La plainte que je n’ai pas déposée

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Comme vous le savez ou pas, il y a, à peu près un mois, mon vieil ordi m’a lâché. Dans la mesure où je ne peux ni ne veux me passer de cet appareil, ô combien fantastique et chronophage, c’est, tout naturellement, que je me suis rendue dans un magasin d’éléctronique pour le remplacer. Jusque-là, rien d’extraordinaire, n’est-ce-pas?

Je me rends donc chez Krëfel, chaussée de Mons à Anderlecht (comme je n’ai pas porté plainte, je mets le max d’info ici, histoire que ma mésaventure ne passe pas complètement inaperçue) en région de Bruxelles-capitale.

J’ai à faire à l’un des managers du magasin, je lui fais part de ma demande et il me propose quelques ordis, ou plutôt un, au bout de 10 minutes de recherche. La marque du PC est Lenovo et j’avoue qu’elle ne m’inspire pas et me fait plutôt penser, allez savoir pourquoi, à une marque de lessive. Cela dit, je me dis qu’il a cherché, que cette marque semble être en expansion et je lui fais confiance. Je lui demande s’il peut allumer l’ordinateur, étant donné que ce dernier ne se trouve pas en exposition mais dans sa boîte. Il accepte mais il ne peut pas aller bien loin vu qu’il faut le paramétrer pour pouvoir accéder à la page d’accueil. Je décide de le prendre et le vendeur me dit que comme c’est le seul exemplaire de ce modèle et que c’est une fin de série, il me fait une ristourne de 10%. Il me propose, également, une garantie prolongée de 2 ans pour la modique somme de 4€.  J’accepte.En faisant le total, un détail m’échappe mais je vous raconterai plus tard.

Je rentre chez moi et vite, je trouve que l’ordinateur ne fonctionne pas bien. Il y a des touches qui ne semblent pas répondre correctement. Je le trouve lent. Comme d’habitude, je me dis que je suis parano.

Je parviens à l’utiliser malgré ce qu’il me semble être des couacs. Je l’éteins le soir, le rallume le matin, l’utilise encore un peu, pars chez une amie et à mon retour, je ne parviens plus à l’allumer ou plutôt si, mais un message d’erreur s’affiche systématiquement, m’empêchant d’aller plus loin. J’essaye les quelques manoeuvres que je connais et comme rien ne va, je prends la décision de le ramener en magasin. En transports. Je ne conduis pas.

J’arrive au magasin et à nouveau, j’ai à faire au même vendeur, qui se montre étonné mais aimable. Il essaye de le faire fonctionner mais n’y parviens pas. Il me montre alors un autre portable de la marque ASUS cette fois-ci. Il l’allume. Il me plaît un peu plus, même si, à nouveau, on ne peut pas aller bien loin étant donné qu’il est à paramétrer par l’acheteur. Je décide de le prendre et là, à nouveau, le vendeur me sort la rengaine des 10%. Dix pour cent que je ne vois pas dans la note, étant donné que je dois à nouveau débourser 45€ alors qu’en retirant les 10%,  l’ordinateur n’est pas plus cher que l’autre. Je ne comprends pas trop mais ne tilte pas et puis, je suis fatiguée et une douleur commence à se faire sentir dans mon dos.

Je l’emmène donc chez moi et je l’allume, l’installe. Je remarque qu’il est plus simple à paramétrer mais quand même, quelque chose me chipote. Je trouve que l’image et le son ne sont pas top. Je l’utilise, l’éteins et le lendemain matin, lorsque je décide de le rallumer, paf, plus d’image. Le choc. Je commence à me poser plein de questions, à me demander si je n’ai pas des pouvoirs spéciaux capables d’anéantir ce genre de machines…et une fois de plus, décide de retourner au magasin. En transports, avec une grosse douleur au dos qui me clouera sur le fauteuil toute l’après-midi et la soirée .

J’ai, à nouveau, à faire au même vendeur qui reste poli mais qui m’envoie un de ces subalternes, alléguant qu’il a des choses importantes à faire. Ce dernier examine l’ordinateur et constatant qu’il n’a pas le moindre coup et qu’il ne fonctionne pas, commence à m’en chercher un autre. Je tombe sous le charme (façon de parler, hein?) de l’Acer sur lequel je suis en train de rédiger. Celui-ci est, effectivement, 45€ plus cher mais comme le vendeur me ressort la rengaine des 10%, je crois, naïvement, que je vais récupérer de l’argent…sauf que, je dois  à nouveau débourser 45€ en plus. Trouvant tout ça très louche, je fais le calcul et me rends, finalement, compte que  les 10% qu’ils retirent du prix de l’ordinateur, ils l’ajoutent à celui de la garantie, qui en fait, me coûte 59€!!! Je lui fais part de mon mécontentement et lui dis que la façon de procéder de son supérieur n’est pas honnête. Il me propose alors d’aller chercher ledit supérieur et de voir avec lui s’il ne peut pas faire un autre geste (sérieux, comme s’il en avait fait un premier). Son supérieur revient alors en mode furie, hors de lui, les yeux exorbités et me crie  qu’il n’a jamais vu ça, que c’était difficile de trouver un ordinateur pour moi, qu’il avait passé une demi-heure pour moi à en chercher un la première fois (ce qui est faux et puis, même si ça avait été vrai, c’est son taf!) et que je n’ai qu’à en prendre un moins cher. Je lui réponds que je ne vais sûrement pas garder un ordinateur qui ne fonctionne pas et que j’en ai marre de me promener dans les transports, que j’ai le dos en compote à force de transporter des ordinateurs. J’aurais du ajouter : allez soulager vos frustrations autrement, mais j’étais tellement choquée que le sens de la répartie m’a, tout à coup, fait défaut. Il me laisse aux mains de son collègue qui lui essaie de tempérer nos ardeurs. Il essaie de m’expliquer une fausse vérité, à savoir que le programme n’accepte pas de réductions sur la garantie et que, par conséquent, ils déduisent le prix sur l’ordinateur mais que les 10% sont bien comptabilisés. Ce qui est faux, puisque j’ai déjà du débourser 90€ en plus depuis l’achat du Lenovo. Je répète que leur façon de procéder n’est pas honnête. Malheureusement, je suis obligée de prendre l’ordinateur ou de choisir un bon d’achat, dans la mesure où dans cette chaîne de magasins, la formule « remboursement » n’existe pas.

Je repars de là en état de choc, la sensation de m’être faite agressée, flouée, avec l’envie de pleurer (je ne supporte pas la violence qu’elle soit verbale ou physique) et certaine d’une chose: désormais, je commanderai ce genre d’équipements sur internet. Je n’ai pas  envoyé de plainte. Le timing et ma santé, n’étant pas bons, à ce moment-là, j’ai préféré choisir d’autres batailles.

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