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Le grinch, c’est moi

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Alerte: si vous êtes un.e inconditionnel.le de la période de Nowel, je vous déconseille la lecture de ce qui suit car vous pourriez être offusqué.e.s et mal réagir. Ou pas. Mais bon, sérieux, passez votre chemin si vous êtes fan des fêtes de fin d’année.

Vous voyez le bonhomme vert interprété par Jim Carrey dans un film et dont le dessin animé vient de sortir. Ben oui, c’est moi….

Je vais être honnête, je n’ai pas toujours détesté cette période. Il y a un avant et un après mes 11 ans. Avant mes 11 ans, mes grands-parents étaient là (en Belgique, je veux dire) et on festoyait tout ça en grandes pompes, enfin, pas en grandes pompes, mais avec toute la famille. Papa, maman, petit frère, oncles, tantes, cousins, cousines, abuelo, abuela, tout le monde était réuni dans ce vieil entresol duquel on voyait les jambes des passants depuis la seule fenêtre qui donnait sur l’extérieur. Je me souviens des dernières années (avant j’étais trop petite) et plus particulièrement, de l’année de mes 10 ans où on était une vingtaine. Une fête qu’on a continué le lendemain et encore le surlendemain. C’était assez magique. Puis, mon papy et ma mamie sont partis passer leurs vieux jours dans leur Espagne natale et tout a changé. Au début, je pensais que c’était parce que j’étais tombée malade juste avant Noël et puis, je me suis rendue compte que la vraie raison était l’égoïsme de ma famille. L’un qui se chamaille pour 100 francs (oui, je suis vieille, on dépensait des francs belges à l’époque) qu’il a donné en trop, l’autre qui ne veut pas acheter ce produit-là en grande quantité car dans leur maison,  on n’en consomme pas beaucoup (rien à fou… des 15 autres quoi), et puis, l’autre encore, qui se cache dans un coin, qui fait une tête d’enterrement pas possible parce qu’il a  envie de tout sauf d’être là.  Bref, j’ai senti l’obligation et l’hypocrisie s’installer.

Au fil du temps, on s’est retrouvés de moins en moins nombreux et de plus en plus aigris en voyant la  période arriver .

L’ironie du sort, c’est que mon fils s’est pointé le 24 décembre 2011 alors qu’il devait arriver le 9 janvier de l’année suivante. Déjà farceur qu’il était mon gamin, que voulez-vous…Pendant ses premières années de vie, je me suis un peu réconciliée avec Noël, du coup. Surtout, parce que je me focalisais sur sa fête à lui…Ensuite, nous nous sommes séparés, son père et moi,  et tout le tralala que suscite l’occasion a recommencé à m’exaspérer au plus haut point.

Mais ces raisons ne sont pas les seules qui me font détester Noël…. Non, ce qui me met hors de moi, ce sont aussi les décos dans les magasins depuis le mois d’octobre. Je me dis pourquoi ne pas installer un rayon spécial fêtes, tant qu’on y est, un rayon où on pourrait trouver tout ce qui est relatif aux événements « importants » de l’année pendant toute l’année. Ce serait beaucoup moins affligeant . J’utilise le mot « affligeant » car c’est celui qui me semble convenir le mieux étant donné que dès le 7 janvier (après la fête de la galette quand même), on verra nos supermarchés envahis de décos de carnaval et d’œufs de Pâques (en même temps, je ne mens pas) et que c’est comme ça pour tout. Tout le temps. Vive le commerce, vive la surconsommation.

Et puis, parlons des prix qui flambent. Chaque année c’est pire. Vous voulez un exemple pour illustrer mes dires? Le voilà: l’an dernier, ma chère maman a acheté un gigot d’agneau pour 8 personnes au prix de 27€ (ce qui n’était déjà pas donné) et bien, cette année, le montant demandé pour le même produit est passé à 42€. J’ai dit: « maman, oublie, c’est du foutage de gueule, on mangera des pâtes ».

Sans oublier cette pression qu’on se met inutilement, et je ne parle pas de cadeaux (je vous ai expliqué ici que chez nous cette tradition n’existait pas) non, mais du fait, de la culpabilité de se sentir mal si on n’aime pas les fêtes de fin d’année. C’est comme si tout le monde devait être positif et plein d’ardeur devant l’arrivée sur Terre du Messie. Non, mais allo quoi, l’an 0, c’était il y a très longtemps quand même. Faut arrêter à un moment.

Enfin, pour votre bien, je vous épargnerai le couplet sur les chants de Nöel  et les souhaitages de « Joyeux Nowel » et « Bonne année » convenus et pas du tout sincères…

Non, vraiment, Noël, je le vomis et je n’ai qu’une hâte: arriver au 2 janvier, jour où j’éprouverai un soulagement sans nom et où enfin, je pourrai recommencer à respirer…Oui, parce que là, je suis en apnée!

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Les états d’esprit du vendredi 14 décembre 2018

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 14 décembre 2018  – [9:52 ]

fatigue : j’ai dormi plus de 7 heures cette nuit, c’est à dire the whole night,  tu peux le croire toi? Moi, j’ai encore du mal
humeur : et pourtant, mon humeur est pas top. Je suis lasse. C’est la période, je crois
estomac : petit dèj
cond. phys. : des douleurs bizarres au niveau de la jonction entre le tronc et la jambe droite. ça tire quand je marche quoi…
esprit : ici
boulot/projet : en pleine recherche au sujet des séquelles physiques à long terme de la leucémie

Avis: 42€ pour un gâteau d’annif 8 personnes, vous me prendriez pas pour une cruche?

culture :  Utopia XXI d’Aymeric Caron (presque fin), En souvenir d’André de Martin Winkler, Le drame de l’enfant doué d’Alice Miller (remuant), Grandir de Sophie Fontanel (début), Vivir sin permiso (a ver, Ricardo, vas a quedarte en una serie ya, o que? ), Pequeñas coincidencias (passe le temps), Life itself (émotionnant émouvant), La verdad (attention, je décroche)

Sorties: café-concert avec V, marché de nowel  tantôt avec loulou et Z.

penser à : retourner ce foutu colis

loulou : adorable, dessine de mieux en mieux, tout le temps content, comprend tout à l’école

msg perso: j’aime pas les gens qui mentent. Adiós

msg perso2: tu as du recevoir mon message spatio-temporel-intergalactique-télépathique

amitiés : tantôt
essentiel : la santé
courses : aldi, tantôt (tantôt = toute à l’heure pour les frenchies)
envie: d’arriver au 24, puis de faire un saut vers le 2 janvier…oh ouais!
‘zic : toujours sur Paolo Nutini, je suis monothème, je vous l’avais pas dit?

Clap de fin: 10h10

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Le jour où j’ai compris que la vie c’était que des problèmes

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Mon titre est négatif, me direz-vous, voire pessimiste. Or, la réalité que je vais vous développer ne l’est pas ou en tout cas, à moi, personnellement, ne me la semble pas.

Vous savez maintenant que j’ai trainé un mal-être entre mais 12 ans et mes 26 ans et que ce mal-être s’est transformé en dépression. Et bien, figurez-vous que pendant toutes ces années, il y avait selon moi deux types de vie: une vie idéale qui était celle où on avait de la chance et où tout nous souriait, nous réussissait  et une autre (le type de vie que moi je vivais) où tout était pourri. Un peu binaire, vous ne trouvez pas?

J’étais persuadée que j’avais du naître sous une très mauvaise étoile, pour souffrir et que je vivais les trucs les plus horribles qui existent. Ma vie n’a pas et n’était pas facile, c’est vrai, mais je n’étais pas la seule à être dans le cas. Je vivais avec des lunettes noires, grises foncées au mieux et c’était vraiment pénible.

Je ne sais pas ce qui m’a fait changer ou en tout cas, évoluer. Le temps, les thérapies, mon fils, une confiance en moi naissante, des expériences heureuses? Sûrement un mélange des cinq.

J’ai appris à hiérarchiser la merde. Là, c’est la colonne des grosses merdes, là des petites et là des détails. J’ai compris que des problèmes il y en avait, il y en aurait, tout le temps, et que la seule chose sur laquelle je pouvais agir, c’était mon moral (à défaut de ne pas pouvoir le faire sur mon corps défaillant) pour pouvoir les affronter.

Je me suis entrainée (je m’entraîne) à voir le positif dans les situations merdiques, à relativiser en beau français et à tirer tout ce que je pouvais des belles expériences.

J’ai aussi pris conscience du fait que même mon enfance que j’estimais heureuse et que j’avais, énormément, idéalisée n’avait pas été parfaite. Loin de là. Il y avait eu des tas d’injustices et une ambiance plutôt pourrie à la maison. Je me suis dit que si, à cette époque, j’avais été heureuse malgré tout , je pourrais  l’être aussi adulte. Les problèmes ne disparaitraient jamais mais peut-être que ma façon d’appréhender les choses pourrait me faire en tirer du beau et puis, surtout, je suis plus armée et moins vulnérable que lorsque j’étais gamine.

Enfin, j’ai cherché à devenir ma meilleure amie  et à m’aimer beaucoup parce que j’ai compris que la seule personne qui, j’en suis sûre, m’accompagnerait toute ma vie, c’est moi et moi seule.

Aujourd’hui, la vie reste très imparfaite mais lorsque je me bats, je lutte, il y a des choses qui changent en mieux. Il va de soi que je ne suis pas maîtresse de tout et qu’il y a des tuiles identifiées, d’autres indéterminées, qui pourraient m’arriver et contre lesquelles je ne pourrais rien, mais de plus en plus souvent, j’arrive à rester focalisée sur ce qui marche et à garder tout ce qui pourrait mal tourner dans un coin de ma tête (oui, ça reste parce que, que voulez-vous, je suis anxieuse), sans m’en rendre malade (de toute façon, ça ne sert à rien).

Simplement, je suis plus forte. Pas inébranlable, pas incassable, pas inaltérable, non, juste plus forte. J’en suis là et je ferai tout pour que ça continue …

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Les états d’esprit du vendredi du 7 décembre 2018

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 7 décembre 2018  – [10:04 ]

fatigue : je ne sais pas, trop sous l’effet de l’antihistaminique encore
humeur : ça va
estomac : petit dèj
cond. phys. : asthme, d’après mes recherches, mes symptômes, c’est de l’asthme…rhumatismes, ostéoporose, arthrite, c’est quoi ces douleurs, bord***?
esprit : es-tu là?
boulot/projet : on a dit décembre fun et légèreté, non?

Avis: une journée où les commerçants, chauffagistes, on ne va pas dire kiné, sont tous sympa, ça se remarque et ça fait du bien.

Avis 2: le monde changera le jour où on n’entendra plus de mecs de 25 ans dire que s’ils font le ménage chez eux, c’est parce qu’ils n’ont pas une bonne femme pour le faire à leur place…

culture :  Utopia XXI d’Aymeric Caron, Vivir sin permiso (marathon de cette série où y’a plein de méchants), et pas beaucoup plus

Sorties: ciné avec loulou, crêpe avec R., dîner avec V.

penser à : préparer le mini-sapin avec le bonhomme

loulou : un peu diable début de semaine, toujours aussi affectueux, a reçu une partie de sa saint-Nicolas, a « perdu » son dragon smok dans le métro, pose toujours des questions très (trop?) pertinentes…

msg perso: Dommage que tu ne veuilles pas plus insister mais c’est peut-être mieux ainsi.

msg perso2: je ne sais pas ce qui me retient de t’envoyer te faire dorer chez les Grecs…

msg perso 3: contente que le voyage te fasse du bien. J’espère que ce sera le signe d’un nouveau départ

amitiés : peut-être encore demain
essentiel : la santé
courses : pas aujourd’hui
envie: d’arriver au 24, puis de faire un saut vers le 2 janvier.
‘zic : découverte de la semaine au dessus

Clap de fin: 10h19

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Un noël sans cadeaux

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Je ne fête pas noël avec des cadeaux et je vais vous expliquer pourquoi.

Ma famille est, comme je vous l’ai dit, espagnole et à l’époque où mes parents ont immigré en Belgique avec leurs parents respectifs, le père noël n’était pas populaire en Espagne (je vous avoue que je ne sais pas si c’est le cas maintenant ). Non, là-bas, petit un, la soirée du réveillon était plus importante (et l’est toujours d’ailleurs) que la Noël et petit deux, ce sont les Rois Mages qui apportent les cadeaux le 6 janvier. Ma famille a donc embarqué ses traditions avec elle.

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Plus tard, lorsque le premier des mes cousins est né, les Rois Mages ont fait place à Saint-Nicolas. La crèche, l’école se chargeant de nous influencer, pour nous, première génération née dans la patrie de la frite, les Rois Mages n’ont, vite, plus rien, signifié de particulier. D’ailleurs, en ce qui me concerne, l’épiphanie, c’est juste un prétexte pour manger une bonne galette pâte d’amande et se prendre au jeu de la fève.

Pour mon fils, la Noël c’est le chaos. Il mélange tout et se prend volontiers pour l’enfant Jésus. Il est né le 24 décembre, le père noël c’est le 25 et je lui ai dit que ce courageux monsieur ne passait pas en Belgique. Je l’ai fait parce qu’honnêtement, je n’ai pas les moyens financiers d’assumer la Saint-Nicolas, l’anniversaire et la Noël, tout ça en même temps, et puis, parce que je suis contre tout ce consumérisme. Peut-être que le bonhomme à la barbe blanche passe chez son papa (qui est belge, pour sa part) mais c’est assez confus, je crois. Enfin, en tout cas pour moi.

Je sais qu’une grande partie de ma famille (dont le cousin premier né en Belgique dont je vous parlais plus haut) s’est mise à la tradition de papa noël et je vous avoue que par le passé, il m’est bien arrivé de tenter de me prêter au jeu des cadeaux , mais la démarche était tellement artificielle, « parce que c’est comme ça », et sans l’esprit qui va avec, que j’ai, rapidement, préféré laisser tomber et continuer à demeurer perplexe devant le spectacle des milliers de gens qui se cassent la tête pour acheter et offrir tout et n’importe quoi.

Je me sens, à contre courant, c’est vrai mais juste quand je passe dans les parties commerçantes de la ville. Pour le reste, en ce qui me concerne, cette période, c’est repos du cerveau et parfois, tentative d’explication brouillon du pourquoi du comment, je ne participe pas à la tradition des cadeaux.

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Les états d’esprit du vendredi du 30/11/2018

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 30 novembre 2018  – [9:07 ]

Dernier jour de novembre, yeuch!!!

fatigue : stone, antihistaminique pris hier à minuit oblige
humeur : mieux
estomac : petit dèj
cond. phys. : crève ou allergie, je ne sais plus…
esprit : oh la vache, que mettre ici?
boulot/projet : remis à plus tard pour cause de santé foireuse

Avis: y’a des spectacles gratuits tellement bien que j’ai envie de payer et d’autres payants tellement nuls que j’ai envie de pleurer.

culture :  Utopia XXI d’Aymeric Caron (en cours, toujours), La verdad (distrayant, bons acteurs), cuéntame (adiós Carlitos), le choeur des femmes (j’avais adoré le livre, j’ai kiffé la pièce), Dix pour cent

Sorties: manger avec A. et Z., spectacle avec M., ciné cet aprèm avec le loulou

penser à : tuer le kiné…non, je rigole. Mon cerveau est incapable de savoir à quoi il doit penser pour le moment

loulou : en congé, très câlin, s’est mis en tête de faire son propre dé en papier, joyeux en permanence, décompte les jours pour sa fête et son anniversaire…

msg perso: Bonnes vacances ma belle. J’espère qu’elles seront le début de quelque chose de mieux.

msg perso2: bon ben t’es revenu…que faire de ces nouvelles données maintenant? rassure-moi, tu lirais pas mon blog? parce que les coïncidences sont troublantes?

amitiés : peut-être encore demain
essentiel : ne pas se précipiter
courses : à manger
envie: ça, ça change pas…A-t-il déjà fait plus sombre, je vous le demande? Que les jours rallongent, qu’il fasse beau, j’en peux déjà plus
‘zic : découverte de la semaine

Clap de fin: 9h31

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November inside

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Il s’est passé beaucoup de choses  cette semaine. Un fantôme qui ressurgit du passé et qui disparait aussi vite qu’il n’est apparu, une rencontre spéciale et un tsunami émotionnel ont été au rendez-vous.

Je ne sais pas par où commencer. Novembre pour moi n’est jamais un mois anodin. C’est le mois où il y a 26 ans, pour la première fois, j’ai été hospitalisée pour cause de leucémie , c’est le mois où 15 ans plus tard, j’ai du rentrer d’Espagne en urgence avec une dépression grosse comme une maison et c’est le mois où il n’y a pas deux ans, le mec que j’ai le plus aimé depuis la rupture d’avec le père de mon fils,  ne trouve rien  de mieux à faire que de m’envoyer un sms pour m’informer du fait « qu’il ne serait pas amoureux de moi… » (ramasses ça dans la tronche et digères-le comme tu peux…).

Novembre est un mois où je rentre dans ma carapace, un mois où je réfléchis beaucoup, un mois où j’ai la sensation que l’année se meurt.

Il y a des années où ce mois passe plus facilement et d’autres (surtout avant) où c’est juste si j’ai pas envie de me jeter dans le canal (à Bruxelles, le fleuve a été remplacé par un canal il y a 1,5 siècles).

Cette année, je sens que c’est dur, que j’ai hâte d’être à vendredi soir mais que je tiens et que comme je vous le disais dans ce début d’article décousu, je réfléchis. J’agis aussi mais je suis, surtout, en instrospection. Dans cette torture psychologique,  j’ai vraiment compris une chose, à savoir  que, pendant cette fin d’année, j’ai besoin de me faire plaisir, d’oublier mon mental.

Je suis quelqu’un qui carbure tout le temps au mental, en mode trouvaille de solutions et  qui, si elle ne se bat pas pour quelque chose, ne sait pas quoi faire de sa peau (j’ai été élevée comme ça, que voulez-vous?) mais là, je n’ai plus envie. Pour cette fin d’année, j’ai envie de me raccrocher à n’importe quelle chose qui fera du bien à mon corps. J’ai envie de cacher les soucis sous le tapis, et juste de me faire du bien, sans culpabiliser. Danser, chanter, rire, boire (pourquoi pas?), me balader, sortir, tenter une nouvelle escapade (c’est beau de rêver) et puis, basta.

Une petite voix en moi me dit que ce n’est pas la meilleure des choses à faire, que c’est encore une de mes idée farfelue (#pajarosenlacabeza), que ce n’est pas le moment, que je devrais plutôt m’engager dans ceci ou cela ou encore prévoir cela. Vous savez quoi? Je l’emmerde ignore. J’ai besoin de légèreté et oui, je ferai, je promets, je ferai.

Si cela vous dit, rejoignez le mouvement et partagez vos idées.

 

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Les états d’esprit du vendredi 23/11/2018

The Postman et Zenopia les ont propulsés (oui, je reprends impunément la formule de WordPress) et moi, j’ai fini par suivre. Je vous parle bien évidemment des EEV. Lançons-nous:

[jour Vendredi 23 novembre 2018  – [9:50 ]

fatigue : bien présente- saleté, va
humeur : en dents de scie
estomac : petit dèj en cours
cond. phys. : à part la fatigue, ça peut aller
esprit : pareil que chaque année en novembre #ihatenovember, tsunami émotionnel, fière de moi malgré tout
boulot/projet : cherche une solution pour trouver comment concilier soucis de santé-enfant partagé et vie pro et trouver une opportunité.

Avis: ou je recopie l’avis du kiné sur le retard moteur de mon fils… »Je ne pense pas que ce n’est pas qu’il n’a pas les capacités mais qu’il n’a probablement pas bougé assez »…euh, je sais pas ce qui me retient de lui mettre mon poing dans sa gueu…

culture :  Utopia XXI d’Aymeric Caron (en cours, toujours), La verdad (distrayant), cuéntame (je suis dans une phase Spanish, on dirait) et puis, c’est tout, il me semble.

Sorties: belle promenade au bois de Laerbeek, resto avec V., rencontre hp (intéressant mais court)

penser à : acheter la vitamine D pour loulou

loulou : la lune de miel est passée, je crois…en même temps, j’avoue que je ne l’ai pas aidé cette semaine

msg perso: » je te pardonne mais fais attention. Si tu reviens, fais le bien, mais reviens »

msg perso2: « désolée mais je fais encore ce que je veux et si je termine, c’est parce que je le veux et pas parce que tu m’y forces. Faut pas abuser »

amitiés : des hauts et des bas
essentiel : faire attention à soi, ne pas dépasser ses limites, se faire respecter
courses : je vais peut-être profiter du black friday virtuel pour faire les courses de Saint-Nicolas mais chuut
envie: que les jours rallongent, qu’il fasse beau, j’en peux déjà plus
‘zic : je tombe pas amoureuse de chansons ces temps-ci mais celle-ci de Brigitte, j’aime bien

Clap de fin: 10h06

 

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Un an de blog et toutes mes dents

dancing

Je n’ai jamais fait ce genre de bilan de ma vie et je ne sais donc pas ce qui va en ressortir encore. Je sais juste que j’y pense depuis quelques semaines déjà et que j’en ai envie.

Il y a un an, quand j’ai (re)commencé, je ne me croyais pas capable de tenir aussi longtemps. Je voulais raconter mon parcours, le partager, laisser un témoignage quelque part et même, pourquoi pas, une note d’espoir (Oui, il y a un remède aux maux de l’enfance et l’adolescence. Oui, tout est à l’intérieur de nous). Là, j’ai dépassé la centaine d’articles et je ne me sens pas prête d’arrêter. Ecrire me fait du bien. Ecrire et puis le challenge que suppose le fait de tenir un blog (En tout cas pour moi). Il faut trouver un sujet, travailler et soigner son expression, trouver un titre accrocheur et publier. C’est du travail (non rémunéré, malheureusement, mais sûrement plus intéressante que certaines missions payées extrêmement chères) et quelque part, je me sens un peu plus utile. Je m’éloigne un peu du rôle de maman au foyer qui m’est tombée dessus sans l’avoir choisi mais qui me sied mieux que celui d’employée d’une société que je déteste et où je perds 40 heures de ma vie par semaine (pardon, je suis sous l’influence d’Aymeric Caron) .

Je n’ai jamais pensé au résultat qu’écrire pourrait avoir sur moi. Et pourtant? Pourtant, il a un peu remplacé les thérapies . Et ça je sais que c’est du aux échanges que j’ai eu avec, vous, lecteurs. Des échanges jamais vides de sens et qui m’ont permis de réfléchir et de prendre encore plus de recul, voire même d’imaginer de nouvelles pistes pour l’avenir.

Pendant l’année qui vient, je suppose que je vais encore écrire ce que je veux quand je le veux, sans tenir compte des chiffres mais en attirant, je l’espère, encore plus de participations de votre part. J’ai également envie d’avoir mon propre nom de domaine et de confier le design à quelqu’un mais hum, ça, ça dépend de mes moyens et je doute que ce soit pour tout de suite.

Pour terminer, je vous laisse la liste des articles qui ont le mieux fonctionnés et qui sont pour la plupart, étrangement ou pas d’ailleurs, ceux qui me tiennent le plus à coeur.

J’ai toujours su qu’il y avait quelque chose

Les expressions qui m’exaspèrent quand on parle maladie

Comment j’ai surmonté ma dépression

Il y a un an, je me suis rasée la tête

Mon rapport aux livres de développement personnel

large

Merci!

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Une histoire d’implicites

le-piège-des-implicites

J’ai toujours été douée pour remarquer les implicites. Les soucis d’incohérence entre paroles et actions, le non-verbal, toussa toussa. Je scanne les gens que je rencontre. Toujours. Oh ce n’est pas conscient, ça va très vite, ça prend de l’ordre de quelques secondes mais je le fais systématiquement, je le sais. Je ne sais pas, en revanche, si je le faisais déjà enfant. Le harcèlement scolaire et professionnel que j’ai subis, plus jeune, m’ont conditionnée à me protéger. Parfois de trop mais en général, je ne me trompe pas beaucoup sur les intentions des gens.

Dans mon atelier coaching, j’ai « senti » que je pouvais m’entendre avec trois filles. Jusqu’à ce qu’elles ouvrent la bouche et que je les entende parler. Je m’étais donc trompée. Cela n’aurait pas été grave si j’avais trouvé un quelconque atome crochu avec les autres (nous étions neuf au total), mais cela n’a pas été le cas. Je ne parlais pas comme elles, je ne cherchais pas à me mettre en avant.J’étais, simplement, venue en apprendre le plus possible sur moi, récolter des infos pour la suite, échanger et voir si je pouvais tenir 20 heures sans m’effrondrer à un moment.

J’ai pris une claque, en fait, parce que je ne m’étais jamais retrouvée dans un si grand groupe avec rien à partager. Il n’y avait pas moyen. Elles et moi, on venait de sphères totalement différentes. Alors, est-ce dû à mon arrêt complet de plus de quatre ans maintenant, l’interprétation diamétralement opposée que nous avions de nos vécus respectifs, comme me l’a suggéré mon amie V., ou leur mentalité d’employées d’entreprise, je ne le sais pas mais je me suis posée beaucoup de questions. Je me suis demandée pourquoi j’avais du faire face à de l’hostilité vis-à-vis de ma personne (pas par toutes, je ne dis pas ça). Pourquoi ma façon de m’exprimer, les mots que j’employais faisait si mal réagir? Pourtant, le contenu, je le sais, il me représentait et je suis, je crois, une personne bienveillante. C’est peut-être que comme me l’a dit ma mère, elles étaient là pour parler d’elles et pas pour échanger, pas pour se remettre en question. Oui, je pense que c’est une bonne piste. Certaines semblaient franchement mal dans leur recherche, mal dans leur peau et elles me renvoyaient tout ça. Comme je n’ai pas de filtre, que je suis empathe (mais alors vraiment empathe), j’ai absorbé et re-absorbé.

J’ai continué parce que je trouvais le contenu de l’atelier intéressant et parce que l’animatrice, elle, était vraiment, dans la bienveillance. J’ai continué parce que je me disais que j’arriverais à faire semblant l’espace de quelques jours encore. J’ai continué à m’exprimer mais j’ai arrêté de partager sur mon projet à partir du jeudi. Je me suis renfermée et j’ai senti un goût rance de harcèlement remonter dans l’oesophage . Je me suis dit qu’heureusement que jamais je ne serai obligée de travailler avec elles. On est censées rester en contact, j’ai d’ailleurs donné mes coordonnées mais intérieurement, je me suis dit NO WAY. Ce n’est pas le genre de personnes que je peux/veux fréquenter dans ma vie privée ou professionnelle.

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