un centimètre derrière et 2,5 cm dessus.

Ce n’était pas un coup de tête. J’y pensais depuis longtemps mais le fait est qu’aucun coiffeur n’avait accepté jusque-là. « Non mais vous êtes folle, vous allez regretter » « Non, mais vous avez trop de masse, ça va gonfler, ce sera moche » qu’on me disait.  J’avais les cheveux mi-longs et le mieux que j’arrivais à obtenir c’était un carré court. J’en avais marre. Marre d’avoir toujours la même tête, marre parce que mes cheveux étaient abîmés par le sevrage, marre parce je me sentais « éteinte » avec mon allure.

J’ai demandé à Adam* (mon coiffeur actuel) et lui, il a accepté.  Enfin.

J’étais avec deux copines ce jour-là et je sais que jamais elles ne se seraient attendues à une demande pareille. Moi, j’étais sûre. Je n’avais pas peur. Je savais que ça m’irait bien. J’avais des (vagues) souvenirs de ma période post-chimio avec mes « nouveaux » petits cheveux et les compliments que je recevais.  Mon visage n’a pas vraiment changé, malgré les années qui se sont écoulées, alors je n’ai pas eu  l’impression de prendre un si gros risque.

Adam a travaillé petit à petit.  Il voulait que je puisse lui dire d’arrêter si je trouvais que ça devenait trop court. Moi, je l’ai laissé faire. Il a pris beaucoup de temps. Il s’était lancé une mission « relooking », je crois.

Quand il a eut terminé, il m’a trouvé tellement jolie qu’il a voulu me maquiller. J’ai joué le jeu. C’était un moment de ceux dont on sait directement qu’ils sont spéciaux et qu’ils resteront gravés dans le temps, un moment dont on sait qu’il faut profiter.

Mes amies n’en revenaient pas et moi, j’avoue, je me sentais chauve, et en même temps, libérée d’un poids. Je n’ai pas compris pourquoi.

Je ne sais pas non plus pourquoi mais  j’ai également pensé à toutes mes « soeurs de cancer » et je me suis sentie solidaire. Et puissante aussi car cette fois, c’est moi qui avais décidé. La coupe ne m’avait pas été imposée. C’est moi qui avait choisi de porter les cheveux si courts.

Et puis, voilà, que moi qui ne m’étais jamais sentie belle, je prends confiance en mon physique et  vite, je cherche à me (re)mettre en valeur avec : un peu plus de maquillage, des accessoires, des jolies tenues. C’est pas qu’avant je me promenais en mode « camionneuse », hein, mais je ne me retrouvais plus dans aucun style depuis mon accouchement. Un mystère, encore.

La vie, quel paradoxe, j’ai envie de dire.

Bref, si j’ai voulu partager cette anecdote (inspirée par cet article, d’ailleurs) avec vous c’est parce qu’on dit toujours que le physique n’a pas d’importance, que ce qui compte c’est l’intérieur, blablabla mais moi, depuis, je pense que, parfois, un changement extérieur peut donner un coup de boost en  dedans. En tout cas, moi, cette coupe m’a fait beaucoup de bien.

*Adam ne s’appelle pas Adam en vrai 🙂

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J’ai une maladie invisible et je vous emmerde…*

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Le titre correct aurait dû être : »J’ai une maladie invisible qui n’a pas de nom et je vous emmerde », mais vous avez raison, ça aurait été très long.

Le titre politiquement correct, pourquoi pas : « L’injustice dans la maladie invisible », mais je n’ai pas envie de faire dans le politiquement correct quand je suis énervée.

Avoir une maladie invisible, c’est la loose. Avoir une maladie invisible qui n’a pas de nom, c’est la loose puissance 2. La loose, parce que, comme pour les maladies invisibles avec nom, soit on ne te croit pas, soit on n’y fait pas attention, soit on oublie. Puissance 2, parce que t’as même pas de nom pour que les gens puissent aller vérifier que ta maladie existe vraiment et que t’es pas un.e sale mytho…

Dans mon cas, c’est l’estomac et la fatigue assassine chronique. L’estomac, c’est des douleurs chroniques idiopathiques (ça, ça veut dire qu’on ne sait pas ce que c’est ni pourquoi j’ai ça;(la science a échoué quoi!)) + hernie hiatale + béance cardiale (purée, ça rime en plus), qui me clouent au fauteuil parfois et/ou qui m’empêchent de m’alimenter  correctement.  La fatigue assassine chronique et les insomnies, vous connaissez l’histoire, je ne vais pas vous ennuyer avec un deuxième topo sur le sujet.

Des remarques, j’en reçois des tas; de gens qui ne savent pas  et de gens qui savent très bien. Et les gens qui savent très bien, ça peut aller de mon frère (qui, je pense, ne prend pas la mesure de mes affections) à la pétasse l’agent payée par la fédération des mutuelles libres de Belgique, lors de ma dernière convocation en janvier…Devant elle, j’ai eu l’impression d’être une chômeuse qui ne voulait pas bosser et qui profitait du système*, plutôt qu’une malade qui ne demanderait pas mieux que de travailler mais qui est lucide et qui se rend compte qu’étant donné son état non-fiable, le seul boulot qu’elle pourrait effectuer, ce serait depuis chez elle, avec des conditions très personnalisées (horaires à la carte et pas tous les jours, sous peine d’effondrement).

Les gens ont du mal à me croire parce que ça ne se voit pas (on arrête pas de me dire que j’ai bonne mine, en plus) mais aussi parce que je vis, tout simplement; et par je vis, je veux dire que je tente un minimum de prendre soin de moi, que je sors (pas si souvent et très très rarement après minuit) et que je pars en vacances de temps à autre. Ils ne se rendent pas compte que, partout où je vais, dans mon sac/ma valise, j’emporte avec moi mes douleurs et mes insomnies et que si je me prive le moins possible, en tout cas, le moins que mes finances limitées me le permettent, c’est parce que j’ai bien à l’esprit, que de vie, on n’en a qu’une (que nous sachions) et que je n’ai pas envie que les soucis de santé m’empêchent de vivre les expériences que j’ai envie de vivre.

Je ne devrais pas avoir à me justifier pour ça, personne ne devrait avoir à le faire…Et pourtant, on vit dans une société où chacun a son mot à dire, où chacun a son commentaire à faire. On nous met tous dans le même sac, sans chercher à savoir l’histoire qui se cache derrière notre mine, apparemment, bonne.

Ce n’est pas normal, c’est frustrant et surtout, très injuste. Vous ne trouvez pas?

* je tiens à préciser que je ne vous emmerde pas, vous, lecteurs. Je vous remercie plutôt beaucoup beaucoup de me lire et de commenter.

* J’ai été chômeuse et je n’avais jamais ressenti ça…

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Mère au foyer du 21ème siècle

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Je suis considérée comme une mère au foyer par la population. Je vais être claire: je ne me considère pas comme telle. En tout cas, je ne me sens pas concernée par l’image qu’en ont le commun des mortels et même beaucoup de mamans, d’elles-mêmes.

En ce qui me concerne, je suis devenue maman au foyer à cause de ma santé. Dans ma situation, le rôle de maman solo d’enfant en bas âge étant difficilement conciliable avec le boulot, c’est tout naturellement que j’ai choisi mon fils. En revanche, ma vie ne tourne plus pas, exclusivement, autour de lui et des tâches liées à la maison. Je participe à un atelier d’écriture, à un groupe de travail de maman solos dans l’optique de faire évoluer notre situation précaire vers un mieux, je vois mes ami(e)s, je lis, je vais au ciné, à des conférences, à mes séances de neurofeedback, j’ai ce blog et d’autres projets.

Je sais qu’il n’est pas sain de ne vivre que pour la maison et ses enfants. Je dirais même qu’en mon sens, réduire sa vie à ça (à moins d’adorer le concept, of course), constitue un facteur déclencheur du tant redouté burn-out maternel.

Ces derniers jours, j’ai vu passer pas mal d’articles sur le sujet des mamans at home,  et ils m’ont un peu chiffonnée, j’avoue. Je trouve que les gens et plus particulièrement, les femmes ont une image très réductrice de ce qu’est censée être leur vie de maman-qui-ne-travaille-pas. Nous sommes au 21ème siècle, merde! Il est temps que nous sortions du rôle-cliché. Nous avons des droits, des machines qui nous aident à la maison. Ce n’est plus pareil qu’à l’époque de nos grands-mères.

Alors je sais parfaitement que chaque situation est différente, que ce n’est pas pareil lorsqu’on n’a qu’un seul enfant et que la difficulté diminue le plus souvent avec l’âge des petits (un enfant de six ans est plus autonome qu’un bébé, forcément, on ne l’a plus toute la journée dans les pattes), etc, mais je voudrais faire passer le message aux mamans qu’elles ont le DROIT de s’occuper d’elles, qu’elles ont le DROIT d’avoir une activité-passion de 2/3heures/semaine en dehors de la maison (very important!!!), de voir leurs ami(e)s (avec ou sans les kids), de partir quelques jours sans la marmaille, de passer un peu le relais, etc. Pour être des mamans suffisamment bonnes, il est nécessaire de savoir déconnecter et de prendre du temps pour soi.

Je suis bien consciente du fait que les commères la société, les gouvernements ne nous aident pas, que rien n’est fait, dans nos pays, pour permettre à la jeune maman, qu’elle travaille ou pas, de s’épanouir. C’est à nous de chercher les solutions et de profiter de/se créer toutes les minis-opportunités possibles et inimaginables pour sortir de la maison et surtout, de cette conception de vie étriquée. C’est difficile mais c’est possible.

Vous avez le droit, les filles. Mettez-vous ça bien dans le crâne. Il n’y a pas un modèle de vie particulier à suivre. C’est à nous de nous créer celui qui nous convient. Lorsque nous en serons convaincues , nous commencerons à convaincre les autres…et les choses évolueront. J’en suis certaine.

La vie change en devenant maman au foyer mais elle n’a pas à s’arrêter …Nous n’avons pas à nous laisser bouffer par ce rôle, qui sera, de toute façon, provisoire, pour la plupart d’entre nous. #girlpower

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La maman que je suis

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Lorsque je suis devenue maman, influencée par mon éducation, j’ai voulu accéder à quelque chose d’impossible : « la perfection ». J’ai voulu être la meilleure maman sur tous les fronts et le moindre écart me faisait culpabiliser à outrance.

Je me suis totalement sacrifiée pour les besoins de mon fils.

Lorsque je suis devenue maman solo, j’ai, énormément, culpabilisé d’avoir fait un enfant. Je ne regrettais pas mon fils mais je me sentais inconsciente de l’avoir mis au monde alors que ma situation était si précaire: je me suis retrouvée à devoir nous reloger alors que j’étais au chômage et que j’avais des problèmes de santé. En plus, je n’avais aucune confiance en son père (il ne s’est pas occupé de son fils pendant la première année de sa vie) et quand je devais le laisser une journée ou une nuit avec lui, j’arrêtais de vivre. Je restais comme en apnée.

Lorsque je suis tombée très malade après mon sevrage (de drogues légales, j’insiste encore), j’ai été forcée de lâcher prise. Ce n’est pas venu d’un coup, hein, mais j’étais tellement mal en point que j’ai du laisser à d’autres le soin de s’occuper de mon petit. C’est alors que son père est, vraiment, rentré dans la vie de N et qu’il  a assumé et puis, surtout, assuré.

J’ai été obligée de prendre du temps pour moi, d’être « égoïste » et finalement, j’ai, compris que c’était la seule solution pour s’en sortir. J’ai saisi le sens de l’expression « prendre soin de soi ». J’ai appris l’importance d’avoir des moments à moi, de faire ce que j’aimais, sans le petit. J’ai vécu pour moi, sans vouloir chercher à être utile. C’était la première fois de ma vie. J’ai su que ces choses qui pour moi, ne servaient à rien, me permettraient d’être une vraie-bonne maman et que de continuer à me sacrifier, corps et âme, et à culpabiliser, comme je l’avais fait jusqu’alors ne me conduirait qu’à développer le tant redouté « burn-out » maternel.

Quand on est maman mais surtout, maman solo, ce n’est pas évident de trouver le temps et les sous (surtout pour les mamans qui s’occupent seules de leur(s) enfant(s)). Cependant, il est indispensable de pouvoir s’octroyer ne serait-ce qu’un quart d’heure par ci, par là. Être avec un enfant en bas âge 24h/24, c’est aliénant , qu’on se le dise et se sacrifier ne fait pas de nous de meilleures mères, bien au contraire.

Aujourd’hui, N. et moi,allons bien. Je suis une maman-poule/louve (comme vous voulez) mais je sais mieux ce qui me convient. J’ai une vie à moi et je sais que lui, aura la sienne, à lui, indépendante de la mienne. Mon rôle est de l’y préparer, en douceur, en lui montrant le (suffisamment bon) exemple à suivre.

Tout ce que j’ai fait pour pouvoir dormir …

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J’aurais pu intituler mon article « Tout ce que j’ai fait pour arriver à dormir et qui n’a pas marché mais qui pourrait peut-être s’avérer efficace pour d’autres » car c’est l’idée centrale du texte mais nous en conviendrons, c’est beaucoup trop long.

Remontons en mars 2015. Je viens d’arrêter toutes mes drogues (légales, je n’insisterai, jamais, assez sur ce point) et en plus, d’angoisses physiques démesurées, je me retrouve à ne plus fermer l’œil de la nuit (en réalité, c’est depuis novembre 2009, que j’ai de gros soucis de sommeil et depuis 2014 que je ne dors plus du tout mais je suis tellement mal, que je n’ai pas encore eu la force d’agir).  Alors que faire?

Je réfléchis. Les médecins traitants que je consulte me proposent, à nouveau, tout un tas de drogues (somnifères, benzodiazépines, neuroleptiques (euh?)) pour arriver à pioncer. Bien décidée (après le visionnage entre autres de Dallas Buyers’club, qui a été un véritable déclic) à ne plus jamais repasser par là, je décline toutes ces offres les unes après les autres et décide d’emprunter d’autres chemins.

C’est ainsi qu’en avril 2015, je commande de la valériane sur newpharma.

Que dire? La valériane,chez moi, ça marche pour apaiser les angoisses mais pas vraiment pour le sommeil. Je retiens donc l’info « angoisses » et me tourne vers d’autres plantes.

J’essaie divers mélanges à base d’aubépine, tilleul,  passiflore, mélisse …mais rien ne marche, c’est la débâcle.

Début juin 2015, Je fais un labo du sommeil (le troisième depuis 2011) qui ne révèle rien à part que je suis victime (oui, je suis une victime, je veux dormir) de micro-réveils toutes les 30 secondes et que je tourne dans mon lit (sans blague…). Le pneumologue responsable de mon cas (très sympa, au demeurant, et, vraiment, humain) me propose de suivre une TCC (thérapie cognitivo-comportementale) chez une psy spécialiste du sommeil. Je prends rendez-vous. J’ai rien de mieux comme solution, en stock, de toute façon.

La psy en question est, à l’écoute, très humaine (ouf!). Elle me propose de noter le déroulement de mes nuits pendant 10-15 jours. Je m’y attelle et 15 jours plus tard, elle me fait commencer une discipline militaire, à savoir, aller me coucher à minimum minuit-une heure (que je tombe de sommeil ou pas) et me lever à 6-7h maxi (que je sois réveillée, endormie, en forme ou pas). Elle pense que mon corps va finir par lâcher. Résultat: un échec total. S’il ne me coûte pas d’aller me coucher après minuit, je n’arrive pas à me lever à 6h…Mon sommeil est toujours très morcelé et quasi inexistant à ce moment-là…Je suis sur les rotules en permanence. Bref, au bout de quatre mois, je m’écroule et j’abandonne cette thérapie.

Entretemps, j’essaye également les nuits blanches à répétitions (certaines exprès, d’autres pas), sortir jusqu’à pas d’heure et boire un demi-litre de bière en 5 minutes avant d’aller me coucher (horreur parmi les horreurs, mon corps a tremblé toute la nuit et je n’ai pas fermé l’oeil) sous le conseil « avisé » (hum) d’une connaissance.

Ensuite, je tente l’hypnose avec un praticien assez spécial, et je suis gentille quand je dis ça…En fait, le type en question me fait payer 75€ la séance (je suis désespérée, je paye, malgré mes maigres revenus) pour ne me faire que 3x de l’hypnose au total et discutailler 5 autres fois pendant 30 minutes tout pile. Je me fâche pour ce que je considère être une arnaque pure et simple et je le dénonce à l’institut dans lequel il travaille. Institut qui pour noyer le poisson m’offre une séance de groupe pour apprendre l’autohypnose. Je suis choquée, je n’y vais pas.

Je me souviens alors de vidéos d’hypnose sur youtube d’un certain Benjamin Lubsinsky (le lien se trouve dans la page « ressources bonheur« ) et je commence à en écouter certaines. Elles ont un bel effet sur mon angoisse et pas beaucoup sur mon sommeil, mais quand même, je m’endors plus facilement. Malheureusement, je pars en vacances en Espagne et à nouveau, même m’endormir redevient un problème. Je m’essaye alors à la mélatonine (qu’on peut acheter,  en Espagne, sans prescription  alors qu’en Belgique, pas encore). Je prends l’hormone du sommeil pendant un mois mais ça ne marche pas. Vraiment, il n’y a pas de différence.

Je lâche alors (en partie) prise et je fais une nuit (une seule, hein) de 8h30 (oh, miracle). Je me sens mieux. Anyway, c’est l’été (2016) et la lumière m’aide à supporter ces nuits sans fin.

Depuis, la situation évolue lentement mais sûrement. Je continue à prendre de la valériane par périodes. Je fais également des cures de six mois d’oméga 3 (l’huile de poisson a un effet anti-inflammatoire sur mes allergies et fait du bien à mon cerveau) et  des cures de probiotiques (très efficaces sur mes soucis digestifs). En outre, je me suis aussi fait prêter une lampe de luminothérapie (que j’utilise très mal) par une amie et j’ai fait quelques séances d’emdr (la thérapeute qui me fait ces séances, que je trouve efficaces, décrète après 4x que ce n’est pas pour moi. Elle trouve que mes angoisses sont trop fortes. Mouais).

J’ai eu de meilleures périodes en 2017 mais rien de transcendant sur le long terme et il y a quelques semaines, je me suis mise au neurofeedback. Ce n’est que le début d’accord, d’accord et donc je ne peux pas encore vous dire si c’est efficace ou pas.

Voilà, je pense que mon inventaire est terminé (pour le moment). J’espère que mon récit pourra aider quelqu’un. Si vous avez d’autres pistes, conseils, questions, n’hésitez pas.

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