Réflexions sur le féminisme

Je suis pour l’égalité des sexes, depuis toujours. Ma mère est une femme forte, qui a su résister à la domination d’un mari misogyne (oui, mon père). Ma grand-mère maternelle a toujours géré la maison, l’argent, les décisions importantes et mon grand-père n’a jamais eu aucun souci avec ça. Ça ne remettait pas en cause sa virilité. C’est juste que ma grand-mère faisait ça mieux et pis, c’est tout.

Tout ça pour dire que j’ai des exemples de femmes affirmées dans mon entourage très proche et qu’il m’aurait été difficile de ne pas avoir été influencée par ces exemples.

Ma mère tout comme ma grand-mère ont, bien entendu, été limitées par leurs époques et tour à tour, intégré des messages très nocifs et contradictoires pour leur émancipation (sans parler des moyens de contraceptions quasi inexistants à l’époque de ma grand-mère). Quant à moi, je fais partie de cette génération de filles à qui on a dit (enfin, ma mère) que je pouvais tout faire. Oui, sauf qu’il y a toujours eu un gros hic et qu’en grandissant je me suis confrontée à un mur. Oui, car quand bien même l’éducation des filles avait changé, celles des garçons demeurait très semblable à ce qu’elle avait toujours été. Or, selon moi, le chemin vers une vraie égalité ne peut se faire qu’ensemble, la main dans la main.

Si je vous parle de tout ça, c’est parce que j’ai eu une conversation très illustrative avec un ami il y a quelques jours.

Je lui parlais de la tendance mortifère du père de mon fils à considérer certaines lectures et certains jeux comme étant destinés à un public féminin et d’autres à un public plutôt masculin, lorsqu’il me sort qu’il trouve certaines de mes lectures assez inquiétantes, et même qu’il avait peur que je veuille faire de mon fils un homosexuel…

Je me suis totalement braquée et lui ai dit un truc très fin et très stylé du genre: bordel, j’en ai marre de tous ces hommes de cromagnon, je ne te parle plus.

Il m’a alors répondu qu’il fallait que j’accepte que tout le monde ne puisse pas être aussi ouvert d’esprit que moi. Ce à quoi j’ai rétorqué: c’est pas être ouvert d’esprit, c’est être normal.e que de vouloir que mon fils se sente libre d’être qui il a envie d’être, tout en lui apprenant, par la même occasion, à respecter les filles.

Je considère que le fait d’être mère d’un garçon né au début des années 2010 est un véritable challenge. Dès sa naissance  et sans vraiment m’en apercevoir, j’ai assez vite et assez naturellement réfléchi aux questions liées au sexe. Je ne lui ai jamais interdit de jouer à quoi que ce soit et la seule chose avec laquelle j’ai eu du mal, j’avoue, c’est la couleur fuchsia, sans doute parce que je suis moi-même victime d’un mode d’éducation. En dépit de toute cette liberté dont mon fils jouit (en tout cas, quand il est chez moi), il a très vite montré (surtout depuis qu’il est rentré à l’école) une préférence vers ce qui est encore, aujourd’hui, considéré comme étant des distractions masculines (dinosaures, ninja go, bagarre avec ses peluches et mes poupées de quand j’étais petite, bricolage etc). Ce qui ne veut pas dire qu’il sera hétéro (d’ailleurs, je crois que tout le monde sera bisexuel dans le futur et que le polyamour sera devenu la norme, mais ce n’est pas le débat) mais juste qu’on ne peut rien imposer, que comme le dit l’expression, le naturel revient vite au galop. D’ailleurs, il est clair que si mon fils avait eu tendance à préférer des choses dites féminines, il aurait trouvé le moyen de s’en approcher. Par conséquent, rien ne sert de vouloir l’influencer dans un sens ou dans un autre. Non, j’insiste, ce n’est pas en lui apprenant à devenir une grosse brute qu’il sera hétéro. D’ailleurs, ce raccourci qu’on fait, assez facilement, me laisse pantoise…Ce qu’il devra être, il le sera et la seule chose qu’en tant que mère, je veux pour lui, c’est qu’il soit heureux…

J’en suis là de mes réflexions qui partent un peu dans tous les sens et je m’aperçois qu’au plus, j’avance dans le sujet, au plus je me heurte à la peur et aux remarques de certains types de personnes. Surtout des hommes mais aussi des femmes qui peuvent parfois être plus machistes que nos acolytes du sexe masculin. C’est, complètement, stupide.  Sorry, je suis fâchéeNe vaut-il pas mieux, au contraire, s’asseoir et discuter (ce que j’avoue n’être pas toujours en mesure de faire lorsque j’entends autant de conneries) en prenant le temps de bien penser et peser ses mots? Je pense que nous en avons plus à y gagner de cette façon qu’en restant campés sur nos positions sans jamais faire un pas vers l’autre.

Et vous, quel est votre avis?

 

 

Publicités

Chronique d’un évanouissement

J’ai rendez-vous pour une scintigraphie osseuse, un examen qui permet de voir l’intérieur des os par imagerie médicale.

Ce rendez-vous, ça fait cinq mois que je l’attends. Mais voilà, je ne sais pas à quoi m’attendre et lorsque l’infirmière-radiologue me dit qu’elle va devoir me mettre une perfusion, je panique. Je panique parce que ça me ramène au début des années 90 et à la leucémie, à cette difficulté et à la douleur de trouver une veine qui fera le travail.

Je partage mes craintes à l’infirmière-radiologue et elle, elle me parle gentiment, sans jugement. Elle m’explique les étapes, à savoir qu’elle va me piquer, m’injecter un liquide radioactif qui va permettre grâce à l’examen de voir l’intérieur de mes os. Elle me parle de la perf dont elle n’aura besoin que pour la première partie de l’exam, à savoir celui qui concerne les os des mains.

Elle a la bonne attitude et je parviens à lui faire confiance, à me laisser aller. Malgré tout, très vite cela devient un supplice. Elle doit « chipoter » dans la veine pour que le truc tienne et c’est douloureux. Je ferme les yeux, je préfère et c’est là qu’apparaît une pro beaucoup moins pro que mon infirmière-radiologue pour me demander mon nom. Heureusement, cette dernière la remet rapidement à sa place avec un « tu peux pas attendre 30 secondes que je pose la perf, stp? ». Je parviens à articuler mon nom quand même et heureusement, la pro pas pro s’en va.

La perfusion est mise mais moi, je n’ose pas regarder mon bras et le tube qui en sort. L’infirmière-radiologue se charge de transporter le pied où se trouve la poche du produit qui coule dans mes veines et m’aide à avancer jusqu’à la salle d’examen.

Arrivées dans cette salle, elle me demande de m’asseoir sur un tabouret qui se trouve devant une machine d’examen où je dois poser mes mains. L’infirmière ouvre un petit robinet dans la perf et très vite, je me sens mal. j’ai la tête qui tourne, je vois jaune, mes mains glissent. J’ai 8 ans, plus 38 et je m’entends lui dire d’une voix toute fluette: ça ne va pas du tout, je ne me sens pas bien du tout.

Je m’écroule et au moment où je reprends connaissance, je suis parterre, les pieds posés en hauteur sur un coussin. L’infirmière-radiologue est partie chercher le médecin et une deuxième infirmière reste à mes pieds (littéralement).

Le médecin ne m’ausculte pas. Il me pose les questions d’usage, à savoir si j’ai mangé, si ça m’arrive souvent (c’est la première fois de ma vie), si je suis diabétique, si j’ai eu une maladie (lorsque je lui dis, la leucémie quand j’étais petite, sa tête a répondu: ça ne compte pas, c’est trop vieux) et en conclut que ce n’est pas bien grave. Il me dit de bien boire (pas d’alcool, il fait une blague sur le sujet) et de bien manger avant de revenir pour l’exam de cet aprèm.

Je me remets sur mes deux jambes, toujours la perfusion accrochée et l’infirmière-radiologue m’aide à me ré-installer sur le tabouret pour recommencer l’examen. Elle ouvre à nouveau le petit robinet et à nouveau, je me sens vaciller. J’essaie de résister mais au bout de 2-3 minutes, je me sens repartir et je l’appelle. Elle ferme le robinet et m’installe à nouveau parterre avec sa collègue. Elle va chercher le tensiomètre et le médecin en chef cette fois.

Le médecin me demande si ça m’arrive souvent et lorsque je réponds que c’est la première fois de ma vie, il réagit par un : « il doit bien y avoir une première fois à tout » sans (se) poser plus de questions.

Apparemment, j’aurais fait deux chutes de tension l’une derrière l’autre. L’infirmière dit que ça doit être du à un gros coup de stress. Je me dis: ok, le stress, mon insomnie dont je n’ai pas parlé mais pourquoi ça arrive à chaque fois qu’elle ouvre le petit robinet et que le liquide s’écoule?

Finalement, elle décide de m’enlever la perf et le médecin lui dit qu’il va se débrouiller avec les images qu’il a.

L’infirmière-radiologue et sa collègue m’aident à grimper sur un brancard, me transportent dans le couloir et je reste jambes et haut du corps surélevés le temps de retrouver mes esprits. L’infirmière vient me voir de temps en temps pour voir comment je me sens et prendre ma tension au passage. Tension qui ne dépassera pas les 9.7.. Finalement, je me sens mieux et je décide de descendre au rez-de-chaussée pour me restaurer avant le deuxième round.

Je reste cassée (jusqu’au lendemain soir) mais l’exam de l’après-midi (scintigraphie de tout mon corps, mains et pied) se passe bien et je rentre chez moi même plus tôt que prévu.

 

https://weheartit.com/entry/331055677?context_page=4&context_query=hospital&context_type=search

Quelques nouvelles

Aujourd’hui, je n’ai pas envie d’écrire mes états d’esprit du vendredi (je vais sûrement arrêter, dans la mesure où mon défi d’un an est plus ou moins relevé) mais je vais vous donner quelques nouvelles. Je me rends compte qu’à part ces eev, il y a plus d’un mois que je ne publie presque plus rien. Le pourquoi est simple: des problèmes, des problèmes et encore des problèmes.

Il y a les soucis de santé et les examens médicaux que je ne cesse d’enchaîner. La fatigue m’empêche de réfléchir et de construire des phrases viables. C’est très frustrant pour moi.

Il y a également des soucis avec le syndicat de la copropriété de mon immeuble dont le comptable, complètement nul, ne cesse de m’envoyer des factures faramineuses totalement floues et injustifiées. Je dois aller voir un avocat mais avec ma santé actuelle, ce n’est vraiment pas facile et je vais au ralenti. Je ne vais pas rentrer plus en détail mais juste vous dire que je me sens comme quelqu’un qu’on veut mettre en prison alors qu’il est innocent.

Malgré tout, je tente de voir la vie du bon côté et de me dire que ce n’est qu’une phase, un creux, un trou noir. J’ai de la chance d’avoir un fils qui transforme le négatif en positif, mon frère toujours bienveillant et quelques amis bien présents.

Je vous laisse avec ma chanson de la semaine.

 

Les états d’esprit du dernier jour de mai 2019

Malgré une période un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout mouvementée, je tiens à continuer de publier les EEV que Zenopia a propulsé (oui, je reprends impunément la formule de WordPress). C’est tout frais, tout chaud et c’est par ici:

[jour Vendredi 31 mai 2019  – [9:44]

fatigue : nausées de fatigue, ça vous dit quelque chose? Oui? non? Ben,j’en suis là
estomac : petit dèj en cours
cond. phys. : kiné arrêté, mon épaule allait encore pire, même que ça a atteint mon omoplate et mes cervicales, youpie
esprit : ailleurs
boulot/projet : on continue et on avance

Avis: Parfois, une bonne conversation permet de mettre les choses à plat et d’avoir de bonnes surprises

culture : LQSA, La otra mirada (ça c’est une série que j’aime bien), Werk öhne autor (première 1h30 super belle, l’autre 1h30 plus brouillon), Cuéntame, 45 revoluciones, Dolor y Gloria (les scènes étaient belles mais mises ensemble, ça faisait pas vraiment une histoire)(I miss Spain, i think), Tu seras un homme-féministe-mon fils de Aurélia Blanc (vraiment très instructif, à mettre entre toutes les mains)…

Sorties: dimanche avec le bonhomme, sinon repos

loulou : très sensible pour le moment

msg perso: 1) Dónde vamos? porque yo no lo sé 2) ça fait plaisir de te voir si épanouie

amitiés : hier et virtuellement
essentiel : ne pas se poser trop de questions, juste les bonnes
courses :  à faire demain quand même
envie: que le beau temps s’installe DURABLEMENT mais je crois que je rêve

zic’: dingue, hypnotique, répétitif quand même

Clap de fin: 10h05

Les états d’esprit du vendredi 24 mai 2019

Malgré une période un peu mouvementée, je tiens à continuer de publier les EEV que Zenopia a propulsé (oui, je reprends impunément la formule de WordPress). C’est tout frais, tout chaud et c’est par ici:

[jour Vendredi 24 mai 2019  – [9:01]

fatigue : encore dormi presque toute la nuit!!!!
estomac : petit dèj en cours
cond. phys. : mauvaise période du mois
esprit : cherche des solutions
boulot/projet : on continue et on avance

Avis: Rien de tel que la sincérité pour savoir où on en est dans une relation

culture : LQSA, Je ne suis pas un homme facile (j’avais déjà vu mais sans vraiment faire attention et là, je n’ai qu’une chose à dire: regardez-le!), La tresse de Laetitia Colombani (pas mal), Monteperdido (fin très bâclée), …

Sorties: ciné demain, chanter dimanche si pas trop fatiguée

loulou : croule sous les devoirs

msg perso: 1) merci pour hier, ça m’a fait du bien  et permis de lâcher prise

amitiés : hier et peut-être dimanche
essentiel : ne pas baisser les bras, même si c’est difficile parfois
courses :  faites hier
envie: que le beau temps s’installe

zic’: je vais atterrir à Venise cet été et du coup, je me suis remise à étudier l’italien en chansons. J’ai trouvé ça et j’aime bien

Clap de fin: 09h17

S’engager pour améliorer le sort des monoparents

Je suis une mère célibataire. Tout le monde le sait. Je ne le cache pas et à vrai dire, je m’en fous. C’est ma réalité depuis que mon fils a 1,5 ans et c’est tout.

J’en ai beaucoup souffert jusqu’à ses 3,5 ans-4 ans mais pas pour les raisons auxquelles tout le monde pourrait penser.

Dans mon cas, j’étais malade, au chômage et je n’avais quasi plus personne autour de moi. Des circonstances de la vie qui font que…

Lorsque j’ai commencé à aller mieux, je me suis dit qu’il n’était pas normal de traverser ce que j’avais traversé: un accès pratiquement impossible au logement , au travail et à des soins de qualité. J’habite en Belgique, pas au Zimbabwe.

J’avais envie de me battre mais je ne savais pas comment.

En 2017, j’ai entendu parler d’un groupe d’étude et de travail sur le thème de la monoparentalité et j’ai décidé d’y participer.

Grâce à tout le travail accompli, une maison de la monoparentalité a ouvert ses portes il y a quelques jours à Bruxelles. Des permanences pour les parents y sont organisées. Ils (je dis « ils » mais 80% sont des « elles ») peuvent venir demander un soutien psychologique, juridique, social gratuits.

Un site internet a également vu le jour et à la veille des élections législatives belges, nous avons lancé une brochure de revendications de mamans solo.

Évidemment, ce n’est pas énorme mais les choses bougent et j’observe une conscientisation progressive de la population. Bon, il y a toujours des gens restés en 1967, mais ça va, avec le temps, ils deviennent une minorité.

Comme j’étais contente de mes actions mais que je trouvais que ce n’était pas suffisant, fin de l’année dernière, j’ai rejoint l’association Le petit vélo jaune. Une organisation de soutien à la parentalité qui a pour mission d’aider les parents en difficulté dans ce rôle ô combien challengeant. Inutile de dire qu’il y a plein de mamans solo qui y sont envoyées ou qui font appel à cette assoc.

Personnellement, je « m’occupe » d’une toute jeune mère de deux petits garçons de 2 et 4 ans. Ses principales difficultés: l’isolement et le manque d’information par rapport à ses droits.

Mon rôle dans l’affaire est de l’aider à retrouver du plaisir avec ses enfants, l’aider pour les sorties, l’accompagner pour certaines démarches difficiles à faire avec deux petits et lui permettre de vider son sac. C’est simple et compliqué à la fois.

Mon accompagnement, je ne l’ai pas commencé depuis longtemps mais pour le moment, ça se passe très bien. J’ai l’impression que le contact est assez naturel entre la maman et moi.

Outre l’accompagnement à proprement parler, les bénévoles participons également à des soirées d’échanges de vécus et des petites formations en vue de mieux comprendre le quotidien de ces parents.

Je trouve qu’il s’agit d’une magnifique initiative complètement nécessaire et pour le moment, je suis contente d’en être.

Pour en revenir à ma propre situation, je dirais qu’elle reste fragile mais stable dans l’instabilité. Mon cercle amical et social s’est beaucoup agrandi. Je m’entends bien avec le père de mon fils. J’habite aujourd’hui un bel appartement mais dans une copropriété où les soucis se multiplient. Ma santé est précaire, je ne travaille pas mais je tiens et mon fils va très bien.

Voilà, vous savez tout.

Les états d’esprit du vendredi 17 mai 2019

Malgré une période un peu mouvementée, je tiens à continuer de publier les EEV que Zenopia a propulsé (oui, je reprends impunément la formule de WordPress). C’est tout frais, tout chaud et c’est par ici:

[jour Vendredi 17 mai 2019  – [9:08]

fatigue : dormi presque toute la nuit (!!!!)
estomac : petit dèj en cours
cond. phys. :mieux
esprit : au clair
boulot/projet : je vous raconterai

Avis: Parfois, faire quelque chose que t’as pas envie, t’amènes plus de positif que de perdurer dans une voie que tu aimes mais qui est sans issue…

culture : Le choix d’une vie de Alya Cardin (ça se lit sans plus), Grey’s anatomy, 45 revoluciones, LQSA, Gente que viene y bah (sympa), Guillaume et les garçons…à table (mention spéciale à Arno pour sa version de la chanson de Julio),

Sorties: parc, scène ouverte

loulou : invente des stratagèmes pas possibles pour ne pas aller à la natation avec l’école…jusque là, ça ne marche pas…mais je crois que je vais devoir me préparer pour plus tard…

msg perso: 1) amuse-toi bien 2) menos mal que no acepté, me vacunaste 3) de rien, c’est pour vous

amitiés : peut être dimanche aprèm
essentiel : je reste sur communiquer
courses : déjà faites
envie de: changer d’air

zic’:

Clap de fin: 9h21