Laisse-la se démarquer, elle qui aime tellement ça …

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Warning: ceci sera ma parenthèse Caliméro of the month (i hope). J’ai besoin de ventiler, comme on dit, quelque chose qui m’est arrivé récemment et dont j’ai honte d’être affectée à mon grand âge. Ici, je suis presque totalement anonyme et c’est, donc, plus facile.

Pas plus tard que lundi, l’animatrice de l’atelier d’écriture auquel je participe m’a blessée. Dans le cadre d’un exercice , j’ai suivi une consigne comme je pensais qu’il fallait faire. Or, j’avais mal compris et ma faute a perturbé le déroulement du travail qui, manque de bol, était à mettre en commun avec tout le groupe. L’animatrice a pensé que je l’avais fait exprès et ce qu’elle a dit de moi (voir titre) à une autre participante fait partie des remarques qui me vexent le plus encore aujourd’hui. La raison: ce genre de malentendu m’a poursuivi toute ma vie …

Dans ce cas présent, j’avais mal compris. Dans d’autres, j’avais juste un avis ou une façon de voir les choses différents. Dans d’autres encore, c’est juste une émotion que j’ai cherché à faire partager, pour me sentir mieux lorsque quelque chose ne s’était pas passé comme je l’espérais, par exemple. Cependant, jamais,  je ne cherche à me démarquer ou à faire l’intéressante. J’aurais plutôt tendance à faire le contraire si je ne me surveille pas (à vouloir rentrer dans le moule pour que tout le monde m’aime, pfff).

Après cassage de tête réflexion, je me rends compte que ce qui m’a le plus choquée est le ton employé par l’animatrice. J’ai senti que sa remarque, ça devait faire longtemps qu’elle avait envie de la lâcher. Moi, qui la trouve tellement bienveillante d’habitude, j’ai été blessée. Je ne m’attendais tellement pas à ça venant d’elle.

Je me croyais en « lieu sûr » dans cet atelier et j’ai vu que ce n’était pas le cas. Les gens ont toujours des aprioris, et ce, quoi qu’ils disent, quoi qu’ils prônent. Je ne lui jette pas la pierre car moi aussi (j’en suis consciente), je défends des choses, en théorie, qui peuvent me coûter, en pratique….C’est juste que arghh, ça fait mal quand cela tombe sur soi et qu’on est aussi sensible que moi.

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Réflexions sur mon bilan hp (haut potentiel)

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Il y a quelques semaines, comme vous le savez, j’ai passé un bilan pour savoir si j’étais un haut potentiel ou pas. Bilan qui a donné une réponse affirmative malgré un QI estimé incalculable et un diagnostic de dyspraxie.

Depuis, je me suis beaucoup renseignée sur la dyspraxie et j’ai beaucoup réfléchi. Je me suis rendue compte que je m’étais menti à moi-même en affirmant que l’équipe qui s’était occupée de moi m’avait mis en confiance. En fait, j’étais, surtout, influencée par la personne qui m’avait conseillée ce centre (spécialisé dans le haut potentiel). Dans les faits, j’ai, plutôt vite, ressenti un malaise lors de ma première visite à l’asbl. La psy qui m’a reçue ce jour-là était chaleureuse. Cependant, j’ai eu l’impression qu’elle essayait de me vendre du coaching, des conférences et un dépistage pour mon fils (50% des enfants ayant des parents hp sont hp aussi).

Après cette première séance, j’ai, tout de même, choisi de continuer le bilan. La raison? Cette asbl a bonne réputation et je me suis dit, comme il m’arrive souvent lorsque quelque chose ne va pas comme je le souhaite, que j’étais parano. J’avais aussi besoin de savoir. J’en avais marre d’être dans le doute.

La deuxième rencontre avec la psy (la même que la première fois) s’est bien passée.. J’étais assez en forme et le bilan m’a permis de confirmer mon fonctionnement.

Lors de la passation du test de QI, en revanche, tout a été plus difficile. La psy avec qui j’ai passé le bilan était une toute jeune fille de 25 ans, pas sûre d’elle. J’avais fait nuit blanche et une attitude défaitiste chez elle ne m’a pas aidée à rentrer dans le test. J’avais besoin d’être rassurée et elle n’a pas été en mesure de le faire. J’ai la sensation qu’avec quelqu’un d’autre, mon résultat aurait été différent. Je ne dis pas que j’aurais cassé la baraque si j’avais passé le test dans des conditions optimales mais au moins, je me serais sentie plus à l’aise.

Quant au diagnostic de dyspraxie, je ne m’y attendais absolument pas, et après visionnage de plusieurs vidéos, je peux vous affirmer que je ne le suis pas. Les gens souffrant de ce trouble ont beaucoup de difficultés dans leur vie de tous les jours pour écrire, se repérer dans l’espace (mauvais sens de l’orientation, se cognent partout), nouer leurs lacets, se verser à boire sans renverser, etc. Ce sont des difficultés que je n’ai pas. Les psys ont conclu que mes capacités intellectuelles avaient du compenser la dyspraxie mais je ne suis pas d’accord. Je pense qu’elles ont confondu dyspraxie et ralentissement psychomoteur du à l’insomnie et aux dégâts causés par les antidépresseurs sur mon cerveau. Dégâts que les professionnels de la santé sous-estiment malheureusement. Par ailleurs, j’ai également trouvé leurs conclusions du rapport assez hâtives. Elles sont parties sur des interprétations concernant des choses dont elles ne pouvaient s’être faites une idée en aussi peu de temps.

J’ai presque instantanément ressenti un soulagement lorsque j’ai découvert et visionné les vidéos de Catherine V.OS. Pour la première fois de ma vie, je me reconnaissais dans un profil et je pouvais donner un sens à beaucoup de choses que j’avais vécues.  Depuis leur visionnage, mon anxiété a facilement diminué de moitié et je ne pense pas que ce soit le fruit du hasard. Du bilan, au final, seule la  première partie m’aura apporté quelque chose. Je ne regrette rien mais je pense que si j’avais l’opportunité (et l’envie, le besoin) de repasser ces tests, je n’irai plus dans ce centre, mais plutôt voir un psy spécialisé, loin de la mouvance « haut potentiel ».

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La fille qui avait un QI incalculable

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La fille qui avait un QI incalculable, ben oui, c’est moi. Et oui, … c’est possible. A cause d’une disparité trop grande entre deux  indices due  à mon état de santé et d’un souci que j’ai découvert grâce à ces tests et dont je vous parlerai plus bas dans l’article.

Alors, le test, comment c’était? Il faut savoir que passer le test, normalement, ce n’est pas juste « je me rends chez quelqu’un qui me fait faire des QCM, je les remplis, j’ai les résultats et je me casse ». Non, en fait, dans le centre où je me suis rendue, le bilan se fait en quatre rendez-vous distincts.

Le premier, pour l’anamnèse avec le psychologue spécialisé.

Le deuxième, pour le bilan qualitatif.

Le troisième, pour le bilan quantitatif ou test de QI (si vous préférez) avec un deuxième psy.

Le quatrième, pour les résultats.

En ce qui me concerne, les deux premiers rendez-vous se sont très bien déroulés. Le but du premier était de retracer mon histoire ( dans les grandes lignes) par rapport au prisme du haut potentiel.

L’objectif du deuxième, de me faire passer le bilan qualitatif pour vérifier mes hyperstimulabilités émotionnelles, intellectuelles, imaginatives, sensorielles et psychomotrices (correspond à des réactions extrêmes en réponses à des stimuli internes et externes) et dont les résultats en ce qui me concerne allaient dans le sens de la zébritude.

A la fin de ces deux premiers rendez-vous, la psy  m’a dit qu’elle était, pratiquement, certaine que je faisais partie de la famille des zèbres et était persuadée, toujours selon ses dires, que j’allais cartonner aux tests de QI.

Malheureusement, la nuit avant les tests, je n’ai pas dormi et pour couronner le tout, j’avais la crève.

En commençant le premier exercice (à savoir les cubes, pour ceux qui sont familiarisés avec ce genre de tests), j’ai, directement, compris que ça n’allait pas aller. J’étais incapable de me concentrer, de retenir quoi que ce soit et  je l’ai, complètement, foiré. Chose qui ne m’a pas mise en confiance pour la suite. La psy m’a alors proposé de reporter le rendez-vous mais j’ai refusé parce qu’il y a très peu de nuits où je dors bien et je ne sais pas quand elles vont tomber. Reporter ne servait donc à rien.  J’ai continué comme j’ai pu et suis, finalement, ressortie de là, dépitée, déçue et frustrée. Je savais que dans de bonnes conditions, j’aurais été capable de beaucoup mieux faire.

En allant chercher mes résultats hier matin, je ne m’attendais pas à la surprise que j’allais recevoir. J’hésitais entre un QI incalculable ou celui de Forrest Gump, mais jamais, je ne me serais doutée de ce que la psy allait m’apprendre, à savoir que je souffrais de dyspraxie: un trouble spécifique du développement moteur, présent dès la naissance, qui se caractérise essentiellement par un dysfonctionnement du développement de la coordination motrice et qui n’est pas causé par une sous-efficience intellectuelle ou une affectation neurologique spécifique congénitale ou acquise. Généralement, ce trouble serait compensé par de grandes capacités intellectuelles.

Dans mon cas, il se traduit par une maladresse:

  • lorsque je traverse la rue (j’ai souvent l’impression que les voitures sont plus près qu’elles ne le sont en réalité et qu’elles foncent sur moi),
  • lorsque je descends certains types de marche (il m’arrive souvent d’en rater une et je m’accroche instinctivement aux rambardes beaucoup plus souvent que la majorité des gens de peur de tomber),
  • lorsque j’apprends des pas de danse (j’ai besoin de beaucoup plus de temps que les autres et l’apprentissage vient par déclic),
  • lors de l’exercice des cubes cité plus haut (j’avais un problème avec la profondeur, j’avais le « vertige »),
  • etc.

J’avoue que je suis en pleine découverte. J’avais déjà entendu le terme « dyspraxie » mais je n’avais pas creusé plus loin, dans  la mesure où je ne savais pas que cela me concernait. Je vais donc m’arrêter là pour cet article et revenir avec de nouveaux éléments lorsque j’en saurai plus.

Enfin, quoi qu’il en soit et malgré ce diagnostic « incertain », je crois que j’ai bien fait de passer le bilan. Il m’aura permis d’avancer un peu plus dans mon cheminement personnel. Je ne suis pas d’accord avec toutes les conclusions tirées par l’équipe de psychologues mais je les ai sentis bienveillants et pro.

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Mes deux premiers articles sur le sujet de la douance, c’est ici et

Zèbre ou pas? Le doute plane

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Je ne me suis jamais sentie bête (à part pendant mes études supérieures) mais je ne me suis jamais prise pour Einstein non plus.  L’image de la douance renvoyée par les médias étant ce qu’elle est, à savoir, celle de génies telles que Einstein,justement, je ne me suis jamais posée la question de savoir si j’étais un haut potentiel ou pas.

Et puis, par un concours de circonstances (ou pas), il y a environ trois ans alors que je me retrouve mêlée dans un débat politique (bon, politique de comptoir, hein)  dont facebook a le secret, je me fais interpeller par un gars:

Lui: « je t’ai reconnue ».

Moi: « ah bon, on se connaît? Ta tête (celle de son profil) ne me dit rien pourtant »

Lui: « non, c’est pas ce que je veux dire. Tu es zèbre. C’est ça que j’ai reconnu en toi »

Moi: « euh, non, je suis humaine (vous l’avez compris, je ne voyais pas où il voulait en venir).

On parle un peu et il me conseille de lire l’ouvrage »Trop intelligent pour être heureux » de Jeanne Siaud-Facchin. Je le loue à la bibliothèque (ben oui, je n’ai rien à perdre) mais ce livre ne me plaît pas. Je traverse une phase très compliquée et je sens que cette auteure décrit une grande dépression et pas ce que je rattache, moi, à de la douance. Non, ça ne peut pas être ça la surefficience. Non, je ne veux pas en être. Non, ça m’enfonce plus qu’autre chose, vraiment, je préfère laisser tomber.

L’année suivante, donc en 2016, c’est une docteure nutritionniste holistique chez qui je me rends pour apprendre à manger qui me conseille la lecture de « Je pense trop » de Christel Petitcollin. Je lis les cinquante premières pages, je me reconnais dans le mode de pensées et puis, sa lecture finit par m’ennuyer (je le trouve très répétitif) et je laisse tomber à nouveau. Je ne vois toujours pas ce que ça pourrait changer à ma vie de savoir que je le suis.

Enfin en 2017, je tombe sur les vidéos de Catherine VO.S (voir lien dans la page « ressources bonheur« ), une psy qui traite du sujet et là, bam, la grosse claque, je me reconnais totalement…Elle parle d’hypersensibilité, d’arborescence, de sentiment de décalage, …mais cette fois, de façon positive. Elle est hp, elle-même, elle semble savoir de quoi elle parle. Là, c’est la révolution dans mon petit monde, je cherche à aller faire des tests,  je m’inscris sur un forum spécialisé, je lis encore plus de livres, cherche encore plus de témoignages-vidéo, passe ma vie sous un nouveau filtre, me pose des questions sur le petit.

Je prends alors rendez-vous chez une psy pseudo-spécialisée mais le courant ne passe pas et je commence à me (re)dire (oui, c’est une constante) qu’à mon âge, de toute façon, ça ne me sert plus à rien de me faire « diagnostiquer » dans la mesure où ma vie est plus ou moins « faite ». Je décide, tout de même, de continuer à creuser pour mon fils, étant donné ses difficultés à l’école et ses  centres d’intérêt et préoccupations différentes des autres enfants de son âge. Je ne vais, cependant, pas jusqu’au bout de ma démarche. Non car après une rentrée et une moitié de premier trimestre très compliqué en primaire, il a l’air d’aller beaucoup mieux. Je préfère, par conséquent, surveiller et attendre encore un peu.

En revanche, en ce qui me concerne, j’ai, finalement, pris rendez-vous, dans un centre spécialisé. A partir du moment où j’ai vu les vidéos citées plus haut, je n’ai plus réussi à vivre et à considérer mes relations avec les autres, comme avant et passer les tests est devenu un besoin.

Maintenant, si je me goure, complètement, et que je découvre que je ne suis pas sur-efficiente, va savoir comment je réagirais. Je sens qu’une réponse positive m’apaiserait et qu’une réponse négative ne me ferait pas du bien car cela voudra dire « rester sans réponse » par rapport à une différence que j’ai toujours ressentie, sans pouvoir y mettre les mots.

Je passe les tests début 2018. D’ici là, il faudra prendre mon mal en patience.

Suite, au prochain numéro donc …

Surefficience, douance, hp, zèbre = quatre mots qui veulent dire la même chose 🙂

 

HP moi?

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Je ne sais pas si je suis surdouée dans la mesure où je n’ai pas été testée faute de moyens financiers mais il est vrai que je me pose la question et si je me la pose que c’est à cause de toutes ces caractéristiques:

J’ai appris les jours de la semaine à 2 ans, sans effort. A écrire à 3, à lire et à calculer à 4, presque seule. C’était comme si je faisais une photo, comme si je savais déjà quelque part.

Je ressens tout très fort. Le bon, comme le mauvais. Je sens très fort les gens et me trompe rarement sur leur compte. D’ailleurs, on vient souvent me dire, après coup, que j’avais raison sur telle ou telle personne ou situation. Je suis hypersensible quoi.

Je vis avec un sentiment de décalage permanent par rapport à la plupart des gens. Mes idées, mes pensées différent très souvent. D’où un grand sentiment de solitude.

Je me mets trop à la place des autres et ressent ce qu’ils ressentent.

Je suis très sensible aux différents stimuli, comme la lumière ou la musique dans les magasins.

Je ne supporte pas l’injustice.

Je repère toutes les incohérences et j’ai du mal à m’y faire, tellement je trouve qu’il serait facile d’améliorer une situation.

J’ai une mémoire très détaillée. Surtout des choses du passé parce qu’à l’heure actuelle, j’ai un problème de santé qui abime ma mémoire.

J’ai un esprit critique très vivace.

J’éprouve une grande colère ou frustration à certains moments.

Je vois trop les avantages et désavantages de chaque situation, ce qui fait que je ne sais pas si j’ai tendance à voir le verre à moitié plein ou à moitié vide.

Je souffre d’une extrême lucidité. Sur moi, les autres, la vie.

Je suis anticonformiste.

J’ai besoin d’apprendre de nouvelles choses tout le temps car je fais vite le tour d’un sujet.

Chez moi, l’ennui se transforme en angoisse.

J’ai un humour qui peut désarçonner . J’adore les jeux de mots.

J’ai une grande capacité d’émerveillement.

J’ai fait une obsession sur le sens de la vie pendant une très longue période (encore un peu mais moins).

Je sens que j’ai une mission particulière à accomplir dans cette vie. En fait, que chacun de nous en a une et qu’on passe à côté de notre vie si on ne l’accomplit pas.

Je mets un temps dingue à lire ou à écouter un message si je sens que l’issue risque d’être négative.

J’ai, parfois, l’impression d’avoir des prémonitions.

Je doute tout le temps.

Voilà pour les caractéristiques que j’ ai repérés. Maintenant, je sais que je n’aurais la réponse à mon interrogation que le jour où je passerai le test. Ce qui n’est pas prévu pour un futur proche.

Et vous, qu’est-ce qui vous fait penser que vous pourriez l’être?